Une sortie de crise verte pour l'Espagne
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L'Europe manque d'air pur
31st of January 2013L'OMS publie une étude sur la qualité de l'air européen, commandée par la Commission européenne dans le cadre de la révision à venir de la politique de l’UE en la matière. L'étude souligne les risques sanitaires liés à l’exposition à long terme aux particules fines (PM 2,5) : athérosclérose, interruptions non désirées de grossesses ou maladies respiratoires chez l’enfant. Elle estime que 80 % des Européens sont exposés à des niveaux de matières particulaires supérieurs à ceux stipulés en 2005 dans les lignes directrices de l’OMS relatives à la qualité de l’air (soit 10 µg/m3 par année). Cette exposition prive chaque citoyen européen d'environ 8,6 mois de vie. L’étude de l’OMS recommande par conséquent une révision des lignes directrices pour les matières particulaires d’ici 2015. Elle invite également l'UE à prendre en compte les effets de l’exposition à long terme à l’ozone (O3) ou le dioxyde d’azote (NO2), jusqu'à présent non abordés par la législation européenne.
Agroalimentaire cherche petits producteurs pour partenariat
30th of January 2013La New Vision for Agriculture initiative, réunissant 28 entreprises de taille mondiale à l’occasion du Forum économique mondial, publie à Davos (Suisse) un rapport tirant les premiers enseignements de ses 21 programmes nationaux et régionaux de travail avec de petits agriculteurs. Dans une perspective de doublement attendu de la demande en produits alimentaires, l'initiative juge en effet nécessaire de trouver les moyens de travailler avec les 500 millions de petits producteurs, qui représentent 97 % des exploitations agricoles dans le monde et nourrissent 70 % de la population mondiale. L'étude s'appuie sur des expériences de partenariats public/privé menées en Tanzanie, au Vietnam, en Indonésie, en Inde ou au Mexique, et signale la mise en place d'un groupe de travail régional en Afrique. Ces initiatives engagent l'ensemble des acteurs dans certains secteurs alimentaires spécifiques, afin de dégager des priorités partagées et d'intégrer les petits agriculteurs dans la chaîne de production. Dans tous les cas, selon le rapport, la clé est l'investissement : précommande des récoltes, prime à la production, formation des producteurs, etc
>> Achieving the New Vision for Agriculture: New Models for Action
Shell, première multinationale a être condamnée pour une pollution au Nigeria
30th of January 2013Une cour de justice néerlandaise juge la filiale nigériane de l'entreprise Shell responsable de ne pas avoir évité la pollution des terres agricoles à Ikot Ada Udo dans l'état d’Akwa Ibom (Nigeria). En conséquence, Shell Nigeria est condamnée à compenser les dommages causés par les fuites de pétrole brut depuis le Trans Niger Pipeline de 2004. Selon une étude du Programme des Nations unies, ce sont près de 10 millions de barils de pétrole qui ont été déversés dans l'environnement fragile du delta du Niger depuis les années 1950 avec des conséquences quasiment irréversibles. C'est une semi-victoire pour les groupes nigérians et l'ONG Friends of the Earth Pays-Bas, qui avaient déposé cinq plaintes différentes devant la justice néerlandaise : la responsabilité de Shell Nigeria est reconnue dans un des cinq cas ; la Royal Dutch Shell est la première société néerlandaise mise en cause devant la justice nationale pour ses activités à l'étranger. Néanmoins, les juges l'ont considérée comme non responsable des actions de sa filiale nigériane. L'ONG dénonce en conséquence le vide juridique à l'échelle européenne sur la responsabilité sociale et environnementale des sociétés.
Pressions sur le gaz
25th of January 2013La Coalition pour le climat et l'air pur (CCAC, Climate and Clear Air Coalition) adopte à Paris une déclaration l'engageant à développer un partenariat avec les compagnies de pétrole et de gaz pour réduire leurs émissions de méthane et de carbone noir. Selon la CCAC, 8 % de la production mondiale de gaz sont directement rejetés chaque année dans l'atmosphère. Ces pertes sont économiques : leur valeur est estimée entre 27 à 63 milliards de dollars. Mais elles sont aussi environnementales : elles représentent l'émission de près 2 gigatonnes de CO2 par an, mais aussi de méthane. La Coalition, qui rassemble 28 pays partenaires et institutions internationales, veut inciter les grandes entreprises du secteur à réduire ces pertes en adoptant de meilleures technologies plus rapidement.
Débloquer le financement privé
25th of January 2013La Green Growth Action Alliance (G2A2), un partenariat d'entreprises et d'institutions financières publiques lancé lors du G20 de Mexico en 2012, publie son premier rapport à l'occasion du Forum économique mondial, réuni à Davos (Suisse) du 23 au 27 janvier. Posant le changement climatique comme un risque systémique pour l'économie mondiale, l'étude explore le moyen de soutenir le financement de mesures d'adaptation et de mitigation. En 2012, le changement climatique a coûté 1 200 milliards de dollars (1,6 % du PIB mondial) à l'économie mondiale et directement provoqué 5 millions de décès. En 2030, ce coût pourrait atteindre 3,2 % du PIB mondial, et engloutir jusqu'à 11 % des PIB nationaux des pays les moins avancés. Soutenir une croissance économique durable respectant les objectifs de limitation du changement climatique mondial demanderait, selon l'étude, 700 milliards de dollars d'investissement à l'échelle mondiale. Les investisseurs institutionnels devraient montrer l'exemple et augmenter leur contribution de 36 milliards de dollars ; le budget mondial public atteindrait alors 96 milliards de dollars. Plus qu'une augmentation de volume, cet engagement devrait créer les conditions de l'investissement privé : assurance contre le risque politique, stabilisation des politiques énergétiques et climatiques dans les pays en développement, etc. Ce renforcement créerait une incitation forte aux investisseurs privés, dont la contribution pourrait atteindre, selon l'étude, 570 milliards de dollars.
La chute inévitable du prix du carbone européen ?
24th of January 2013La Parlement européen vote la mise en œuvre de la 3e phase du Plan de report de quotas, qui permet de soutenir le prix du carbone en retirant du marché les droits d’émission et en les réinjectant ultérieurement. Interprétant cette décision comme une opportunité d'acquérir au contraire des droits à moindre prix, le marché chute de 40 % pour atteindre 2,81 euros par tonne. Pour créer une incitation réelle au verdissement des processus industriels européens, il faudrait que la tonne de carbone coûte dix fois plus. Malgré ses effets négatifs connus, la mesure est actée jusqu'en 2020, sauf mobilisation, a priori encore bien timide et incertaine, des États membres.
Définir les ODD
22nd of January 2013L'Assemblée générale des Nations unies lance un groupe de travail « à composition non limitée » chargé de définir les Objectifs de développement durable (ODD) tels que demandé par la feuille de route adopté à Rio+20. Composé de 30 membres issus des cinq groupes régionaux de l'ONU, le groupe de travail lancera ses travaux dès février. Ses propositions seront présentées à l'Assemblée générale de l'ONU lors de sa 68e session en septembre. Il s'agit de définir des objectifs communs aux pays membres des Nations unis afin d'orienter tant les politiques publiques nationales que la coopération internationale. Ces objectifs devront correspondre à des indicateurs mesurables et relayer les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), dont le bilan sera tiré en 2015.
Informer pour lutter contre le gaspillage alimentaire
22nd of January 2013Le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) et l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) lancent une campagne mondiale conjointe pour réduire le gaspillage alimentaire. La nouvelle campagne cible spécifiquement la nourriture gaspillée par les consommateurs, les distributeurs alimentaires et l'industrie hôtelière – estimée à 1,3 milliard de tonnes chaque année. Selon la FAO, environ 95 % des pertes et du gaspillage alimentaires des pays en développement sont accidentelles et interviennent dans les premiers stades de la chaîne d'approvisionnement alimentaire. Elles s'expliquent par un manque de budget et de savoir-faire au moment de la récolte, de la conservation comme de la commercialisation. Dans les pays développés, à l'inverse, les pertes et les gaspillages arrivent en fin de chaîne alimentaire. D'importantes quantités de nourriture sont écartées des réseaux de distribution en raison de normes de qualité survalorisant l'apparence, de dates de péremption incitant les consommateurs à jeter de la nourriture encore comestible, de conditions de conservation inappropriées et de repas préparés en trop grande quantité. En Europe, en Amérique du Nord ou en Océanie, 95 à115 kg de nourriture comestible sont jetés chaque année par habitant. En Afrique subsaharienne ou en Asie du Sud-Est, seuls 6 à 11 kg par an sont gaspillés. Une prise de conscience que veut généraliser la campagne.
L'expertise mondiale se structure
du 21st of January 2013 au 26th of January 2013La Plate-forme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) tient sa première plénière à Bonn (Allemagne). En gestation depuis 2005, ce panel international doit réunir, synthétiser et analyser les données relatives à la biodiversité afin de faciliter la définition des politiques de conservation. Beaucoup de questions procédurales préalables au lancement de l'expertise elle-même sont réglées à Bonn : élection d'un président, M. Zakri, conseiller scientifique du Premier ministre de Malaisie ; désignation d'un bureau équilibrant les représentants des pays du Nord et du Sud ; adoption d'un budget de fonctionnement et d'un agenda provisoire. D'autres questions avancent sans trouver de réponses complètes. Ainsi la nomination d'un Groupe d’experts multidisciplinaires (GEM) chargé de garantir la crédibilité et l'indépendance scientifique constitue une avancée, mais nombre d'observateurs regrettent que ses 25 membres nommés pour deux ans représentent les 5 grandes régions des Nations unies, pour des raisons diplomatiques, et non à part égale toutes les disciplines convoquées pour évaluer la vitalité de la biodiversité de notre planète, ou une parité de sexes. Les relations de la nouvelle plate-forme avec les différentes agences des Nations unies (PNUD, PNUE, FAO, Unesco) concernées par son travail restent également à préciser. Les attentes sont importantes : déjà, la Convention biodiversité, la Convention sur les zones humides d'importance internationale et la Convention sur la conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage ont demandé son expertise dans le cadre de leurs travaux en cours.
Fragilité du Nord, opportunités pour le Sud ?
15th of January 2013
La Banque mondiale publie l'édition 2013 de son rapport Perspectives économiques mondiales. Le volume est dédié aux moyens pour soutenir une croissance de moyen terme, quatre ans après le début d'une crise économique qui semble devenue structurelle dans les pays à hauts revenus. La Banque mondiale invite ainsi les pays en développement à miser sur leurs propres marchés et à se méfier tant de l'euro que des réformes fiscales en cours aux États-Unis. Pour garantir leur croissance de moyen terme, les pays en développement doivent favoriser les investissements en infrastructures, en santé et en éducation. Pour ce faire, estime le rapport, les pays en développement peuvent compter aujourd'hui sur des marchés financiers relativement favorables, présentant des flux d'investissement étrangers stables et des bourses de valeur croissante. Tout en continuant à pointer les risques systémiques que constituent le déficit américain ou la fragilité de la zone euro, la Banque mondiale pense raisonnable de tabler sur une reprise modeste de la croissance mondiale à moyen terme : 3 à 3,3% en 2014-2015 contre 2,3 en 2012-2013. Les pays en développement, qui ont affiché 5,1 %, la croissance du PIB en 2012 – un des taux les plus bas de ces 10 dernières années –, devraient progressivement retrouver une croissance de 5,5 % en 2013, à 5,8 % en 2015.
>> Global Economic Prospects: Assuring Growth over the Medium Term, Banque mondiale, 2013.
Les droits environnementaux des citoyens européens
15th of January 2013La Cour de justice de l'Union européenne rend un arrêt donnant une première interprétation des droits des citoyens européens dans le cadre de la mise en œuvre de la directive relative à la prévention et à la réduction intégrées de la pollution (directive IPPC, Integrated Pollution Prevention and Control). S'appuyant également sur la convention d'Aarhus garantissant l'information et la participation du public au processus décisionnel, la Cour donne raison aux citoyens slovaques qui se plaignaient de ne pas avoir été consultés dans la cadre de l'implantation d'une décharge. Selon la Cour, la directive IPPC crée l'obligation pour les autorités de fournir aux citoyens tous les renseignements pertinents sur le projet, notamment son incidence sur l'environnement. Elle supprime ainsi la possibilité d'arguer de la confidentialité des informations commerciales ou industrielles prévue par le droit national ou communautaire.
Un soutien pour les renouvelables en construction
du 13th of January 2013 au 14th of April 2013L'Agence internationale des énergies renouvelables (Irena) tient sa 3e assemblée générale à Abu Dhabi (Émirats arabes unis), rassemblant 160 États associés, dont 105 États membres. L'assemblée adopte Remap 2030, une feuille de route visant à doubler d'ici 2030 la part des renouvelables pour atteindre 30 %, contre 16 % aujourd'hui. Cet objectif demande l'installation de plus de 150 gigawatts (GW) par an de capacité de production, contre 110 GW en 2011, et donc un renforcement des investissements. Parallèlement, l'Irena accentue son travail d'information en publiant un atlas en libre accès des ressources énergétiques renouvelables. Cet outil permet aux États d'évaluer le potentiel énergétique associé au soleil et au vent sur leur territoire. D'autres sources (géothermie, hydraulique, biomasse et énergies marines) seront renseignées en 2013 et 2014. Enfin, la Chine, qui dispose de la première capacité de productions hydroélectrique et éolienne mondiale, avec respectivement 249 et 63 GW installés, profite de cette occasion pour annoncer son intention rejoindre l'agence.
Une convention pour le mercure
du 09th of January 2013 au 19th of April 2013Le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) publie, le 9 janvier, sa troisième étude sur les émissions de mercure dans le monde, et souligne l'augmentation des risques sanitaires et environnementaux liés au mercure dans les pays en développement, malgré une baisse de la demande globale. L’Évaluation mondiale du mercure 2013 indique que les émissions de mercure liées à l'extraction minière artisanale ont doublé depuis 2005, et que l'Asie réalise, à elle seule, près de la moitié des rejets mondiaux. L'étude propose également, pour la première fois, une évaluation du mercure contenu dans le sol et rejeté dans les rivières et les lacs à l'échelle mondiale. Par ailleurs, depuis cent ans, la quantité de mercure présente dans les 100 premiers mètres des océans a doublé et aurait augmenté de 25 % dans les eaux profondes. Dans ce contexte, 147 pays adoptent à Genève (Suisse) une nouvelle convention internationale sur le mercure, dite Convention de Minamata. Son objectif est de réduire la production et les utilisations du mercure, en particulier lors de la fabrication de produits et des processus industriels, mais aussi lors du stockage et du traitement des déchets, et ainsi de protéger la santé humaine, animale et environnementale. La Convention organise l'abandon du mercure dans les thermomètres, batteries, interrupteurs, lotions cosmétiques et certains types de lampes fluorescentes d'ici 2020. Le texte sera ouvert à la signature des États en octobre 2013 à Minamata (Japon), en hommage aux habitants de cette ville touchée durant des décennies par une grave contamination au mercure. La convention entrera en vigueur lorsqu'elle aura été ratifiée par 50 États.
Les États-Unis mesurent le coût du changement climatique
31st of December 2012
L'Administration nationale pour les océans et l'atmosphère (NOAA) américaine publie une estimation du coût économique des événements climatiques de l'année écoulée. En 2012, les États-Unis ont connu 11 événements climatiques extrêmes – tornades, ouragans, sécheresses, inondations, feux de forêts –, qui ont causé plus d'1 milliard de dollars de pertes économiques et plus de 500 décès. 2012 a notamment été marquée par une sécheresse continue, la plus sévère enregistrée depuis les années 1930, qui, avec l'ouragan Sandy, ont causé les pertes économiques les plus importantes. Pour la NOAA, ces événements sont directement liés aux changements climatiques globaux.
Les coraux, victimes du développement économiques chinois
28th of December 2012
Une étude scientifique sino-australienne établit le premier recensement complet des récifs de corail côtiers ou non de la mer de Chine. Elle estime que la couverture des coraux a reculé de 80 % les 30 dernières années dans les zones côtières. Dans les archipels et les atolls de la mer de Chine, le recul est de 60 % seulement, mais plus rapide : il s'est produit durant les 15 dernières années. L'étude souligne que le changement climatique a joué un rôle moins prégnant que le développement économique de la région dans cette détérioration des coraux. Les pollutions telluriques, l'exploitation des côtes ou la surpêche sont tenues pour les principales responsables. L'étude souligne néanmoins que la conscience du problème et la capacité de gestion des autorités locales n'ont jamais été aussi élevées, même si les mesures de protection prises restent encore en-deçà de l'ampleur des problèmes.
Refonder le PNUE
21st of December 2012L'Assemblée générale des Nations Unies adopte une résolution qui renforce et améliore le rôle du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), quarante ans après sa création. Conformément aux engagements pris à Rio en juin, le texte affirme l'autorité du PNUE dans la prise en charge des questions environnementales. Il organise un soutien plus important du budget régulier de l'ONU et appelle les autres donateurs du PNUE à augmenter leurs financements volontaires. Surtout, il réorganise son conseil d'administration pour autoriser la participation égalitaire des 193 États membres des Nations unies dès février 2013, contre 58 jusqu'à présent. Le PNUE devrait en février 2013 être chargé de la mise en œuvre de l'ensemble des décisions prises lors de Rio+20, notamment les programmes décennaux sur les modèles de consommation et de production durables (10YFP), jugés prioritaires par l'Assemblée générale.
Le retrait canadien
15th of December 2012
Le retrait du Canada du protocole de Kyoto réunissant 180 pays autour d'objectifs communs de réduction des émissions de gaz à effet de serre prend effet. Le Canada devait réduire ses émissions de 6 % entre 1990 et 2012. Dans les faits, celles-ci ont augmenté de 17 % pour atteindre 692 millions de tonnes. Le retrait canadien lui évite de devoir compenser ses émissions en investissant dans des énergies propres au Canada et ailleurs – l'économie serait de 14 milliards de dollars pour le gouvernement canadien. Le gouvernement Harper, au pouvoir depuis 2006, justifie cette décision par le fait que les principaux émetteurs – États-Unis, Chine, Inde – n'ont jamais ratifié le protocole. Le gouvernement canadien soutient en outre clairement le développement des combustibles fossiles en encourageant les investissements étrangers, notamment chinois et malaisiens, dans l'exploitation des ressources pétrolières et gazières canadiennes. Le Canada reste néanmoins signataire de l'accord de Copenhague par lequel il s'est engagé à réduire ses émissions de 17 % par rapport à leur niveau de 2005 d'ici 2020 – soit une réduction de 124 mégatonnes (Mt).
Protection de la mer Caspienne
du 10th of December 2012 au 12th of December 2012
L'Azerbaïdjan, l'Iran, la Russie, le Kazakhstan et le Turkménistan se réunissent à Moscou (Russie) pour la 4e Conférence des Parties à la Convention-cadre pour la protection du milieu marin de la mer Caspienne (convention de Téhéran). Ils adoptent un nouveau protocole visant à protéger la zone contre la pollution provenant de sources telluriques (protocole LBSA), au moment même où l’on assiste à une croissance sans précédent de l'exploitation de pétrole et de gaz ainsi que du transport dans la région. Le protocole veut protéger les côtes et les eaux contre les effets néfastes de la pollution de sources terrestres comme l'agriculture, l'industrie et les établissements urbains. Il prévoit un dispositif commun de suivi des efforts réalisés par les différents États riverains.
De l'universalité des océans
10th of December 2012
Les Nations unies célèbrent le 30e anniversaire de la Convention sur le droit de la mer (UNCLOS), qui fixe toutes les règles de l'espace maritime : frontières, régulations environnementales, recherche scientifique, commerce, règlement des conflits maritimes. 163 des 193 membres des Nations unies sont aujourd'hui parties de la convention entrée en vigueur en 1994. Les règles ne s'appliquant qu'aux signataires, les Nations unies appellent à une adhésion universelle qui instaurerait de fait un cadre commun de gestion durable des océans, tel que demandé par Rio+20.
Les salaires victimes de la crise
07th of December 2012
L'Organisation internationale du travail (OIT) publie un rapport sur les salaires à l'échelle mondiale. En 2011, le salaire mensuel global n'a augmenté que de 1,2 % contre 3 % en 2007 et 2,2 % en 2010. Selon les estimations de l'OIT, la croissance des salaires des pays développés aurait encore chuté en 2012 pour se fixer à 0 % alors qu'elle resterait positive en Amérique latine, en Afrique et surtout en Asie. Depuis 2000, les salaires asiatiques ont en effet plus que doubler quand la moyenne mondiale était de +25 %, et pourtant les différences de rémunération restent très importantes : un ouvrier philippin gagne 1,40 dollar de l'heure, contre 5,50 dollars au Brésil, 13 dollars en Grèce, 23,30 dollars aux États-Unis et presque 35 dollars au Danemark. Si le rapport incrimine la crise pour expliquer la stagnation des rémunérations, il souligne aussi le découplage croissant entre les salaires et la productivité du travail : la productivité du travail a augmenté deux fois plus que les salaires depuis 1999 dans les pays développés : + 85 % aux États-Unis avec une progression de 35 % des salaires ; +25 % en Allemagne sans augmentation de salaires. Même en Chine – un pays où les salaires ont quasiment triplé en dix ans –, la part du travail a reculé alors que le PIB augmentait plus rapidement que la masse salariale totale.
La protection des déplacés africains
06th of December 2012
La convention de Kampala organisant la protection et l'assistance aux personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays à l'échelle du continent africain entre en vigueur. Premier instrument continental de cette portée, il a été adopté en octobre en 2009 par 37 des 54 États membres de l'Union africaine. Sa mise en œuvre démarre 30 jours après qu'un 15e État africain (le Swaziland) l'a ratifié. 10 des 26 millions de personnes qui ont dû quitter leur lieu de vie en raison de conflits ou de violations des droits de l'homme l'ont été en Afrique. 500 000 autres Africains ont fui des inondations ou d'autres catastrophes naturelles. 7 millions de personnes déplacées ont été assistées en 2011 sur le continent par des agences internationales – dont 1,36 en Somalie, 2,4 au Soudan et 2 en République démocratique du Congo. La convention impose aux États de protéger et d’assister les personnes déplacées du fait d'une catastrophe naturelle ou d'autres événements provoqués par l'homme comme un conflit armé.
Des prix alimentaires élevés, la nouvelle norme ?
06th of December 2012
La Banque mondiale publie son rapport sur les prix alimentaires. L'étude souligne qu'au-delà de pics, comme celui de juillet 2012 qui a posé un nouveau record historique, les cours moyens des denrées alimentaires se sont stabilisés à un prix relativement élevé : 5 % plus haut que le cours avant le pic. Les aléas climatiques et l'augmentation du cours du pétrole sont tenus responsables de cette évolution, mais l'étude affirme que le monde pourrait difficilement s'habituer à de tels cours. Des prix alimentaires aussi élevés ou aussi volatiles sont en effet difficilement compatibles avec la sécurité alimentaire des 870 millions de personnes souffrant encore de la faim.
>> Le rapport “Full Report: Food Price WatchFull Report: Food Price Watch”
La France, amie des requins
06th of December 2012
La Polynésie française annonce à Manille (Philippines), à l'occasion de la réunion annuelle de la Commission des pêches du Pacifique occidental et central, l'adoption de mesures permanentes de protection des requins. La prise de toutes les espèces de requins est interdite dans la totalité de la zone économique exclusive de la Polynésie française, soit 4,7 millions de km2, créant le plus grand sanctuaire au monde de protection des requins. Chaque année, et malgré un moratoire de dix ans adopté en 2006, jusqu'à 73 millions de requins sont tués, principalement afin de soutenir le commerce mondial des ailerons de requins. Un tiers des espèces de requins sont menacées ou quasi menacées d'extinction.
Changer d'indicateurs pour changer de politiques
du 04th of December 2012 au 06th of December 2012
Les Nations unies organisent à Genève (Suisse) la conférence « Mesurer le futur que nous voulons », suite de la conférence Rio+20. La conférence se veut la première étape d'un processus de promotion des indicateurs existants et de création de déclinaisons nationales. La Barbade, la Chine, le Danemark, l’Équateur, l'Allemagne, le Ghana, l'Indonésie, le Maroc, la Thaïlande et l'Uruguay, par exemple, se sont déjà engagés à Rio à développer un ensemble d'indicateurs pour soutenir leurs politiques nationales. Pour nourrir cette réflexion, le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) publie un guide pratique de l'usage des indicateurs de développement durable existants permettant d'évaluer le bien-être des personnes, leur qualité de vie comme les risques environnementaux ou les pénuries écologiques. Le rapport détaille un ensemble d'indicateurs variés de l'état de l'environnement (changement climatique ; émissions de carbone ; énergies renouvelables ; gestion des écosystèmes ; forêts ; stress hydrique ; efficacité de l'utilisation des ressources ; produits chimiques ; collecte, recyclage et réutilisation des déchets), de mesures politiques (investissement vert ; réforme fiscale verte ; prix des externalités et valorisation des services écosystémiques ; prix du carbone ; approvisionnement écologique) et des indicateurs d'équité (emploi ; richesse totale, valeur des stocks de ressources naturelles ; taux d'alphabétisation ; accès aux ressources, à l'énergie moderne, à l'eau ou l'assainissement ; santé, niveau de produits chimiques nocifs dans l'eau potable, nombre de personnes hospitalisées en raison de la pollution de l'air).
Une fragilité africaine et financière
du 04th of December 2012 au 08th of December 2012
Le réseau Africités lancé en 1998 tient son 6e sommet mondial à Dakar (Sénégal) sur le thème « Construire l'Afrique à partir de ses territoires ». Le sommet réunit les acteurs de la vie locale africaine ainsi que leurs partenaires des autres régions du monde, notamment les membres du réseau Résilience urbaine animé par l'UNISDR (United Nations Office for Disaster Risk Reduction), l'organe de l'ONU chargé de la stratégie internationale de prévention des catastrophes. L'UNISDR publie à cette occasion une étude sur les villes moyennes africaines soulignant leur fragilité face aux catastrophes naturelles et aux mouvements rapides de populations. S'appuyant sur l'exemple de trois villes est-africaines – Narok (60 000 habitants, Kenya), Kisumu (200 000 habitants, Kenya) et Moshi (150 000 habitants, Tanzanie) –, l'étude souligne le manque d'équipements et de formation des municipalités, quelles que soient la taille ou les ressources économiques de la ville. Développer la planification stratégique même dans les quartiers informels est une nécessité pour les villes africaines, souligne l'étude. Les autorités locales devraient en effet être en première ligne dans les réponses à apporter aux changements climatiques.
>> L’étude “City resilience in Africa: a ten essentials pilot”
Pour une aide européenne plus efficace
28th of November 2012La qualité des programmes d’aide de l’UE mérite d’être améliorée, et il est possible de mieux octroyer davantage de fonds aux pays en développement. Telles sont les conclusions de l’édition 2012 du rapport AidWatch publié par Concord (AidWatch est un groupe d’experts européens issus des membres de la Confédération européenne des ONG d’urgence et de développement [Concord], qui représente plus de 1 600 ONG). Le rapport indique un chevauchement entre les programmes d’aide de la Commission européenne et ceux des États membres, ce qui impose « des coûts d’administration bureaucratique élevés et inutiles aux pays bénéficiaires ». Une meilleure coordination entre les programmes est donc nécessaire pour renforcer la qualité de l’aide. Le rapport souligne également que l’aide liée (soit l’aide octroyée à condition que le bénéficiaire l’utilise pour acheter des biens et des services aux fournisseurs basés dans le pays donateur), en raison de son intérêt biaisé en faveur du pays donateur, réduit la quantité d’aide véritablement efficace pour les pays en développement. Ce rapport est publié à la veille de l’anniversaire du sommet consacré à l’aide internationale organisé en 2011 à Busan (Corée du Sud), au cours duquel l’UE a adhéré à un accord mondial visant à rendre la coopération au développement plus efficace.
>> Lire le rapport AidWatch 2012 – Making sense of EU development cooperation effectiveness
L'enjeu du permafrost
27th of November 2012
Le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) publie un rapport sur le réchauffement du permafrost et ses implications pour le climat. Le permafrost représente un quart des terres émergées de l'hémisphère Nord et contient deux fois plus de carbone que l'atmosphère (1 700 milliards de tonnes). Le rapport souligne l'impact climatique d'un réchauffement durable de ces terres gelées alors que le dernier rapport du GIEC s'attend à une augmentation des températures dans cette zone deux fois plus rapide que sur le reste du globe d'ici 2100. Une augmentation globale de 3°C correspondra ainsi à une élévation de 6°C dans les zones arctiques. L'impact est difficile à évaluer – 30 à 85 % du permafrost pourraient disparaître. Selon le rapport, l'urgence est de réduire les dépôts de noir de carbone et les émissions de polluants climatiques comme le méthane, responsables de la moitié du réchauffement actuel de l'Arctique (1°C). C'est exactement l'ambition de la Coalition pour le climat et l'air pur, réunissant les pays du G8, la Commission européenne, la Banque mondiale, le PNUE, le PNUD et diverses ONG, que le rapport conjure de redoubler d'efforts.
>> Lire le rapport du PNUE, Policy Implications of Warming Permafrost.
L'avenir incertain du régime climatique international
du 26th of November 2012 au 07th of December 2012
La 18e Conférence des Parties (CdP18) à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) et la 8e Conférence des Parties siégeant en tant que réunion des Parties au protocole de Kyoto se réunissent à Doha (Qatar), et initient la négociation d'un régime climatique post-2020, décidée à Durban (Afrique du Sud) en 2011. La conférence débouche sur un programme de travail jusqu'en 2015 visant à construire un accord mondial applicable à tous d'ici 2020. Seule l'Union européenne s'engage à respecter volontairement le protocole de Kyoto de réduction des émissions de gaz à effet de serre jusqu’en 2020. Un programme de travail est également lancé afin d’augmenter le volume des financements en faveur de la lutte contre le changement climatique et de mobiliser 100 milliards de dollars en 2020 au bénéfice des pays les plus pauvres et les plus vulnérables. La plupart des observateurs rappellent que ces résultats sont en-deçà des besoins pour limiter réellement le réchauffement climatique à l'œuvre.
Diasporas, ressources du développement
26th of November 2012
La CNUCED publie l’édition 2012 de son rapport annuel sur les pays les moins avancés (PMA). L'étude invite les PMA à s'appuyer plus largement sur les ressources de leurs diasporas – envois de fonds de ses ressortissants expatriés, mais aussi transferts de connaissances. Une telle stratégie de développement demande le renforcement des services bancaires et financiers de façon à faciliter les investissements sur le territoire, le développement des petites entreprises et la création d'emplois. L'étude conseille de réduire les frais de transfert, qui peuvent représenter jusqu'à 12 % des sommes envoyées. Les remises des migrants ont été multipliées par 8 entre 1990 et 2011 pour atteindre 27 milliards de dollars chaque année. Ils ont continué de croître malgré la crise. 27,5 millions de citoyens des PMA vivent et travaillent aujourd'hui à l'étranger, constituant une réserve potentielle de financement et de transfert de savoir-faire. Le rapport souligne néanmoins que les PMA doivent se garder de laisser partir toute leur main d'œuvre qualifiée pour préserver leurs opportunités de croissance à long-terme. La CNUCED propose en conclusion de mettre sur pied un système de financement des projets des citoyens des PMA les mieux formés qui s'engagent pour le développement de leur pays.
Le coût pour les eaux européennes
22nd of November 2012
L'Agence européenne pour l'environnement (AEE) publie un rapport soulignant la menace que constitue l'agriculture pour la qualité des eaux européennes. Tout en justifiant l'intensification agricole par la croissance démographique planétaire et la sécurité alimentaire de l'Union, l'AEE souligne son coût écologique. L'emploi de pesticides et d'engrais polluent les systèmes aquifères. Les surplus de nutriments stimulent le développement d'algues qui privent d'oxygène la faune et la flore des lacs, des rivières et des baies et, d’ici 2015, 48 % des cours d'eau et des lacs de l'UE ne répondront plus aux critères établis par la directive-cadre sur l'eau de 2000.
>> Lire le rapport de l’AEE, European waters – assessment of status and pressures
Quelques bonnes nouvelles du sida
20th of November 2012
Le Programme commun des Nations unies sur le VIH/sida (ONUSIDA) publie Results, un rapport sur ses résultats. Si le nombre de nouvelles infections reste élevé, 2,5 millions en 2011, le taux d'infection mondial est à la baisse. Dans 25 pays pauvres et intermédiaires, dont la moitié est en Afrique subsaharienne, cette baisse dépasse 50 % depuis 2001 : -73 % au Malawi, -71 % au Botswana, -68 % en Namibie ou -58 % en Zambie. Dans la région subsaharienne, qui reste la plus touchée, le taux de mortalité dû au Sida a par ailleurs baissé de 30 % ces six dernières années alors que l'accès au traitement par antirétroviraux a augmenté de 59 % ces deux dernières années. Le taux d'infection des enfants est celui qui s'est le plus réduit – -24 % ces deux dernières années –, rendant envisageable l'ambition de stopper toute infection chez les nourrissons et les jeunes enfants. L'ensemble de ces avancées montre le résultat d'investissements menés depuis plus d'une décennie non seulement par la coopération internationale mais aussi par les gouvernements nationaux. 81 pays ont doublé leurs investissements dans le secteur entre 2001 et 2011. Des tendances qui donnent l'espoir d'atteindre d'ici 2015 l'Objectif du Millénaire pour le développement en matière de sida : stopper l'avancée de la maladie et commencer à la faire reculer.
De l’importance de ne pas dépasser l’objectif de +2°C
du 18th of November 2012 au 21st of November 2012Le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) publie à l'occasion de la conférence de Doha (Qatar) l’édition 2012 de son rapport sur l'évolution des émissions de gaz à effet de serre : il confirme la reprise des émissions à un niveau supérieur à la période précédant la crise économique de 2007-2008 : entre 45,6 et 54,6 GtCO2e (gigatonnes d’équivalent CO2), soit déjà 14 % de plus que ce qui serait compatible avec un réchauffement de 2°C en 2020. C'est aussi 20 % de plus qu'en 2000. Afin d’éviter une propagation continue des émissions, le rapport préconise, parmi 4 scénarios de lutte, un régime combinant les engagements les plus conditionnels – c'est à dire tenant compte de la diversité des situations et des trajectoires – avec les règles d'application les plus strictes. On obtiendrait ainsi un niveau d'émissions de 40 % inférieur à une situation de statu quo, dans la perspective de l’objectif de +2°C. Un message pour les négociateurs de Doha. Quelques jours auparavant (le 18), la Banque mondiale avait rendu public un rapport commandé à l’Institut de recherche de Potsdam sur les effets du changement climatique (PIK) et Climate Analytic sur les conséquences d'un réchauffement de +4 °C d'ici 2100 par rapport à l'époque préindustrielle. Cette évolution rapide (+ 3 °C en moins de 90 ans) aurait des conséquences dévastatrices (sécheresses, inondations, etc.) sur les écosystèmes et les populations, notamment les plus pauvres et les plus fragiles. En outre, le rapport souligne que les changements ne seront pas linéaires, qu'ils seront sans doute brutaux et que seule une adaptation anticipée et des mesures d'atténuation maximales pourront permettre de limiter les risques de catastrophes majeures.
