/ Les 27 ministres de l'Environnement européens se sont réunis à Luxembourg et ont adopté une résolution commune définissant leur vision du problème climatique et de leurs attentes avant la conférence internationale de Bali, de décembre. Leur priorité est de lancer un processus de négociation aboutissant à la conclusion, d'ici 2009, d'un accord mondial global pour l'après- 2012. LUE saffirme aussi prête à diminuer de 30 % ses émissions de GES en 2020 comparé à 1990, si « les autres pays industrialisés sengagent à des réductions comparables et que les pays en développement les plus avancés apportent une contribution équitable en fonction de leurs responsabilités et de leurs capacités. » Dans le cas contraire, lUE limiterait ses ambitions à une réduction de 20%.
Le PNUE publie Geo4, un rapport sur l'état de l'atmosphère, de la terre, de l'eau et de la biodiversité. S'il salue des avancées pratiques et politiques, le rapport s'inquiète du peu de progrès réalisés dans le traitement des problèmes majeurs, soulevés en 1987 dans Notre futur commun (Rapport Brundtland) : la ""crise environnementale"", la ""crise du développement"", et la ""crise de l'énergie"" continue à poser un problème global qui doit trouver des solutions collectives et rapides partout.
La Commission européenne publie une communication dans laquelle elle reconnaît limpossibilité de signer des accords de partenariat économique complets dici à la fin 2007, incluant biens, services et investissements, avec les 79 pays d'Afrique-Caraïbes- Pacifique. L'objectif pour la Commission se réduit ainsi à trouver un accord sur les marchandises d'ici la fin de l'année. La proposition ouvre le marché européen sans droits de douanes aux pays ACP qui auront signé un accord de libre-échange sur les marchandises, compatible avec lOMC, dici la fin de lannée. A lexclusion des pays les moins avancés (PMA), tous les pays ACP qui ne signeront pas devront faire face à des droits de douane plus élevés dans le cadre du Système de préférences généralisé (GSP) classique.
L'Académie nationale des sciences des États-Unis publie une étude soulignant l'augmentation de la concentration des émissions de gaz carbonique dans l'atmosphère de 35 % en 2006. Depuis les années 1990, elles seraient passées 7 à 10 milliards de tonnes par an, alors que le protocole de Kyoto prévoyait qu'en 2012, ces émissions responsables du réchauffement climatique devaient avoir baissé de 5 % par rapport à 1990
L'Inde, le Brésil et l'Afrique du Sud se rencontrent à Pretoria pour le second IBSA, le forum de coopération commun aux trois pays. Parmi les différents sujets abordés, la réforme des Nations unies et la présence permanente de leur pays respectif au Conseil de Sécurité sont sur l'agenda. Les trois pays entendent faire campagne ensemble pour obtenir des sièges permanents.Le 17, le président brésilien propose l'élaboration d'un accord de libre-échange entre le Mercosur (marché commun sud-américain), lInde et les pays de lUnion douanière de lAfrique du Sud. La zone de libre-échange envisagée compterait un milliard et demi dhabitants et aurait un PIB global de plus de deux milliards de dollars. Le président sud-africain et le premier ministre indien ont bien accueilli la proposition.
L'organisme de règlement des différends de l'OMC juge que les subventions et les crédits à l'exportation dont bénéficient les producteurs de coton américains ne sont pas conformes aux règles de l'OMC. Ces systèmes d'aide ont été mis en place en 2002 et dénoncés auprès de l'OMC depuis 2005. Quatre producteurs africains - Burkina Faso, Bénin, Tchad et Mali - ont constamment fait pression contre ces mesures jugées déloyales pour leurs propres producteurs. Ils ont été soutenus notamment par le Brésil, 5e exportateur mondial de coton. En vertu de cette décision du panel, les États-Unis pourraient être condamnés à plusieurs milliards de dollars au titre de sanctions commerciales et perdre sa place de 2e exportateur mondial de coton.
L'académie Nobel décerne le prix nobel de la paix conjointement au GIEC (Groupe dexperts intergouvernemental sur lévolution du climat) et à Al Gore pour leur rôle d'alerte et d'information à propos du changement climatique.
Le fournisseur d'électricité AEP accepte de payer 4,6 milliards de dollars pour réduire les émissions nocives de 16 centrales thermiques à charbon qui, depuis 8 ans, violent la législation américaine, le Clean Air Act, loi fédérale adoptée en 1990, fixant des normes d'émissions pour les centrales thermiques et les usines chimiques. AEP devra aussi payer 15 millions de dollars de dédommagement et financer à hauteur de 60 millions de dollars des projets de réparation de certains des préjudices causés par la pollution. L'entreprise était poursuivie par une coalition d'autorités locales et d'associations environnementalistes.
Une centaine de pays en développement emmenés par l'Afrique du Sud exigent que les dispositions de l'agenda de Développement, adopté à Doha en 2001, soit intégrées à la proposition d'accord sur l'accès aux marchés pour les produits non-agricoles présentée en juillet 2007. La proposition de juillet propose une réduction de 40 % des droits de douane des pays industrialisés et de 55 % pour les pays en développement - une proposition inacceptable sans aménagements selon les seconds. Les États-Unis se sont immédiatement opposés à tout aménagement.
La conférence annuelle de la Clinton Global Initiative souligne le besoin de financement pour que l'Afrique s'engage sur la voie d'une croissance compatible avec la lutte contre le changement climatique. Le marché actuel des émissions de CO2 s'élève à 30 milliards de dollars et bénéficie avant tout à l'Inde et la Chine. L'Afrique ne produit que 3 % des crédits vendus, contre 61 % pour la Chine et 12 % pour l'Inde.