>> Lire le rapport du PNUE, The Emissions Gap Report 2012 – A UNEP Synthesis Report
Réplique asiatique à la crise occidentale
du 15th of November 2012 au 20th of November 2012
L'Association des nations d'Asie du Sud-Est (ASEAN) tient son 21e sommet à Phnom Penh (Cambodge). Les dix pays de l'ASEAN (Brunei, Cambodge, Indonésie, Laos, Malaisie, Birmanie, Philippines, Singapour, Thaïlande et Vietnam) lancent avec six de leurs voisins (Chine, Japon, Corée du Sud, Inde, Australie et Nouvelle-Zélande) la négociation d'une zone de libre-échange conjointe. S'il voit le jour, le Partenariat économique intégral régional (RCEP) regroupera 3,5 milliards d'habitants avec un produit intérieur brut de 23 000 milliards de dollars (un tiers du PIB mondial). Première zone économique mondiale, il pourrait réduire la dépendance de ses membres par rapport à l'Occident en crise. Par ailleurs, dans le cadre du 7e sommet d'Asie orientale (EAS, East Asia Summit), la Chine et le Japon, deuxième et troisième économies mondiales, lancent avec la Corée du Sud des pourparlers pour un accord commercial trilatéral. Ces deux projets viennent s'ajouter et concurrencer le Partenariat transpacifique (TPP), en cours de discussion entre les États-Unis et dix autres pays de la région. Les disputes territoriales en mer de Chine pourraient décider du futur de ces initiatives.
L'équilibre entre la couche d'ozone et les maladies végétales
14th of November 2012
La Convention internationale pour la protection des végétaux (CIPV) et le secrétariat de l'ozone du PNUE signent un protocole d'accord sur l'utilisation du bromure de méthyle, un gaz appauvrissant la couche d'ozone utilisé pour traiter les produits agricoles et empêcher ainsi la propagation accidentelle des parasites et des maladies. Largement utilisé dans l'agriculture depuis les années 1950, le bromure de méthyle est sur la liste des substances réglementées depuis 1991par le protocole de Montréal visant à éliminer progressivement l'utilisation des technologies nuisibles pour la couche d'ozone. Le protocole accepte son utilisation uniquement comme traitement phytosanitaire de quarantaine. Les deux institutions travailleront de concert pour étendre l'application de ces recommandations et soutenir les efforts visant à développer des traitements phytosanitaires alternatifs, efficaces et abordables.
Des révolutions insuffisantes d'ici 2030
12th of November 2012
L'Agence internationale pour l'énergie (AIE) publie son rapport annuel, World Energy Outlook 2012. Cette édition propose différents scénarios conduisant tous à une modification majeure de la carte énergétique mondiale d'ici 2030. Développement du solaire et de l'éolien, abandon localisé du nucléaire, exploitation de sources pétrolières non conventionnelles : le rapport s'attend à une diversification des sources d'énergie, mais aussi à une relocalisation des principaux fournisseurs face à une demande mondiale augmentant de 30 % jusqu'en 2035, la Chine, l'Inde et le Moyen-Orient représentant 60 % de cette hausse. Au milieu des années 2020, les États-Unis devraient devenir le premier producteur mondial de pétrole devant l'Arabie Saoudite et le premier fournisseur de l'Asie autour de 2030. Malgré le développement des renouvelables dans l'OCDE, le rapport s'attend à ce que les énergies fossiles gardent une position dominante dans le mix énergétique mondial. L'augmentation de 30 % des subventions aux énergies fossiles en 2011 (523 milliards de dollars, six fois plus que les subventions destinées aux énergies renouvelables) indique pour les auteurs le peu de changement à attendre dans ce secteur. Le principal scénario de l'AIE envisage enfin une évolution des émissions de gaz à effet de serre correspondant à une hausse de 3,6°C de la température mondiale moyenne à long terme.
>> Lire le résumé [en français] du World Energy Outlook 2012
Répit pour le thon
du 12th of November 2012 au 19th of November 2012
La Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique (CICTA) tient sa 18e réunion extraordinaire à Agadir (Maroc). Malgré une légère reconstitution des stocks constatée en Méditerranée comme en Atlantique Nord, les 48 pays membres (dont l'Union européenne, les pays du Maghreb, les États-Unis et le Japon) suivent l'avis de leur comité scientifique et maintiennent quasiment les quotas de pêche de thon rouge. Ceux-ci vont légèrement augmenter pour passer de 12 900 tonnes à 13 500 tonnes les deux prochaines années. En 2008, ils étaient encore de 28 500 tonnes, et de 22 000 tonnes en 2009, avant que la menace d'une inscription sur la liste des espèces en voie de disparition de l'ONU ne conduise la CICTA à prendre des mesures plus radicales. L'objectif est d'arriver à une reconstitution du stock d'ici 2022. Décision est également prise d'ouvrir des négociations officielles afin d'inclure explicitement les requins dans les discussions de la CICTA au lieu de les gérer comme des prises accessoires dans les pêcheries. La prochaine réunion annuelle de la CICTA aura lieu du 16 au 26 novembre 2013 au Cap (Afrique du Sud).
Ménager diversité biologique et revenus des femmes
07th of November 2012
La FAO publie une étude sur les femmes éleveurs de bétail à travers le monde. Deux tiers des 600 millions d'éleveurs pauvres sont des femmes, souvent laissées à la tête de petites exploitations agricoles après le départ des hommes vers la ville. Généralement composés de petit bétail indigène – poulets, chèvres et parfois vaches – bien adapté aux conditions climatiques rudes, ces cheptels sont cruciaux pour la sécurité alimentaire des familles. Leur productivité est néanmoins souvent réduite et, souvent, les programmes d'assistance sont tentés d'introduire de nouvelles espèces plus productives mais plus fragiles ou demandant des intrants au-delà des moyens des familles. L'étude souligne la conservation active du patrimoine génétique animal que représentent ces élevages en termes de résistance à la maladie ou aux conditions climatiques extrêmes, résultat d'une sélection longue et minutieuse. Malgré des données imprécises, l'étude estime qu’environ 22 % des races d'animaux d'élevage sont en danger d'extinction. En conséquence, elle invite à prendre en compte ces multiples dimensions pour développer des programmes d'intervention permettant à la fois l'augmentation des revenus des femmes éleveurs et de la sécurité alimentaire de leur famille tout en maintenant la richesse génétique des troupeaux indigènes.
>> Lire l’étude “Invisible guardians – Women manage livestock diversity”
Un risque d'accaparement des océans ?
30th of October 2012
Le rapporteur spécial des Nations unies sur le droit à l'alimentation, Olivier De Schutter, rend son rapport sur les pêcheries. Son étude met en lumière l'accaparement croissant des ressources marines et ses conséquences sur la sécurité alimentaire mondiale. Le développement constant de la pêche industrielle commerciale (la flotte été multipliée par 8 depuis les années 1970), dans un contexte d'épuisement des stocks, se fait en effet au détriment des pêches artisanales et des communautés côtières, situées à 90 % dans les pays en développement. Il prive les premiers de leurs revenus et les seconds de leur source traditionnelle d'alimentation – jusqu'à 50 % des protéines animales en Afrique de l'Ouest. 40 % des prises mondiales sont aujourd'hui commercialisées dans un autre pays que le lieu de pêche. En conclusion, le rapport appelle les États à promouvoir et à respecter les instruments de protection de la pêche artisanale adoptés au sein de la FAO et la coopération internationale à soutenir les communautés côtières par le développement d'activités économiques.
Le poids climatique de l'alimentation
30th of October 2012Le Programme de recherche du CGIAR sur le changement climatique, l’agriculture et la sécurité alimentaire (CCFAS) publie une analyse quantifiant les rejets de dioxyde de carbone directement liés à la production de l'alimentation mondiale. Le système de production alimentaire pris dans son ensemble émet 17 000 mégatonnes de CO2, soit entre un cinquième et un tiers de toutes les émissions liées aux activités humaines mondiales. 80 % de ces émissions proviennent des activités agricoles : le transport, la réfrigération, les modes de consommation et la gestion des déchets pèsent de plus en plus lourd. Réduire l'empreinte climatique du secteur et l'adapter aux nouvelles contraintes imposées par le changement climatique impose, selon l'étude, une révision complète de la répartition des lieux de culture agricole et d’élevage du bétail.
Approche commune en Afrique de l'Ouest
du 29th of October 2012 au 31st of October 2012
>> Lire le compte-rendu du forum
La question de la robustesse des institutions africaines
du 23rd of October 2012 au 25th of October 2012
Le Forum pour le développement de l’Afrique, organisé tous les deux ans par la Commission économique pour l’Afrique (CEA) depuis 1999, tient sa 8e édition à Addis-Abeba (Éthiopie). Rassemblant chefs d'États et de gouvernements, responsables d'institutions internationales et chercheurs, la session est dédiée à une réflexion sur les enjeux de gouvernance des ressources naturelles sur le continent. L'Afrique attise les convoitises dans un contexte de course accélérée aux ressources à l'échelle mondiale : les 40 grandes sociétés minières du continent ont augmenté leurs bénéfices de 156 % en 2010, l’Afrique représente les trois quarts de l’offre mondiale de platine et la moitié de celle du diamant et du chrome ou encore 60 % des terres en friche du monde. Les participants au forum soulignent l'importance de renforcer les institutions politiques pour les rendre capables de sécuriser les droits fonciers, de gérer les afflux d'investissements privés ou de répartir les rentes croissantes de manière à soutenir le développement économique et humain du continent.
La pêche illégale, fille du commerce international
11th of October 2012
The Environmental Justice Foundation (EJF) publie un rapport sur la pêche illégale et les relations commerciales entre l'Afrique de l'Ouest et l'Union européenne : Exposing Pirate Fishing: The Fight Against Illegal Fishing in West Africa and the EU. L'étude dénonce le rôle de l'UE et des pays d'Asie de l'Est dans l'écoulement des prises illégales pratiquées en Afrique de l'Ouest. On estime que 37 % des prises effectuées dans la région sont exportées illégalement. S'appuyant sur 18 mois d'observation, le rapport documente précisément les façons de procéder : des navires disposant des autorisations d'exportation vers l'UE vont ainsi à la rencontre des bateaux pirates pour blanchir leurs prises. Si le marché européen reste le plus lucratif, une part importante des prises est illégalement exportée vers les pays d'Asie de l'Est, selon les mêmes modalités. Ces pratiques s'accompagnent éventuellement de falsification d'identité, de refus de se soumettre aux contrôles des autorités portuaires et maritimes, de pots de vins, de violation du droit du travail et de violences contre les navires artisanaux locaux. L’étude évoque également les solutions dont peuvent disposer les communautés locales pour lutter contre ces pratiques, en participant à la surveillance des navires, à terre comme en mer, et en déposant des plaintes auprès des autorités locales, mais aussi européennes ou asiatiques.
Le risque environnemental est surtout social
11th of October 2012
Réduire les pertes en fruits et légumes
10th of October 2012
La FAO publie une étude réalisée par le programme Veg-i-Trade des universités de Gand (Belgique) et de Wageningen (Pays-Bas) estimant que 46 % des fruits et légumes produits dans l’Union européenne (UE) ne sont pas consommés. Les principales pertes (20 %) ont lieu pendant la production elle-même : lors du battage ou de la cueillette, gâtés par des insectes, endommagés par les machines, renversés lors de la récolte ou encore écartés lors du tri post-récolte pour répondre aux exigences de qualité des supermarchés et d’autres entreprises. 13 % sont ensuite perdus par les consommateurs, qui jettent des fruits et légumes encore comestibles ou les gaspillent en les conservant trop longtemps ou à la mauvaise température. Les distributeurs sont responsables de la perte de 7,5 % de la production et finalement les transformateurs de 5,5 %. Le programme Veg-i-Trad propose en réponse des modèles statistiques visant à prévenir ces pertes au sein de la chaîne des fruits et légumes en informant mieux les professionnels de la meilleure conservation possible de leurs stocks. Ils proposent également une information directe aux consommateurs.
L'état de la faim dans le monde
09th of October 2012
L'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), le Fonds des Nations unies pour le développement agricole (FIDA) et le Programme alimentaire mondial (PAM) publient leur rapport conjoint sur la faim dans le monde : L'état de l'insécurité alimentaire dans le monde 2012 (SOFI). Selon l'étude, 870 millions de personnes – soit un habitant sur huit de la planète – souffrent de sous-alimentation chronique en 2010-2012. 852 millions d'entre eux vivent dans les pays en développement – représentant 15 % de la population de ces pays –, tandis que 16 millions vivent dans les pays développés. Le nombre total de sous-alimentés a baissé de 132 millions entre 1990-1992 et 2010-2012, passant de 18,6 % à 12,5% au niveau mondial et de 23,2% à 14,9% dans les pays en développement, ce qui met l'Objectif du Millénaire pour le développement (OMD) d'éradiquer la faim à portée de main si des mesures appropriées sont prises. Afin de réaliser cet objectif, il est nécessaire, selon les auteurs du rapport, d'adopter une « double approche », basée sur le soutien à une croissance économique englobant tous les secteurs, y compris l'agriculture, et sur la mise en place de filets de sécurité pour les plus vulnérables.
L'idée d'un filet social mondial
09th of October 2012
Réaliser les objectifs communs
du 08th of October 2012 au 19th of October 2012La Convention sur la diversité biologique (CDB) tient sa 11e Conférence des Parties (CdP 11) à Hyderabad, en Inde. La réunion marque le passage de l'élaboration des politiques à la mise en œuvre des outils dont elle dispose : protocole de Nagoya sur l’accès aux ressources génétiques et le partage des avantages (APA), Plan stratégique 2011-2020, Objectifs d’Aichi en faveur de la biodiversité, ou Stratégie pour la mobilisation des ressources. La CdP 11 adopte ainsi une série de décisions techniques comme la restauration des écosystèmes et de la biodiversité marine et côtière au sein du protocole de Nagoya ou l’utilisation coutumière durable dans les mises en œuvre nationale et locales. Une négociation serrée adopte également, le 20 octobre, un objectif intermédiaire de mobilisation des ressources consistant à doubler, d’ici à 2015, les apports financiers internationaux réservés à la biodiversité, en faveur des pays en développement, et à maintenir ce niveau, au moins jusqu’à 2020.
Réguler le commerce des espèces
04th of October 2012
Une cinquantaine de pays déposent 67 nouvelles propositions de protection d'espèces auprès du secrétariat de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES). Forte de ses 176 pays membres, la convention réglemente déjà le commerce international de 35 000 espèces végétales et animales, et leurs dérivés. Cette gestion n'est pas sans conflits. Le Burkina, le Kenya, le Mali et le Togo appellent ainsi à un élargissement de l'interdiction du commerce de l'ivoire des éléphants alors que la Tanzanie réclame de pouvoir rétablir une chasse partielle des pachydermes sur son territoire. Les États-Unis souhaitent voir assouplir les règles pesant sur le commerce de l'ours polaire et sur une série de tortues et de serpents. Madagascar, le Kenya et le Mexique souhaitent un renforcement des contrôles sur les échanges de différents arbres, plantes médicinales et décoratives. La CITES examinera l'ensemble de ces requêtes en mars 2013 lors de la réunion des parties à Bangkok (Thaïlande).
Les sans-terre indiens en marche
du 02nd of October 2012 au 27th of October 2012
Le mouvement indien Ekta Parishad organise une marche rassemblant plus de 100 000 paysans sans terre, issus de communautés autochtones et intouchables, de Gwalior vers la capitale fédérale, New Dehli. La Jan Satyagraha (« marche du peuple pour la vérité ») réclame un accès à la terre et à l'ensemble des ressources naturelles pour tous les citoyens indiens. Se réclamant des principes de Ghandi, Ekta Parishad et cette marche veulent rendre visibles les plus démunis, de plus en plus les privés d'accès aux ressources naturelles qui permettent d'assurer leur survie au profit d'industries minières, de centrales nucléaires ou hydroélectriques, ou de plantations agroalimentaires. L'organisation de la marche est également l'occasion à la fois de structurer le mouvement et de former des relais locaux et de réunir des soutiens internationaux. Arrivée à New Dehli, la Jan Satyagraha remet au gouvernement une pétition demandant une réforme agraire juste.
L'autonomie de la femme rurale
27th of September 2012
ONU Femmes et les trois organismes des Nations unies en charge de l'alimentation et de l'agriculture lancent à Rome (Italie) un programme conjoint destiné à améliorer l'autonomie économique des femmes rurales pauvres. Dans le monde, 43 % de la main d'œuvre agricole sont des femmes – jusqu'à 70 % dans certains pays en développement. Cette activité s'ajoute partout à l’entretien de la maison, l’éducation des enfants, le soutien aux malades et personnes âgées, voire aux activités économiques complémentaires. Ces femmes sont aussi celles qui disposent de l'accès le moins facile aux services essentiels, à la protection sociale, aux emplois décents, aux financements et aux marchés. Afin d'améliorer leur condition dans l'ensemble de ces domaines, un programme de cinq ans va s'organiser autour d'initiatives d'intégration économique et de sécurité alimentaire. Il interviendra en priorité dans sept pays pilotes : Éthiopie, Guatemala, Kirghizstan, Liberia, Népal, Niger et Rwanda.
La contrebande de bois ne connaît pas la crise
27th of September 2012
Le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) et Interpol publient un rapport conjoint sur l’ampleur de l'exploitation forestière illégale mondiale. Selon l'étude, 15 à 30 % du commerce mondial de bois – pour une valeur marchande de 23 à 77 milliards d’euros – proviennent de l'exploitation illégale. En zone tropicale, bassin de l'Amazone, bassin du Congo et Asie du Sud, le crime organisé serait responsable de 50 à 90 % de l'exploitation forestière. Il génère une importante violence, et l'étude souligne la complexité croissante des mécanismes de blanchiment utilisés : pots de vin, falsification de permis d’exploitation, sociétés écrans en cascade dans différents pays, falsification de l’éco-certification, voire piratage des sites web gouvernementaux pour augmenter leur nombre de permis. Les grumes illégales sont mélangées avec des coupes légales durant le stockage, dans les scieries ou au moment de la revente. Elles peuvent aussi être vendues comme le produit de plantations réelles ou fictives. Le marché noir créerait ainsi des revenus 5 à 10 fois plus élevés que le marché légal. Le rapport recommande aux autorités publiques de cibler les points faibles de ces réseaux : les transports routiers ou l’entrée dans les scieries les plus proches des forêts. Taxer le bois ou sa circulation – à un taux supérieur aux pots de vin habituels – pourrait également contribuer à rendre le marché noir moins lucratif. Mettre en place une notation des compagnies qui abattent, exploitent ou achètent du bois provenant de régions à risque, afin d'informer les investisseurs, serait une autre façon de limiter le développement des activités illégales.
Rétorsions commerciales européennes contre mauvaise gestion halieutique
25th of September 2012
Maintenir et renforcer l’état de droit: une priorité mondiale
24th of September 2012
Les participants à cette réunion adoptent une déclaration [en anglais] sur « l’état de droit aux niveaux national et international ».
Mauvais record en Arctique
19th of September 2012
Définir la dangerosité des produits chimiques
du 17th of September 2012 au 21st of September 201217>21 septembre La Conférence internationale sur la gestion des produits chimiques (CIGPC-3) tient sa 3e session à Nairobi (Kenya). Née de l'Approche stratégique de la gestion internationale des produits chimiques adoptée en 2006, la conférence doit organiser la réalisation de ses objectifs : minimiser les effets négatifs sur la santé humaine et l'environnement de l'utilisation de substances chimiques d’ici à 2020 par une gestion rationnelle des produits chimiques tout au long de leur cycle de vie. La session de Nairobi établit la première revue des 20 indicateurs de progrès adoptés lors de la précédente session. Elle discute également de la prise en compte de nouveaux sujets. Parmi les neuf résolutions adoptées à Nairobi, on trouve ainsi des textes attendus reconnaissant pour la première fois à l'échelle internationale la dangerosité de substances tels le plomb contenu dans la peinture sur le système nerveux des enfants ou les perturbateurs endocriniens pour la reproduction humaine. Ces références doivent permettre aux acteurs de demander à leurs gouvernements respectifs de légiférer sur ces substances s'ils ne l'ont pas déjà fait. De même, une résolution sur les pesticides extrêmement dangereux a été proposée en séance plénière, mais n’a pas été adoptée.
Le bon exemple de la couche d'ozone
16th of September 2012
Austérité et inégalités ne font rien pour la croissance
12th of September 2012
La CNUCED publie à Genève (Suisse) son rapport 2012 sur le commerce et le développement consacré aux Politiques pour une croissance équitable et équilibrée. L'étude documente la croissance des inégalités de revenus dans le monde. Elle pointe également le peu d'effets des politiques d'austérité budgétaire menées par les pays développés sur la réduction des déficits budgétaires, la création d’emplois et le rétablissement de la confiance des marchés financiers. Ces politiques ont au contraire un effet catalyseur sur la récession, et le ralentissement pèse sur les pays en développement qui appliquent des politiques économiques contra-cycliques pour soutenir la demande intérieure et la croissance. La croissance mondiale est ainsi passée de 4,1 % en 2010 à 2,7 % en 2011. La CNUCED s’attend, en 2012, à une croissance inférieure à 2,5 % dans la quelle les pays développés ne représenteraient pas 1 %. En conséquence, le rapport défend une approche alternative. Les politiques doivent s'attacher à relancer l'économie et à réduire les écarts croissants de richesses et de revenus, non seulement pour instaurer des sociétés socialement plus justes, mais également pour favoriser une croissante économique plus forte.
Rapport complet : http://unctad.org/en/PublicationsLibrary/tdr2012_en.pdf (seulement en anglais)
Aperçu général : http://unctad.org/fr/PublicationsLibrary/tdr2012overview_fr.pdf
Un péril global
du 09th of September 2012 au 13th of September 2012Le Conseil exécutif du Mécanisme pour un développement propre (MDP) tient sa 69e réunion à Bonn (Allemagne). La réunion est marquée par la présentation des recommandations du Groupe d'experts de haut niveau sur le dialogue de politique générale sur le MDP lancé à Durban (Afrique du Sud) en 2011 : « Changement climatique, marchés du carbone et le mécanisme de développement propre (MDP) : un appel à l'action ». Le rapport rappelle les gouvernements à leurs responsabilités climatiques en estimant que les efforts actuels de la coopération internationale n'atteignent pas la moitié des besoins d'adaptation et d'atténuation. Pire, selon l'étude, le manque de volonté politique détruit l'incitation des investisseurs à participer aux différents marchés carbone existants. Le MDP, qui a permis de financer 4 500 projets dans 75 pays en développement, a ainsi vu ses cours du carbone baisser de 70 % en 2011, perdant autant en capacité de financement. Le rapport recommande donc une revitalisation des marchés carbone nationaux et régionaux afin de susciter une reprise globale des investissements dans le secteur des énergies propres et du contrôle des émissions. Il invite également à une refonte des critères, processus et instances du MDP pour rendre son fonctionnement plus transparent et efficace. Le rapport sera discuté au cours de la préparation de la conférence de Doha prévue endécembre.
Du poids économique des normes
06th of September 2012Transparency International (TI) publie son 8e rapport annuel sur la mise en œuvre de la Convention de l'OCDE relative à la lutte contre la corruption d'agents publics étrangers par les entreprises , adoptée en 1997. 39 pays, représentant deux tiers des exportations mondiales et trois quarts des investissements à l’étranger, ont adopté ce texte pénalisant la corruption internationale émanant des entreprises. L'OCDE évalue les résultats d'un tiers des pays chaque année. L'ONG TI propose elle un classement global, selon quatre niveaux de mise en œuvre. Ainsi, seuls 7 pays représentant 28 % des exportations mondiales (Allemagne, Danemark, États-Unis, Italie, Norvège, Royaume-Uni et Suisse ) en font une application « active » ; 12 pays représentant 25 % des exportations mondiales (Argentine, Australie, Autriche, Belgique, Canada, Corée du Sud, Espagne, Finlande, France, Pays-Bas, Suède et Japon) une application « modérée » ; et 10 pays représentant 6 % des exportations mondiales (Brésil, Bulgarie, Chili, Hongrie, Luxembourg, Mexique, Portugal, Slovaquie, Slovénie et Turquie) une application « faible », tandis qu’elle est « inexistante » dans 8 pays représentant 4 % des exportations mondiales (Afrique du Sud, Estonie, Grèce, Irlande, Israël, Nouvelle-Zélande, Pologne et République tchèque ). Selon TI, la convention est d'abord affaiblie par son petit nombre de signataires ; il faudrait qu'ils représentent la moitié des exportations pour devenir une norme incontournable – notamment avec l'adhésion de grands exportateurs comme la Chine. Par ailleurs, TI estime que la crise économique tend à rendre les gouvernements frileux dans l'application de sanctions sur leurs acteurs économiques travaillant à l'exportation.
L'Inde parie sur les transports électriques
03rd of September 2012Construire le droit des forêts en Europe et au-delà
du 03rd of September 2012 au 07th of September 2012
L'importance des négociations informelles
du 30th of August 2012 au 05th of September 2012Trois groupes de travail de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques se réunissent informellement à Bangkok (Thaïlande). L'objectif de ces séances est d'avancer sur les propositions concrètes en termes d'organisation et de contenu pour une « deuxième période d'engagement », c'est à dire le prolongement du protocole de Kyoto dans l'attente de la signature d'un nouvel accord cadre, dès janvier 2013. Il s'agit ainsi d'assurer la continuité juridique, technique et opérationnelle entre les deux périodes alors que peu de pays auront le temps de ratifier pleinement un amendement entre novembre 2012 et janvier 2013. Une application provisoire – selon le principe qui a permis au GATT de fonctionner de 1948 à 1995, avant la création de l'OMC – semble constituer une solution, même si certains pays, tels que l'Australie, ne pourraient pas participer. Le débat reste ouvert sur la période de ce deuxième engagement – entre ceux qui souhaitent la limiter à 5 années et ceux qui préfèrent envisager 8 années de transition. N'est pas plus tranchée la question de l'accès aux mécanismes de flexibilité à la fois pour les pays qui ne participaient pas antérieurement au protocole et qui souhaiteraient le faire et ceux qui ne souhaitent plus participer, tels que le Japon ou le Canada. La réunion de Bangkok, en permettant de repérer les zones de dissension et d'accord, s'est achevée en espérant avoir déblayé le terrain d'une prise de décision à la conférence de Doha (Qatar) en décembre 2012.
L'alliance euro-australienne autour du carbone ?
28th of August 2012La Commission européenne et le gouvernement australien annoncent à Bruxelles (Belgique) une première liaison partielle entre leurs marchés carbone respectifs. Dès juillet 2015, les entreprises australiennes soumises à des quotas d'émission pourront acquérir des crédits d'émissions sur le marché européen pour remplir jusqu'à 50 % de leurs obligations. Cette ébauche de marché international du carbone réduira le coût de tenue des obligations et augmentera la liquidité du marché, et stabilisera donc le prix du carbone. La Commission européenne s'engage, par ailleurs, à obtenir des États membres un mandat permettant d'établir une liaison complète des deux marchés d'ici 2018, permettant aux acteurs européens d'acquérir à leur tour des crédits d'émission sur le marché australien. Pour encourager les échanges, le gouvernement australien s'engage à fixer le prix plafond du carbone en fonction de celui des quotas européens à l'horizon 2015-2016 et à limiter l'achat d'unités par le biais des mécanismes du protocole de Kyoto.
économiser l'eau, réduire la faim
27th of August 2012La FAO publie à l'occasion de la Water Week de Stockholm (Suède) une étude recherchant le moyen de combattre la surconsommation de l'eau en agriculture. Elle propose un cadre d'action pour combattre l'insécurité alimentaire par la rationalisation de l'utilisation de l'eau en agriculture et la réduction des déchets. L'agriculture mondiale est responsable de 70 % de tous les prélèvements d'eau douce. Moderniser les systèmes d'irrigation, recycler et réutiliser l'eau des sanitaires, réduire la pollution de l'eau et conserver les eaux de pluie sont autant de moyens de rationaliser l'usage agricole de l'eau et de réduire les sécheresses. La demande alimentaire étant le premier déterminant du développement agricole, l'étude estime également nécessaire de réduire les pertes du système de stockage, distribution et consommation. 30 % de la production agricole mondiale est en effet perdue chaque année, entre le champ et l'assiette des consommateurs.
Fonds vert : parité, négociation et diplomatie
du 23rd of August 2012 au 25th of August 2012Le fonds vert pour le climat tient sa première réunion à Genève (Suisse). Établi lors de la conférence sur les changements climatiques de Durban (2011) le fonds doit mobiliser des ressources supplémentaires afin d'aider les pays en développement à s'adapter au réchauffement climatique. Il devrait ainsi notamment gérer les 100 milliards de dollars annuels promis à Copenhague en 2009 par la communauté internationale pour aider les pays en développement à limiter leurs émissions de gaz à effet de serre et à s'adapter aux effets du changement climatique d'ici à 2020. L'objectif de cette première réunion est de clarifier le fonctionnement du fonds, avec l'élection deux coprésidents pour un an, l'un représentant les pays du Sud, le Sud-Africain Zaheer Fakir, l'autre les pays du Nord, l'Australien Ewen McDonald. De même, le Groupe de pilotage, composé de 24 membres, représente de manière paritaire les pays développés et en développement. Il se penche sur la question hautement symbolique du futur siège du fonds – réclamé par la Suisse, l'Allemagne, le Mexique, la Namibie, la Pologne ou la Corée du Sud. Il est décidé d'annoncer le siège choisi à la prochaine réunion du fonds en Corée du Sud en octobre 2012.
Une sortie de crise verte pour l'Espagne
22nd of August 2012La fondation Sustainlabour publie le rapport « Des emplois verts pour un développement durable : le cas de l'Espagne ». L'étude estime que plus d'un million d'emplois pourraient être créés en Espagne d'ici 2020 dans les secteurs verts si le gouvernement ne sacrifie pas les incitations dans ce domaine au profit des politiques d'austérité. L'Espagne compte aujourd'hui de 400 000 à 500 000 « emplois verts », soit 2,2 % des emplois totaux. Les secteurs qui génèrent le plus d'emplois sont la collecte et traitement des déchets (26 %), les énergies renouvelables (21 %), le traitement de l'eau (11 %) et la protection publique de l'environnement (10 %). Au total, cette économie « verte » génère 25 milliards d'euros par an, soit 2,4 % du PIB. L'étude estime que si l'Espagne se fixait comme objectif de produire 20 % de son énergie primaire par les renouvelables d'ici 2020, contre 9 % aujourd'hui, entre 160 000 et 340 000 emplois supplémentaires seraient créés. L'adoption de plans de mobilité durable, le développement d'un transport public de qualité et l'amélioration de l'efficacité énergétique des véhicules permettraient de créer d'ici à 2020, 770 000 emplois. Un plan de rénovation de l'habitat, sur une base de 565 000 maisons par an pourrait induire 100 000 emplois d'ici 2020, pour atteindre 25 millions d'habitations rénovées et 1,37 millions de postes créés d'ici 2040.
un indice pour mesurer la santé des océans
16th of August 2012
La revue Nature publie le travail d'une équipe de 65 scientifiques internationaux qui ont créé l'Ocean Health Index (OHI) destiné à mesurer la santé des océans à travers le monde. 171 zones économiques exclusives contrôlées par des États et 10 objectifs environnementaux et socio-économiques décrivant les services rendus par les océans (parmi lesquels l'apport de nourriture, la propreté des eaux ou encore le stockage de CO2) ont été retenus pour calculer cet indice. À l'échelle mondiale et tous critères confondus, l'indice est de 60 sur 100. Centré sur les zones côtières et délaissant donc la haute mer, disposant de données parfois parcellaires pour certains objectifs ou certaines régions du monde, cet indice est néanmoins envisagé par ses auteurs comme un outil d'évaluation et de meilleure gestion de l'environnement maritime.
Le site de l'OHI [en anglais] : www.oceanhealthindex.org
La Chine a besoin de taxes vertes
15th of August 2012La Banque asiatique de développement (Asian Development Bank, ADB) publie à Manille (Philippines) "Toward an Environmentally Sustainable Future", un rapport émettant une série de recommandations en matière de durabilité environnementale à destination du gouvernement chinois. L'étude juge ainsi important que la Chine mette en place des taxes sur l'extraction de ressources, les émissions de polluants et de dioxyde de carbone. Ces taxes viendraient appuyer les investissements et les efforts de régulation environnementaux réalisés par la Chine depuis cinq ans, lesquels ont permis de réduire de 10 % les émissions de dioxyde de sulfure et de 20 % la consommation énergétique par unité de PNB. Le modèle de croissance chinois reste cependant, pour l'étude, trop dépendant des exportations et de l'utilisation de charbon. Des taxes et des incitations permettraient de réorienter le tissu industriel vers la demande locale et des pratiques de production plus propres. La taxation de l'utilisation des ressources naturelles, des produits de luxe ou des produits jetables permettrait enfin aussi de peser sur les modes de consommation individuelle dans un pays en urbanisation constante.
L'Asie n'est pas prête pour faire face aux catastrophes naturelles
15th of August 2012La société britannique de conseil sur les risques, Maplecroft, publie son second Atlas des risques encourus du fait d'accidents naturels, classant 197 pays en fonction de l'impact d'un désastre naturel tel que séisme et inondation sur leur économie. 2011 a été une année record en la matière, puisque les dommages économiques des catastrophes naturelles ont atteint 380 milliards de dollars, dont 55 % dus au tremblement de terre suivi d'un tsunami intervenu au Japon. Examinant la préparation au risque et la capacité de réponse, l'Atlas souligne le manque de préparation des pays asiatiques : le pays le plus vulnérable est le Bangladesh, suivi par les Philippines, la République dominicaine et la Birmanie, qui sont tous « à risque extrême ». Parmi les dix premiers on trouve aussi l'Inde, le Vietnam, le Honduras, le Laos, Haïti et le Nicaragua. L’atlas souligne que la qualité des infrastructures et de la gouvernance va déterminer l'impact d'une catastrophe naturelle ; en la négligeant, les pays mettent en péril leurs ambitions de croissance économique.
Recyclons nos déchets électroniques
13th of August 2012L'Union européenne (UE) adopte de nouvelles règles sur les déchets provenant d'équipements électriques et électroniques (e-déchets), pour permettre aux États membres de lutter plus efficacement contre l'exportation illégale de déchets et améliorer leurs taux de recyclage. La directive instaure ainsi une obligation de collecte gratuite des articles usagers. Elle espère ainsi parvenir à 45 % de collecte d'ici 2016, 65 % d'ici 2019. La nouvelle directive oblige également les exportateurs de déchets à tester si leurs équipements fonctionnent ou non afin de bien séparer la filière de produits d'occasion de celle du recyclage. Elle prend ainsi acte des études récentes menées par la Convention de Bâle mettant en évidence l'ampleur du flux d'équipements électriques et électroniques usagés des pays industrialisés, dont l'UE, vers l'Afrique, où les installations ne sont pas toujours capables de traiter les métaux lourds, tels le mercure et le plomb, ainsi que les retardateurs de flamme bromés, souvent utilisés dans ces matériels.
Un pacte pour les océans
12th of August 2012Les Nations unies célèbrent à Yeosu (Corée du Sud) le 30e anniversaire de la Convention pour le droit de la mer (UNCLOS). À cette occasion, est lancé le Pacte des Nations unies sur les océans visant à coordonner et renforcer l'action de toutes les agences onusiennes intervenant dans le domaine. Il prendra ainsi notamment en charge la mise en œuvre de l'UNCLOS. Il doit aussi soutenir les actions des gouvernements et promouvoir l’engagement des ONG, des milieux scientifiques, du secteur privé et de l’industrie. Il répond ainsi aux recommandations de la conférence Rio+20en matière de protection des océans et de promotion du développement durable. Ses trois objectifs sont de : protéger les populations et améliorer la santé des océans ; protéger et sauvegarder l’environnement des océans et leurs ressources naturelles ; et renforcer la connaissance et la gestion des océans. Il devrait être piloté par un groupe consultatif composé des agences et organismes des Nations unies concernés, de décideurs de haut niveau, de scientifiques, d'experts dans les affaires maritimes et de représentants du secteur privé, d’ONG, et de la société civile. Dans ce cadre, tous les pays devraient s'être fixé des objectifs de réduction des rejets polluants et au moins 10 % des zones côtières et marines devraient faire l'objet de mesures de protection d'ici à 2025. L'initiative appelle également à renforcer la lutte contre la pêche illégale, à reconstituer les stocks et à éradiquer les espèces invasives.
Que mesurent les satellites en Amazonie ?
02nd of August 2012L'Institut national pour la recherche spatiale (INPE) brésilien publie le résultat de son observation en temps réel de la déforestation amazonienne entre août 2011 et juillet 2012. Il se félicite d'une réduction de 23 % du rythme de déboisement pendant cette période malgré la hausse de la demande mondiale en agro-carburants et en produits alimentaires – la mise en culture restant la première cause de la déforestation amazonienne. Selon les images satellites, 2 049 km2 de forêt amazonienne ont été défrichés entre août 2011 et juillet 2012, contre 2 679 entre août 2010 et juillet 2011. Pour le gouvernement brésilien, ce bon résultat est le produit du nouveau code forestier adopté en 2011. Pour les critiques, le code comme l'observation se rejoignent pour dédouaner les petits exploitants. La surveillance satellitaire ne peut mesurer le déboisement que sur des parcelles d’une superficie minimum de 25 hectares. La publication en décembre 2012 des résultats du programme PRODES, qui mesure l'évolution des terres par surface de 6 km2, devrait éclairer le débat.
Le rôle des océans dans la séquestration du carbone
01st of August 2012Des chercheurs britanniques et australiens publient dans la revue Nature Geoscience un article sur la séquestration du carbone par les océans. Environ un quart du dioxyde de carbone (CO2) créé par les activités humaines sur la planète est piégé dans les océans, dont 40 % dans l'océan Austral entourant l'Antarctique. L'apport de cette étude est d'établir comment l'action combinée du vent, des tourbillons et des courants pousse le CO2 dissous dans les eaux de surface à plus de 1000 mètres de profondeur où il est piégé pour des centaines de milliers d'années. Il a fallu dix années d'observation et d'expérience avec des robots en eaux profondes pour établir ce résultat. Selon les chercheurs, il faut maintenant observer ce processus pour mesurer s'il est sensible au réchauffement climatique, qui théoriquement pourrait modifier les flux de surface et tourbillons dans l'océan Austral en changeant les courants, en intensifiant les vents ou en créant de fortes variations de températures.
Méthode brésilienne pour forêts africaines
26th of July 2012La Commission des Forêts d'Afrique centrale (COMIFAC), la FAO, en partenariat avec l'Institut national brésilien de recherche spatiale (INPE), lance à N'Djamena (Tchad) un projet de surveillance par satellite des espaces forestiers de dix pays du Bassin du Congo : Burundi, Cameroun, Gabon, Guinée équatoriale, République centrafricaine, République du Congo, République démocratique du Congo, Rwanda, Sao Tomé et Principe et Tchad. Lancée dans le cadre du programme REDD qui confère une valeur financière au carbone stocké dans les forêts, cette initiative veut aider à documenter l'ampleur des menaces qui pèsent sur le deuxième plus vaste espace forestier au monde. Au-delà de la simple déforestation, en progression mais relativement réduite dans cette zone (entre 0,20 et 0,30 %), il s'agit d'avoir une meilleure idée de l'ampleur et des effets du changement dans l'utilisation des terres, de l'exploitation forestière non durable ou de l'exploitation minière. Ces données aideront les pays à concevoir des projets et obtenir des financements pour la mise en place de systèmes de contrôle et d’évaluation fiables et durables dans chaque pays.
Mieux protéger les éléphants et les rhinocéros
du 23rd of July 2012 au 27th of July 2012Le Comité permanent de la CITES (Convention on International Trade in Endangered Species of Wild Fauna and Flora) tient sa 62e réunion à Genève (Suisse). La Convention de Washington encadrant le commerce des espèces animales et végétales menacées, à la croisée du commerce, de l’environnement et du développement, est sortie politiquement renforcée de la Conférence des Nations unies sur le développement durable (Rio +20). Elle s'appuie sur cette reconnaissance pour reprendre l'offensive face au braconnage des éléphants et des rhinocéros, deux espèces inscrites à l’Annexe I. Les prises d'ivoires et les arrestations placent 2011 au plus haut niveau de braconnage atteint depuis une décennie. Pour la seule Afrique du Sud, on estime que les braconniers ont tué 448 rhinocéros. Début 2012, le parc national de Bouba Ndjida, dans le nord du Cameroun, a constaté l'abattage de 450 éléphants. Dans les deux cas, des raisons économiques et symboliques peuvent expliquer la persistance du braconnage : la demande du marché asiatique en ivoire, les croyances faisant de la corne de rhinocéros un remède contre le cancer, et son utilisation en tant que drogue récréative. Pour la CITES, des plans de grande ampleur sont nécessaires, associant éducation, sensibilisation, protection et répression. Le comité adopte ainsi un « paquet éléphants » regroupant un large éventail de mesures, s’appuyant sur le succès du Plan d’action et du Fonds pour l’éléphant d’Afrique, et avec pour but ultime de mettre à jour la résolution de longue date de la CITES sur les éléphants. Ne disposant pas des mêmes outils pour le rhinocéros, le comité commande des études tout en adoptant es mesures urgentes à court terme visant à réduire le commerce illégal, y compris le partage des résultats de l’enquête avec les pays d’origine, la sensibilisation à un haut niveau, ainsi que des législations adéquates et des contrôles de la lutte contre la fraude. Le comité s'alarme aussi de la « prolifération » des installations d’élevage de tigres en captivité, notamment en Chine, et commandes des études approfondies sur le sujet. Tous ces sujets seront sur la table de négociation de la Conférence des Parties de la Convention à Bangkok, en mars 2013.
Le Sida : des progrès, mais peut mieux faire
du 22nd of July 2012 au 27th of July 2012La 19e Conférence mondiale sur le sida réunit 20 000 délégués venus de 190 pays à Washington (États-Unis). La conférence se félicite des avancées enregistrées dans la lutte contre la pandémie grâce à l'intensification de la coopération internationale : la mortalité due au sida a reculé de 35 % ces dix dernières années et l’incidence des nouvelles infections de 20 % ces cinq dernières années. 54 % des 15 millions de personnes affectées dans le monde bénéficient d'un traitement antirétroviral. Exceptions notables, sept pays d'Europe orientale et en Asie centrale contredisent les tendances mondiales, notamment en raison de l'expansion de la toxicomanie. En Russie par exemple, dans cinq régions, les infections ont augmenté de 700 % entre 2001 et 2008, portant à un sur 100 l'occurrence de la maladie dans la population russe. Le taux d'accès au traitement n'est que de 23 %. La déclaration finale de la conférence de Washington appelle à une mobilisation accrue pour mettre fin à une épidémie qui a déjà fait 30 millions de morts en 30 ans. Elle appelle ainsi la coopération internationale à continuer ses efforts pour garantir un large accès aux traitements, mais aussi à soutenir la mise au point d'un vaccin.
L'Afrique au cœur du commerce extérieur chinois
19th of July 2012L’Académie chinoise du commerce international et de la coopération économique publie les chiffres du commerce extérieur chinois pour le premier semestre 2012. Le volume des échanges a atteint 1 840 milliards de dollars, soit 8 % de plus qu'au premier semestre 2011. Pourtant, les échanges avec l'Union européenne ont quasiment stagné (+0,7 %) et ceux avec le Japon ont reculé (-0,2 %), confirmant une tendance initiée avec la crise en 2008. Les échanges avec l'Afrique, eux, ne connaissent pas ce ralentissement. Confirmant une augmentation moyenne annuelle de 30 % depuis l'an 2000, les échanges avec le continent africain ont crû de 22,3 % en au premier semestre 2012. La valeur totale des échanges atteint 80,5 milliards de dollars, au bénéfice de l'Afrique, dont les exportations vers la Chine, essentiellement des matières premières comme du pétrole et minerais de fer, représentent 49,6 milliards de dollars. En retour, l'Afrique importe des machines-outils, du matériel électrique et du textile. Les principaux partenaires commerciaux de la Chine en Afrique en 2011 ont été l'Afrique du Sud, l'Angola, le Soudan, le Nigeria et l’Égypte.
Peut-on échapper à la question de la productivité ?
12th of July 2012La FAO et l'OCDE publient leur rapport conjoint, Perspectives agricoles. L'étude constate un certain ralentissement de l'augmentation des prix, tout en signalant qu'ils continuent de progresser plus rapidement que l'inflation dans la plupart des pays en développement. Sans évacuer les questions de régulation et d'adaptation de l'agriculture aux contraintes climatiques, le rapport insiste sur la nécessité d'augmenter la productivité agricole en particulier dans les pays en développement de façon à stabiliser les cours sur le long terme. Faire face à la croissance attendue de la population mondiale demandera ainsi en 2050 de produire 1 milliard de tonnes de céréales et 200 millions de tonnes de viande supplémentaires par an. Les surfaces agricoles peuvent être marginalement élargies dans ces pays ; les projections envisagent ainsi une superficie labourable totale mondiale de 5 % plus élevée qu'aujourd'hui 2050. Reste à augmenter l'intensité de la production : un objectif qui demande dès aujourd'hui des investissements publics et privés importants dans la formation et la recherche.
Réinventer l'aide pour 2025
10th of July 2012L’Overseas Development Institute publie Horizon 2025, un rapport sur les enjeux humanitaires de la décennie à venir. L'étude s'attend à une réduction globale importante de la pauvreté, notamment par l'amélioration des conditions de vie dans les pays à revenus moyens tels que l'Inde ou le Vietnam. Cette évolution pourrait diviser par quatre l'extrême pauvreté dans le monde, faisant passer le nombre de personnes vivant avec moins de 2 dollars par jour de 560 millions aujourd'hui à 100 millions en 2025. Selon l'ODI, les populations les plus pauvres du monde vivront alors pour la plupart dans des États d'Afrique en conflit, ce qui posera de nouveau un défi à la coopération internationale, traditionnellement focalisée sur les pays bien gouvernés. Le rapport étude le positionnement des acteurs non-étatiques face à ces bouleversements pour inviter la coopération publique à réviser ses propres modes d'opération, notamment en matière d'action sociale. Il propose enfin un panorama des positions actuelles des bailleurs de fonds, montrant la faiblesse des aides accordées aux pays fragiles, aux OMD et aux biens publics communs.
Règlementer la pêche, mais aussi l'aquaculture
du 09th of July 2012 au 13th of July 2012La 30e session du Comité des pêches (COFI 30) de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) se tient à Rome (Italie). Seul organe compétent pour la régulation des pêches et de l'aquaculture, le COFI tient une place particulière dans la gestion de ressources capitales pour la sécurité alimentaire. L’édition 2012 du rapport sur la Situation mondiale des pêches et de l’aquaculture (SOFIA), publiée le 10 juillet, signale ainsi que capture et aquaculture ont fourni 148 millions de tonnes de poissons dans le monde en 2010. Le poisson constitue ainsi 20 % de l'apport en protéines animales de 3 milliards de personnes. Une part stable qui cache le fait que l'aquaculture représente plus de la moitié de cet apport, venant de manière croissante compenser le déclin des prises marines. Après des discussions formelles sur la composition du bureau du comité, les débats ont porté sur la nécessaire négociation de règles communes telles le Code de conduite pour une pêche responsable (CCPR) ou l’Accord sur les mesures du ressort de l’État du port (AMEP) visant à prévenir, contrecarrer et éliminer la pêche illicite, non déclarée et non réglementée. Le COFI 30 aurait ainsi opéré des avancées positives sur l’inclusion des requins et des pêches artisanales dans les codes de conduite en discussion et en matière d’étiquetage écologique et de traçabilité des poissons.
Les Européens veulent une alimentation de qualité
06th of July 2012Eurobaromètre publie une étude montrant que la qualité est le premier déterminant ors de l'achat de denrées alimentaires pour 96 % des citoyens de l'UE. Viennent ensuite le prix (91 %), l'origine (71 %) et la marque (47 %) des produits. L'étude montre également l'importance des logos dans l'établissement de la qualité des produits : 67 % vérifient si les produits qu’ils achètent possèdent un label de qualité. La propension diminue chez les 15-24 ans (58 %), les personnes qui n’ont pas fait de longues études (59 %) et celles qui ont des difficultés à payer leurs factures (60 %), mais continue à réunir plus de la moitié des personnes interrogée. Ces logos bénéficient néanmoins d'une connaissance variable : 36 % des Européens reconnaissent le logo du commerce équitable, et 24 % celui de l'UE pour les produits biologiques moins de deux ans après son lancement.
De l’importance des zones humides
du 06th of July 2012 au 13th of July 2012La 11e réunion des Parties à la Convention de Ramsar sur les zones humides d’importance internationale se réunit à Bucarest (Roumanie). Les travaux montrent l'expansion d'un instrument né en 1971 en réponse à une inquiétude sur le bien-être des oiseaux. La Convention de Ramsar travaille aujourd'hui non seulement sur les habitats des oiseaux, mais aussi sur l'importance des zones humides par rapport au changement climatique, au développement durable, à la gestion intégrée des nuisibles ou à l’éradication de la pauvreté. La convention a ainsi adopté une vision élargie de la conservation allant au-delà de la protection des espèces et des habitats pour prendre en compte les activités humaines. La réunion de Bucarest aboutit au maintien du secrétariat de la convention auprès de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), repoussant son transfert au Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), où sont accueilles toutes les conventions sur la biodiversité. Elle adopte également l'objectif de créer un segment ministériel de haut niveau afin de gagner un soutien politique plus important dans les administrations en faveur des zones humides.
De nouvelles sources de financement pour l’aide aux pays en développement
05th of July 2012Le Département des affaires économiques et sociales des Nations unies publie un rapport listant une série de mécanismes financiers capables de réunir 400 milliards de dollars chaque année. Ces nouvelles sources de financement dépasseraient ainsi l'aide bilatérale au développement (167 milliards en 2011, en réduction en raison de la crise économique) et permettrait une réelle contribution à la satisfaction des besoins des populations des pays en développement. Parmi les mécanismes envisagés figure la taxation coordonnée de différentes activités humaines comme les émissions de carbone, le trafic aérien, les transactions financières ou les échanges de monnaie. Respectivement, les trois premières pourraient rapporter 240, 40 et 71 milliards de dollars tout en stimulant la croissance verte et en calmant la volatilité des marchés financiers. Le rapport souligne enfin que la taxation des transactions financières est particulièrement juste socialement puisque les personnes pauvres ne s'engagent pas dans de telles activités.
La bataille de l'innovation
03rd of July 2012L'OMPI et l'INSEAD eLab (France) publient, pour la deuxième année, leur Indice de l'innovation mondiale. Il documente les performances de 141 pays en matière d'innovation confirmant la domination des pays les plus développés. Les dix premiers menés par la Suisse, la Suède et Singapour sont tous des pays de l'OCDE. Par rapport à 2011, les États-Unis reculent de trois places à la dixième position, comme le Canada qui perd ainsi sa place dans le groupe de tête. L'étude met également en évidence l'émergence de nouveaux innovateurs. Les dix suivants mêlent ainsi des pays émergents, comme la Chine ou l'Inde, des économies intermédiaires d'Europe – Arménie, Géorgie, Lituanie, Moldavie, Serbie, Ukraine – ou d'autres régions – Jordanie, Malaisie, Namibie, Paraguay, Sénégal, Swaziland, Vietnam –, voire des pays à bas revenus comme le Kenya ou le Zimbabwe. Dans tous les cas, le rapport établi le lien entre les résultats et les efforts d'investissement des gouvernements en formation et en soutien à la recherche. Il distingue ainsi les leaders d'innovation, des pays développés ayant créé un environnement stable pour la production de l'innovation. On retrouve dans ce groupe les dix premiers mais aussi des pays comme la Nouvelle Zélande, l'Allemagne, Israël, la Corée ou la France. Les pays émergents, intermédiaires ou en développement cités plus haut sont qualifiés de « en apprentissage ». Une troisième catégorie désigne les « underperfomers », développés ou non, dont les institutions de formation ou de recherche ne produisent pas un niveau suffisant d'innovation :on y trouve autant les pays du Golfe, l’Égypte, l'Algérie, que la Turquie ou l'Angola
| Point d’étape sur les OMD à trois ans de leur échéance
02nd of July 2012Les Nations unies publient leur rapport 2012 sur l'avancée des huit Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) définis en 2000. À trois ans de l'échéance, l'étude souligne les résultats obtenus, les objectifs de lutte contre la pauvreté, d’habitat dans les bidonvilles et d’accès à l'eau ayant d'ores et déjà été atteints. Depuis 2010, le taux mondial d'extrême pauvreté – le nombre de personne vivant avec moins de 1,25 dollar par jour – a été divisé par deux. Il a reculé dans toutes les régions, même en Afrique subsaharienne. La proportion de personnes ayant accès à une source d'eau potable améliorée est passée de 76 % en 1990 à 89 % en 2010. La part des urbains vivant dans des bidonvilles est parallèlement passée de 39 % en 2000 à 33 % en 2012 – 200 millions de personnes bénéficient de meilleures de conditions de vie urbaines, sachant que l'objectif était de 100 millions. D'importants progrès ont aussi été accomplis en matière d'éducation primaire, de parité dans l'accès à l'éducation ou d'accès au traitement du sida. Pour confirmer ses résultats, le rapport préconise que les efforts se portent désormais sur le 8e objectif, soit la création d'un partenariat mondial pour le développement effectif.
Faire de l'emploi un objectif global
du 02nd of July 2012 au 09th of July 2012Le Conseil économique et social des Nations unies tient à New York (États-Unis) une réunion de haut niveau sur la question de l'emploi et des moyens pour stimuler la création d'emplois décents et durables. Le monde compte aujourd'hui 205 millions de chômeurs. Les débats indiquent une forte intention de la part des agences des Nations unies de proposer des cibles en matière d'emplois durables et d'emplois des jeunes pour l'agenda de la coopération internationale après 2015. La Déclaration ministérielle, adoptée le 9 juillet, invite ses signataires à élaborer et mettre en œuvre des politiques de l’emploi dynamiques, équilibrant les chances entre hommes et femmes et entre les zones rurales et les zones urbaines. Ces politiques doivent couvrir un champ large allant de la structuration des produits et services financiers nécessaires pour soutenir l'activité des micros, petites et moyennes entreprises à l’établissement de régimes de salaire minimum et de conditions de travail acceptables. Si ces politiques relèvent des États souverains, la déclaration invite la coopération internationale à apporter tous les transferts financiers et l'expertise technique nécessaires à la poursuite de ces objectifs.
Négociations au point mort sur le partage des ressources génétiques
du 02nd of July 2012 au 06th of July 2012La 2e réunion du Comité intergouvernemental pour le protocole de Nagoya sur l’accès aux ressources génétiques et le partage équitable des avantages découlant de leur utilisation (ABS) se réunit à New Dehli (Inde). Ses travaux portent sur la mise en œuvre du mécanisme de partage des avantages découlant de l'utilisation des ressources génétiques prévu par le protocole. Ce dernier ne dispose toujours pas d'un niveau de ratification suffisant pour entrer en vigueur avant la fin de l'année, comme prévu. Les discussions de New Dehli montrent que les négociateurs restent, de fait, très divisés sur une série de définitions fondamentales. Il n'existe pas de consensus sur le niveau d'encadrement souhaitable des mouvements transfrontaliers de gènes. Les mécanismes de mise en conformité au protocole, une de ses principales innovations, restent discutés, notamment sur la place accordée aux communautés autochtones. Si la déclaration finale réitère l'importance des ressources génétiques et des savoirs traditionnels qui leur sont associés, elle demander également la continuation des travaux des experts sur l'ensemble de ces points.
Technologies de l’information et préservation de la biodiversité
du 02nd of July 2012 au 04th of July 2012La Conférence mondiale sur l’informatique relative à la biodiversité (CMIB) se réunit à Copenhague (Danemark). Elle s'inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des objectifs d’Aichi (Japon) pour 2020 visant à stopper la perte de biodiversité en explorant les façons dont l’informatique pourrait répondre aux défis posés par la science et la politique à la biodiversité. La collecte et la diffusion de l'information ont en effet placées au cœur des 20 objectifs d'Aichi adoptés en 2010 à Nagoya, postulant qu'elles permettront aux sociétés humaines de développer des outils innovants de gestion des ressources biologiques dans des domaines cruciaux comme la sécurité alimentaire, la santé humaine et le développement économique durable. Les débats de Copenhague montrent l'ampleur des domaines d'action possibles et les positions de départ à la fois des informaticiens et des biologistes. La question devrait revenir plusieurs fois sur l'agenda international dans les prochaines années.
Encadrer le mercure
du 27th of June 2012 au 02nd of July 2012Le Comité de négociation intergouvernemental travaillant sur un instrument juridiquement contraignant sur le mercure tient sa 4e réunion à Punta del Este (Uruguay), avant-dernière étape avant la présentation du texte au Forum ministériel mondial sur l’environnement du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE)en 2013. L'adoption finale est programmée lors d'une conférence extraordinaire qui se tiendra à Minamata (Japon), en octobre 2013. La question est sur l'agenda international depuis 2001 en raison des effets sanitaires de l'exposition au mercure : mauvais développement neurologique du fœtus, baisse de la fécondité, lésions cérébrales et nerveuses ou maladies cardiaques chez les adultes. Le traité devrait encadrer les activités humaines contribuant à la libération de ce métal lourd très répandu et persistant dans l’environnement : procédés industriels, extraction minière, déboisement, incinération des déchets ou combustion de combustibles fossiles. Il doit aussi venir encadrer le cycle de vie de produits contenant du mercure comme les amalgames dentaires, les applications électriques (par exemple, les interrupteurs et les lampes fluorescentes), les instruments médicaux et de laboratoire (thermomètres et baromètres cliniques), les batteries, les substances de traitement des semences, les crèmes antiseptiques et antibactériennes ou pour éclaircir la peau.
Rio+20 : un sens modéré de l'avenir
du 20th of June 2012 au 22nd of June 2012La Conférence des Nations unies sur le développement durable (« Rio+20 ») rassemble les chefs d'États et de gouvernements des pays membres des Nations unies à Rio de Janeiro (Brésil). Le sommet adopte une déclaration, « L'Avenir que nous voulons » ("The Future we want"), reflétant les négociations en cours parfois depuis plusieurs années sur différents sujets. Elle lance ainsi la négociation de nouveaux objectifs pour le développement durable, complémentaires des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). Ils seront définis par un groupe de travail, à partir des principes de Rio 92 décrits dans l’Agenda 21 et le Plan d’application de Johannesbourg (2002), et seront présentés lors de Assemblée générale de l’ONU en septembre 2013. Un effort de renforcement du pilotage politique des agendas du développement durable est prévu avec l'appel à la création d'un Forum universel intergouvernemental de haut niveau qui remplacerait la Commission du développement durable et disposerait d'une autorité politique suffisante pour suivre l'application des décisions par toutes les agences des Nations unies. Par ailleurs, le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) devrait voir ses moyens financiers et politiques renforcés. Notamment avec la définition d'un programme d'action pour la production et la consommation durables. La déclaration s'engage également en faveur des océans avec le lancement en 2014 d'un processus de création d’un organe qui étudierait l’état de l’environnement marin, à la manière de ce qui existe pour le climat ou la biodiversité, et l'engagement de réduire les déchets marins « de façon significative » d’ici 2025, sans néanmoins avancer d'objectif chiffré. Enfin, un nouveau pas envers la définition de nouveaux indicateurs de développement est franchi avec la mission donnée la Commission statistique de l’ONU de lancer un groupe de travail sur les initiatives existantes dans ce domaine.
Le temps de l'approche globale ?
20th of June 2012Le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) publie le rapport Avoiding Future Famines: Strengthening the Ecological Basis of Food Security through Sustainable Food Systems, démontrant que la sécurité alimentaire humaine ne peut être assurée sans efforts de protection des écosystèmes et de disponibilité en services environnementaux. L'étude se démarque des approches quantitatives ou en termes d'accès pour se concentrer sur la conservation des ressources naturelles et des écosystèmes qui sous-tendent le système alimentaire. Elle fait ainsi une large part aux menaces – compétition pour l'eau, pratiques agricoles conventionnelles ignorantes des limites des écosystèmes, déforestation, pesticides, changements climatiques, surpêche, pollutions terrestres des espaces aquatiques, etc. – en insistant sur leur impact sur la sécurité alimentaire. Les recommandations pratiques vont du soutien des petits agriculteurs (centralisation des infrastructures de stockages pour un meilleur accès aux marchés et une réduction des pertes) à la révision des normes alimentaires pour réduire les pertes, en passant par la définition de politiques nationales d'aménagement du territoire respectueuses des écosystèmes ou la promotion de secteurs économiques verts.
L'assurance durable a ses principes
19th of June 201230 compagnies d'assurance, représentant un capital de 50 milliards de dollars et 10 % du marché mondial, adoptent à Rio de Janeiro (Brésil) une série de principes négociés depuis six ans au sein de l’Initiative financière du Programme des Nations unies pour l’environnement (UN Environment Programme's Finance Initiative [UNEP FI]). Les Principles for Sustainable Insurance proposent une « boite à outils » aux assureurs afin de promouvoir la durabilité environnementale, sociale et économique dans les mécanismes de gestion du risque, des changements climatiques aux catastrophes naturelles en passant par le manque d'eau, l'insécurité alimentaire ou les épidémies. Les compagnies engagées à mettre en œuvre ces principes devront rendre des rapports annuels.
Core document of the UNEP FI Principles for Sustainable Insurance
Ce que l'ont fait contre les déchets marins
19th of June 2012Le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) lance lors d'un side event organisé à Rio de Janeiro (Brésil) le Partenariat mondial sur les déchets marins, visant à lutter contre cette forme de pollution. On estime que 6,4 millions de tonnes de déchets, produits en grande majorité sur les terres, sont rejetées dans les océans chaque année. 94 % sont des matières plastiques qui peuvent suffoquer ou empoisonner près de 267 espèces marines. 86 % des tortues marines, 44 % des oiseaux de mer, 43 % des mammifères marins courent ce risque, selon le PNUE. Les dommages ne s'arrêtent pas là, puisque les particules de plastique décomposées provoquent des intoxications qui se répandent dans l'ensemble de la chaîne alimentaire jusqu'à menacer la santé humaine. La Partenariat mondial sur les déchets marins se veut un lieu de coordination des efforts menés par les gouvernements, les ONG, les scientifiques et les entreprises pour réduire la production de déchets et nettoyer les espaces naturels.
Des écosystèmes robustes soutiennent la croissance et protègent les pauvres
19th of June 2012Le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) et le Haut Commissariat pour les réfugiés publient un rapport conjoint sur les relations entre la santé des écosystèmes, la croissance économique et la protection des droits humains. L'étude rappelle que le lien a été posé depuis le début du processus de négociation internationale autour du développement durable lors de la conférence de Stockholm de 1972 sur l'environnement. Les droits à la vie, à l'eau et à la nourriture ne peuvent être satisfaits sans un environnement sain. Un cinquième des maladies dans les pays en développement peuvent aujourd'hui être imputées à la dégradation de l'environnement. La persistance du paludisme est ainsi en partie liée à la manière dont sont menés les projets d'irrigation, de barrages ou d'adduction d'eau. Le rapport en tire une série de recommandations pour les États, qui doivent veiller à : adopter un cadre réglementaire protégeant les droits humains et l'environnement ; mener des politiques cohérentes à la fois entre leurs différentes agences et entre les choix nationaux et les positions prises à l'échelle internationale ; intégrer des critères de droits de l'homme dans toutes leurs politiques et audits environnementaux ou intégrer les critères de droits de l'homme et de protection de l'environnement dans la comptabilité nationale.
Les promesses écologiques et économiques du bio
18th of June 2012La Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED) organise le premier Global BioTrade Congress à Rio de Janeiro (Brésil). L'objectif est de faire le bilan de 16 années d'Initiative pour le commerce des produits biologiques, qui veut mêler protection de la biodiversité et augmentation des revenus des populations rurales pauvres. Les participants soulignent le potentiel important du secteur dans toute stratégie de verdissement de l'économie mondiale ; il participe ainsi à la mise en œuvre effective des accords multilatéraux sur l'environnement, notamment la Convention sur la diversité biologique (CDB) et la Convention sur le commerce des espèces en danger (CITES). L'agriculture biologique peut également jouer un rôle dans la reconstruction post-conflit, comme le montrent les expériences menées en Colombie ou en Indonésie. Ces messages seront présentés aux chefs d'États et de gouvernements durant le sommet Rio+20.
[UNCTAD Press Release] [First Global BioTrade Congress] [BioTrade Initiative]
Les villes au cœur du développement durable
18th of June 2012Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) lance à Rio de Janeiro (Brésil) une nouvelle initiative mondiale pour des villes efficientes en termes de ressources – Global Initiative for Resource-Efficient Cities. Elle doit fédérer les efforts des administrations locales et nationales, du secteur privé comme des ONG, en matière de promotion de bâtiments efficaces en énergie, d'utilisation efficiente de l'eau ou de gestion durable des déchets. Tournée vers les grandes villes (plus de 500 000 habitants), l'initiative veut gagner 200 membres d'ici 2015 dans un monde en urbanisation croissante où les villes sont la clé du rééquilibrage des modèles de consommation des ressources naturelles. Selon le PNUD, les 3 % de la surface terrestre urbanisés représentent 80% de la production de richesse mondiale mais aussi la moitié du total des déchets, 60 % des émissions de gaz à effet de serre et 75 % de la consommation annuelle en ressources naturelles. Avec quelques mesures simples, les villes pourraient réduire de 30 % leur consommation d'eau et de 50 % celle d'énergie, avance l'agence en s'appuyant sur sa nouvelle étude Sustainable, Resource Efficient Cities in the 21st Century: Making it Happen. Au-delà des recommandations en termes de gouvernance, le PNUE insiste sur la capacité des villes à susciter, orienter et mettre en œuvre de nouvelles technologies vertes en matière d'énergie notamment, génératrices de nouveaux emplois. 20 millions d'emplois urbains pourraient ainsi être créés d'ici 2030 dans l'éolien, le solaire ou les biocarburants. L'enjeu étant de promouvoir de telles évolutions partout, et en particulier dans les villes d'Afrique et d'Asie de l'Est qui connaîtront la plus grande progression dans les 80 ans à venir, le PNUE présente à cette occasion une autre étude, dédiée aux possibilités de financement des énergies durables en ville par le biais du Mécanisme de développement propre (MDP) du protocole de Kyoto.
* Brochure on the Global Initiative for Resource-Efficient Cities
* Download full report: Sustainable, Resource Efficient Cities in the 21st Century: Making it Happen
* Download full report: A Feasibility Study on the Development of an Urban CDM
La crise économique éclipse l’environnement au G20
du 18th of June 2012 au 19th of June 2012Le G20 se réunit à Los Cabos (Mexique). À la veille de l'ouverture du sommet Rio+20, les discussions se distinguent par leur ignorance de questions comme l'économie verte ou l'environnement. Elles se concentrent en effet sur des questions de gestion de la crise mondiale avec un appel à la création d'emplois en particulier pour les jeunes. Le renforcement des moyens financiers du FMI (456 milliards de dollars supplémentaires) est la principale décision prise alors que les pressions sur l'Union européenne pour enrayer les crises budgétaires de ses États membres ont occupé l'essentiel des débats. La gouvernance financière fait une timide avancée avec la désignation de 13 pays non coopératifs et l'inscription de la question de l'évasion fiscale des grandes multinationales, via des systèmes de transfert entre filiales de grands groupes installées dans des paradis fiscaux, à l'agenda des discussions. En revanche, les propositions de taxation des transactions financières ont été une nouvelle fois fermement rejetées par États-Unis et la Chine. Elles ne figurent pas dans la déclaration finale.