Le Secrétaire général des Nations unies réunit un panel de haut-niveau sur le changement climatique auquel participent 150 pays et 70 chefs d'État ou de gouvernement. Malgré l'absence du président américain Bush, il veut y voir l'engagement à obtenir des résultats lors des négociations de la 13e conférence des parties, à Bali en décembre.
Les délégués des 191 pays signataires du protocole de Montréal sur l'élimination des substances appauvrissant la couche d'ozone se réunissent vingt ans après sa signature. Le traité a réussi à stopper totalement la production des chlorofluorocarbures (CFC), notamment utilisés dans les aérosols et les systèmes de réfrigération, au prix de dépenses relativement modiques - 1,9 milliard d'euros. Les scientifiques estiment que grâce à lui, la couche d'ozone retrouvera son état de 1980 vers 2055. Le 21 septembre, les signataires ont décidé à l'unanimité d'accélérer l'élimination des hydrochlorofluorocarbones (HCFC) à partir de 2009.
L'Unesco ajoute 23 nouvelles aires protégées à son réseau de conservation, Man and Biosphere, qui couvre maintenant 529 sites dans plus de 100 pays. Depuis les années 70, le programme soutient ainsi la conservation, en aidant les aires protégées à trouver les moyens financiers et humains nécessaires pour mener leur mission
L'Unitaid, le fonds d'achat de médicaments pour le sida, le paludisme et la tuberculose, fête son premier anniversaire. Grâce à ses achats groupés, il peut fournir un traitement du sida chez les enfants 40 % moins cher que le marché mondial et des anti-rétroviraux à un prix de 25 à 50 % moins élevé. Quatre pays Botswana, Cameroun, Ouganda et Zambie en ont déjà bénéficié et treize autres sont sur le point de le faire. Fin 2007, il aura permis de traiter 150 000 enfants dans 19 pays contre la tuberculose.
La 8e conférence des parties à la convention de lutte contre la désertification se réunit à Madrid. Plus de 250 millions de personnes sont affectées dans le monde par la désertification. Le coût annuel de l'avancée des déserts est estimé à 42 milliards de dollars, sans compter les migrations, les famines et les guerres. La convention, entrée en vigueur en 1996, manque toujours de moyens d'action. Son principal résultat est d'avoir conduit 37 pays africains à établir des plans d'action nationaux contre la désertification des plans qui restent rarement financés.
Les Nations unies organisent à Rome un atelier de trois jours sur les mesures d'adaptation au changement climatique. 150 experts, représentant des gouvernements, des organismes internationaux ou des ONG ont échangé leurs expériences dans les domaines de l'agriculture, de la sécurité alimentaire, des ressources en eau, des zones côtières et de la santé.
L'UICN publie une nouvelle liste rouge des espèces animales et végétales les plus menacées. L'organisation s'alarme du rythme de disparition des spécimens de ces espèces et du peu de résultats des efforts de conservation. 785 espèces seraient éteintes et 65 autres nexistent plus quen captivité ou en culture. Un mammifère sur quatre, un oiseau sur huit, un tiers de tous les amphibiens et 70 % de toutes les plantes recensées dans la Liste rouge de lUICN 2007 sont en péril. La France fait partie des dix pays les plus touchés.
Des délégués de plus de 100 pays adoptent, à l'initiative de la FAO, un plan daction mondial pour les ressources génétiques animales. L'objectif est de stopper lérosion de la diversité des animaux délevage et de soutenir lutilisation durable, la mise en valeur et la conservation des ressources zoogénétiques. Le 3 septembre, la FAO a publié The State of the World's Animal Genetic ressources qui insiste sur la perte graduelle de biodiversité dans les élevages des pays en développement sous la pression de la demande des pays industrialisés. Les espèces rustiques seraient ainsi en train de disparaître des élevages des pays du Sud.
L'OCDE publie une étude, commandée par le G8 de Gleeneagles en 2005, sur l'efficacité énergétique dans les pays développés, Energy Use in the New Millennium: Trends in IEA Countries. Selon les auteurs, l'efficacité énergétique n'augmente que très lentement. Depuis 1990, elle n'aurait progressé que de 1 % par an dans les pays membre de l'Agence de l'énergie atomique, soit moins que dans les précédentes décennies et pas assez pour lutter contre le réchauffement climatique.
Les 21 pays membres de l'APEC (Coopération économique des pays dAsie Pacifique) adoptent à Sydney une déclaration commune les engageant à réduire leurs émissions de GES (gaz à effet de serre) « pour soutenir les efforts faits dans le cadre des Nations unies ». Les objectifs fixés sont de réduire l'intensité énergétique de 25 % par rapport au niveau de 2005 dici à 2030, et d'avoir augmenté le couvert forestier de la région d'au moins 20 millions d'hectares en 2020. Si cet accord n'est pas contraignant, c'est la première fois que ce forum régional incluait cette question dans ses discussions.
Les Nations unies réunissent 2 500 délégués représentant plus de 500 ONG à New York sur le thème du changement climatique. Lobjectif est de mobiliser la société civile mondiale pour éduquer les populations sur la transformation du climat, ses causes et ses conséquences, et afin de peser sur les gouvernements et les pousser à l'action.
Une équipe de Penn University publie dans le magazine Science les résultats d'une étude montrant que la disparition des abeilles dans le Sud des États-Unis pourrait être liée à un virus, baptisé Israeli Acute Paralysis Virus. Les sujets touchés souffriraient de désorientation et ne pourraient plus retrouver leur ruche. 25 % du cheptel aurait disparu pendant l'hiver 2006-2007, ne jouant plus son rôle déterminant de pollinisation des cultures, au point qu'on se mette à parler de « syndrome d'effondrement des colonies ».
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