Une nouvelle mesure de la richesse
17th of June 2012Le Programme international sur les dimensions humaines de l'Université des Nations unies et le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) publient conjointement l'indice de richesse inclusive – Inclusive Wealth Index (IWI). Ce nouvel indicateur mesure la richesse des pays non seulement en matière de production de richesses, mais aussi de ressources naturelles, de capital humain ou social. Un rapport basé sur cet indice sera proposé tous les deux ans avec l'ambition de proposer une alternative au produit national brut (PNB) mais aussi à l'indice de développement humain (IDH). Ce premier rapport propose l'analyse de vingt pays, mêlant pays développés et pays en développement et représentant 56 % de la population mondiale et 72 % du PNB mondial. Les données rassemblées montrent l'augmentation du capital humain dans tous les pays et l'érosion du capital naturel quasiment partout (18 pays sur 20). Pour ses concepteurs, l'IWI documente effectivement la nature des choix opérés par les sociétés contemporaines, contrebalançant la surexploitation des ressources naturelles ou les changements climatiques par l'innovation et l'augmentation du capital technologique.
[Publication: Inclusive Wealth Report 2012: Measuring Progress Toward Sustainability]
Rio+20 invite les citoyens
du 16th of June 2012 au 19th of June 2012Le gouvernement brésilien organise à Rio de Janeiro (Brésil) quatre journées de dialogue avec la société civile et les citoyens du monde, baptisées « Dialogues sur le développement durable ». Les participants réunis en plénière, mais aussi les internautes, ont fait part, via la plate-forme en ligne www.riodialogues.org, de leurs recommandations sur dix thématiques et ont voté pour celles méritant d’être transmises aux chefs d’État et de gouvernement. Parmi ces recommandations, citons celles qui ont reçu le plus de votes dans chacune des dix thématiques proposées : prendre des mesures concrètes pour arrêter de subventionner les carburants fossiles ; restaurer 150 millions d’hectares de terres déboisées et dégradées d’ici 2020 ; garantir l’approvisionnement en eau en protégeant la biodiversité, les écosystèmes et les sources d’eau ; promouvoir des systèmes alimentaires durables qui contribuent à l’amélioration de la santé ; recourir à l’éducation et à la participation communautaire pour éviter la pollution des océans par les plastiques ; promouvoir l’éducation au niveau mondial pour éradiquer la pauvreté et parvenir à un développement durable ; promouvoir la transformation des déchets comme source d’énergie renouvelable en milieu urbain ; éliminer progressivement les subventions nuisibles et les remplacer par des régimes fiscaux « verts » ; mettre l’éducation au cœur des futurs Objectifs durables pour le développement (ODD) ; promouvoir des réformes fiscales qui encouragent la protection environnementale et bénéficient aux pauvres.
Au nom de la baleine...
du 11th of June 2012 au 06th of July 2012La Commission baleinière internationale (CBI) tient sa 64e réunion annuelle à Panama (Panama). Depuis 1946, elle émet des recommandations en matière de chasse aux grands cétacés pour assurer la survie des espèces. En 1986, la CBI a adopté un moratoire sur la chasse qui reste son plus grand succès. Les pays membres apparaissent néanmoins de plus en plus divisés sur l'état des stocks et sur les risques de réelle extinction, ou sur la préséance de ce risque sur d'autres besoins économiques, diplomatiques ou symboliques. La Norvège et l'Islande n'ont jamais cessé la chasse commerciale – leurs prises cumulées sur 2010-2011 atteignent 700 baleines et tendent à augmenter. Le Japon a maintenu une chasse sous couvert de recherche scientifique. La session de Panama voit la Corée du Sud justifier de la même façon la reprise d'une activité abandonnée depuis 26 ans. Le Danemark, bénéficiaire de quotas au nom des populations autochtones du Groenland, voit sa demande d'augmentation de son quota de chasse, soit 1 326 prises entre 2013 et 2018 dont 10 baleines à bosse par an, refusée. En raison du vote négatif de la Commission, les baleiniers danois seront interdits de chasse à l'expiration des quotas, fin 2012 – si le gouvernement accepte de se ranger à la décision de la CBI. Témoin de la pression constante des partisans de la chasse, la création d'un sanctuaire en Atlantique Sud, le 2 juillet, est une nouvelle fois repoussée. Certaines organisations écologistes comme les Amis de la Terre ou Greenpeace y voient l'appât des ressources en hydrocarbures de la zone autant que celui de la chaire des cétacés.
La faiblesse du droit maritime
08th of June 2012Les Nations unies célèbrent le 30e anniversaire de la Convention sur le droit de la mer. (UNCLOS). Ouverte à la signature en 1982, la Convention est entrée en vigueur en 1994, mais n'est aujourd'hui ratifiée que par 60 États. Elle encadre tous les aspects de la gestion des océans, de la délimitation des frontières maritimes à la régulation des recherches scientifiques ou du commerce, en passant par le règlement des différends. La faible ratification du traité réduit sa portée en termes de protection de la surexploitation des océans, regrette le secrétariat des Nations unies qui demande aux membres des Nations unies de profiter du sommet Rio+20 pour renforcer le régime de protection des océans.
Les émergents préfèreraient-ils le protectionnisme ?
06th of June 2012La Commission européenne publie son Neuvième rapport sur les mesures risquant de limiter les échanges. L'étude constate une augmentation sans précédent de mesures protectionnistes à l’échelle mondiale depuis huit mois avec l'introduction de 123 nouvelles restrictions des échanges, soit une hausse légèrement supérieure à 25 %, pour atteindre un total de 534. De même, depuis le début de la crise, le démantèlement de ces obstacles aux échanges s'est ralenti : seuls 17 % des mesures (89) ont été levées ou ont expiré depuis octobre 2008. La reprise des échanges ou les engagements pris lors des dernières réunions du G20 n'ont pas modifié cette tendance : 40 mesures ont été démantelées entre octobre 2010 et septembre 2011, mais seulement 13 entre septembre 2011 et le 1er mai 2012. Selon le rapport, la principale résistance à la libéralisation des échanges serait le fait des pays émergents : la décision de l'Argentine d'exproprier 51 % des actions de la compagnie YPF appartenant au groupe espagnol Repsol ; l'interdiction par l'Inde des exportations de coton brut ; ou le projet russe de législation instaurant une préférence pour les véhicules de fabrication nationale dans le cadre des marchés publics. Ces mesures s'inscrivent dans les plans d’industrialisation nationaux.
De la neutralité en sciences climatiques
du 06th of June 2012 au 09th of June 2012Le GIEC tient sa 35e session à Genève (Suisse). Ses travaux s'organisent autour des recommandations faites par le Inter Academy Council (IAC) en matière de gouvernance globale de la plate-forme de recherche créée en 1998. Lors de cette session, le GIEC adopte une nouvelle définition des fonctions du secrétariat et de la stratégie de communication – avec notamment la création d'un poste de directeur de la communication. Il valide également de nouvelles procédures de validation scientifique de ses publications. L'objectif est de clarifier qui peut parler au nom du GIEC et sur quels sujets. Toute communication du GIEC doit par ailleurs privilégier les faits et éviter des prises de position qui pourraient compromettre la réputation de neutralité de l'institution au moment où elle est chargée d'émettre des recommandations en matière de cibles d'émissions. L'autre résultat majeur de la session est le lancement d'une évaluation des méthodologies disponibles pour évaluer les émissions de gaz à effet de serre liées à la modification de l'usage des sols et à l'exploitation des forêts. Cette révision doit soutenir les négociations en cours au sein du groupe spécialisé sur l'Utilisation des terres, le changement d'affectation des terres et la foresterie (UTCATF) au sein de la Convention-cadre sur le changement climatique. Cet appui méthodologique doit permettre d'encadrer la mesure des émissions des pays de l'Annexe I dans ce domaine qui doit commencer en 2013, dans l'hyptothèse d'une deuxième période d'engagement du protocole de Kyoto.
Où en est l'emploi dans le monde ?
du 30th of May 2012 au 15th of June 2012L'Organisation internationale du travail (OIT) tient sa 101e Conférence internationale du travail à Genève (Suisse), consacrée aux conditions de l’emploi et de la protection sociale aujourd'hui. Elle examine le nouveau contexte démographique et les difficultés d'accès des jeunes à l'emploi, les impératifs d'adaptation des structures d'emploi au développement durable, les conditions de création d'emplois décents et de promotion d'emplois verts. Le chantier est important : le monde compte 30 millions de nouveaux chômeurs depuis le début de la crise en 2008 et 40 millions auraient renoncé à chercher un travail. Pour revenir à la situation antérieure d'ici 5 ans, il faudrait créer 45 à 50 millions d'emplois chaque année. Seuls 20 % de la population mondiale disposent d'une couverture sociale adéquate, et 50 % ne bénéficient d'aucune aide. Toutefois, la faible reprise économique actuelle s'accompagne rarement de création d'emplois stables assurant ces droits.
http://www.ilo.org/ilc/ILCSessions/101stSession/lang--en/index.htm
Verdir l’économie pour créer de l’emploi
29th of May 2012La Green Job Initiative lancée en 2008 par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUE) publie une étude sur l'impact du verdissement de l'économie sur l'emploi dans les vingt ans à venir. Selon le rapport, ce sont entre 15 et 60 millions d'emplois supplémentaires qui pourraient ainsi être créés à l'échelle mondiale par une transition énergétique, agricole et environnementale – soit un gain total entre 0,5 et 2 %. Huit secteurs devraient porter cette transformation : l'agriculture, l'exploitation forestière, l'énergie, des modes de fabrication intensifs en ressources, le recyclage, la construction et les transports. Plus de la moitié de la population active mondiale – soit 1,5 milliard de personnes – devraient voir leurs conditions de travail changer. L'étude signale également que la transition sera plus facile et importante dans les pays qui pourront immédiatement mettre en œuvre de nouvelles filières sans avoir à démanteler des filières moins efficaces en ressources ou plus polluantes. Néanmoins, il existerait dans l'Union européenne un gisement de 14,6 millions d'emplois directs et indirects dans la protection de la biodiversité et la restauration des ressources naturelles et des forêts.
L’encadrement des énergies marines durables
du 29th of May 2012 au 01st of June 2012Le Processus consultatif non officiel ouvert à tous sur les océans et le droit de la mer tient sa 13e réunion à New York (États-Unis). Créé en 1999, le Processus est un forum de discussion dédié aux questions maritimes. Ses débats servent de base aux discussions de l'Assemblée des Nations unies dans le domaine. En se penchant sur les énergies marines durables (EMD), un domaine en plein développement technologique, le Processus ouvre un sujet quasiment inexploré dans les enceintes internationales. Ne peuvent être qualifiées d’EMD que les énergies issues de processus marins naturels : l'énergie des océans (vagues, marées, courants...), les installations éoliennes en haute mer, l’énergie géothermique sous-marine et l’utilisation de la biomasse marine, en particulier les algues. Les débats couvrent autant les technologies existantes et les investissements nécessaires que l'opportunité offerte de répondre à la demande en énergie dans des zones isolées comme les petites îles. Ils soulignent l'absence de cadre juridique adapté – la Convention des Nations unies sur le droit de la mer (CNUDM) ne faisant aucune référence explicite aux EMD – comme d'évaluation précise de l'impact des nouvelles technologies (modification des courants, impact sur la faune et sur d'autres activités humaines, etc.).
L'Afrique attend la sécurité alimentaire
15th of May 2012Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) publie sont premier Rapport sur le développement humain en Afrique. L'étude souligne l'importance centrale de la sécurité alimentaire pour le continent. Les bons résultats économiques affichés par l'Afrique subsaharienne depuis cinq ans n'ont en effet pas permis de réduire l'insécurité alimentaire qui touche un quart de sa population (856 millions de personnes). Le rapport distingue quatre domaines prioritaires, tant pour l'action publique nationale qu'internationale, pour inverser la tendance : renforcer la productivité agricole des petits agriculteurs, par l'accès à des techniques agricoles durables mais également au capital ; améliorer la nutrition en renforçant les services publics de santé, l'éducation et l'accès à l'eau ; mettre en place une protection des petits agriculteurs contre les catastrophes naturelles et les conflits ; mais aussi affirmer l'importance de la justice sociale, notamment en sécurisant l'accès à la terre et aux technologies des groupes les plus fragiles.
UE-Afrique, une nouvelle génération d'accord
14th of May 2012Le premier Accord de partenariat économique européen avec une région d'Afrique est signé à Bruxelles (Belgique). Il lie l'Union européenne (EU) et quatre États d'Afrique orientale et australe (Maurice, Madagascar, Seychelles, Zimbabwe) en termes de relations commerciales et de coopération au développement. Contre un accès libre de droits et de contingents au marché de l’UE, les signataires africains ouvriront progressivement leurs marchés aux exportations européennes au cours des quinze prochaines années, avec des exceptions pour certains produits considérés comme sensibles. L’accord comprend, en outre, des dispositions concernant les règles d’origine, la coopération au développement, la pêche, les instruments de défense commerciale et le règlement des différends. En négociation depuis 2007, il veut initier une nouvelle génération de relations entre l'UE et l'Afrique, dépassant le régime unilatéral de franchise de droits et de contingents dont ces États bénéficiaient jusqu’à présent. Une fois qu'il aura été ratifié par l'ensemble des membres de l'UE, il offrira ainsi un partenariat renforcé tout en soutenant le processus d'intégration régionale entre les pays signataires.
Des normes contre l'appropriation abusive
11th of May 2012Le Comité de la sécurité alimentaire mondiale (CSA) approuve le premier ensemble de normes mondiales destinées à protéger les droits de propriété ou d'accès des peuples aux terres, aux forêts et aux pêches. En négociation depuis 2009, ces « Directives volontaires pour une gouvernance responsable des régimes fonciers applicables aux terres, aux pêches et aux forêts dans le contexte de la sécurité alimentaire nationale » doivent servir de référence aux gouvernements lors de l'élaboration des lois et de l'administration des droits. Elles veulent protéger les populations locales face aux investisseurs privés et publics en réaffirmant la nécessité de respecter les droits de l'homme, les droits fonciers, les moyens de subsistance, la sécurité alimentaire et l'environnement. Elles contiennent ainsi des recommandations variées, allant de la légitimation des modes informels de tenure aux règles d'enregistrement et de transfert de ces droits, en passant par l'arbitrage des expropriations et la restitution des terres aux communautés évincées par le passé, la transparence des investissements dans les terres agricoles ou la gestion de l'emprise des villes sur les zones rurales. Si l'affirmation de directives communes est jugée historique par l'ensemble des acteurs, elle ne constitue qu'un début. Leur application va d'abord dépendre des États qui les ont approuvées, et la FAO annonce d'ores et déjà la mise en place d'une coopération spécifique pour aider les administrations à les adapter. Le CSA annonce, enfin, le lancement d'une vaste consultation sur la question des investissements agricoles en octobre 2012 qui devrait déboucher sur une série de recommandations courant 2013.
Imaginer la suite des OMD
09th of May 2012Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-Moon, lance à New York (États-Unis) devant l'Assemblée générale un groupe de travail de haut niveau sur les Objectifs du Millénaire pour développement (OMD). Il est co-présidé par les présidents indonésien et libérien, dont les pays ont réalisé d'importants investissements sociaux, et par le Premier ministre britannique, un des rares pays de l'OCDE consacrant 0,7 % du PIB à l'aide au développement. Ce groupe de travail doit émettre des recommandations sur l'approche du développement après 2015, échéance des huit OMD fixée en l'an 2000. Elles devront prendre en compte les raisons de leur succès mitigé, afin de définir de nouveaux objectifs de réduction de la pauvreté et de développement dans des domaines comme l'éducation, la réduction des taux d'infection au VIH et la mortalité infantile. Pour les ONG, la composition de la présidence augure un rééquilibrage des objectifs internationaux en faveur du développement économique – croissance, échanges, lutte contre la corruption ou bonne gouvernance. Reste à savoir quelle place sera donnée à l'environnement dans les travaux du groupe de travail.
Rendre incontournables les objectifs de lutte contre le Sida
08th of May 2012Onusida, l'organisation des Nations unies de lutte contre le sida, lance une campagne visant à supprimer toute nouvelle infection d'enfants par le virus du sida d'ici 2015. Les mesures prises devraient également améliorer l'état de santé des femmes enceintes porteuses du virus. L'objectif est ambitieux, puisqu’aujourd'hui 390 000 enfants sont infectés chaque année et 420 000 femmes atteintes par la maladie meurent de complications liées à leur grossesse. Outil de mobilisation de l'opinion publique autour de ces objectifs, la campagne s'inscrit dans le plan d'action adopté en 2011 par l'assemblée de l'organisation. En expliquant comment il est possible de les réaliser, en soutenant les organisations qui travaillent sur le terrain à accompagner les mères malades, la campagne veut obliger les gouvernements à tenir leurs engagements.
Les grandes ambitions des petites îles
du 06th of May 2012 au 08th of May 2012La Conférence sur la Réalisation de l'énergie durable pour tous dans les petits États insulaires en développement se tient à Bridgetown (Barbade). Elle débouche sur une déclaration engageant 20 petites nations insulaires en développement à réduire leur dépendance envers les combustibles fossiles. La déclaration de la Barbade lie le développement d'énergies renouvelables (éolien, solaire, géothermie, énergie des océans) à la protection de l'environnement, la lutte contre la pauvreté et la recherche de nouveaux moteurs de croissance. En annexe sont détaillés les engagements des pays : augmenter de 29 % la part des renouvelables dans la consommation électrique d'ici 2029 (Barbade) ; compenser l'intégralité des émissions carbone du secteur énergétique d'ici 2020 (Maldives) ; produire 15 % de l'énergie fournie à partir de renouvelables d'ici 2030 (Seychelles) ; électrifier tous les ménages urbains et 95 % des ménages vivant dans les atolls périphériques en zone rurale d'ici 2015 ( Îles Marshall) ; amener la part des énergies renouvelables à au moins 35 % de la production électrique d'ici 2025 (Maurice).
Des emplois verts et décents pour les jeunes
04th of May 2012Le Conseil économique et social des Nations unies (ECOSOC) organise à New York (États-Unis) un forum consacré à l'emploi des jeunes, réunissant des représentants de jeunes, des entrepreneurs, des étudiants et des ONG spécialisées dans l'accompagnement des jeunes. Les débats insistent sur l'importance de favoriser la création d'emplois verts et durables et d'associer les jeunes à ses orientations. La question de l'emploi des jeunes est devenue une question internationale, touchant à la fois les pays riches et les pays pauvres, depuis le début de la crise financière mondiale en 2008. On compte ainsi près de 76 millions de jeunes, entre 15 et 24 ans, à la recherche d'un emploi dans le monde. Un jeune a trois fois moins de chance qu'une adulte de trouver un emploi. En Afrique du Nord et au Moyen-Orient, le taux de chômage des jeune atteint 30 %, en Europe près de 25 %. Le Forum envoie en conclusion un message à la conférence Rio+20 demandant que l'emploi des jeunes soit inscrit comme une composante à part entière du développement durable.
Afrique : 10 % des budgets publics pour l’agriculrure ?
du 03rd of May 2012 au 04th of May 2012La plateforme de partenariat du Programme détaillé de développement de l’agriculture africaine (PDDAA) tient sa 8e réunion à Nairobi (Kenya). Elle se félicite de voir un nombre croissant de pays respecter l’engagement pris lors de la déclaration de Maputo en 2003 et consacrer 10 % de leurs ressources budgétaires nationales aux investissements dans l’agriculture et le développement rural. Grâce aux efforts réalisés en 2011 par le Burkina Faso, la Guinée, le Mali, le Niger et le Sénégal, 13 pays du continent affichent aujourd'hui ce résultat. Certains, dont le Burkina Faso, l’Éthiopie ou le Rwanda, dépassent d'ailleurs cet objectif. Selon le Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique (Nepad), ce résultat doit être consolidé pour attirer davantage de capitaux publics et privés étrangers. Il doit aussi s'accompagner de politiques efficaces de recherche et de lutte contre la corruption. Beaucoup de participants à cette réunion préconisent ainsi le développement de partenariats public-privé, permettant d'éviter une dépendance excessive par rapport aux bailleurs de fonds e
Une Afrique bio en construction
du 02nd of May 2012 au 04th of May 2012La 2e Conférence africaine sur l’agriculture biologique (AOC2) se tient, avec le soutien de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED), à Lusaka (Zambie). Elle adopte la « déclaration de Lusaka pour positionner l’agriculture biologique au centre de l’agenda du développement en Afrique », insistant sur l'apport de l'approche biologique pour assurer la sécurité alimentaire et lutter contre la pauvreté. La transition agricole biologique permet en effet de valoriser les ressources locales et de protéger les agriculteurs des chocs extérieurs, tout en favorisant la création d'emplois et en préservant la fertilité des terres agricoles. La déclaration demande à tous les acteurs publics nationaux et régionaux, mais aussi aux partenaires extérieurs du continent, d'inclure cette approche dans leurs politiques agricoles. Six piliers sont identifiés : recherche, formation, information, chaîne de valeur et développement des marchés, mise en réseau, politiques et programmes de soutien et développement des capacités institutionnelles.
Coalition pour le climat et l'air pur
du 23rd of April 2012 au 24th of April 2012La Coalition pour le climat et l'air pur lancée en février 2012 tient sa première réunion de travail à Stockholm (Suède). Les six pays fondateurs (Bangladesh, Canada, Ghana, Mexique, Suède et États-Unis) sont rejoints par la Colombie, le Japon, le Nigeria et la Norvège. La Commission européenne et la Banque mondiale deviennent des observateurs. Sous l'égide du PNUE, la Coalition veut agir sur les polluants dont la durée de vie est courte mais l'impact considérable sur le réchauffement de la planète. Certains peuvent être valorisés. Le méthane, une fois capturé, peut être réutilisé pour produire de l'électricité, comme c'est le cas dans la ville mexicaine de Monterrey. D'autres doivent être réduits à la source, par exemple par l'édiction de normes strictes sur les performances des moteurs. C'est le cas du carbone-suie (en anglais black carbon), résultant de la combustion incomplète des énergies fossiles, entravant la réflexion solaire par son dépôt sur la neige des pôles et responsable de cancers du poumon et de maladies cardiovasculaires. Les critiques de cette initiative – des ONG à l'Union européenne – craignent essentiellement qu'elles divertissent les États de leur action sur les émissions de CO2, qui restent la principale menace pour le climat de la planète.
Où discuter d'une autre mondialisation ?
du 21st of April 2012 au 26th of April 2012La Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED) tient sa 13e réunion à Doha (Qatar). La CNUCED XIII s'interroge sur les conditions d'une croissance mondiale juste et promouvant l'intégration de tous. Une bonne partie des discussions porte ainsi sur la nécessaire réorientation de la mondialisation, jusque-là axée sur les marchés financiers, vers la promotion des emplois verts et du développement humain et durable. D'un point de vue institutionnel et politique, le document final réaffirme, malgré l'opposition de beaucoup de pays industrialisés, le mandat d’Accra (Ghana 2008) faisant de la CNUCED le point focal du système onusien pour le commerce et le développement, et plus spécifiquement leurs conséquences en matière de finance, technologie, investissements, propriété intellectuelle ou développement durable. La déclaration appelle enfin à renforcer la régulation de la finance internationale pour éviter de futures crises.
Un fonds de sauvetage financier largement européen
du 20th of April 2012 au 22nd of April 2012La Banque mondiale et le Fonds monétaire international tiennent leurs conférences de printemps à Washington (États-Unis), dans un contexte de crise financière mondiale persistante. Les pays européens se mobilisent pour renforcer les réserves du Fonds et secourir les pays qui seraient en difficulté. La zone euro et d'autres pays de l'Union européenne (Danemark, Norvège, Pologne, République tchèque, Suède), ainsi que la Suisse, apportent 150 milliards d'euros sur les 325 milliards réunis. Les autres principaux contributeurs sont le Japon, l'Arabie saoudite et la Corée du Sud. L'Australie et Singapour sont également présents. D'autres pays, dont le Brésil, la Russie, l'Inde et la Chine, et trois pays d'Asie du Sud-Est, participent dans une moindre mesure tandis que trois membres du Groupe des Vingt refusent d'y participer : les États-Unis, premier actionnaire du FMI, le Canada, et le Mexique. Le fonds de sauvetage est néanmoins doublé à l'issue des conférences.
L’accès à l’énergie pour tous
16th of April 2012La Commission européenne et la Présidence danoise du Conseil de l'UE organisent le Sommet européen de l'énergie durable pour tous à Bruxelles (Belgique). Ouvert par le secrétaire général de l'ONU et le président de la Commission européenne, l'évènement s'inscrit dans la préparation de la Conférence des Nations unies sur le développement durable (Rio+20) de juin 2012. Elle entend ainsi fédérer les efforts entrepris par les acteurs publics ou privés dans le cadre de l’initiative « Énergie durable pour tous » de l'ONU. Cette dernière veut d'ici 2030 garantir un accès universel à des services énergétiques modernes; doubler le taux d’amélioration de l’efficacité énergétique et doubler la part des énergies renouvelables dans la palette énergétique mondiale. Saluant l'ambition commune, le président de la Commission, M. Barroso, a présenté le programme lancé par l'UE pour contribuer à ces objectifs. L’initiative « De l’énergie pour doper le développement », dotée de 50 millions d'euros pour deux ans, veut ainsi fournir un accès à l’énergie à 500 millions de personnes supplémentaires dans les pays en développement. L'accès à l'énergie constitue, selon le président de la Commission, une troisième révolution industrielle dont les bénéfices seront partagés par tous.
L’IPBES prend ses marques, en Allemagne
du 16th of April 2012 au 21st of April 2012La 2e session de la réunion plénière sur la Plate-forme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) se tient à Panama City (Panama). Au terme de discussions essentielles institutionnelles - fonctions et structures des futures organes de la plate-forme; règles de procédure; programme de travail ou siège du secrétariat de l’IPBES, la session adopte la résolution créant officiellement le « GIEC de la Biodiversité ». Un vote serré (47 voix contre 43) choisit de baser son secrétariat à Bonn (Allemagne). L'engagement financier allemand – 1,3 million de dollars pour le fonds d’affectation spécial de l’IPBES et 6,5 millions de dollars en renforcement des capacités, chaque année – semble avoir emporté sa décision au détriment du Kenya, de l'Inde, de la Corée du Sudou de la France. La question de la transformation éventuelle de la plate-forme en agence indépendante des Nations unies – demandée par les pays en développement et combattue par les Etats-Unis – sera au programme de sa première réunion officielle à Bonn en janvier 2013.
Comment tenir les objectifs du protocole de Montréal ?
12th of April 2012Le Programme OzonAction du Programme des nations unies pour l’environnement (PNUE) et de l'Association chinoise de l'industrie de la réfrigération et de la climatisation (CRAA) organisent à Beijing (Chine) une table ronde pour sensibiliser les professionnels du secteur aux enjeux de l'élimination des gaz détruisant la couche d'ozone. Profitant de la tenue de la 23e exposition internationale des professionnels du secteur, la table ronde réunissant experts, industriels et gouvernements s'est penchée sur les options technologiques et chimiques pour remplacer les hydrochlorofluorocarbones (HCFC) nuisibles à la couche d'ozone. L'enjeu est d'amener les pays en développement parties au protocole de Montréal à tenir leur objectif : cesser d'augmenter leur consommation de HCFC à partir du 1er janvier 2013 pour réduire cette consommation de 10 % d'ici janvier 2015. L'Asie est aujourd'hui le premier producteur (85 % de la production mondiale) comme le premier consommateur (74 % de la consommation mondiale) de ces produits. Son respect des objectifs du protocole de Montréal, notamment par la Chine dont le marché de réfrigération et de climatisation ne cesse de croître, déterminera donc le succès de son extension aux pays en développement.
Régulation transatlantique des investissements
10th of April 2012L'Union européenne et les États-Unis adoptent un ensemble de principes communs pour leurs investissements étrangers. Ces principes découlent des travaux du Conseil économique transatlantique (CET) créé en 2007 par un accord négocié par Angela Merkel, George Bush et José Manuel Barroso. Le CET travaille à harmoniser les règlements européens et américains visant à réduire les obstacles non tarifaires aux échanges entre les deux ensembles. Selon la Commission européenne, le coût de ces obstacles atteint 160 milliards d'euros par an pour les deux économies et s'ils étaient réduits de moitié, les exportations de l'UE et des États-Unis augmenteraient respectivement de 2 % et 6 %. Les principes adoptés veulent non seulement favoriser les investissements entre les deux zones, mais aussi à contribuer à l'émergence d'un régime stable et transparent pour l'investissement international. Tout en soulignant l'importance des investissements étrangers pour la croissance globale, ces principes affirment le droit de les réguler pour poursuivre des objectifs « légitimes » de politiques publiques comme l'environnement, la santé, la sécurité, le travail et la diversité culturelle. Ainsi, la déclaration invite les gouvernements à ne pas abaisser leurs normes environnementales ou de respect des droits de l'homme afin d'attirer des investissements étrangers.
Financer l'accès de l'Afrique aux énergies vertes
du 08th of April 2012 au 20th of April 2012Le 4e Forum africain du carbone se tient à Addis-Abeba (Éthiopie). Visant à promouvoir les investissements dans les énergies propres en Afrique, cette rencontre annuelle est autant un lieu de présentation de projets que d'échange de savoir-faire. L'enjeu est de faciliter la multiplication sur le continent de projets éligibles au Mécanisme de développement propre (MDP) mis en place par le protocole de Kyoto. Jusqu'à présent, la part de l'Afrique dans le MDP ne dépassait pas 2 %. La participation de 80 pays, dont 34 pays africains, à l'édition 2012 montre selon les organisateurs la sensibilisation croissante des acteurs à la question. Le MDP lance, à cette occasion, son nouveau régime de prêts à taux zéro, complétant le système de dons existant jusqu'à présent. Ces prêts doivent à la fois aider les pays en développement à préfinancer leurs projets et à leur donner accès à une aide technique pour les rendre éligibles aux aides internationales. Plafonnées à 100 000 dollars par projet, ces aides seront mises en place cette année. Parallèlement, la CDC Climat, en partenariat avec la Banque ouest-africain de développement (BOAD) et Proparco (groupe Agence française de développement), annonce le lancement d’un Fonds carbone dédié à l’Afrique. Doté d’un montant initial de 45 millions d’euros, il comprend notamment un mécanisme d’assistance pour soutenir les opérateurs dans le montage technique de leurs projets.
Brésil : héritage culturel et naturel contre barrage
05th of April 2012Une juge fédérale du Mato Grosso (Brésil) accorde aux indiens Kayabi la suspension de la construction du barrage hydroélectrique de Teles Pires, d'une puissance de 1 850 mégawatts. La décision estime que les droits constitutionnels des populations autochtones n'ont pas été respectés lors de la préparation du projet, les communautés n'ayant pas été suffisamment consultées et entendues avant le lancement de la construction en août 2011. L'inondation de rapides consécutive à la mise en eau du barrage les priverait, par exemple, d'une partie importante de leurs ressources de pêche, sans aucune compensation. La décision évoque aussi la convention 169 de l'OIT signée par le Brésil en 2004 pour reconnaître que l'héritage culturel des communautés locales serait irrémédiablement détruit par la construction du barrage – une reconnaissance sans précédent des arguments des communautés indiennes, insistant sur le caractère sacré de plusieurs lieux.
Comment le monde s'adapte à la crise
03rd of April 2012La Banque mondiale publie une étude sur l'impact de la crise économique mondiale sur les populations des pays en développement et en transition. Lancée dès 2008, elle mesure l'impact des crises alimentaire, énergétique et financière sur 3 000 personnes dans 17 pays. Elle documente ainsi les processus de contagion d'une crise systémique structurelle à l’organisation économique et sociale locale par la destruction de l'emploi, l'augmentation de la pauvreté et l'instabilité économique, financière et politique. L'étude mesure l'ampleur de l'impact, mais s'intéresse aussi aux stratégies d'adaptation des populations à ce nouveau type de choc systémique : au-delà des indicateurs macro-économiques, l'étude documente la modification qualitative de la consommation, les efforts de diversification des sources de revenus, le passage à l'économie informelle ou le report des dépenses de santé et d'éducation comme des investissements... L'étude montre enfin l'importance des structures sociales : les solidarités familiales et territoriales sont fortement réactivées, notamment pour créer de nouvelles activités économiques, et les filets sociaux sont aussi cruciaux pour empêcher les populations les plus fragiles de basculer dans la grande pauvreté.
Promouvoir le bonheur et le bien-être
02nd of April 2012Les Nations unies organisent à New York (États-Unis) une réunion de haut niveau d'experts sur la mesure du bonheur et du bien-être. Elle répond à la résolution 65/309 de l’Assemblée générale, appelant à une « approche holistique du développement », notamment par la promotion du bonheur et du bien-être durable. Cette résolution a été déposée par un groupe de 69 pays menés par le Bhoutan, lequel a reconnu dans sa constitution la primauté du bonheur national sur le revenu national depuis le début des années 1970. La recherche de nouveaux indicateurs sur lesquels pourraient s'appuyer des politiques de développement durable est au centre des débats depuis 1987 et le rapport Brundtland (Our Common Future) sur l'environnement et le développement. Elle a déjà permis la définition d'outils importants, comme l'index de développement humain (IDH), mesuré chaque année par le PNUD. Dans le même esprit, le Earth Institute (Université de Columbia, États-Unis) propose à cette occasion un premier classement mondial des pays en termes de « bonheur », prenant en compte la richesse tout autant que la liberté politique, la robustesse des réseaux sociaux ou le niveau de corruption. Aux extrêmes, le classement diffère peu d'un classement basé sur la richesse économique : les pays les plus heureux sont des pays du Nord de l'Europe (Danemark, Norvège, Finlande, Pays-Bas), les moins heureux sont les pays pauvres d'Afrique subsaharienne (Togo, Bénin, République centrafricaine, Sierra Leone).
Un futur énergétique commun pour les Amériques ?
02nd of April 2012Les États-Unis, le Canada et le Mexique signent à Washington (États-Unis) un nouvel accord de coopération en matière d'énergie venant compléter la coopération économique et politique définie dans le cadre de l'ALENA. L'accord prévoit l'interconnexion des réseaux électriques des trois pays (un demi-milliard de personnes) afin de renforcer leurs ressources en énergie, améliorer la fourniture d'énergie dans les zones mal desservies et promouvoir la production d'électricité à partir d'énergies renouvelables. L'accord doit ainsi contribuer à la création d'emplois ainsi qu’à la lutte contre le changement climatique dans les trois pays. À terme, le renforcement et l'interconnexion du réseau devraient également permettre d'offrir des connexions à d'autres pays d'Amérique centrale et des Caraïbes. L'accord indique également que les trois pays prépareront en commun leur participation à la conférence des Nations-unies sur le climat de Doha (Qatar).
Le fragile équilibre du marché carbone européen
02nd of April 2012L'Union européenne publie une estimation des émissions des 10 000 installations couvertes par le système d'échange de quotas (ETS) d'émissions pour 2011. Le total des émissions s'élève à 1,88 milliard de tonnes en 2011, soit une baisse de 2,6 % par rapport aux 1,94 milliard de tonnes de 2010. Cette baisse renforce la sous-consommation déjà structurelle des quotas attribués. Il manque ainsi à présent 114 millions de tonnes pour atteindre le plafond fixé par les quotas européens. Le marché est ainsi suralimenté en quotas carbone pour la troisième année consécutive et pour la sixième année depuis l'entrée en vigueur du système de permis il y a sept ans. En réponse à cette information, le cours du carbone chute de 14 % sur le marché européen et le cours se fixe au niveau le plus bas jamais atteint : 6,14 euros. Si les prix remontent par la suite, la question de l'équilibre et de la viabilité du système ETS reste posée. L'autorisation votée en mars 2012 par le Parlement européen devrait néanmoins permettre à l'avenir à la Commission européenne de mettre de côté des quotas pour éviter une chute trop importante des cours.
La finance des émergents
du 28th of March 2012 au 29th of March 2012Le Brésil, la Russie, l'Inde, la Chine et l'Afrique du Sud tiennent leur 4e sommet annuel des BRICS commun à New Delhi, en Inde. L'essentiel de leurs travaux sont dédiés à la finance. Critiques du FMI dont ils trouvent la réforme trop lente et la gouvernance toujours trop dominée par les pays occidentaux, ils lancent un projet de banque de développement dite « banque BRICS » ou « banque Sud-Sud », consacrée au financement des infrastructures et de l'innovation dans les pays en développement. Les BRICS réclament, par ailleurs, que le futur remplaçant de l'Américain Robert Zoellick, actuel directeur de la Banque mondiale, soit choisi selon des critères de mérite plutôt que de nationalité. Par ailleurs, leurs cinq banques publiques de développement concluent un accord dans lequel elles s'engagent à faciliter le règlement des transactions commerciales dans leurs monnaies respectives plutôt qu'en dollars. Les BRICS regroupent 40 % de la population mondiale et totalisent 18 % du produit intérieur brut (PIB) de la planète.
Conjuguer production agricole et santé des écosystèmes
28th of March 2012Le Consultative Group on International Agricultural Research (CGIAR) lance, à l’occasion de la Conférence “Planet under pressure” de Londres (Royaume-Uni), un programme de recherche visant à conjuguer l'accroissement de la production agricole et la santé des écosystèmes naturels. Cette orientation tient compte de l'explosion de la demande mondiale en ressources naturelles et les conflits qui en découlent sur l'usage de l'eau et des terres. Le programme “Water, Land and Ecosystems Research Program” est confié à l'International Water Management Institute (IWMI). Il s'organise autour de cinq thèmes – irrigation, agriculture pluviale, gestion des bassins hydrographiques, récupération et réutilisation des ressources, et information – et huit régions traversées par de grands fleuves – Asie du Sud Est (Mékong), Asie du Sud (Indus et Gange), Asie centrale (Amu Darya and Syr Darya), Moyen-Orient (Tigre et Euphrate), Afrique de l'Ouest (Volta et Niger), Afrique de l'Est (Nil), Afrique du Sud (Limpopo et Zambèze) et Amérique latine (bassins des Andes). L'objectif du programme est de donner accès à l'irrigation à 12 millions de foyers en Afrique subsaharienne, d'éliminer la plupart des subventions gouvernementales aux biocarburants et de permettre à 9 millions de foyers de réutiliser sans risque l'eau polluée pour l'irrigation d'ici 2020.
Imaginer la sécurité alimentaire de demain
28th of March 2012La Commission sur l'agriculture durable et le changement climatique, réunie par le CGIAR et le Earth System Science Partnership (ESSP), publie son rapport final (Achieving food security in the face of climate change). L'étude veut éclairer les choix politiques permettant une sécurité alimentaire mondiale dans un contexte de croissance de la population mondiale, de dégradation des écosystèmes, de changements climatiques importants et de prix alimentaires volatiles. Le rapport recommande : d'investir prioritairement dans la durabilité des systèmes agricoles et alimentaires: de privilégier les modes d'intensification agro-écologique sur les terres agricoles existantes ; de réduire les émissions de gaz à effet de serre d'origine agricole ; et de réduire les pertes et les déchets liés au système agroalimentaire. Ainsi, la production de 16 des principaux produits agricoles mondiaux pourrait plus que doubler. L'étude encourage aussi les pouvoirs publics à peser sur la demande en encourageant les modes d'alimentation plus durables et plus sains et en préservant les droits des populations les plus vulnérables. Enfin, en termes de coopération internationale, l'étude souligne l'importance des mécanismes mis en place par le G20 pour protéger les populations des variations de prix et des mauvaises récoltes ainsi que les initiatives régionales de mutualisation de la recherche. Ces outils constituent des avancées pour changer la relation de l'humanité toute entière avec l'alimentation et l'environnement.
La sécurité nucléaire, une question globale
du 26th of March 2012 au 27th of March 2012Le second Nuclear Security Summit réunit à Séoul (Corée) des représentants de 53 gouvernements, de différentes agences des Nations unies, de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), de l'Union européenne et d'INTERPOL. Deux ans après le sommet de Washington et un an après le tragique accident de Fukushima Daiichi (Japon), le sommet veut affirmer la volonté des autorités de coopérer en matière de sécurité des centrales nucléaires. Les mesures discutées veulent garantir la préparation des installations contre les catastrophes naturelles, des actes de terrorisme et le commerce illégal de matières nucléaires. Le sommet de Séoul a abordé de nouveaux thèmes comme la sécurité des sources radioactives et la sécurité des informations relatives aux activités nucléaires. Il s'est enfin posé comme objectif d'examiner les progrès réalisés en matière de sécurisation de toutes les matières nucléaires vulnérables d’ici quatre ans. L'AIEA a saisi l'occasion de ce sommet pour présenter son audit de la révision des procédures de sécurité nucléaire japonaises, saluant les efforts faits par Tokyo en matière de normes sismiques et de prévention des risques liés aux tsunamis dans ses centrales nucléaires.
Réguler les mouvements internationaux de produits chimiques
du 19th of March 2012 au 23rd of March 2012Le Comité d'études des produits chimiques (CEPC) de la convention de Rotterdam, encadrant les mouvements transfrontières de produits chimiques et pesticides dangereux, tient sa 8e réunion à Genève (Suisse). Un exportateur ne peut pas faire commerce des substances désignées par le CEPC sans en informer les autorités sanitaires du pays importateur et obtenir son autorisation. Un pays peut bloquer le commerce de ces substances s'il estime que les conditions de sécurité ne sont pas observées ou qu'il n'a pas les structures adéquates pour faire face aux risques. Se basant sur les demandes émises par l'Union européenne, le Brésil ou le Burkina Faso, la réunion de Genève recommande ainsi à la Convention de Rotterdam le classement de nouvelles substances comme le dicofol; le trichlorfon; le pentabromodiphényléther (pentaBDE) et les mélanges commerciaux du pentaBDE; l’octabromodiphényléther (octaBDE) et de l’octaBDE; l’acide perfluorooctane sulfonique, les sulfonates de perfluorooctane, les perfluorooctanesulfonamides et les perfluorooctanesulfonyles (PFOS et PFOSF) ou le paraquat.
Comment gérer les déchets électroniques ?
12th of March 2012Le UN International Telecommunication Union (ITU) et le secrétariat de la Convention de Bâle signent un nouvel accord de coopération en matière de gestion des déchets électroniques. L'objectif est de réduire les dommages créés par ces déchets en organisant la collecte et le recyclage des matériaux dangereux, mais aussi en introduisant des mesures améliorant la gestion des appareils. Alors que la production de ces déchets ne cesse de croître, en particulier dans les pays en développement, seuls 13 % sont recyclés et pas toujours dans des conditions de sécurité satisfaisantes, selon l'ITU. L'accord de coopération va permettre à la convention et à l'agence de parler d'une même voix, d'offrir des conseils coordonnés, à la fois auprès des décideurs publics et des fabricants. Le 15 mars, une initiative spécifique est lancée à Nairobi (Kenya) en direction de l'Afrique de l'Ouest par le secrétariat de la Convention de Bâle et le PNUE. La production régionale de déchets électroniques – téléphone, télévision, etc – est estimée à 1 million de tonnes par an et ne cesse d'augmenter, soutenue notamment par l'importation de matériel d'occasion d'autres régions. Selon le PNUE, son volume pourrait dépasser celui de l'Europe dès 2017. L'Initiative veut aider les pays à mettre en place des solutions de long terme de collecte, de recyclage, de transport, de stockage et de destruction des déchets.
Eau, le temps de la coopération
du 12th of March 2012 au 17th of March 2012Le 6e Forum international de l'eau réunit à Marseille (France) près de 25 000 représentants de gouvernements, collectivités territoriales, entreprises et associations venus de plus de 130 pays. Lieu de rencontres et de discussions, le Forum se félicite des 1 400 projets signés durant ses séances. Une déclaration ministérielle est également adoptée, engageant ses signataires à agir contre la crise de l'eau de trois façons : mise en œuvre du droit à l'accès à l'eau et à l'assainissement, reconnu en juillet 2010 par l'ONU ; réduction de la consommation d'eau douce ; et amélioration de sa gestion dans un contexte de réchauffement climatique. Cette déclaration de principes est accueillie avec réserve par les 90 ONG rassemblées dans le mouvement « Effet Papillon, du local à l'international ». Le mouvement réclame ainsi un cadre juridique international encadrant l’accès à l’eau au-delà des initiatives volontaires et des bonnes pratiques locales. Il peut invoquer pour cela les enjeux politiques soulignés par les rapports publics internationaux publiés à l'occasion du Forum, par les Nations unies le 13 ou l’OCDE le 15 : en 2050, 40 % de la population mondiale devraient habiter dans des bassins hydrographiques soumis à un stress hydrique élevé, notamment en Afrique du Nord et australe, mais aussi en Asie du Sud ou centrale. L'explosion attendue des besoins des industries manufacturières (+400 %), de la production d’électricité thermique (+140 %) comme des ménages (+130 %) devrait, par ailleurs, générer une augmentation de 55 %de la demande globale en eau. Enfin, 15 % des pays dépendent à plus de 50% d'un approvisionnement en eau d’États voisins.
Le marché pour électrifier les zones rurales
06th of March 2012La Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques lance une initiative visant à soutenir l'accès des ménages ruraux des pays en développement aux énergies renouvelables. Des projets de développement de ces énergies pourront désormais être déposés auprès du Mécanisme de développement propre (MDP) et générer, à ce titre, des crédits d'émissions de gaz à effet de serre. Par le jeu du marché, l'initiative doit amener les investisseurs des pays développés à financer des projets d'électrification en zone rurale à partir d'énergies renouvelables. Pour être éligibles au MDP, les projets devront en effet viser des communautés sans accès aux réseaux électriques et permettre l'approvisionnement avant tout de ménages (75 % des nouveaux consommateurs au moins).
L'accès à l'eau n'est que le début
06th of March 2012L'Unicef et l'Organisation mondiale pour la santé (OMS) publient un rapport conjoint sur l'accès à l'eau et à l'assainissement, deux des huit Objectifs du Millénaire pour le développement à atteindre d'ici 2015. Le rapport constate les considérables progrès réalisés en termes d'accès à l'eau potable – l'objectif d'avoir divisé par deux le nombre de personnes sans accès étant d'ores et déjà atteint entre 1990 et 2010, plus de deux milliards de personnes ont amélioré leurs conditions d'approvisionnement en eau soit en étant raccordées aux réseaux, soit en ayant accès à un puits protégé. Les besoins de 89 % de la population mondiale sont ainsi couverts avec des gains importants pour la santé globale et, d'après le rapport, 92 % de la population mondiale devrait avoir un accès décent à l'eau en 2015. L'étude conclut néanmoins à la fragilité des résultats obtenus et à la nécessité de les renforcer, en réduisant les disparités d'accès selon les régions (61 % seulement en Afrique subsaharienne contre plus de 90 % en Amérique latine et dans les Caraïbes) et en facilitant encore l'accès des plus pauvres, notamment en allégeant le travail des femmes et des jeunes filles qui doivent porter l'eau. Enfin, elle souligne combien les chiffres de l'assainissement restent en-deçà des objectifs. Seuls 63 % de la population mondiale ont aujourd'hui un accès à l'assainissement, 67 % selon le rapport en 2015, alors que l'OMD fixait la barre à 75 %. Ce sont 2,5 milliards de personnes qui sont encore privées de ce besoin de base.
L'espérance scolaire des femmes
05th of March 2012L'Unesco publie à l’occasion de la Journée internationale de la femme 2012 son premier Atlas mondial de l'égalité des genres dans l'éducation. L'étude documente la forte progression de la scolarisation depuis 20 ans, mesurée comme une « espérance de vie scolaire » (ESV). En Asie, en Afrique subsaharienne ou dans les États arabes, l'ESV des filles s'est établie autour de 9 ans, contre 6 en moyenne en 1990. Les garçons passent néanmoins en général une année supplémentaire à l'école, même si la tendance s'est inversée dans certaines régions : en Asie de l’Est et dans le Pacifique, en Amérique latine ou dans les Caraïbes, l'ESV des filles dépasse d'un an celle des garçons. Malgré des résultats souvent supérieurs, l’accès à l’enseignement secondaire continue néanmoins à être restreint pour les filles de nombreuses régions, en particulier en Afrique subsaharienne et en Asie de l’Ouest. Enfin, note le rapport, ces progrès ne s’accompagnent pas nécessairement d’une amélioration des possibilités offertes aux femmes en termes d’emploi et de revenus.
Apprivoiser les risques
05th of March 2012La Stratégie internationale des Nations unies pour la réduction des risques (ISDR) lance en coopération avec le Japon une consultation visant à préparer un nouveau plan d'action international pour la prévention des catastrophes d'ici 2015. Ce plan prendrait la suite du Cadre d'action de Hyogo adopté lors de la conférence de Kobé (Japon) en 2005 afin de réduire l'impact des catastrophes naturelles. L'ISDR estime que le cadre d'action a permis de baisser la mortalité induite par ces catastrophes grâce à un partage de savoir-faire et une meilleure préparation des autorités partout dans le monde. Il n'a cependant pas réussi à enrayer l'augmentation des coûts dans un monde où 50 % de la population vit dans une zone potentiellement menacée par une catastrophe naturelle. En 2011, l'ISR estime que les pertes économiques liées aux catastrophes naturelles a atteint 380 milliards de dollars, soit deux tiers de plus que le précédent record de 2005. Autant d'enjeux pour les négociations à venir.
2011, l'année du brevet
05th of March 2012L'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) publie sa Revue annuelle du PCT, le système international des brevets. L'étude signale une croissance sans précédent des dépôts de brevets en 2011 malgré la récession économique globale, ce qui amplifie les résultats observés en 2010. L'OMPI, qui facilite la reconnaissance simultanée des brevets dans différents pays, a ainsi reçu 18 900 demandes de brevets en 2011. 78 % des demandes ont été déposés par 5 pays : États-Unis, Japon, Allemagne, Chine et Corée du Sud. Avec un taux de croissance de 11 %, 2011 constitue ainsi la progression la plus rapide enregistrée depuis 2005. Signalant la part croissante de l'Asie, la Chine (+33 %) et le Japon (+21 %) représentent avec les États-Unis (+8 %) 82 % de cette croissance. Globalement, la part des pays émergents se renforce avec la croissance rapide des dépôts réalisés par le Brésil (+17,2 %), la Russie (+20,8 %), l’Inde (+11,2 %) ou la Turquie (+12,7 %). L'Europe connaît des résultats mitigés, avec la progression de pays comme la Suisse (+7,3 %), la France (+5,8 %) ou l’Allemagne (+5.7 %), quand d'autres ont connu un net recul – Pays-Bas (- 14%), Finlande ou Espagne (-2,7 %). Au-delà des variations nationales, l'évolution globale signale, selon l'OMPI, l'importance donnée aujourd'hui à l'innovation technique dans toute stratégie économique.
Protéger l'Amazonie ou les orpailleurs, le dilemme péruvien
04th of March 2012Une manifestation de mineurs à Puerto Maldonado, capitale de la province amazonienne de Madre de Dios (Pérou), proteste contre la mise aux normes environnementales de l'orpaillage artisanal. L’État péruvien vient de créer un délit d’extraction illégale, passible de dix ans de prison, visant les mines qui détruisent la forêt amazonienne et draguent des rivières sans le moindre contrôle. Le secteur minier illégal, en forte expansion dans les régions amazoniennes, juge cette mesure socialement inacceptable. Soutenu par la flambée des cours de l’or ces dernières années, il emploierait aujourd'hui plus de 20 000 personnes dans la province de Madre de Dios et jusqu’à 100 000 à l’échelle nationale. La manifestation aboutit à des affrontements avec les policiers, faisant trois morts et des dizaines de blessés.
Moins d'extrêmement pauvres
29th of February 2012La Banque mondiale publie de nouvelles données sur l'état de la poursuite des 8 Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) définis en 2001 pour 2015. L'étude constate une nette diminution du pourcentage de la population vivant avec moins de 1,25 dollar par jour : 1,29 milliard de personnes, soit 22 % de la population des pays en développement en 2008 – la dernière année présentant des données complètes – contre 1,94 milliard en 1981. En Afrique subsaharienne, pour la première fois, la part des extrêmement pauvres représente moins de la moitié de la population (41 %). L'étude d'échantillons conduit la Banque mondiale à croire en la robustesse de la tendance et à conclure que le premier des OMD, diviser par deux le nombre de personnes vivant dans l'extrême pauvreté, sera atteint avant 2015. L'étude souligne néanmoins la fragilité des résultats. Les 663 millions de personnes qui vivent dans l'extrême pauvreté restent pauvres au regard des normes des pays à revenu intermédiaire ou élevé. Le nombre de personnes vivant avec moins de 2 dollars par jour, en outre, se montre beaucoup plus stable : 2,47 milliards en 2008 contre 2,59 en 1981.
36 ans de charbon ou 130 000 personnes déplacées ?
28th of February 2012Un groupe de sept experts en défense des droits de l'homme réunis par les Nations unies rend un rapport mettant en garde contre les risques liés à la construction d'une mine de charbon à ciel ouvert à Phulbari (Bangladesh). Le projet, dont on espère la production de 572 millions de tonnes de charbon pendant 36 ans, couvre 6 000 hectares, mais rendra inutilisable 12 000 hectares de terres agricoles particulièrement fertiles. 50 000 à 130 000 personnes devraient quitter leurs habitations et leurs terres ; 220 000 pourraient subir des dommages à plus long terme, comme l'assèchement de canaux d'irrigation ou de puits, l'épuisement des activités de pêche ou la mort d'arbres fruitiers. Le groupe demande au gouvernement bengali qui n'a pas encore rendu son avis sur le projet de peser plus sérieusement les bénéfices et les coûts du projet.
La pauvreté invisible des enfants urbains
28th of February 2012L'Unicef publie son rapport annuel sur la situation des enfants dans le monde, étudiant spécifiquement les conditions de vie et de précarité dans un monde urbain. L'étude constate que des centaines de millions d'enfants sur le milliard vivant en zones urbaines grandissent dans la pauvreté, les privations voire l'exclusion, et appelle à des mesures spécifiques pour y répondre. Le rapport va à l'encontre de la plupart des études statistiques concluant que les enfants urbains vivent toujours dans de meilleures conditions que les enfants ruraux. Les statistiques urbaines recouvrent des situations très contrastées, où la grande richesse matérielle de quelques-uns tend à cacher l'extrême pauvreté de certaines populations. L'existence de réseaux électriques, d'alimentation en eau, de santé ou d'écoles ne garantit pas l'accès des populations défavorisées à ces services essentiels. L'absence d'accès favorise le travail des enfants, voire leur recrutement dans des gangs criminels. Le rapport invite en conséquence les décideurs urbains à faire des besoins des plus jeunes une priorité dans leur planification et le développement des infrastructures.
Un droit universel à un environnement propre ?
du 27th of February 2012 au 23rd of March 2012Le Conseil des droits de l'homme des Nations unies tient sa 19e session régulière à Genève (Suisse). 41 textes encadrant la protection de l'ensemble des droits humains sont adoptés par l'organe intergouvernemental mis en place par l'Assemblée générale de l'ONU en 2006. Un poste de rapporteur spécial aux droits de l'homme pour l'environnement, nommé pour trois ans, est créé. Son rôle sera de faire respecter le droit international existant en matière de sécurité, propreté, santé environnementales ainsi que de développement durable. Il devra ainsi faire des recommandations sur la manière d'atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement et de prendre en compte les résultats de la conférence Rio+20 (juin 2012). Pour les juristes et les militants écologistes, cette création devrait poser les fondements de la reconnaissance d'un droit universel à un environnement propre par le Conseil et ouvre même la porte à la revendication de droits humains face aux changements climatiques. D'ores et déjà, ils proposent au Conseil d'ouvrir des auditions de victimes de violations des droits de l'homme liés au climat, afin de construire une définition positive qui permettrait d'engager des négociations avec la Convention-cadre des Nations-unies sur le changement climatique (CCNUCC).
Qui financera le FMI ?
du 25th of February 2012 au 26th of February 2012Les ministres des finances et les gouverneurs des banques centrales du G20 se réunissent à Mexico (Mexique). Ils appellent l'Europe à prendre rapidement une décision sur le montant du Mécanisme européen de stabilité (MES) contre la crise de la dette, attendu pour entrer en vigueur en juillet 2012. Ils en font une condition pour accepter le plan de renforcement des ressources du Fonds monétaire international présenté en janvier. Le FMI aimerait, en effet, augmenter sa capacité de prêts de 500 milliards de dollars afin de faire face à la crise systémique que traverse l'économie mondiale. La contribution des pays du G20 sera déterminante pour mener à bien ce projet. Jusqu'ici, seule la zone euro a promis d'apporter 150 milliards d'euros (202 milliards de dollars).
Connecter investisseurs et projets autour de la ville durable
du 21st of February 2012 au 22nd of February 2012La fondation suisse Global Energy Basel (GEB) tient sa 2e conférence annuelle à Bâle (Suisse). Créé après l'accord de Cancún (Mexique), le GEB se veut une plateforme de rencontres entre investisseurs et porteurs de projets pour favoriser le financement d'infrastructures urbaines durables, rendre les villes plus résilientes au changement climatique et réduire leur empreinte carbone. Visant à faire émerger de nouveaux partenariats publics-privés, le GEB a développé un instrument de contrôle des projets d’infrastructure sous l’angle de la durabilité, afin de mobiliser les investisseurs attentifs aux aspects écologiques et sociaux en plus des aspects économiques. L'initiative est soutenue par les grands réseaux mondiaux de villes, comme ICLEI ou C40, qui invitent leurs membres à y présenter leurs projets les plus innovants. L’édition 2012 réunit ainsi des scientifiques, des responsables politiques, des entrepreneurs, des banquiers et des ONG autour des questions de transports urbains avec des ateliers autour de infrastructures nécessaires aux véhicules électriques ou la mise en place de systèmes de vélos partagés.
Pénurie d'experts en développement durable
du 20th of February 2012 au 22nd of February 2012Le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) tient la 12e session spéciale de son conseil d'administration à Nairobi (Kenya). Le groupe de la prospective du PNUE composé de 22 scientifiques de toutes les régions du monde présente son étude des défis posés par le développement durable de la planète. Si la gouvernance globale du développement durable arrive en tête, ils placent la qualité de l'expertise scientifique disponible juste derrière. Selon ce groupe, l'expertise actuelle, notamment dans les énergies renouvelables, les services écosystémiques et la sécurité alimentaire – quantitative comme qualitative – ou la gestion de l'eau n'est pas à la hauteur des enjeux. Ils soulignent notamment la faiblesse de l'expertise dans les régions qui en ont le plus besoin – l'Afrique ne compte que 1 % des scientifiques éminents du monde. L’une des principales conclusions du groupe est donc le renforcement de la formation et des réseaux scientifiques mondiaux.
Des Européens pauvres et malades
14th of February 2012Le Centre européen pour l'environnement et la santé de l'OMS publie un rapport signalant les inégalités au sein de la zone. Un Européen sur cinq meurt aujourd'hui de maladies liées à l'environnement, mais l'occurrence de ce risque varie de 14 à 54 % selon les régions et les groupes sociaux. Résultat d'une enquête commencée en 2001, le rapport souligne l'importance des risques liés à un habitat insalubre – humidité, manque de sanitaires –, conditions rencontrées par 80 millions de citoyens de l'Union européenne. 16 millions d'entre eux ne disposent ainsi d'aucun chauffage en hiver. Leur risque de contracter des maladies liées à ces conditions est 13 fois plus important que pour leurs concitoyens plus aisés.
Soutenir une mondialisation des produits biologiques
du 13th of February 2012 au 14th of February 2012La FAO, l'International Foundation for Organic Agriculture (IFOAM) et la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED) tiennent à Nuremberg (Allemagne) une conférence dédiée à la question de l'accès aux marchés de produits biologiques. Les trois institutions travaillent depuis dix ans à réduire les barrières au commerce des produits biologiques, estimé à 60 milliards de dollars par an. Leurs efforts vont, en particulier, aux deux millions de producteurs certifiés d'Afrique, d'Asie et d'Amérique latine, qui peinent à participer aux échanges mondiaux dans le secteur. La conférence aboutit ainsi à l'adoption d'un accord régional fixant des normes communes pour les produits biologiques asiatiques :Asian Regional Organic Standard (AROS). L'AROS doit faciliter les échanges entre le Bhoutan, le Laos, la Thaïlande, le Vietnam, la Malaisie, l'Inde, l'Indonésie, la Chine, la Corée du Sud, le Japon, les Philippines, le Cambodge, le Népal et le Sri Lanka. Le 15 février, lors de la BioFach World Organic Fair qui se tient elle aussi à Nuremberg, les États-Unis et l'Union européenne signent un accord de reconnaissance mutuelle de leurs labels. L'accord veut d'abord faciliter les échanges transatlantiques sur un marché total de 40 milliards d'euros en 2011. Il devrait particulièrement soutenir les petits producteurs des deux ensembles qui n'auront plus à obtenir une double certification. Cet accord devrait en outre bénéficier aux exportateurs des pays pauvres reconnus par l'un ou l'autre des labels en rendant automatique leur accès à l'autre marché. Les termes de la reconnaissance qui sera effective le 1er juin 2012 seront revus périodiquement pour tenir compte de l'évolution des législations respectives.
Les renouvelables en Afrique, un choix urgent
08th of February 2012Le Centre commun de recherche (CCR) de la Commission européenne publie un rapport sur le potentiel des énergies renouvelables en Afrique. Le rapport veut encourager les gouvernements africains à sortir de la production électrique basée sur le diesel en proposant une cartographie des régions les plus adaptées à l'implantation des renouvelables : éolien en Afrique du Nord, énergie solaire en Afrique subsaharienne et dans la ceinture du Sahara, petites centrales hydroélectriques en Afrique équatoriale ou biomasse en Afrique centrale. L'étude souligne l'impact d'un tel choix non seulement pour l'environnement mais aussi en termes de création de richesses et d'amélioration des conditions de vie des populations les plus pauvres – notamment en zones rurales où près de 600 millions de personnes vivent sans électricité. Les renouvelables constituent pour eux non seulement une alternative efficace et économique au développement des réseaux mais aussi un gisement de nouveaux emplois. Selon l'étude, la coopération internationale devrait appuyer ce développement en organisant le transfert rapide des connaissances scientifiques et technologiques pertinentes.
Des femmes, acteurs politiques et économiques
02nd of February 2012UN Women, l'agence des Nations unies pour les femmes, fête sa deuxième année d'existence et son implantation réussie dans 75 pays. Forte d'un budget croissant, elle veut orienter son action vers la promotion de l'indépendance économique et la participation des femmes dans les politiques menées par les États et les autres agences onusiennes. UN Women perçoit les mouvements sociaux actuels un peu partout sur la planète comme porteurs d'émancipation féminine, en tenant pour preuve la participation des femmes à la réforme constitutionnelle, aux élections et à la transition politique en Tunisie et en Égypte. L'agence a ainsi mis 4,8 millions de dollars à disposition des pays arabes aux fins de la promotion de la femme. Elle soutient des candidates, des partis, des commissions électorales et législatives dans plus de 25 pays et des mouvements féminins dans 52 pays.
Le développement durable vu d'Inde
du 02nd of February 2012 au 04th of February 2012La Fondation TERI organise le 12e Sommet de Delhi sur le développement durable, dont l'objectif est de rassembler tous les acteurs, et en particulier les milieux d'affaires asiatiques, autour des questions durabilité. L’édition 2012 revient sur une question irrésolue depuis le sommet de Rio de 1992, soit la gestion des biens communs mondiaux – le climat, les ressources naturelles ou les réserves en hydrocarbures. Pour les organisateurs indiens, il est temps de dépasser les approches historiquement opposées entre le Nord et le Sud sur le sujet.
Les sans-terre indiens en marche
du 02nd of February 2012 au 27th of February 2013Le mouvement indien Ekta Parishad organise une marche rassemblant plus de 100 000 paysans sans terre, issus de communautés autochtones et intouchables, de Gwalior vers la capitale fédérale, New Dehli. La Jan Satyagraha (« marche du peuple pour la vérité ») réclame un accès à la terre et à l'ensemble des ressources naturelles pour tous les citoyens indiens. Se réclamant des principes de Ghandi, Ekta Parishad et cette marche veulent rendre visibles les plus démunis, de plus en plus les privés d'accès aux ressources naturelles qui permettent d'assurer leur survie au profit d'industries minières, de centrales nucléaires ou hydroélectriques, ou de plantations agroalimentaires. L'organisation de la marche est également l'occasion à la fois de structurer le mouvement et de former des relais locaux et de réunir des soutiens internationaux. Arrivée à New Dehli, la Jan Satyagraha remet au gouvernement une pétition demandant une réforme agraire juste.
Lutter contre la pauvreté et le chômage des jeunes
du 01st of February 2012 au 19th of February 20121er>10 février La Commission des Nations-unies pour le développement social tient sa 50e session au siège des Nation -unies à New York (États-Unis). Les travaux sont consacrés à l'éradication de la pauvreté, au chômage des jeunes et aux politiques socialement inclusives dans un contexte de crise économique globale et de changement climatique. L'OIT a dénombré en 2011 75 millions de moins de 25 ans sans emploi et estime que cette tranche d'âge a trois fois plus de risques que les autres de se retrouver sans emploi. Un jeune travailleur sur quatre dans les pays développés et une majorité depays en développement sont, en outre, employés dans l'économie informelle, souvent dan s des conditions indécentes. La Commission lance un appel aux gouvernements à ne pas négliger les politiques sociales, l'accès à l'alimentation, à l'éducation et aux services de base, afin de sauvegarder les opportunités des populations les plus pauvres dans une période de crise.
Ne pas négliger les maladies tropicales
30th of January 201213 sociétés pharmaceutiques, les gouvernements des États-Unis, du Royaume-Uni et des Émirats arabes unies, la Fondation Bill & Melinda Gates, la Banque mondiale et d'autres organismes s’occupant de santé mondiale, dont l'OMS, lancent à Londres (Royaume-Uni) la plus large coordination jamais créée pour combattre les maladies tropicales négligées (MTN). Reprenant la stratégie décrite dans la déclaration de Londres sur les maladies tropicales négligées adoptée le même jour , ce partenariat public-privé se fixe comme objectif de contrôler ou éliminer au moins dix MTM – le ver de Guinée, la filariose lymphatique, la lèpre, la maladie du sommeil, le trachome, la schistosomiase, les helminthes transmis par le sol, la maladie de Chagas, la leishmaniose viscérale ou l'onchocercose – d'ici 2020. Le partenariat réunit déjà 800 millions de dollars de promesses de dons – dont 363 millions apportés par la Fondation Gates – pour mettre en place des traitements ou de nouveaux projets de recherche. La feuille de route, rédigée par l'OMS, qui guide son action, établit également un mécanisme de suivi des progrès ainsi qu’un système d’évaluation du respect de leurs engagements par les partenaires.
Le Conseil de sécurité, un enjeu toujours crispé
26th of January 2012L'Inde, le Japon, le Brésil et l'Allemagne (G4) déposent une requête commune d'élargissement du Conseil de sécurité durant une session fermée de l'Assemblée générale des Nations unies. Si la revendication date de 2005, c'est la première fois qu'elle est discutée dans cette enceinte. Pour le G4, un élargissement du Conseil de sécurité, tant en termes de sièges permanents que de sièges non-permanents, permettrait de refléter les équilibres internationaux actuels, l'importance des contributions financières de nouveaux pays au maintien de la paix dans le monde et de mieux représenter les pays en développement dans les enceintes internationales. Le G4 réclame aussi des méthodes de travail du Conseil plus transparentes. Comme lors des précédents débats sur la question, la Chine a pris la tête de l'opposition, connue sous le nom de United for Consensus, jugeant que la proposition tendait à créer des divisions inutiles au sein de l'Assemblée. Malgré le soutien d'un certain nombre de puissances dont la France, la réforme du Conseil de sécurité, une fois de plus, ne réussit pas à s'imposer sur l'agenda international.
Négocier un « avenir commun »
du 25th of January 2012 au 27th of January 2012Les Nations-unies accueillent à New York (États-Unis) des discussions sur « l’avant-projet » du document final de la Conférence des Nations Unies sur le développement durable (CNUDD, ou Rio+20) du 20 au 22 juin 2012. Le texte baptisé « Notre avenir commun » se fonde sur 6 000 pages de contributions reçues des États membres et autres parties prenantes, ainsi que des observations recueillies les 15 et 16 décembre 2011, durant la deuxième Réunion intersessions de la CNUDD. Une part importante du texte discute de la gouvernance du dispositif onusien de soutien du développement durable et, notamment, le rôle de la Commission du développement durable (CDD). Une première option voit le renforcement de la commission, rebaptisée Conseil du développement durable (DDC). Une seconde demande l'élargissement du Conseil économique et social (ECOSOC) à ce domaine, estimant que cette institution est déjà mieux reconnue et donc plus à même de piloter les changements nécessaires. Par ailleurs, l'idée d'élaborer des objectifs de développement durable (ODD), comme proposé par la Colombie et le Guatemala, gagne du terrain. Un quasi consensus semble émerger pour faire de ces objectifs un complément aux Objectifs du Millénaire pour le développement adoptés en 2001.
Les océans veulent croire aux partenariats
du 25th of January 2012 au 27th of January 2012La 3e réunion intergouvernementale chargée d’examiner la mise en œuvre du Programme d’action mondial pour la protection du milieu marin contre la pollution due aux activités terrestres (PAM) se tient à Manille (Philippines). Elle adopte, le 26, la déclaration de Manille qui engage ses 65 signataires à mettre en place un régime juridiquement non contraignant de lutte contre la pollution marine provenant de sources terrestres. Pour y parvenir, la déclaration préconise la mise en place de partenariats mondiaux spécifiques en matière de gestion des nutriments, des eaux usées et des déchets marins. Le Partenariat sur les déchets marins est actuellement le plus avancé, notamment parce qu'il s'inscrit lui-même dans le Partenariat mondial sur les déchets solides, un partenariat d’ores et déjà instauré et parrainé par le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE). Les deux autres instruments peinent encore à trouver des soutiens institutionnels aussi larges et efficaces.
Le Mexique en lutte contre la sécheresse
24th of January 2012Le Mexique adopte un plan d'aide de 2,5 milliards de dollars pour faire face à sa pire sécheresse depuis 70 ans, après un épisode de gel sans précédent. La malnutrition affecte déjà des dizaines de milliers de personnes principalement les États du Nord (Durango, Sonora, San Luis de Potosi, Coahuila ou Chihuaha), où près de 220 000 indiens Raramuris sont menacés. Plus de 2 millions d'hectares de cultures sont détruits et des dizaines de milliers de têtes de bétail perdues. En réponse, le plan d'action gouvernemental prévoit des mesures d'urgence comme l’envoi de 4 000 camions-citernes mais aussi de plus long terme comme la constitution de réserve de maïs ou la construction d'infrastructures hydrauliques.
Un forum social en résonance
du 24th of January 2012 au 29th of January 2012Le Forum social mondial tient sa 12e édition à Porto Alegre (Brésil) en présence de 40 000 altermondialistes venus du monde entier. Si l'affluence est légèrement en baisse, le Forum offre une caisse de résonance aux nouveaux mouvements de protestation mondiaux ou régionaux : les Indignés, Occupy Wall Street ou le Printemps arabe. Le Forum appelle par ailleurs à une mobilisation planétaire pour obtenir des mesures contre la crise économique et des résultats concrets au sommet Rio+20 de juin. À cette occasion, les organisations sociales tiendront un « sommet des peuples » qui reprendra ces exigences. Le prochain Forum social mondial aura lieu en 2013 à Tunis (Tunisie).
Connecter les pauvres, la solution commerciale
17th of January 2012Le World Business Council for Sustainable Development (WBCSD) publie un rapport consacré à la participation du secteur privé à la fourniture d'énergie pour tous. Cette étude réalisée dans le cadre de son initiative Access to Energy met en avant les expériences menées par 19 compagnies d'énergie membres du WBCSD pour répondre durablement aux besoins en énergie des populations à faibles revenus tout en maintenant leurs profits. L'étude souligne que ce résultat ne peut être obtenu sans le soutien politique et financier du secteur public donnant la priorité à l'accès à l'énergie et au développement des énergies vertes. Selon ce rapport, la meilleure architecture pour atteindre ce résultat est la mise en place de partenariats publics-privés, les plus larges et transversaux possibles, afin de surmonter les obstacles financiers, institutionnels, culturels ou techniques particuliers aux nouvelles zones à connecter.
Investissements scientifiques en Asie
17th of January 2012Le National Science Board américain publie son rapport biannuel sur les investissements en recherche et développement (R&D) dans le monde. L'étude signale un fort rattrapage des pays asiatiques dans ce domaine. Grâce à une croissance régulière depuis 1999, dix pays d'Asie du Sud Est (Chine, Corée du Sud, Inde, Indonésie, Japon, Malaisie, Singapour, Taïwan, Thaïlande et Vietnam) représentent aujourd'hui 32 % des dépenses mondiales de R&D, soit plus que les États-Unis (31 %). Au sein de ce groupe, le Japon est en perte de vitesse par rapport aux autres. Ce résultat s'explique par la dynamique d'investissements qui découle des relations scientifiques et industrielles en plein essor entre la Chine et les huit autres pays. La Chine représente aujourd’hui 12 % des dépenses mondiales de recherches, occupant ainsi la deuxième place mondiale derrière les États-Unis et devançant désormais le Japon (11 %).
Un avenir sans croissance ni emploi ?
du 17th of January 2012 au 24th of January 2012Les Nations unies publient leur Rapport annuel sur l'économie mondiale, mettant en garde contre le risque de récession économique majeure. Le ralentissement de la croissance globale, tiré par les pays développés, touche de plus en plus les pays émergents, voire les pays en développement – l'Afrique subsaharienne étant la région qui échappe le plus à la tendance mondiale. Selon le rapport, le chômage devient ainsi plus que jamais une question globale en s'établissant à 8,6 % en moyenne en 2011, contre 5,8 % avant la crise en 2007. Il touche avant tout les jeunes (15-24 ans) pesant d'autant sur les investissements individuels et collectifs et la croissance à long terme. Restaurer le niveau d’emploi prévalant avant la crise et absorber les nouveaux arrivants sur le marché du travail à travers le monde demanderait la création de 64 millions de postes. Si les taux de croissance ne reprennent pas dans les pays développés, le rapport ne voit pas ce but atteint avant 2015. Le 24 janvier, le rapport annuel de l'OIT (« Tendances mondiales de l'emploi 2012: prévenir une aggravation de la crise de l’emploi ») confirme l'ampleur des menaces actuelles sur la croissance et la stabilité sociale. Il faudrait créer au moins 600 millions d'emplois productifs à l'échelle mondiale, durant la prochaine décennie, pour répondre aux besoins. Le rapport met en avant la précarisation des emplois – 900 millions de travailleurs vivent actuellement avec moins de 2 dollars par jours. Selon l'OIT, 29 millions de personnes dans le monde ont été découragées de chercher un emploi, beaucoup d'entre elles étant des jeunes qui ont repris des études. Tout en saluant les efforts entrepris par les gouvernements, l'OIT appelle à faire de la création d'emplois productifs une priorité mondiale.
L'année de l'énergie
du 16th of January 2012 au 17th of January 2012Les Nations unies déclarent ouverte l'année de l'énergie durable pour tous lors de l'ouverture du 4e Sommet mondial sur les énergies du futur d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Le double enjeu est d'améliorer le développement humain en donnant accès à l'énergie, alors qu'une personne sur cinq dans le monde reste aujourd'hui sans accès à l'électricité et deux sur cinq dépendent uniquement de la biomasse pour cuisiner ou se chauffer, tout en préservant les ressources naturelles et en limitant les pollutions. 95 % de la population mondiale sans accès à des énergies propres et durables résident en Afrique subsaharienne ou en Asie de l'Est, et l’un des objectifs de cette initiative est de mieux faire connaître le potentiel de développement des énergies vertes dans ces régions. Le 17, l'Organisation des Nations unies pour le développement industriel (Onudi) présente, durant le même sommet, son rapport annuel. L'édition 2011 de l’Industrial Development Report, “Industrial energy efficiency for sustainable wealth creation: Capturing environmental, economic and social dividends”, est consacrée aux technologies à haut rendement énergétique. Elle souligne les besoins et l'urgence d'investir dans ce secteur afin d'offrir un accès universel à l'énergie et de multiplier par deux les rendements énergétiques ainsi que la part d'énergie renouvelable d'ici 2030. L'intensification de l'utilisation de l'énergie par l'industrie est en effet nécessaire pour conjuguer croissance économique, satisfaction des besoins humains croissants et protection de l'environnement. Si les investissements dans ces technologies sont nécessaires partout, il est crucial qu'ils mettent les pays en développement sur la voie d'une croissance verte et durable.
Une agriculture qui pense au climat
16th of January 2012La FAO et la Commission européenne lancent un programme commun de soutien à une agriculture adaptée aux changements climatiques, ou climate-smart agriculture. Doté de 5,3 millions de dollars, le programme veut à la fois assister les agricultures des pays du Sud à s'adapter aux changements et réduire les émissions globales de ce secteur. Dès cette année, il devrait bénéficier au Malawi, au Vietnam et à la Zambie pour des projets soutenant la résilience aux changements climatiques, la réduction des émissions et la capture du carbone des systèmes agraires.
Les renouvelables ont leur institution
du 14th of January 2012 au 15th of January 201214>15 janvier La deuxième session de l’assemblée de l’Agence internationale des énergies renouvelables (IRENA) se réunit à Abu Dhabi, Émirats arabes unis. Elle marque l'institutionnalisation de la nouvelle agence avec l'adoption d'un programme de travail et d'un budget (8,4 millions de dollars) pour 2012, du statut du personnel ainsi que des règles d’éthique et de gestion des conflits d’intérêts. Elle lance également le Fonds d’Abu Dhabi pour le développement qui doit soutenir, à hauteur de 50 millions de dollars par an pendant sept ans, des projets d’énergie renouvelable dans les pays en développement. Ces développements sont largement salués comme un signe de la mobilisation internationale en faveur d'un déploiement vaste et accéléré des énergies renouvelables.
Faire payer les pollueurs en Équateur
04th of January 2012Le tribunal de Lago Agrio, dans le nord-est de l'Équateur, rejette l'appel déposé par le groupe pétrolier américain Chevron. Il double même l'amende fixée en février 2011 pour pollution de la forêt amazonienne, la nouvelle condamnation s'élevant à 18 milliards de dollars (13,8 milliards d’euros). La plainte initiale a été déposée contre Texaco Petroleum, racheté en 2001 par Chevron, par une pétition signée par plus de 30 000 habitants de la province de Sucumbos. Elle rend le pétrolier responsable du déversement, entre 1964 et 1990, de 70 millions de litres de pétrole brut et 80 milliards de litres d’eau pollués par des produits chimiques et des métaux lourds dans la forêt amazonienne. La contamination des sols et des rivières a provoqué intoxications, maladies et cancers chez les habitants de la région. Le 20 janvier, Chevron annonce qu'il se pourvoit en cassation devant la justice équatorienne.
L'Union européenne taxe son ciel
01st of January 2012Le marché du carbone européen instauré en 2008 entre dans sa seconde phase de développement, incluant notamment l'aviation commerciale civile. Chaque compagnie aérienne européenne se verra ainsi allouer un quota d'émissions de CO2, correspondant à 97 % des émissions historiques du secteur pour 2012, puis à 95 % en 2013, qu'elle devra gérer. Par ailleurs, 15 % des émissions de tous les vols au départ ou à destination de l'Union européenne, quelle que soit la nationalité de la compagnie, devront être compensés sur le marché carbone. Les compagnies qui ne s'y conformeraient pas devront payer des amendes de 100 euros par tonne de CO2, voire seront interdites de vols dans l'Union. La Commission européenne estime que 213 millions de tonnes de CO2 pourraient ainsi être économiquement compensées chaque année. 26 des 36 pays membres de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) ont déjà manifesté leur opposition à cette mesure. La Chine et les États-Unis sont allés jusqu'à déposer un recours juridique auprès de la cour de justice européenne, qui a été retoqué en décembre 2011.
Lutte contre la pollution en Chine
20th of December 2011Le gouvernement chinois demande à l'ensemble des autorités locales de réduire de 10 % les émissions de « polluants majeurs » d'ici 2015. La liste, qui comprend le dioxyde de souffre ou les métaux lourds, mais pas le CO2, vise à améliorer la qualité de l'air et de l'eau, notamment dans les zones urbaines où les revendications environnementales ne cessent de se développer. Le gouvernement annonce également la mise en place de nouvelles mesures de la pollution de l'air dans les zones densément peuplées, comme Pékin et Tianjin, l'accélération du retrait de la circulation des véhicules enregistrés avant 2005 et une amélioration des mesures de sécurité dans le secteur nucléaire.
Une eau commune en Méditerranée
du 19th of December 2011 au 20th of December 2011Le premier Forum méditerranéen de l’eau réunit à Marrakech (Maroc) près de 400 représentants de parlementaires, autorités locales et territoriales, ministères en charge de l’eau, bailleurs de fonds, réseaux régionaux et ONG venus des trois rives de la Méditerranée. En préparation du 6e Forum mondial de l’eau qui se tiendra à Marseille (France) en mars 2012, ce forum entérine huit objectifs régionaux de moyen terme (2020) : améliorer l'efficience dans l'utilisation de l'eau ; améliorer la productivité hydrique de l’agriculture pluviale et irriguée ; développer l'utilisation des ressources non conventionnelles (eaux traitées, eaux saumâtres dessalées, recharge artificielle des nappes phréatiques) – et établir un cadre réglementaire commun à ce sujet ; développer une gestion intersectorielle de la ressources : articuler les régulations locales et nationales voire régionales ; encadrer le rejet des effluents industriels dans les systèmes d’assainissement collectif et établir dans chaque pays une stratégie de recouvrement durable des coûts pour les services d’assainissement. La réunion avance également sur la mise en place d’un « Forum méditerranéen de l’eau », porte-parole des acteurs méditerranéens de l’eau, permettant de consolider les relations de coopération et d’échange de savoir-faire et d’expériences entre ses différents membres.
Les quotas de pêche européens entre intérêts économiques et alertes scientifiques
17th of December 2011Les ministres de l'Agriculture et de la Pêche des 27 pays membres de l’UE adoptent à Bruxelles (Belgique) un accord sur les quotas de pêche pour l'année 2012. La Commission obtient la protection accrue de certaines espèces dans certaines zones particulièrement dépeuplés, comme le cabillaud dans la zone Écosse-Ouest. Mais, globalement, elle accède aux demandes des pêcheurs français et espagnols, accordant des augmentations pouvant aller jusqu'à +100 % des prises de cabillaud en mer Celtique et dans le golfe de Gascogne pour les premiers, et +110 % des quotas de lotte et +500 % de ceux de merlan bleu du Nord pour les seconds. Les ministres ont ainsi davantage pris en compte la position économique difficile du secteur plutôt que les avis de prudence des scientifiques relayés par la Commission. Le rejet par le Maroc d'un accord de pêche avec l'UE, le 15 décembre, a sans doute pesé sur ces décisions.
Le coût croissant des catastrophes naturelles et techniques
15th of December 2011Le réassureur Swiss Re publie une estimation provisoire du coût des catastrophes naturelles et techniques dans le monde en 2011. La valeur des biens assurés détruits s'élève à 108 milliards de dollars, contre 48 milliards en 2010. Il s'agit du montant le plus élevé depuis 2005 (123 milliards), année où l'ouragan Katrina avait ravagé le sud des États-Unis, et ce malgré le faible taux d'assurance des biens au Japon (35 sur les 210 milliards de dollars de dommages). Que ce soit au Japon (tsunami et accident nucléaire de Fukushima) ou après les inondations en Thaïlande et en Australie, les conséquences économiques dépassent les destructions directes ;journées de travail perdues, manques à gagner, déstructuration des réseaux, etc. Le rapport estime ainsi les pertes économiques mondiales, assurées et non assurées, à 350 milliards de dollars en 2011 – un nouveau record, selon le spécialiste de l'assurance.
Des ambitions concrètes pour Rio+20
du 15th of December 2011 au 16th of December 2011La 2e réunion intersession de Rio+20 se réunit à New York (États-Unis) pour examiner la compilation de toutes les contributions d'États, d'agences des Nations-unies, d'ONG, d'universités ou d'autres parties prenantes reçues avant le 1er novembre. L'ensemble compte plus de 6 000 pages et traduit les attentes et les divergences de points de vue de l'ensemble des acteurs, notamment sur la place à donner à l'économie verte ou l'accès aux ressources naturelles rares, le choix d'une gouvernance centrée sur une agence ou plurielle par thématique, la forme de la déclaration finale ou encore la pertinence des « nouveaux sujets du développement durable » (sécurité alimentaire, prix de l'énergie, instabilité financière mondiale ou encore chômage). La volonté affichée de tous les participants d'amener Rio+20 à déboucher sur des résultats concrets – des objectifs chiffrés, des mécanismes additionnels de financement, de transfert des technologies ou de contrôle de la tenue des engagements pris – est néanmoins jugée encourageante pour la négociation du texte final qui débutera dès janvier 2012.
L’Afrique au cœur des impacts
06th of December 2011Les Nations unies publient, durant le sommet de Durban, une étude consacrée à l'impact du changement climatique sur le Sahel et l'Afrique de l'Ouest. Insistant sur les effets déjà discernables aujourd'hui dans 17 pays – compétition sur les ressources, migrations forcées et conflits –, le rapport enjoint les dirigeants à développer des politiques volontaristes d'adaptation. L'étude détaille les variations de températures enregistrées ces dernières 40 années, let les combine avec la fréquence et l'ampleur des sécheresses et des inondations. Elle désigne ainsi une série de « points chauds » (hot spots) – centre du Sahel (Niger, Burkina Faso), côtes du Ghana, nord du Ghana, du Togo, du Bénin et du Nigeria – où les conséquences du changement climatique constituent déjà une urgence : la rareté de l'eau douce crée des conflits d'usage entre pêcheurs et fermiers ; la destruction de certaines récoltes force les paysans à migrer et provoque des hausses de prix ; les inondations créent des mouvements de population mais aussi de troupeaux.
Les villes toujours volontaires
05th of December 2011ICLEI, la fédération mondiale des autorités locales, organise une rencontre des villes engagées sur le climat en parallèle de la conférence internationale de Durban (Afrique du Sud). Un an après le pacte signé à Mexico, les autorités locales réunies par l'ICLEI réitèrent leur volonté d'être des acteurs des négociations climatiques, mais aussi de l'action concrète de lutte contre et d'adaptation au changement climatique. La rencontre aboutit ainsi à l'adoption d'une charte pour l'adaptation, engageant ses signataires à tenir compte des contraintes climatiques dans leurs décisions et à accélérer les efforts réalisés. Les autorités locales parties prenantes doivent ainsi favoriser des modes de transports et de chauffage sobres en carbone, une plus grande résilience aux impacts climatiques – catastrophes naturelles, inondations, sécheresses, modifications des pluviométries – et le développement d'une économie verte sur leur territoire. Des actions concrètes pendant que les négociations avancent à petits pas.
La déforestation vue du ciel
30th of November 2011La FAO publie une nouvelle estimation de la déforestation dans le monde fondée sur l'analyse de données satellite. En 2005, les forêts représentaient 30 % des terres émergées, soit 3,69 milliards d'hectares. Depuis 1990, 14,5 millions hectares de forêts ont été perdus chaque année ; ces pertes ont été en partie compensées par la reforestation mieux mesurée par cette étude. La perte nette s'élève ainsi « seulement » à 4,9 millions d'hectares en moyenne par an sur la période. L'étude montre aussi que la déforestation tend à s'accélérer : 4,1 millions d'hectares entre 1990 et 2000, puis 6,4 millions hectares entre 2000 et 2005. L'impact a été particulièrement net en zone tropicale où la conversion des forêts en terres agricoles a suivi le rythme de 6,9 millions d'hectares par an en moyenne entre 1990 et 2005.
Sols ou productivité, faut-il choisir ?
28th of November 2011La FAO publie le premier État des ressources mondiales en terres et en eau pour l’alimentation et l’agriculture, et souligne le risque pour la sécurité alimentaire de la détérioration croissantes des sols dans le monde. L'augmentation globale de la production agricole pour répondre aux besoins alimentaires d'une population mondiale croissante, mais aussi à d'autres demandes comme les biocarburants, s'est accompagnée dans trop de régions de pratiques destructrices pour les sols. Pour résultat, l'étude juge 25 % des terres émergées dans un état de dégradation extrême, 8 % modérément dégradées, 36 % stables et seulement10 % "en cours de bonification. Les 20 % restant correspondent soit à des terres nues soit à des plans d'eau continentaux. Les régions les plus dégradées se trouvent sur la côte ouest des Amériques, sur les côtes méditerranéennes, au Sahel, dans la Corne de l'Afrique et en Asie. Réhabiliter ces terres doit selon le rapport devenir une priorité dans un monde qui devra nourrir 9 milliards de personnes en 2050.
Négocier la suite
du 28th of November 2011 au 09th of December 2011La Convention cadre des Nations unies sur le changement climatique tient sa 17e Conférence des parties à Durban (Afrique du Sud). Sans réelle surprise pour les observateurs des négociations, les débats portent sur l'avenir du protocole de Kyoto au-delà de décembre 2012 et sur la mise en œuvre des financements de la lutte contre les changements climatiques. L'accord, arraché le 11 décembre après une prolongation des négociations, prévoit une deuxième période d’engagement de cinq ans du protocole de Kyoto à partir du 1er janvier 2013. Il engage également les parties à négocier un autre instrument juridique ou un texte agréé doté de force juridique dans le cadre de la convention. Cet instrument devra s'appliquer à toutes ses parties – c'est-à-dire aussi aux pays en développement – et limiter efficacement l’augmentation de la température moyenne de la Terre. La prochaine conférence aura lieu au Qatar en 2012.
Le temps des solutions pratiques ?
25th of November 2011Le PNUE publie un rapport proposant un ensemble de 16 mesures qui pourraient chaque année sauver 2,5 millions de vie, éviter de gâcher 32 millions de tonnes d'aliments ainsi que laisser la température de la planète augmenter de plus de 2 °C pendant les 40 prochaines années. Ces 16 mesures ciblent les émissions de carbone noir, de méthane et d'ozone troposphérique : Favoriser des modes de cuisson efficaces, améliorer le traitement des eaux usées, interdire les véhicules trop polluants, etc., ces mesures devraient permettre aux pays de réduire leurs dépenses environnementales plutôt que d'en créer de nouvelles. Le rapport veut constituer une source d'inspiration pratique pour les négociations climat qui vont démarrer à Durban.
De la solidité du régime sur l'ozone
du 21st of November 2011 au 25th of November 2011La 9e Conférence des parties à la convention de Vienne pour la protection de la couche d'ozone et la 23e réunion des parties au protocole de Montréal sur les substances qui appauvrissent la couche d’ozone se réunissent à Bali (Indonésie). La solidité du régime est confirmée par la reconstitution du Fonds multilatéral (450 millions de dollars pour la période 2012-2014), mais l'extension du régime à de nouveaux gaz HFC, proposée par les États-Unis, le Canada et le Mexique et par les États Fédérés de Micronésie, est restée sans suite. Plusieurs pays, dont l’Inde, la Chine et le Brésil, se sont opposés à l'ouverture officielle d'une discussion de cette proposition de limitation de la production et de la consommation de ces gaz, réputés nocifs pour le climat. La déclaration finale reflète ces ambivalences, soulignant par ailleurs les accomplissements du protocole et sa capacité à construire un consensus entre les scientifiques, les industriels, les défenseurs de l'environnement et les politiques.
De l'importance de la protection des espèces migratrices
du 19th of November 2011 au 25th of November 2011La 10e réunion de la Conférence des parties à la Convention sur la conservation des espèces migratrices d’animaux sauvages, mieux connue sous le nom de Convention de Bonn, se réunit à Bergen (Norvège). Le PNUE y présente un rapport alertant sur les pressions accrues pesant sur les espèces aviaires migratrices terrestres et marines et demande la mise en place de corridors permettant de maintenir les flux naturels des espèces. Par essence transfrontaliers, ces corridors de protection devraient dépendre de la convention. La Convention de Bonn reste néanmoins une convention peu ratifiée, laissant de côté 36 % des terres émergées et les espèces migrantes qui les traversent.
Lutter conter l’accaparement des terres
du 17th of November 2011 au 20th of November 2011250 organisations de petits agriculteurs de plus de 30 pays se réunissent à l'appel de Via Campesina à Nyéléni (Mali) pour une conférence sur l'accaparement des terres agricoles. Les participants partagent leurs expériences et leurs actions face au phénomène, cette conférence constituant la première étape de la construction d'une alliance mondiale contre l'accaparement des terres. En Afrique, plus 30 millions d'hectares auraient été vendus ou loués. Au niveau mondial, ce chiffre atteindrait de 60 à 80 millions d'hectares, mais du fait du caractère secret voire illégal des contrats, il ne s'agit que de la partie visible de l'iceberg. Ces terres sont déjà transférées aux élites nationales, aux multinationales et aux fonds financiers qui cherchent à faire des bénéfices ou à spéculer au moyen de projets d'agriculture industrielle, d'exploitation minière, de production d'agro-carburants, de marchés carbone, de tourisme, de grands barrages, etc.
Pratiques traditionnelles, alliées face aux changements climatiques
14th of November 2011Le Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l'alimentation et l'agriculture fête ses dix années d'existence à Rome (Italie). Mettant l'accent sur la résilience climatique liée aux cultures vivrières traditionnelles, le traité adopte un nouveau financement de 6 millions de dollars pour aider les agriculteurs de cultures traditionnelles à s'adapter au changement climatique. Ceci passe d'abord par la conservation des variétés traditionnelles végétales qui constituent plus de 80 % des aliments mondiaux provenant des plantes. Le nouveau programme veut ainsi par exemple soutenir les efforts des cultivateurs de pommes de terres autochtones péruviens pour maintenir les différentes variétés traditionnelles, améliorer la production agricole et assurer la sécurité alimentaire, alors que les contraintes climatiques obligent à cultiver toujours plus haut en altitude. Cette action s'inscrit dans le cadre des efforts mondiaux menés contre l'érosion de la biodiversité alors que la FAO prédit que 22 % des parents sauvages de cultures vivrières importantes telles la pomme de terre, les arachides et les haricots sont menacés de disparition d'ici 2050 en raison du changement climatique.
Probabilité d'évolution extrême du climat
du 14th of November 2011 au 19th of November 2011Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) tient sa 34e session à Kampala (Ouganda). Il présente à cette occasion son Rapport spécial sur la gestion des risques d'événements extrêmes et de catastrophes en vue d'une meilleure adaptation aux changements climatiques, approuvé par les 62 gouvernements membres. L'étude met en garde contre la forte probabilité que les scénarios les plus extrêmes de l'évolution du climat deviennent une réalité. L'augmentation forte des températures moyennes et de la fréquence des vagues de chaleur est tenue pour quasi certaine – 90 % de chance. L'augmentation des pluies torrentielles et des variations fortes de la pluviométrie est tenue pour quasi-certaine – 66 % de chance. Un appel à la responsabilité et la mobilisation des politiques face à l'émergence d'un monde où les évènements extrêmes pourraient devenir la norme.
De la nécessité d’une gouvernance vigilante
03rd of November 2011Transparency International publie un rapport sur les liaisons entre corruption et climat. Arguant que répondre aux défis climatiques demandera une coopération internationale, des transformations économiques et des transferts de ressources sans précédent, l'étude souligne l'impact négatif du développement de la corruption dans des secteurs allant de la réduction des émissions à la gouvernance forestière en passant par les programmes d'adaptation. Les 250 milliards de dollars annuels d'investissements publics annoncés dans ces secteurs d'ici 2020 suscitent déjà des appétits et demandent le renforcement de la coordination et des procédures de contrôle. Ce sont par ailleurs souvent les populations les plus marginales politiquement – communautés pauvres, indigènes et rurales, urbains pauvres, personnes déplacées – qui vont souffrir des impacts climatiques les plus violents. Seule une action politique positive en leur faveur peut assurer qu'ils seront bien les principaux bénéficiaires des actions d’adaptation entreprises, conclut le rapport à quelques semaines du sommet de Durban (Afrique du sud).
La régulation volontaire du transport maritime
31st of October 2011La Sustainable Shipping Initiative (SSI), regroupant des armateurs, des assureurs, des banquiers, une société de classification technique et un client, lance leur première feuille de route pour la réduction des émissions de CO2 du secteur. Leur approche de la régulation carbone favorise la récompense de l'adoption de technologies propres plutôt que l’intégration dans un marché de quotas. La feuille de route prévoit de rechercher des financements innovants pour faciliter les investissements dans de nouvelles technologies ; de lever les barrières à la transition vers l'usage de carburants et de technologies propres ; d'améliorer le cycle de vie des cargos en bannissant les matériaux polluants et en améliorant les conditions de recyclage ; et enfin de produire un standard of standards, soit un cadre de gouvernance global qui compile et trie les codes de conduite et objectifs volontaires existants. Ce cadre volontaire fait le pari de jouer un rôle d'entraînement dans un secteur où 50 % du trafic se fait sous pavillon de complaisance.
Financer la lutte contre le changement climatique
du 31st of October 2011 au 04th of November 2011Les Climate Investment Funds (CIFs), réunissant cinq banques de développement dans un partenariat en faveur du financement de projets climatiques, tient son comité directeur à Washington (États-Unis). La réunion aboutit à la validation de projets d'atténuation et d'adaptation dans huit pays en développement, pour un total supérieur à 1 milliard de dollars. Les CIFs ont été créés pour lancer des projets en attendant la mise sur place d'un mécanisme mondial de financement des besoins des pays en développement en matière de réponse aux changements climatiques. Ils soutiennent ainsi un plan d'amélioration de l'efficacité énergétique de l'électroménager produit en Inde, le raccordement d'installations d'énergies renouvelables au Honduras, la protection des aquifères menacés par le changement climatique en Bolivie, la gestion durable des forêts au Mexique, la production de biocarburants, de petits hydrauliques et d'installations solaires au Mali, la réduction de la déforestation au Laos ou le renforcement des installations hydroélectriques au Népal. Un volet important du travail des CIFs est dédié au financement de projets communautaires.
Un plan global pour les océans
27th of October 2011La FAO, la Commission océanographique intergouvernementale de l'UNESCO, l'Organisation maritime internationale et le PNUD présentent, durant la 36e session de la conférence générale de l'Unesco, un plan conjoint visant à limiter la dégradation des océans. Réduire la surpêche, la pollution, la perte de biodiversité ou amener les pays à renouveler leur engagement à améliorer la gouvernance des océans, l'agenda s'inscrit, pour les quatre agences, dans la préparation de la Conférence des Nations unies sur le développement durable (Rio+20, juin 2012). Parmi les mesures proposées par le Plan pour la durabilité de l'océan et des zones côtières (Blueprint for Ocean and Coastal Sustainability), on trouve la création d'un marché mondial du CO2 stocké dans les océans, rémunérant directement la protection de l'habitat, le renforcement la Convention des Nations unies sur le droit de la mer comme des organisations régionales de gestion des océans, le développement d'économies vertes dans les petits États insulaires en développement, la recherche sur l'acidification des océans pour s'y adapter et la réduire ou le développement de règlements luttant contre les espèces invasives marines.
Les soutiens privés à l'économie verte
du 19th of October 2011 au 20th of October 2011L'Initiative Finance du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE-FI) organise une table ronde sur la viabilité financière et la stabilité des marchés à Washington (États-Unis). La table ronde réunit plus de 500 intervenants, dont 20 chefs d'entreprise et deux anciens chefs de gouvernement. Elle souligne les risques grandissants de déconnexion entre les marchés financiers et l'économie réelle, notamment ses conséquences sociales. La table ronde tient aussi à mettre en valeur les solutions, notamment la nécessité d'inciter les investisseurs privés à financer des secteurs prioritaires pour l'émergence d'une économie mondiale durable. Les technologies vertes et la gestion des écosystèmes apparaissent ainsi comme des secteurs qui ont besoin de financement, mais où les retours sociaux, environnementaux et économiques seront également les plus importants. Le 19, un groupe de 285 investisseurs représentant plus de 20 mille milliards de dollars adoptent une déclaration réclamant des politiques publiques volontaristes de développement des énergies renouvelables ainsi que la signature d'un traité climatique contraignant lors de la Conférence de Durban (Afrique du Sud). Le 20 octobre, 200 entreprises mondiales des secteurs de l'énergie, de la finance, de la distribution comme de la manufacture de biens signent à Londres (Royaume-uni) un appel commun enjoignant les États à adopter un accord efficace sur la régulation du climat à la conférence de Durban et à développer une économie verte.
Réglementer la pêche dans le Pacifique sud
18th of October 2011L’Union européenne ratifie la convention négociée en 2009, créant une nouvelle organisation régionale de gestion de la pêche (ORGP) en haute mer dans le Pacifique sud, une des dernières zones océaniques ne connaissant pas de régulation hormis pour la prise de thons. S'étendant des parties plus occidentales du Pacifique sud aux zones économiques exclusives d’Amérique du Sud, la convention réglementera la prise des poissons non-migrateurs de la région, tels que le chinchard du large et l’hoplostère orange. Déjà ratifiée par le Belize, les îles Cook, la République de Cuba, le Danemark au nom des îles Féroé et la Nouvelle-Zélande, la convention doit être ratifiée par au moins 8 partenaires, dont 3 États côtiers de la région et 3 pays pratiquant la pêche hauturière, pour entrer en vigueur. En plus de ratifier, l'Union européenne s'engage à faire son possible pour accélérer la ratification et la mise en œuvre du texte.
Régulation multilatérale pour les déchets dangereux
du 17th of October 2011 au 21st of October 2011La Convention de Bâle sur le contrôle des mouvements transfrontières de déchets dangereux et de leur élimination tient sa dixième Conférence des Parties (CdP10) à Cartagena (Colombie). Elle adopte une série de décisions saluées comme marquant un tournant dans l'histoire de l'institution. Grâce à la médiation conjointe de la Suisse et de l'Indonésie, la CdP10 entérine une interprétation de l’Article 17(5), satisfaisant à la fois ceux qui voulaient maintenir l'interdiction fondamentale pour les pays développés d'externaliser la gestion de leurs déchets dangereux dans les pays en développement et ceux qui veulent s'attaquer aux flux Sud-Sud croissants. Le nouveau Cadre stratégique adopté à Cartegena ouvre, par ailleurs, de nouvelles perspectives pour la mise en œuvre de la Convention en la dotant d' objectifs concrets et d'indicateurs de performance mesurables. Enfin, la Déclaration de Cartagena sur la prévention et la minimisation des déchets dangereux reconnaît les déchets comme des ressources valorisables, tout en estimant les Parties tenues d'en minimiser la production et la destruction au plus près de leurs sources. Elle constitue ainsi un nouvel outil de régulation du secteur tout en établissant un consensus sans précédent sur la nature des déchets et la définition de leur valorisation.
Financer une énergie durable pour tous ?
du 10th of October 2011 au 11th of October 2011Le gouvernement norvégien et l'Agence internationale pour l'énergie (AIE) organisent à Oslo (Norvège) une conférence de haut niveau sur l'accès de tous à l'énergie. Un des défis du développement durable est, en effet, de répondre aux besoins des 1,4 milliard de personnes n'ayant aucun accès à l'électricité et des 2,5 milliards de personnes utilisant des énergies malsaines pour cuisiner ou chauffer leur habitat. Selon l'AIE, atteindre ce but d'ici 2030 demande un investissement de 48 milliards de dollars par an, essentiellement en faveur de l'Afrique subsaharienne. C'est cinq fois plus que l' actuel montant annuel moyen des investissements, mais seulement 3 % des investissements mondiaux de l'industrie de ce secteur. La conférence conclut que seule une combinaison de ressources – secteur privé, gouvernements du Nord comme du Sud, agences multilatérales, fonds climatiques – permettra de réunir des fonds suffisants. Cette conférence vient annoncer l'organisation d'une Année internationale de l'énergie durable pour tous en 2012.
L'approche technologique des renouvelables
du 06th of October 2011 au 07th of October 2011L'Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA) inaugure son premier centre technique, dédié à l'innovation et la technologie à Bonn (Allemagne). Sa mission sera de réduire les coûts des technologies énergétiques renouvelables et de participer à l'émergence de normes communes pour les équipements. Les débats des deux journées d'atelier organisées pour l'inauguration insistent d'une parti sur la compétitivité des énergies renouvelables avec les autres énergies et, d'autre part, sur la nécessité d'une approche intégrée des coûts et des avantages des investissements dans les renouvelables pour que les gouvernements puissent faire des choix informés. Un axe sur lequel le nouveau Centre devrait travailler dans les années à venir.
Institutionnaliser l'expertise
du 03rd of October 2011 au 07th of October 2011Rendre un accord possible à Durban
du 01st of October 2011 au 07th of October 2011La CCNUCC se réunit à Panama (Panama) pour discuter de l'avenir du protocole de Kyoto et des actions coopératives à long-terme en matière de lutte contre le changement climatique. Les obligations définies par le protocole de Kyoto en 1997 se terminent en 2012. Afin de ne pas se retrouver sans cadre international contraignant en attendant la négociation d'un nouvel accord, beaucoup de pays voudraient les maintenir pour une « deuxième période d’engagement ». À Panama, les débats connait des avancées dans la définition des objectifs d’atténuation, la nature comme le contenu éventuels des règles pour une deuxième période d’engagement. Par ailleurs, les parties travaillent sur une vision à plus long terme des enjeux, incluant l’adaptation, le financement, la technologie, le renforcement des capacités, la vision commune, l’examen de l’objectif global à long terme ou, les options juridiques. Si cet effort est salué par beaucoup de communiqués gouvernementaux et ONG finaux, ces derniers soulignent aussi l'ampleur des avancées à accomplir d'ici la conférence de Durban en décembre pour obtenir un accord significatif.
Une science à la mesure des enjeux
du 27th of September 2011 au 30th of September 2011Le Conseil international pour la Science (ICSU) tient son assemblée générale à Rome (Italie). À cette occasion, il souligne l'ampleur des changements à l'œuvre – climat, biodiversité, acidification des océans, émissions de gaz à effet de serre – à l'échelle planétaire. Le Programme mondial de recherche sur le climat, le Programme international Géosphère-Biosphère, le Programme international des dimensions humaines des changements planétaires, et DIVERSITAS, le Programme international sur les sciences de la biodiversité, décident le 28 de s'associer pour adapter leurs travaux aux enjeux. L'Initiative pour la durabilité du système terrestre (en anglais Earth System Sustainability Initiative ou ESSI) regroupera ainsi scientifiques de 140 pays, ainsi que 30 associations scientifiques internationales. Cette réforme institutionnelle sera conduite par l'ICSU, le Conseil international pour la science, des agences onusiennes et le Forum Belmont (groupement de plusieurs organismes de financement de la recherche sur les changements environnementaux), pour développer des approches intégrées et collaboratives nécessaires pour faire face aux risques environnementaux. L'initiative sera lancée d'abord à la Conférence Planet Under Pressure (Planète sous pression) au Royaume-Uni en mars 2012, puis lors de la Conférence des Nations Unies Rio+20 sur le développement durable au Brésil en juin 2012.
Une Europe prospère et verte en 2050 ?
22nd of September 2011La Commission européenne publie une feuille de route détaillant les mesures nécessaires pour transformer l'économie européenne en une économie durable d'ici à 2050. La stratégie repose sur une utilisation efficace des ressources pour améliorer la compétitivité et la croissance européenne. Elle propose, secteur par secteur, des instruments pour réduire la consommation de ressources ainsi que des indicateurs de progrès. La stratégie vise particulièrement les secteurs de l'alimentation, de la construction et des transports, dont les effets combinés représentent entre 70 et 80 % des incidences environnementales. Elle pointe aussi du doigt les créations d'emplois possibles dans des secteurs d'activité tels que le recyclage, la conception plus intelligente de produits, la recherche de matériaux de substitution et l'éco-ingénierie. Mettre en œuvre cette feuille de route demandera des actions de l'ensemble des acteurs européens : des propositions réglementaires de la Commission comme leur traduction dans chacun des pays membres.
Assurer l'accès de tous aux renouvelables
20th of September 2011Les Nations unies lancent une initiative visant à assurer un accès universel aux énergies renouvelables lors d'un forum conjoint avec le secteur privé à New York (États-Unis). L'initiative crée un Groupe de haut niveau sur l'énergie durable pour tous qui réunira des dirigeants d'entreprises, des représentants gouvernementaux et de la société civile du monde entier. Pour atteindre cet objectif, il s'agit de doubler d'ici 2030 le taux d'amélioration de l'efficacité énergétique et la partie des renouvelables dans le bouquet énergétique mondial. Des partenariats public-privé devront encourager les investissements privés pour connecter les 1,4 milliard de personnes qui n'ont pas accès à l'électricité ou ré-équiper le milliard utilisant des réseaux peu fiables. Ils devront aussi apporter une réponse adapter aux trois milliards de personnes utilisant des carburants solides (charbon, biomasse traditionnelle) pour se chauffer ou pour cuisiner. Le Groupe présentera un programme d'action globale avant Rio+20 en juin 2012.
Mobiliser contre la désertification
20th of September 2011L'Assemblée générale annuelle des Nations unies réunit un panel de haut-niveau sur la Désertification à New York (États-Unis). L'évènement, inscrit dans la préparation de Rio+20, constate les faibles résultats obtenus par la Convention pour combattre la Désertification signée par 194 pays et entrée en vigueur en 1994 : un quart des terres mondiales reste menacé par la désertification, notamment en Afrique ; 40 % des terres du globe, occupées par 2 milliards de personnes, sont arides ou semi-arides ; chaque année, plus de 12 millions d'hectares de terres productives sont perdus. Dans un effort pour mobiliser la communauté internationale, le Secrétariat de la Convention annonce avec l'Allemagne un projet d’évaluation globale de l’économie de la désertification : coûts de la dégradation des sols et bénéfices d’une gestion durable des terres. Il préconise également que Rio+20 fixe à la communauté international l'objectif de ramener la dégradation des terres à zéro d'ici à 2030.
Le trop long chemin vers les OMD
16th of September 2011Le marché carbone au secours des forêts
13th of September 2011L'Initiative financière du PNUE (PNUE-FI) publie, avec le soutien de plus de 200 entreprises financières, un rapport concluant à la nécessité de soutenir les investissements dans le secteur forestier par un accord sur le climat. L'absence d'incitation forte à bien gérer les forêts, explique l'étude, entrainerait des pertes pour l'économie mondiale d'une valeur de mille milliards de dollars par an à partir de l'an 2100. Au contraire, un marché du carbone utilisant les ressources du secteur forestier, tel qu'esquissé dans les discussions sur la réduction de la déforestation et la dégradation des forêts (REDD+), pourrait mobiliser des investissements pour protéger et réhabiliter les forêts à hauteur de 10 milliards de dollars par an. L'idée est de créer un marché valorisant des forêts bien gérées et protégées à la même hauteur que leur transformation en champ de soja, en plantation de palmiers à huile ou en pâturages pour bovins. Le rapport invite ainsi les négociateurs climat à garder ces enjeux en tête durant la ministérielle de Durban de novembre 2011.
Les progrès du Fonds vert
du 10th of September 2011 au 13th of September 2011La troisième réunion du Comité de transition de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) examine les modalités de création d’un fonds vert à Genève (Suisse). En décembre 2010, lors du sommet de Cancún (Mexique), les pays industrialisés se sont engagés à mobiliser 100 milliards de dollars par an à partir de 2020 pour répondre aux besoins des pays en développement. Les discussions s'articulent depuis sur les financements publics et privés mobilisables et la forme à donner à ce fonds climatique vert. La réunion de Genève finit sur l'assurance que des propositions concrètes seront sur la table de Durban. Le Fonds devrait ainsi être piloté par 24 États représentants le Nord comme le Sud et intégré dans les processus nationaux de planification économique.
Le risque naturel et le politique
02nd of September 2011L'Institut universitaire des Nations-unies pour l'environnement et la sécurité humaine (UNU-EHS) publie une étude sur les risques naturels dans 173 pays du monde. Avec 32 % de risque de subir une catastrophe naturelle, l'île de Vanuatu (Pacifique) arrive en tête du classement. À l'autre extrémité, Malte (0,72 %) et le Qatar (0,02 %) affichent le niveau de risque le plus bas. Le classement se fonde non seulement sur la probabilité des risques naturels, mais aussi sur la capacité des société à y faire face. Le niveau d'instruction, de revenus, la situation alimentaire ou le fonctionnement des institutions déterminent en effet l'ampleur d'une catastrophe autant que les éléments météorologiques ou géologiques. Les Pays-Bas, plutôt fortement exposés aux risques climatiques (29,24 % de risque), mais bien dotés financièrement et institutionnellement, affichent ainsi un risque total de 7,71 % – à peine plus que l'Ouganda qui, avec un risque naturel deux fois moins élevé (11,68 %), connaît un risque total de 7,57 %. Ces résultats amènent le rapport à réclamer de ne pas limiter les efforts de coopération à l'aide d'urgence mais de travailler à la réduction des risques et à la préparation des sociétés à faire face aux catastrophes.
Investir aujourd'hui dans l'eau sera rentable
25th of August 2011Le PNUE publie un Rapport sur le rôle de l'eau dans le développement d'une économie verte, à l'occasion de la Semaine mondiale de l’eau de Stockholm (Suède). L'étude souligne la valeur de l'eau, à la fois pour l’approvisionnement que pour le maintien de la biodiversité et des services écosystémiques, et plaide pour sa pleine rétribution. Elle identifie les piliers d'une politique de développement vert fondée sur l'eau : fournir, à tous les ménages, un accès abordable et adéquat à l’eau potable et aux installations sanitaires ; investir massivement dans la gestion de l’eau et les systèmes de traitement et d’approvisionnement. Elle oppose ainsi un scénario vertueux, dans lequel les investissements verts permettent d’atteindre tous les Objectifs du Millénaire pour le développement sur l’eau d’ici à 2015, au scénario du pire, dans lequel les investissements tardent encore et où la demande dépasse la capacité d’approvisionnement de 40 % d’ici à 20 ans.
Les agro-écosystèmes nourriront le monde
22nd of August 2011Le PNUE et l'Institut international de gestion de l'eau (IWMI) publient un rapport conjoint sur les services écosystémique, la qualité de l'eau et la sécurité alimentaire. L'étude insiste sur le manque de durabilité des pratiques agricoles actuelles, notamment la surconsommation en eau, et ses résultats limités en termes de sécurité alimentaire et de protection de l'environnement : un milliard de personnes sont sous-alimentées ; une personne sur cinq dans le monde n'a pas d'accès à l'eau potable ; 4 000 décès par jour sont imputables au manque d'assainissement. Si les pratiques ne changent pas, l'agriculture pourrait doubler sa consommation en eau d'ici 2050. En conséquence, le rapport plaide pour une réinsertion des pratiques agricoles dans les logiques des écosystèmes, ce qu'il qualifie d'agro-écosystème. Des écosystèmes sains garantiraient des rendements agricoles plus élevés et plus durables, plus résistants au changement climatique.
La Caspienne, entre pétrole et protection
18th of August 2011Les cinq pays riverains de la mer Caspienne – Russie, Iran, Azerbaïdjan, Kazakhstan et Turkménistan – se réunissent à Bakou (Azerbaïdjan) pour discuter du statut de la mer et de ses conséquences en matière de sécurité et d'environnemental. Le partage de la mer reste bloqué entre l'Iran, qui souhaite une division en cinq zones égales, et l'Azerbaïdjan, le Kazakhstan et le Turkménistan - lesquels souhaitent le partage de la Caspienne selon une ligne médiane, mal définie encore. Cette division constitue le principal obstacle au projet de gazoduc Nabucco, destiné à acheminer le gaz en provenance du Turkménistan et d’autres pays asiatiques vers l’Europe, en contournant le territoire russe. Le sommet faisait aussi suite à l’accord signé le 10 août entre ces cinq pays à Aktau (Kazakhstan) visant à renforcer la lutte régionale contre le déversement d’hydrocarbures et d'autres pollutions en mer Caspienne sous l’égide du PNUE. En l'absence de décision, les débats reprendront lors du prochain sommet à Moscou (Russie) fin 2011.
La plus grande aire protégée du monde
18th of August 2011Cinq pays africains – Angola, Botswana, Namibie, Zambie et Zimbabwe – annoncent à Luanda (Angola) la création de la 6e plus grande aire naturelle protégée au monde, d'une superficie égale à la moitié de la France (278 000 km2). À vocation de conservation et de tourisme, l'aire englobe les bassins des fleuves Zambèze et Okavango et relie entre eux 14 parcs nationaux et réserves naturelles, notamment les chutes Victoria et le delta de l’Okavango. L'aire abrite de nombreuses espèces rares ,comme le léopard, le chien sauvage d’Afrique, le rhinocéros ou l’antilope noire, ainsi qu'une population de 250 000 éléphants. Le projet veut enfin servir de base au développement de revenus durables pour les communautés locales.
Une mesure unique des émissions des bâtiments
02nd of August 2011L'Organisation internationale de normalisation (ISO) ouvre l'examen de la norme Common Carbon Metric (CCM) développée par le PNUE en 2009. La CCM mesure l'utilisation d'énergie et les émissions de CO2 des maisons et dans les bureaux construits et habités – c'est-à-dire au moment où les bâtiments consomment leur maximum d'énergie et donc émettent le plus. Avec 8,6 milliards de tonnes mesurés en 2004, sans doute 11,1 milliards en 2020, les émissions de CO2 des bâtiments constituent ainsi la première source mondiale de gaz à effet de serre. En tant que premier développeur de normes internationales dans tous les domaines, l'ISO peut amener une reconnaissance et une application rapides et large de la norme CCM par les architectes et les professionnels du bâtiment. L'adoption d'un système de comptabilité uniforme des émissions des bâtiments dans l62 pays membres de l'ISO ne pourrait que contribuer à la mise en œuvre efficace de réduction de la consommation d’énergie et des émissions de gaz à effet de serre. Il pourrait également servir de référent aux marchés des crédits carbone en cours de développement.
Navigation propre obligatoire en Antarctique
01st of August 2011Deux amendements spécifiques à l'Antarctique à la Convention internationale pour la prévention de la pollution par les navires (Marpol) entrent en vigueur. Le premier encadre l'usage de pétrole brut comme carburant dans la zone, imposant une densité à respecter. Les bâtiments de commerce comme de transports de passagers utilisant un carburant de qualité moindre devront désormais refaire le plein lorsqu’ils navigueront dans la zone. Le second établit un contrôle officiel des émissions des navires dans la zone nord-américaine de l'Antarctique – notamment d’oxyde de souffre et d’oxyde d’azote – afin de faire appliquer les limitations existantes. Ce contrôle sera effectif le 1er août 2012.
Le climat, une question de sécurité mondiale
20th of July 2011Le Conseil de sécurité consacre, pour la deuxième fois de son histoire, une de ses réunions à la question du changement climatique. Le premier débat, initié par le Royaume-Uni en 2007, était resté très général. La session de 2011, inscrite et présidée par l'Allemagne, discute très spécifiquement du lien entre conflits et changement climatique, soulignant la relation entre sécurité globale, adaptation et atténuation. La déclaration présidentielle finale, adoptée à l'unanimité, établit l'obligation pour le Secrétaire général des Nations-unies de transmettre au Conseil toute information relative au réchauffement dès lors qu'elle est importante dans l'évolution des conflits. La déclaration reconnaît, par ailleurs, la primauté de l’Assemblée générale et du Conseil économique et social des Nations-unies sur les questions de développement durable et, notamment, de changements climatiques. Si cette déclaration constitue un signal fort à quelques mois de Durban, elle est considérée par beaucoup, dont la diplomatie française, comme timide face à l’ampleur de la menace comme des possibilités d'action du Conseil en termes de prévention des conflits.
Nouveau plan d'action pour les ressources phytogénétiques
du 18th of July 2011 au 22nd of July 2011La Commission des ressources génétiques pour l'alimentation et l'agriculture tient sa 13e session au quartier général de la FAO, à Rome (Italie). La réunion aboutit à la révision du Plan d’action mondial pour la conservation et l’utilisation durable des ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture (PAM) de 2009, un des principaux jalons du Programme de travail pluriannuel de la Commission. Le nouveau plan précise ainsi le rôle de la Commission dans la mise en œuvre du Protocole de Nagoya sur l’accès aux ressources génétiques et le partage des avantages découlant de leur utilisation adopté en octobre 2010, l'invitant à appuyer le Plan stratégique de la CDB et le développement d'indicateurs dédiés. Les débats abordent également la question des ressources génétiques pour l’adaptation et l'atténuation des changements climatiques, sans s'accorder sur la nécessité de la Commission de prendre partie dans les négociations internationales sur ce point. Ces différentes avancées illustrent le débat, récurrent de cette enceinte, entre ceux qui veulent réduire au maximum la question des ressources génétiques et ceux qui veulent s'attaquer à ses relations avec d'autres sujets globaux.
Nouveau programme pour la CITES
du 18th of July 2011 au 22nd of July 2011La Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) réunit son 25e comité animal à Genève (Suisse). Le Comité établit son programme de travail pour les années à venir afin d'organiser la discussion certaines espèces désignées par la COP 15 : notamment, le commerce des serpents, des requins ou du macaque à longue queue. Le Comité adopte enfin des recommandations sur différents processus menés en collaboration avec d'autres enceintes multilatérales comme le Partenariat relatif aux indicateurs de biodiversité ; la détection des coraux inscrits à la CITES dans le commerce ou les systèmes de production. Depuis 1975, la CITES veille à ce que le commerce international des espèces d’animaux et de plantes sauvages ne menace pas leur survie en restreignant ou interdisant le commerce des plus menacés.
Le commerce maritime et le climat
15th of July 2011L'Organisation maritime internationale (OMI) adopte deux premières mesures contraignantes pour réduire les émissions de gaz à effet de serre du transport maritime international, ainsi que le Protocole de Kyoto le lui demande depuis quatorze ans. Les nouveaux navires construits devront répondre à l'Indicateur opérationnel de l'efficacité énergétique des navires (EEDI). L'EEDI recouvre un ensemble d'objectifs d'efficacité énergétique à atteindre selon des modalités laissées aux architectes maritimes. Pour les navires existants, l'OMI impose un Plan de gestion de l'efficacité énergétique des navires (SEEMP), qui détaille des moyens d'amélioration de l'efficacité énergétique des navires lors de la navigation. Les deux mesures entreront en vigueur le1er janvier 2013, mais les pays en développement menés par la Chine, le Brésil et l'Afrique du Sud ont négocié un délai de 5 ans pour appliquer les nouvelles normes de construction des navires, retardant d'autant les effets de la mesure pour le climat.
Débuts pour la taxation du carbone australien
11th of July 2011Le gouvernement australien adopte l'accord sur les énergies propres (Clean Energy Agreement) négocié par une commission multipartite de l'assemblée nationale à l'exclusion du parti libéral et du Parti National, opposés à toute marchandisation du carbone. En vertu de cet accord, les 500 principaux pollueurs devront payer 23 dollars australiens par tonne de carbone émise dans l'atmosphère à partir du 1er juillet 2012. Seront ainsi taxés les centrales énergétiques ; la plupart des sociétés de transport, d'exploitation minière et de transformation industrielle. Le prix augmentera ensuite de 2,5 % chaque année jusqu'en 2015, date à laquelle l'Australie devrait disposer d'un système d'échange de quotas d'émission permettant au marché de fixer le prix du carbone. Les revenus générés par la monétarisation des émissions doivent par ailleurs venir financer un plan de développement des énergies propres en Australie.
Les énergies renouvelables dans le monde
07th of July 2011Le PNUE publie le Global Trends in Renewable Energy Investissement 2011, préparé par le Bloomberg New Energy Finance (Grande-Bretagne), montrant à la fois l'approfondissement de l'intérêt pour les énergies renouvelables et l'apparition de nouveaux acteurs. En 2010, l'investissement mondial dans le secteur a atteint 211 milliards de dollars, soit 32 % de plus qu'en 2009. Pour la première fois, les investissements réalisés dans les pays en développement ont dépassé ceux réalisés dans les pays développés. À côté de la Chine (48,9 milliards de dollars, soit +28 %), un nombre croissant de pays ont investi dans les énergies vertes : l'Amérique latine (13,1 milliards soit +39 % ), le Moyen-Orient et l'Afrique (5 milliards, deux fois plus qu'en 2009), le reste de l'Asie en développement (4 milliards, +33 %) ou l'Inde, (3,8 milliards de dollars, +25 % ). Par ailleurs, pour la première fois, les fonds publics ont investi plus largement (5 milliards de dollars) que les entreprises privées dans des ouvrages de grande ampleur. En Europe occidentale, les investissements au contraire ont été le fait des particuliers qui se sont équipés.
Changer de modèle technologique
05th of July 2011Le Département des affaires économiques et sociales de l’ONU publie son rapport annuel. Pour la première fois de son histoire, la publication insiste sur la fragilité de l'environnement et ses conséquences pour l'humanité. Constatant que la planète Terre est proche de perdre l'essentiel de ses capacités de résilience, en raison de la surconsommation d'énergie et des ressources naturelles comme de la croissance des émissions de gaz à effet de serre, le rapport appelle à un changement technologique radical, amenant le développement d'une économie verte et durable. Une agriculture et une exploitation forestière durable, des infrastructures adaptés aux changements climatiques, des technologies réduisant les déchets et utilisant des énergies propres, telles sont les secteurs les plus porteurs de ce changement selon l'étude. Ce changement demanderait un investissement de 1 900 milliards de dollars par an pendant 40 ans, dont 1 1000 milliards de dollars pour répondre aux besoins croissants des pays en développement en alimentation et en énergie. C'est aux gouvernements de montrer l'exemple et de lancer le mouvement, notamment en développant collectivement des régimes de recherche et de partage technologique, ainsi que des régimes de droits intellectuels adaptés et compatibles avec les règles de l'OMC.
Garantir l'information et la participation des citoyens
du 29th of June 2011 au 01st of July 2011La convention d'Aarhus sur l'accès à l'information, la participation du public au processus décisionnel et l'accès à la justice en matière d'environnement tient sa 4e réunion des parties à Chisinau (Moldavie). Entrée en vigueur en 2001, la Convention veut garantir l'information et la participation des citoyens sur les questions environnementales ainsi que leur capacité à exiger l'application du droit international de l'environnement dans leur pays, comme l'exige l'article 10 de la Déclaration de Rio. S'adressant aux délégués de Rio+20, les 400 participants de la réunion de Chisinau les engagent à ne pas oublier les réformes institutionnelles nécessaires pour améliorer la gouvernance globale de l'environnement et le respect des droits des individus. Ils les enjoignent aussi à s'engager clairement en faveur du développement de l'économie verte, pris comme une réponse à la fois aux problèmes systémiques de la planète et aux revendications environnementales légitimes des populations.
Le premier G20 agricole
du 22nd of June 2011 au 23rd of June 2011Le premier G20 agricole se réunit à Paris (France) pour chercher des solutions collectives à la flambée des prix agricoles qui pèse depuis 2008 sur la sécurité alimentaire mondiale. Les vingt plus grosses puissances agricoles de la planète, représentant 85 % de la production mondiale, aboutissent à un accord important, mêlant différentes injonctions : augmenter la production agricole et la recherche agronomique ; améliorer l’accès aux ressources (terre, eau) des paysans des pays en développement ou diversifier l’agriculture pour mieux faire face aux situations de crise. Afin d'enrayer la spéculation aveugle qui tend à augmenter les crises depuis 2008, le G20 crée également l'AMIS (Agricultural Market Information System), un système sans précédent de mise en commun des données publiques et privées de production et de stockage des matières premières agricoles. Un « forum de réaction rapide » est aussi instauré pour coordonner les politiques de marché en cas de situation d'urgence. Malgré ces avancées certaines, les représentants des petits agriculteurs regrettent que les multinationales de l'agro-alimentaire ne soient pas légalement contraintes de faire toute la lumière sur leurs stocks ou que la question de l'impact des agrocarburants sur la volatilité des prix ait été écartée. Ils déplorent enfin que l'accord ne contienne pas de mesures favorables à la création de stocks de régulation en dehors de réserves d'urgence.
Ne pas oublier les réfugiés
20th of June 2011Le Commissariat des Nations unies pour les réfugiés publie son rapport annuel à l'occasion de la journée mondiale des réfugiés. Selon l'étude, 80 % des réfugiés vivent aujourd'hui dans les pays en développement, avant tout en raison du manque d'accueil et de solidarité affichés dans beaucoup de pays industrialisés. Le Pakistan, l'Iran et la Syrie accueillent les plus larges populations de réfugiés : 1,9 million, 1,07 million et 1,005 million respectivement. L'impact économique atteint 710 réfugiés pour 1 dollar de PNB au Pakistan, 475 en République du Congo et 247 au Kenya. Il y a soixante ans, quand le Commissariat a été créé, il devait protéger 2,1 millions d'Européens déracinés par la seconde guerre mondiale. Aujourd'hui, il doit aider 43,7 millions de personnes, réparties dans plus de 120 pays. 15,4 millions d'entre eux sont des réfugiés transfrontaliers, 27,4 millions sont déplacés dans leur propre pays et 837 milles sont des demandeurs d'asile. 7,2 millions d'entre eux sont dans cette situation précaire depuis plus de cinq ans. Une situation qui conduit les Nations unies a demandé aux pays développés de prendre plus équitablement leur part dans l'accueil des réfugiés.
Comment évaluer les risques nucléaires ?
du 20th of June 2011 au 24th of June 2011L'AIEA organise à Vienne (Autriche) une conférence ministérielle extraordinaire sur la sécurité nucléaire, trois mois après l'accident de la centrale de Fukushima (Japon). Les débats témoignent à la fois du souci de rassurer les opinions publiques en prenant des engagements de transparence et de renforcement de l'expertise internationale et de la difficulté d'accomplir ces engagements. Le cadre réglementaire national reste ainsi prééminent et les opérateurs nucléaires centraux dans les dispositifs, même si tout les participants reconnaissent l'importance de l'indépendance des régulateurs chargés de contrôler la sûreté des centrales. L'AIEA propose néanmoins de mener des expertises au hasard, dans les installations les plus anciennes, dans les pays acceptant ce regard extérieur sur leur équipement. Les États-Unis, qui viennent de terminer leur propre audit de leurs centrales, semblent accepter, le 21, la venue des inspecteurs de l'AIEA sur leur territoire dans ces conditions.
Répondre aux prix alimentaires élevés
17th of June 2011L'OCDE et la FAO publient un rapport conjoint sur les prix agricoles d'ici 2020. Se basant sur l'augmentation constante des prix depuis 2001, l'étude n'envisage pas de réel renversement de tendance dans la prochaine décennie. Même si les années à venir offrent de bonnes récoltes, l'augmentation attendue de la consommation alimentaire individuelle et de la population mondiale devrait maintenir les cours alimentaires à des niveaux élevés. Le prix des céréales devrait ainsi atteindre un prix moyen de 20 % plus élevé qu'aujourd'hui – celui de la viande devant progresser de plus de 30 %. Selon le rapport, la seule réponse possible est d'investir massivement dans l'agriculture et de développer des politiques publiques fortes de développement rural en particulier dans les pays en développement.
Mesurer le risque pour les grandes villes
16th of June 2011Une équipe de chercheurs de l'université de Columbia et de la City University de New York (CUNY) publie une étude des risques climatiques dans les villes. Analysant les risques pesant sur 12 grandes villes (Athènes, Dakar, New Delhi, Harare, Kingston, Londres, Melbourne, New York, São Paulo, Shanghai, Tokyo ou Toronto), l'équipe souligne le besoin urgent de préparation et planification urbaines pour anticiper et atténuer les impacts des phénomènes météorologiques extrêmes attendus. Au-delà des risques pesant sur les infrastructures, l'étude documente ainsi l'impact d'inondations et de sécheresses plus fréquentes sur la quantité et la qualité de l'énergie, de l'eau et des systèmes de transport. Qu'il repose sur un réseau ou un système informel de distribution, l'accès à l'eau apparaît ainsi comme une des faiblesses structurelles des villes du Nord et du Sud.
Imaginer l'avenir du Protocole de Kyoto
du 06th of June 2011 au 17th of June 2011Les représentants des gouvernements se réunissent à Bonn (Allemagne) pour la préparation de la Conférence de Durban. Les débats se focalisent sur l'avenir du seul traité international encadrant les émissions de gaz à effet de serre (GES) : le protocole de Kyoto, qui arrive à son terme en 2012. Pour les pays en développement, le protocole constitue un cadre important en ce qu'il pose la responsabilité historique des pays développés sur les changements climatiques observés et à venir. Ils s'inquiètent que d'ores et déjà des pays (Canada, Japon, Russie) aient indiqué qu'ils ne se réengageraient pas dans un nouvel accord global contraignant, malgré les pressions européennes et les différents rapports indiquant une augmentation constante des gaz à effet de serre dans l'atmosphère. Les discussions techniques parallèles (fonds vert pour le climat, plans nationaux d'adaptation, etc.) ont progressé à Bonn sans aboutir à des décisions visibles et définitives.
Les forêts, moteur essentiel de la croissance verte
05th of June 2011Le PNUE publie Les forêts dans une économie verte : une synthèse, une évaluation des opportunités de croissance verte découlant d'une meilleure exploitation de la forêt à l'échelle mondiale. Selon l'étude, investir 40 milliards de dollars supplémentaires par an dans le secteur forestier – soit une augmentation des dépenses de plus de 60 % – permettrait de réduire de moitié le taux de déforestation d'ici à 2030. L'effort amènerait par ailleurs la séquestration de 28 % de carbone atmosphérique supplémentaire et l'augmentation de 140 % du couvert forestier d'ici à 2050. Le secteur créerait ainsi des millions de nouveaux emplois. Le constat amène le PNUE à recommander la forêt comme un secteur-clé pour la promotion d'une croissance verte, permettant une transition vers une économie moins carbonée, utilisant les ressources de matière efficiente et génératrice d'emplois.
Définir l'économie verte et ses instruments
02nd of June 2011La 65e Assemblée générale des Nations unies (AGNU-65) organise un débat thématique informel sur l’économie verte. Le but est de mieux définir le contenu d'un sujet d'ores et déjà inscrit à l'ordre du jour de la conférence Rio+20 de juin 2012. Un consensus relativement large – de la Chine à l'Union européenne en passant par le Mexique ou le Maroc – émerge pour souligner que la croissance verte doit permettre de conjuguer développement durable et lutte contre la pauvreté tout en tenant compte des spécificités de chaque pays. Le débat a aussi fait émerger différentes interrogations partagées au Nord comme au Sud : l'opportunité d'instaurer des taxes vertes, la manière de gérer la transition dans certains secteurs ou d'abolir les subventions au secteur pétrolier sans porter préjudice aux populations les plus pauvres, le risque de barrières tarifaires vertes, etc. La discussion préfigure ainsi les possibles éléments d’un accord sur l’économie verte lors de la conférence Rio +20 : le transfert et le financement de technologies propres vers les PED, la promotion du développement durable et la lutte contre la pauvreté, la création d’emplois, des garde-fous contre le protectionnisme vert, des mesures flexibles qui prennent en compte les défis de chaque pays et n’entravent pas leur développement.
Utiliser les marchés pour financer les énergies propres
02nd of June 2011Le PNUD publie Catalysing Climate Finance, un guide à l'usage des décideurs publics des pays en développement détaillant comment avoir accès aux marchés financiers liés à l'environnement dans le domaine climatique. Les investissements dans les énergies propres ont augmenté de 30 % à l'échelle mondiale entre 2009 et 2010, mais 90 % de ces investissements se sont concentrés dans les pays du G20, le reste du monde se partageant les 10 % restant. Ce résultat traduit, selon le PNUD, la difficulté pour les pays en développement de, simultanément, accéder aux nouvelles sources de financement ; créer des liens entre les stratégies nationales de lutte contre le changement climatique et celles de développement, et utiliser leurs finances publiques limitées, pour attirer des investissements privés dans ce secteur. Pour les aider à définir leur stratégie en fonction de leurs besoins, le guide s'appuie sur des centaines de projets « climat » menés dans plus de 140 pays.
Un label pour financer l'adaptation des villes
01st of June 2011La Banque mondiale et le Groupe C40 des villes pour le climat signent un accord de partenariat à São Paolo (Brésil). Présidé par le maire de New York, le C40 regroupe 40 des plus grandes villes du monde et représente 8 % de la population mondiale, 12 % des émissions globales de gaz à effet de serre et 21 % du PNB mondial. Créé en 2006 à l'initiative du Président Clinton, le C40 veut représenter les villes dans les négociations internationales, mais aussi aider les membres à réduire leur impact climatique et à s'adapter pour protéger leurs populations. Le partenariat signé vise à faciliter l'accès direct des villes C40 aux financements internationaux dans le domaine, sans passer par les gouvernements nationaux. Instaurant une méthode unique de mesure des émissions de CO2 , il espère constituer un label attractif pour les investisseurs privés nationaux et étrangers sur des projets de réduction des émissions de CO2. Déjà, il doit permettre aux villes membres d'obtenir l'assistance de la Banque mondiale.
Premier sommet mondial des forêts tropicales humides
du 31st of May 2011 au 03rd of June 2011Nouveau record d'émissions mondiales de CO2
du 30th of May 2011 au 30th of November -0001Énergies renouvelables : les scénarios du GIEC
du 09th of May 2011 au 30th of November -0001Le verdissement de l'économie des pays les moins avancés (PMA)
du 09th of May 2011 au 30th of November -0001L'Europe s'engage dans la protection des forêts d'Afrique de l'Ouest
du 09th of May 2011 au 30th of November -0001Conservation de la biodiversité : les engagements européens
du 03rd of May 2011 au 30th of November -0001Politiques climatiques et corruption : constat et propositions
du 30th of April 2011 au 30th of November -0001Agriculture : principes pour des investissements responsables
du 18th of April 2011 au 20th of April 2011Où en sont les Objectifs du Millénaire pour le développement?
du 15th of April 2011 au 30th of November -0001Destruction record de la couche d'ozone au-dessus de l'Arctique
du 05th of April 2011 au 30th of November -0001Reprise des négociations climatiques : entre défiance et avancées
du 03rd of April 2011 au 08th of April 2011Forte croissance des investissements mondiaux en énergie propre
du 30th of March 2011 au 30th of November -0001Le verdissement du secteur des transports en Europe
du 29th of March 2011 au 30th of November -0001De la nécessité de politiques globales de l'eau en Afrique
du 21st of March 2011 au 30th of November -0001Europe : feuille de route pour une économie décarbonée et compétitive
du 08th of March 2011 au 30th of November -0001Pour une approche agroécologie de l'agriculture
du 08th of March 2011 au 30th of November -0001Objectif de croissance verte pour l'économie chinoise
du 05th of March 2011 au 14th of March 2011État des récifs mondiaux : danger et urgence
du 24th of February 2011 au 30th of November -0001Comment financer la transition vers une croissance verte
du 21st of February 2011 au 30th of November -0001Réduire les émissions du secteur agricole
du 14th of February 2011 au 30th of November -0001Énergie : la transition du fossile au renouvelable est possible
du 03rd of February 2011 au 30th of November -0001Ouverture de la signature du Protocole APA de Nagoya
du 02nd of February 2011 au 30th of November -0001Évolution du parc éolien mondial
du 02nd of February 2011 au 30th of November -0001Consommation durable : de la théorie à la pratique
du 27th of January 2011 au 30th of November -0001Comment tendre vers une croissance verte en Europe ?
du 26th of January 2011 au 30th of November -0001La nécessaire anticipation du risque et des catastrophes
du 24th of January 2011 au 30th of November -0001Pour plus d'efficacité énergétique dans l'industrie
du 24th of January 2011 au 30th of November -0001Lancement de l'Année internationale de la forêt
du 24th of January 2011 au 04th of February 2011Hausse des températures : une année 2010 record
du 21st of January 2011 au 30th of November -0001De l'importance des ressources naturelles dans la richesse des nations
du 20th of January 2011 au 30th of November -0001Plus de sites naturels protégés en Europe
du 10th of January 2011 au 30th of November -0001Les objectifs énergétiques de la Chine
du 01st of January 2011 au 30th of November -0001Pour une utilisation durable des subventions publiques
du 22nd of December 2010 au 30th of November -0001Adapter l'agriculture au changement climatique
du 14th of December 2010 au 30th of November -0001L'essor du marché de l'écologie
du 08th of December 2010 au 30th of November -0001Protection des ressources génétiques
du 08th of December 2010 au 30th of November -0001Évolution de la déforestation en Amazonie
du 01st of December 2010 au 30th of November -0001Les GES atteignent un niveau record
du 24th of November 2010 au 30th of November -0001La lutte contre la pêche illégale
du 22nd of November 2010 au 30th of November -0001Réduction des émissions de GES : de l'importance des villes
du 21st of November 2010 au 30th of November -0001Pêche au thon : la réduction (suffisante ?) des quotas
du 17th of November 2010 au 27th of November 2010Après les énergies fossiles ?
du 09th of November 2010 au 30th of November -0001Trop d'agrocarburants ?
du 07th of November 2010 au 30th of November -0001Le coût de l'adaptation au changement climatique
du 05th of November 2010 au 30th of November -0001Création d'un fonds international pour la conservation des espèces
du 28th of October 2010 au 30th of November -0001L'opinion publique face au changement climatique
du 26th of October 2010 au 30th of November -0001L'économie de la biodiversité
du 20th of October 2010 au 30th of November -0001La biodiversié marine en danger
du 19th of October 2010 au 30th of November -0001Les résultats positifs de la conférence de Nagoya
du 18th of October 2010 au 29th of December 2010L'inégale répartition de l'érosion de la biodiversité mondiale
du 14th of October 2010 au 30th of November -0001Négociations climatiques : la position de l'Europe avant Cancún
du 14th of October 2010 au 30th of November -0001Négociations climatiques : la position de l'Afrique avant Cancún
du 13th of October 2010 au 30th of November -0001Une approche communautaire de la qualité des sols
du 10th of October 2010 au 21st of October 2010La Convention des Nations unies pour combattre la désertification tient sa 10e Conférence des Parties à Changwon (République de Corée). Les débats mettent en avant la nécessité de généraliser l'approche par la protection des terres (landcare approach), une méthode communautaire et intégrée de gestion des ressources naturelles, soucieuse également d'améliorer les conditions vie. Expérimentée en Australie, en Islande, en Afrique du Sud comme aux États-Unis, cette méthode permet la restauration et la régénération des sols par les communautés elles-mêmes. En Australie, on estime que les résultats atteignent sept fois les sommes investies.
Secteur privé et lutte contre le changement climatique
du 06th of October 2010 au 30th of November -0001Changement climatique et procédures juridiques internationales
du 04th of October 2010 au 30th of November -0001Négociations climatiques : la position de la Chine avant Cancún
du 04th of October 2010 au 09th of October 2010Objectifs du Millénaire pour le développement : la santé des femmes et des enfants
du 20th of September 2010 au 22nd of September 2010Protection de la couche d'ozone
du 16th of September 2010 au 30th of November -0001Lutte contre le changement climatique et santé
du 14th of September 2010 au 30th of November -0001La biodiversité en danger : le cas de l'Afrique
du 02nd of September 2010 au 30th of November -0001Taxer les transactions financières
du 01st of September 2010 au 30th of November -0001La réforme du GIEC
du 30th of August 2010 au 30th of November -0001Des élevages de thons rouges : une solution pérenne et équitable ?
du 25th of August 2010 au 30th of November -0001Ouverture de la Décennie de lutte contre la désertification
du 16th of August 2010 au 30th of November -0001La lutte contre les incendies, une nécessité mondiale
du 11th of August 2010 au 30th of November -0001Rio +20 : création d'un Groupe de haut niveau sur la durabilité mondiale
du 09th of August 2010 au 30th of November -0001Projet Yasuní : protéger la biodiversité, jusqu'à quel prix ?
du 03rd of August 2010 au 30th of November -0001Évolution de l'empreinte carbone de la France : des résultats mitigés
du 03rd of August 2010 au 30th of November -0001L'économie de l'environnement en France
du 02nd of August 2010 au 30th of November -0001En route vers Cancún : un échec programmé ?
du 02nd of August 2010 au 06th of August 2010L'accès à l'eau, droit fondamental de l'homme
du 28th of July 2010 au 30th of November -0001Protocole de Kyoto : vers une nouvelle période d'engagement
du 20th of July 2010 au 30th of November -0001Initiatives pour la transition vers des énergies propres
du 19th of July 2010 au 20th of July 2010L'érosion des mangroves
du 14th of July 2010 au 30th of November -0001L'impact des entreprises sur la biodiversité et les écosystèmes
du 13th of July 2010 au 30th of November -0001Surconsommation des ressources halieutiques en Europe
du 09th of July 2010 au 30th of November -0001Réduction des émissions de CO2 : scénarios et perspectives
du 08th of July 2010 au 30th of November -0001De la protection juridique des inventions technologiques
du 06th of July 2010 au 30th of November -0001Lancement du Club Carbone Forêt-Bois
du 30th of June 2010 au 30th of November -0001OMD : un état des lieux ambivalent
du 23rd of June 2010 au 30th of November -0001Un ambitieux projet de loi environnementale aux États-Unis
du 22nd of June 2010 au 30th of November -0001Comment financer la lutte contre le changement climatique
du 21st of June 2010 au 22nd of June 2010La création du « GIEC de la biodiversité »
du 09th of June 2010 au 15th of June 2010Financer l'abandon des énergies fossiles
du 07th of June 2010 au 30th of November -0001De nouvelles « réserves de biosphère »
du 03rd of June 2010 au 30th of November -0001Du bénéfice de la restauration des écosystèmes
du 03rd of June 2010 au 30th of November -0001La ville au cœur de la lutte contre le changement climatique
du 28th of May 2010 au 30th of May 2010Délocaliser pour réduire les émissions de GES ?
du 26th of May 2010 au 30th of November -0001L'efficacité énergétique en Europe
du 18th of May 2010 au 30th of November -0001Adaptation et Mécanisme de développement propre
du 14th of May 2010 au 30th of November -0001Investissements record pour l'environnement
du 12th of May 2010 au 30th of November -0001États-Unis : la transition énergétique en cours
du 11th of May 2010 au 30th of November -0001Érosion et perte de la biodiversité
du 10th of May 2010 au 30th of November -0001Lutte contre l'exploitation illégale des forêts
du 06th of May 2010 au 30th of November -0001Performances environnementales
du 05th of May 2010 au 30th of November -0001De l'utilisation durable des ressources naturelles
du 03rd of May 2010 au 14th of May 2010Migrations environnementales
du 30th of April 2010 au 30th of November -0001L'électricité pour améliorer l'efficacité énergétique
du 28th of April 2010 au 30th of November -0001Compétitivité climatique
du 22nd of April 2010 au 30th of November -0001Fonds mondial pour l'agriculture
du 22nd of April 2010 au 30th of November -0001Et si on arrêtait le pétrole ?
du 21st of April 2010 au 30th of November -0001En route vers Cancún
du 10th of April 2010 au 30th of November -0001Gouvernance et sécurité alimentaire
du 08th of April 2010 au 30th of November -0001Agriculture et gaz à effet de serre
du 07th of April 2010 au 09th of April 2010Gaz à effet de serre : engagements de réduction ou de limitation des émissions
du 31st of March 2010 au 30th of November -0001La déforestation en retrait
du 25th of March 2010 au 30th of November -0001Une première décennie du XXIe siècle particulièrement chaude
du 24th of March 2010 au 30th of November -0001Calcul des émissions urbaines de gaz à effet de serre
du 23rd of March 2010 au 30th of November -0001Italie : mauvais résultats en matière d'émissions de gaz à effet de serre
du 15th of March 2010 au 30th of November -0001Conférence de la CITES
du 13th of March 2010 au 25th of March 2010Mise en œuvre du REDD+ : les premiers engagements
du 11th of March 2010 au 30th of November -0001Le marché du carbone en Afrique
du 03rd of March 2010 au 05th of March 2010Protection des habitats côtiers et des écosystèmes d'Asie de l'Est
du 20th of February 2010 au 30th of November -0001Le développement des technologies de capture et de stockage des gaz à effet de serre
du 20th of February 2010 au 30th of November -0001La faible durabilité de la croissance économique en Amérique latine
du 18th of February 2010 au 30th of November -0001La mer Baltique en danger
du 10th of February 2010 au 30th of November -0001Soutien de l'Inde au GIEC
du 05th of February 2010 au 30th of November -0001Les espèces invasives, menace sur la biodiversité
du 04th of February 2010 au 30th of November -0001Les engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre
du 31st of January 2010 au 30th of November -0001Moratoire sur la pêche au thon rouge en Italie
du 31st of January 2010 au 30th of November -0001Les objectifs climatiques du Canada
du 28th of January 2010 au 30th of November -0001Efficacité énergétique : l'Europe partenaire
du 26th of January 2010 au 30th of November -0001Adaptation au changement climatique : l'aide entre pays émergents
du 24th of January 2010 au 30th of November -0001Biodiversité : mobiliser les politiques
du 21st of January 2010 au 22nd of January 2010Équateur : biodiversité plutôt que pétrole
du 19th of January 2010 au 30th of November -0001Premier Forum sur les énergies renouvelables
du 18th of January 2010 au 21st of January 2010Océans : l'efficacité des labels en questions
du 18th of January 2010 au 30th of November -0001>> Consulter l'étude en ligne [en anglais]
Concilier agriculture et développement durable
du 17th of January 2010 au 30th of November -0001Stockage du CO2 : pour une gestion améliorée des prairies
du 13th of January 2010 au 30th of November -0001>> Consulter le rapport en ligne [en anglais]
Europe : la pêche illégale sous haute surveillance
du 01st of January 2010 au 30th of November -0001Les promesses de l’éolien en mer
du 21st of December 2009 au 30th of November -0001Copenhague : un accord a minima
du 18th of December 2009 au 30th of November -0001À l’OMC, rien de nouveau
du 30th of November 2009 au 02nd of December 2009L'Europe adhère aux énergies renouvelables
du 23rd of November 2009 au 30th of November -0001Les femmes au cœur de la lutte contre le changement climatique
du 18th of November 2009 au 30th of November -0001>> Télécharger le rapport
Protection de la biodiversité : une source de croissance durable
du 13th of November 2009 au 30th of November -0001>> Télécharger le rapport
Asie : villes côtières, villes vulnérables
du 12th of November 2009 au 30th of November -0001L'APEC ne croit pas à Copenhague
du 11th of November 2009 au 15th of November 2009L'atténuation par l'agriculture
du 05th of November 2009 au 30th of November -0001>> Télécharger le rapport (en anglais)
Pour une huile de palme climatiquement durable
du 05th of November 2009 au 07th of November 2009Canada-Groenland : la communauté de l'ours blanc
du 30th of October 2009 au 30th of November -0001La plus grande réserve marine est africaine
du 29th of October 2009 au 30th of November -0001Les émissions forestières vues du ciel
du 20th of October 2009 au 30th of November -0001L'impact climatique des agrocarburants
du 16th of October 2009 au 30th of November -0001>> Consulter le rapport
Villes : planifier pour diviser moins
du 05th of October 2009 au 30th of November -0001Construire une justice environnementale internationale
du 02nd of October 2009 au 03rd of October 2009Coopération économique internationale : les émergents prennent du poids
du 24th of September 2009 au 25th of September 2009Atermoiments européens sur le thon rouge
du 21st of September 2009 au 30th of November -0001Chine : la voie des trois tiers pour une économie soble en carbone
du 16th of September 2009 au 30th of November -0001La technologie, clé de la transition énergétique
du 15th of September 2009 au 30th of November -0001Comment mesurer la richesse nationale ?
du 14th of September 2009 au 30th of November -0001Les OMD menacés par la crise
du 07th of September 2009 au 30th of November -0001« Promouvoir le développement, protéger la planète »
du 01st of September 2009 au 30th of November -0001Mauvais temps pour la pêche illégale
du 01st of September 2009 au 30th of November -0001La météo au service du climat
du 31st of August 2009 au 04th of September 2009L'Afrique réclame des réparations climatiques
du 24th of August 2009 au 30th of November -0001La France étend son contrôle sur la pêche en Méditerranée
du 24th of August 2009 au 30th of November -0001Vent d’Est
du 21st of August 2009 au 30th of November -0001La pêche chinoise en quête de traçabilité
du 17th of August 2009 au 30th of November -0001L’Inde à court d’eau
du 13th of August 2009 au 30th of November -0001Australie : rejet du plan climat
du 13th of August 2009 au 30th of November -0001Les émissions de GES cartographiées
du 13th of August 2009 au 30th of November -0001>> Accéder aux cartes sur Google Maps
Difficiles pourparlers climatiques
du 10th of August 2009 au 14th of August 2009Agrocarburants : potentiels et incertitudes autour du jatropha
31st of July 2009France : la taxe carbone à 32 euros ?
28th of July 2009Inde : Areva investit dans la biomasse
24th of July 2009Les enjeux du changement climatique expliqués au grand public
21st of July 2009Comprendre l’océan de demain
20th of July 2009Plan britannique pour l'emploi et le climat
15th of July 2009Un régime sans carbone pour les navires ?
du 13th of July 2009 au 17th of July 2009La fin de la banquise en été ?
07th of July 2009Climat : la connaissance au service de l'adaptation
07th of July 2009Mauvais climat pour la lutte contre la pauvreté
06th of July 2009Extinction des espèces : où en sommes-nous ?
02nd of July 2009Le commerce au service de la lutte contre le changement climatique ?
26th of June 2009Chili : fonte irréversible
23rd of June 2009La Commission baleinière en panne
du 22nd of June 2009 au 25th of June 2009Afrique : le potentiel de la savane guinéenne
22nd of June 2009La désertification, une fatalité ?
17th of June 2009Changement climatique : haro sur l’American way of life
17th of June 2009Les émergents ont leur sommet
16th of June 2009Japon : objectifs climat
10th of June 2009La séquestration intégrée du CO2
05th of June 2009Agriculture et émissions de GES
03rd of June 2009L'humanitaire doit s'adapter au climat
03rd of June 2009Négocier le climat, une question de moyens ?
du 02nd of June 2009 au 11th of June 2009Les villes au cœur du climat
du 02nd of June 2009 au 04th of June 2009Droits nouveaux pour climat changeant
01st of June 2009Question migratoire et changement climatique
du 28th of May 2009 au 30th of November -0001Lire le document
Climat : négociations tous azimuts à Paris
du 25th of May 2009 au 26th of May 2009États-Unis : au plus bas du carbone
du 22nd of May 2009 au 30th of November -0001Biodiversité : menaces exotiques
du 22nd of May 2009 au 30th of November -0001Finlande : l'heure de la bio-économie
du 18th of May 2009 au 30th of November -0001En savoir plus
Climat : les grandes métropoles s'engagent
du 18th of May 2009 au 21st of May 2009En savoir plus
Les océans ont leur conférence
du 11th of May 2009 au 15th of May 2009UE/Congo : un partenariat pour la forêt
du 09th of May 2009 au 30th of November -0001Sus à la pêche fantôme
du 06th of May 2009 au 30th of November -0001Lire le rapport
Chine : l'éolien s'envole
du 04th of May 2009 au 30th of November -0001Lire le rapport
La lutte contre les polluants persiste
du 04th of May 2009 au 08th of May 2009Climat : les degrés du charbon
du 30th of April 2009 au 30th of November -0001Espagne : le solaire prend de la hauteur
du 30th of April 2009 au 30th of November -0001Afrique : le climat par satellite
du 29th of April 2009 au 30th of November -0001G8 : biodiversité et climat, ensemble
du 21st of April 2009 au 25th of April 2009Afrique du Sud : le spectre de la faim
du 15th of April 2009 au 16th of April 2009Et l'Antarctique s'effondra...
du 07th of April 2009 au 30th of November -0001UE : des règles de bon thon ?
du 06th of April 2009 au 30th of November -0001États-Unis : le climat par la loi
du 31st of March 2009 au 30th of November -0001Le prix de l'économie verte
du 19th of March 2009 au 30th of November -0001En savoir plus
Les Maldives arrêtent le carbone
du 15th of March 2009 au 30th of November -0001Emplois verts
du 10th of March 2009 au 30th of November -0001Énergies renouvelables cherchent financement
du 04th of March 2009 au 30th of November -0001En savoir plus
Pêche durable pour climat changeant
du 03rd of March 2009 au 30th of November -0001Lire la publication
Limiter les invasions maritimes
du 02nd of March 2009 au 30th of November -0001Le réchauffement vu des pôles
du 25th of February 2009 au 30th of November -0001Afrique : des forêts dévoreuses de carbone
du 25th of February 2009 au 30th of November -0001En savoir plus
L'adaptation des démunis
du 24th of February 2009 au 30th of November -0001Pas de paix sans l’environnement
du 20th of February 2009 au 30th of November -0001Lire le rapport (en anglais)
L'Amazonie malade de son développement économique
du 18th of February 2009 au 30th of November -0001France : une biodiversité toujours menacée
du 13th of February 2009 au 30th of November -0001Le marché croit aux énergies renouvelables
du 12th of February 2009 au 30th of November -0001Pêcheries du Sud : attention fragiles
du 06th of February 2009 au 30th of November -0001En savoir plus
Climat : problème global, expertise mutualisée
du 05th of February 2009 au 30th of November -0001Océans : alerte à l'acide carbonique
du 30th of January 2009 au 30th of November -0001Climat : les émissions vues du ciel
du 23rd of January 2009 au 30th of November -0001Des alternatives au soja
du 19th of January 2009 au 30th of November -0001Sols africains : une carte numérique bientôt disponible
du 13th of January 2009 au 30th of November -0001UE : le climat commence sur la route
du 12th of January 2009 au 30th of November -0001Les coraux, malades du climat
du 09th of January 2009 au 30th of November -0001Climat : ceux qui auront chaud auront faim
du 08th of January 2009 au 30th of November -0001Lire l'article
Peut-on fertiliser les océans ?
du 07th of January 2009 au 30th of November -0001La croissance de l'éolien américain
du 26th of December 2008 au 30th of November -0001Europe : le paquet "Energie Climat"
du 11th of December 2008 au 12th of February 2008La mise en place du mécanisme d'enchère des quotas d'émissions, visant à réduire de 21 % les émissions de gaz à effet de serre de l'industrie, sera progressive. Les industriels devront acheter 20 % des quotas d'émissions à partir de 2013, 70 % en 2020 et 100 % en 2027. Le maintien de l'allocation gratuite des quotas pour les secteurs les plus énergivores et exposés aux délocalisations et à la concurrence internationale, souhaitée par l'Allemagne, est maintenu tant qu'un accord international n'est pas trouvé à ce sujet. Les secteurs non industriels (logement, transport, agriculture…) seront contraints de réduire de 10 % leurs émissions.
Dans un objectif d'équité, les nouveaux États membres verront leurs efforts allégés afin de ne pas freiner leur rattrapage économique. Le texte final prévoit également de réserver aux pays les moins favorisés (nouveaux États membres, Grèce, Espagne, Portugal) 10 % des quotas européens. Les enchères devraient rapporter 30 milliards d'euros, contre 50 milliards initialement prévus par la Commission européenne. Dans le domaine de l'électricité, l'accord a validé la mise aux enchères à 100 % dès 2013, mais les nouveaux États membres pourront bénéficier de dérogations limitées jusqu'en 2020. Ainsi, les centrales existantes et en construction dans certains pays (Malte, Chypre, Pologne, Bulgarie…) ne seront que progressivement soumises aux marchés des quotas.
Europe : quels besoins de quotas pour les plus gros émetteurs ?
du 08th of December 2008 au 30th of November -0001Télécharger l'étude
Conserver la biodiversité pour réduire les émissions de carbone
du 06th of December 2008 au 30th of November -0001Les "entreprises vertes", entreprises du futur ?
du 04th of December 2008 au 30th of November -0001Changement climatique & pauvreté
du 04th of December 2008 au 30th of November -0001Les consommateurs et le climat
du 03rd of December 2008 au 30th of November -0001Les conséquences humanitaires du changement climatique
du 02nd of December 2008 au 30th of November -0001Poznan : un climat pas très solidaire
du 01st of December 2008 au 17th of December 2008Financer le développement
du 29th of November 2008 au 02nd of December 2008Evaluation annuelle des émissions mondiales de gaz à effet de serre
du 25th of November 2008 au 30th of November -0001Publication : Facteur Carbone 2008
du 25th of November 2008 au 30th of November -0001Thon rouge : des quotas toujours trop élevés
du 17th of November 2008 au 24th of January 2009L'éolien au coeur du World Energy Outlook 2008
du 12th of November 2008 au 30th of November -0001Californie : le coût de la pollution
du 12th of November 2008 au 30th of November -0001Mieux connaître la biodiversité marine
du 10th of November 2008 au 30th of November -0001Le coût de l'inaction
du 04th of November 2008 au 30th of November -0001Europe : adoption du "paquet forêt"
du 17th of October 2008 au 30th of November -0001L'UE va tenir ses engagements ?
du 16th of October 2008 au 30th of November -0001La conservation profite aux plus pauvres ?
du 09th of October 2008 au 30th of November -0001Pêche : le coût d'une mauvaise gestion des ressources
du 09th of October 2008 au 30th of November -0001Voir aussi : le rapport sur le site de la Banque mondiale
Canada : le ministère de la pêche devant les tribunaux
du 08th of October 2008 au 30th of November -0001Changement climatique : quels effets sur la santé ?
du 06th of October 2008 au 09th of October 2008Californie : une législation en faveur de la chimie verte
du 30th of September 2008 au 30th of November -0001Le financement du climat
du 26th of September 2008 au 30th of November -0001La biodiversité : objectif du Millénaire pour le développement
du 25th of September 2008 au 30th of November -0001En savoir + : la page de la réunion sur le site de l'ONU
L'humanité : à crédit sur les générations futures
du 24th of September 2008 au 30th of November -0001La lutte contre le changement climatique créatrice d'emplois ?
du 24th of September 2008 au 30th of November -0001En savoir + : le rapport complet (format PDF)
Rapport sur l'Etat des populations d'oiseaux dans le monde
du 22nd of September 2008 au 27th of September 2008Les villes en faveur de la conservation de la biodiversité
du 15th of September 2008 au 30th of November -0001La gestion du thon rouge critiquée
du 11th of September 2008 au 30th of November -0001Inde : davantage d'agrocarburants
du 11th of September 2008 au 30th of November -0001Europe : les citoyens agissent pour le climat
du 11th of September 2008 au 30th of November -0001La propriété intellectuelle en question
du 09th of September 2008 au 30th of November -0001Le Groupe international d’experts en biotechnologies, innovation et propriété intellectuelle présente son rapport sur le régime actuel de propriété intellectuelle et son impact sur les pays en développement (PED). Après sept années de travaux, les experts réunis par Richard Gold de l'Université McGill concluent que le régime actuel de brevet ne peut pas assurer le développement, la production et la distribution de médicaments, d’aliments ou de processus industriels (comme la production de sources d’énergie propres) dans les PED. Ils préconisent en conséquence un changement de régime fondé sur des droits raisonnables, réinvestis dans la recherche et l'innovation.
En savoir + : le résumé exécutif (format PDF)
Nouvelles règles internationales de pêche en haute mer
du 03rd of September 2008 au 30th of November -0001UE : des normes pour l'hydrogène
du 03rd of September 2008 au 30th of November -0001Les 20 ans du GIEC
du 31st of August 2008 au 30th of November -0001Publicaiton du PNUE : vers la fin des énergies fossiles ?
du 26th of August 2008 au 30th of November -0001Le WWF lance un plan de marquage du thon rouge
du 25th of August 2008 au 30th of November -0001L'efficacité du moratoire interdisant la pêche commerciale de la baleine
du 14th of August 2008 au 30th of November -0001Etude de "Sciences" : Les pluies tropicales sous estimées
du 08th of August 2008 au 30th of November -0001Etat-Unis : cap sur l'éthanol
du 07th of August 2008 au 30th of November -0001Découverte d'un nouveau groupe de gorilles
du 05th of August 2008 au 30th of November -0001RDC : création de la plus grande zone humide protégée au monde
du 24th of July 2008 au 30th of November -0001Energies renouvelables : classement des pays les plus attractifs
du 19th of July 2008 au 30th of November -0001En savoir + : le rapport (version PDF)
OCDE : un coup d'arrêt aux agrocarburants
du 16th of July 2008 au 30th of November -0001OMC : Publication du rapport annuel
du 15th of July 2008 au 30th of November -0001La multiplication des zones mortes : menace pour les ressources halieutiques
du 15th of July 2008 au 30th of November -0001Une équipe internationale de chercheurs publie une étude sur les « zones mortes » dans le magazine Science. Connues depuis le début du XXe siècle, ces zones marines se distinguent par leur manque d'oxygène qui empêche toute vie animale ou végétale. Selon l'étude, on dénombrait 4 zones mortes en 1910, contre 405 (couvrant plus de 150 000 km2) aujourd'hui. Certaines, comme celle présente dans le Golfe du Mexique, se déplacent et constituent une menace pour la reproduction des ressources halieutiques.
La fin des coraux?
du 10th of July 2008 au 30th of November -0001Carbone : des quotas aussi pour l'aviation
du 08th of July 2008 au 30th of November -0001Réunion du G8 autour du climat
du 07th of July 2008 au 09th of July 2008Les zones protégées attractives pour l'homme...
du 04th of July 2008 au 30th of November -0001Etats-Unis : jurisprudence pour le climat?
du 02nd of July 2008 au 30th of November -0001Comment calculer les émissions des avions...
du 19th of June 2008 au 30th of November -0001Quelle conservation pour le rhino blanc ?
du 17th of June 2008 au 30th of November -0001Le thon rouge en sursis ?
du 12th of June 2008 au 30th of November -0001Océan et CO2
du 10th of June 2008 au 13th of June 2008Japon : précurseur sur le climat ?
du 09th of June 2008 au 30th of November -0001L'habitat du Tigre en danger
du 09th of June 2008 au 30th of November -0001Energies renouvelables et réductions des émissions de CO2
du 06th of June 2008 au 30th of November -0001Emplois verts et décarbonation de l'économie
du 05th of June 2008 au 30th of November -0001Etats-Unis : Sénat et Congrès s'opposent sur les quotas
du 05th of June 2008 au 30th of November -0001Europe : des aides en faveur de l'environnement
du 21st of May 2008 au 30th of November -0001La Commission inclut dans ces aides les exonérations de taxes environnementales au titre de leur participation au financement à la transition technologique, lesquelles représentent près de 53 % des soutiens recensés. Les critiques soulignent que la majorité de ces exonérations sont accordées aux industries grandes consommatrices d’énergie, parfois très polluantes.
9e COP de la CDB à Bonn
du 19th of May 2008 au 30th of May 2008Andes : quel coût pour le changement climatique ?
du 15th of May 2008 au 30th of November -0001Brésil : démission de la ministre de l'environnement
du 14th of May 2008 au 30th of November -0001Etats-Unis : des eaux moins polluées
du 12th of May 2008 au 30th of November -0001Cartographie des zones de biodiversité en eau douce
du 08th of May 2008 au 30th of November -0001Europe : la certification des agrocarburants en question
du 07th of May 2008 au 30th of November -0001Publication du rapport annuel sur les marchés du carbone de la Banque mondiale
du 07th of May 2008 au 30th of November -0001La Banque mondiale publie son rapport annuel sur les marchés du carbone. A l'échelle mondiale, le marché a doublé de valeur depuis 2006 pour atteindre 47 milliards d'euros. Le marché européen a lui aussi connu une évolution positive, atteignant maintenant 37 milliards d'euros. Seuls les investissements canalisés par le Mécanisme de développement propre semblent stagner : en 2007, ils représentaient 551 millions de tonnes équivalent carbone contre 537 en 2006.
La question des stocks d'uranium
du 30th of April 2008 au 30th of November -0001Publication d'une étude sur l'état de l'agriculture américaine
du 29th of April 2008 au 30th of November -0001Crise alimentaire : nécessité d'un moratoire sur les agrocarburants ?
du 28th of April 2008 au 30th of November -0001Publication de l'étude Sustaining Life
du 24th of April 2008 au 30th of November -0001Marché européen : quelle ouverture aux pays en développement ?
du 22nd of April 2008 au 30th of November -000112e session de la CNUCED à Accra
du 20th of April 2008 au 25th of June 2008Pêche illégale : le cabillaud et le colin en danger
du 16th of April 2008 au 30th of November -0001Etats-Unis : légère baisse des émissions de CO2 en 2006
du 15th of April 2008 au 30th of November -0001WWF dénonce les marchés carbone dans un nouveau rapport
du 07th of April 2008 au 30th of November -0001Augmentation du marché de l'éolien
du 27th of March 2008 au 30th of November -0001Des marchés carbone en Afrique et en Asie
du 17th of March 2008 au 30th of November -0001Asie : quand la banque de développement finance la biodiversité
du 14th of March 2008 au 30th of November -0001G20 : "une responsabilité commune mais différenciée" dans le réchauffement climatique
du 14th of March 2008 au 16th of March 2008Etats-Unis : des normes plus sévères pour la protection de l'air
du 13th of March 2008 au 30th of November -0001UE : vers un accord sur le climat ?
du 13th of March 2008 au 30th of November -0001Transports : les effets sur l'environnement dans l'Union européenne
du 03rd of March 2008 au 30th of November -0001Premier vol aérien alimenté par un agrocarburant
du 24th of February 2008 au 30th of November -0001Publication du Rapport annuel 2008 du PNUE
du 20th of February 2008 au 30th of November -0001Les entreprises s'engagent pour le climat
du 15th of February 2008 au 30th of November -0001Océans : des zones intactes de plus en plus rares
du 14th of February 2008 au 30th of November -0001Etats-Unis : électricité sans mercure
du 08th of February 2008 au 30th of November -0001Biocarburants : des effets néfastes sur les émissions de carbone
du 08th of February 2008 au 30th of November -0001De nouvelles catastrophes climatiques ?
du 06th of February 2008 au 30th of November -0001Réserves de biosphère : 2 nouveaux membres
du 06th of February 2008 au 30th of November -0001L'état des mangroves dans le monde
du 02nd of February 2008 au 30th of November -0001Les plus gros émetteurs - Nord et émergents - se réunissent à Hawaï
du 30th of January 2008 au 30th of November -0001Brésil : l'armée mobilisée contre la déforestation
du 24th of January 2008 au 30th of November -0001La ministre brésilienne de l'Environnement présente une série de mesures visant à freiner la déforestation en Amazonie en réponse à un rapport indiquant la reprise de l’augmentation du rythme de la déforestation. En 2007, la zone déforestée est passée de 243 km2 en août à 948 en décembre. Parmi les mesures proposées, celle d'envoyer l'armée effectuer des contrôles sur le terrain pour faire respecter les droits d'exploitation souligne la détermination du gouvernement brésilien à maîtriser l'exploitation de la forêt amazonienne.
Diminution des émissions de GES en France
du 22nd of January 2008 au 30th of November -0001Progression de l'énergie éolienne dans le monde
du 18th of January 2008 au 30th of November -0001Europe : prolifération des espèces invasives
du 15th of January 2008 au 16th of January 2008Les économies en développement : croissance et dynamisme
du 09th of January 2008 au 30th of November -0001World Watch Institute : publication du rapport sur l'état du monde
du 09th of January 2008 au 30th of November -0001Réchauffement climatique : quels effets sanitaires ?
du 03rd of January 2008 au 30th of November -0001Allemagne : interdiction des voitures trop polluantes
du 02nd of January 2008 au 30th of November -0001La Californie s'oppose à l'Etat fédéral
du 02nd of January 2008 au 30th of November -0001La Californie a en effet voté en 2002 une loi imposant aux constructeurs automobiles de réduire de 30 % entre 2009 et 2016 les émissions polluantes des véhicules. Mais l'Agence fédérale de l'Environnement (EPA) a refusé de lui accorder la dérogation nécessaire à la mise en place de ces normes plus restrictives.