économiser l'eau, réduire la faim

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L'Europe manque d'air pur

31st of January 2013

L'OMS publie une étude sur la qualité de l'air européen, commandée par la Commission européenne dans le cadre de la révision à venir de la politique de l’UE en la matière. L'étude souligne les risques sanitaires liés à l’exposition à long terme aux particules fines (PM 2,5) : athérosclérose, interruptions non désirées de grossesses ou maladies respiratoires chez l’enfant. Elle estime que 80 % des Européens sont exposés à des niveaux de matières particulaires supérieurs à ceux stipulés en 2005 dans les lignes directrices de l’OMS relatives à la qualité de l’air (soit 10 µg/m3 par année). Cette exposition prive chaque citoyen européen d'environ 8,6 mois de vie. L’étude de l’OMS recommande par conséquent une révision des lignes directrices pour les matières particulaires d’ici 2015. Elle invite également l'UE à prendre en compte les effets de l’exposition à long terme à l’ozone (O3) ou le dioxyde d’azote (NO2), jusqu'à présent non abordés par la législation européenne.

 

Agroalimentaire cherche petits producteurs pour partenariat

30th of January 2013

La New Vision for Agriculture initiative, réunissant 28 entreprises de taille mondiale à l’occasion du Forum économique mondial, publie à Davos (Suisse) un rapport tirant les premiers enseignements de ses 21 programmes nationaux et régionaux de travail avec de petits agriculteurs. Dans une perspective de doublement attendu de la demande en produits alimentaires, l'initiative juge en effet nécessaire de trouver les moyens de travailler avec les 500 millions de petits producteurs, qui représentent 97 % des exploitations agricoles dans le monde et nourrissent 70 % de la population mondiale. L'étude s'appuie sur des expériences de partenariats public/privé menées en Tanzanie, au Vietnam, en Indonésie, en Inde ou au Mexique, et signale la mise en place d'un groupe de travail régional en Afrique. Ces initiatives engagent l'ensemble des acteurs dans certains secteurs alimentaires spécifiques, afin de dégager des priorités partagées et d'intégrer les petits agriculteurs dans la chaîne de production. Dans tous les cas, selon le rapport, la clé est l'investissement : précommande des récoltes, prime à la production, formation des producteurs, etc

>> Achieving the New Vision for Agriculture: New Models for Action

Shell, première multinationale a être condamnée pour une pollution au Nigeria

30th of January 2013

Une cour de justice néerlandaise juge la filiale nigériane de l'entreprise Shell responsable de ne pas avoir évité la pollution des terres agricoles à Ikot Ada Udo dans l'état d’Akwa Ibom (Nigeria). En conséquence, Shell Nigeria est condamnée à compenser les dommages causés par les fuites de pétrole brut depuis le Trans Niger Pipeline de 2004. Selon une étude du Programme des Nations unies, ce sont près de 10 millions de barils de pétrole qui ont été déversés dans l'environnement fragile du delta du Niger depuis les années 1950 avec des conséquences quasiment irréversibles. C'est une semi-victoire pour les groupes nigérians et l'ONG Friends of the Earth Pays-Bas, qui avaient déposé cinq plaintes différentes devant la justice néerlandaise : la responsabilité de Shell Nigeria est reconnue dans un des cinq cas ; la Royal Dutch Shell est la première société néerlandaise mise en cause devant la justice nationale pour ses activités à l'étranger. Néanmoins, les juges l'ont considérée comme non responsable des actions de sa filiale nigériane. L'ONG dénonce en conséquence le vide juridique à l'échelle européenne sur la responsabilité sociale et environnementale des sociétés.

Climat -

Pressions sur le gaz

25th of January 2013

La Coalition pour le climat et l'air pur (CCAC, Climate and Clear Air Coalition) adopte à Paris une déclaration l'engageant à développer un partenariat avec les compagnies de pétrole et de gaz pour réduire leurs émissions de méthane et de carbone noir. Selon la CCAC, 8 % de la production mondiale de gaz sont directement rejetés chaque année dans l'atmosphère. Ces pertes sont économiques : leur valeur est estimée entre 27 à 63 milliards de dollars. Mais elles sont aussi environnementales : elles représentent l'émission de près 2 gigatonnes de CO2 par an, mais aussi de méthane. La Coalition, qui rassemble 28 pays partenaires et institutions internationales, veut inciter les grandes entreprises du secteur à réduire ces pertes en adoptant de meilleures technologies plus rapidement.

Gouvernance mondiale du climat -

Débloquer le financement privé

25th of January 2013

La Green Growth Action Alliance (G2A2), un partenariat d'entreprises et d'institutions financières publiques lancé lors du G20 de Mexico en 2012, publie son premier rapport à l'occasion du Forum économique mondial, réuni à Davos (Suisse) du 23 au 27 janvier. Posant le changement climatique comme un risque systémique pour l'économie mondiale, l'étude explore le moyen de soutenir le financement de mesures d'adaptation et de mitigation. En 2012, le changement climatique a coûté 1 200 milliards de dollars (1,6 % du PIB mondial) à l'économie mondiale et directement provoqué 5 millions de décès. En 2030, ce coût pourrait atteindre 3,2 % du PIB mondial, et engloutir jusqu'à 11 % des PIB nationaux des pays les moins avancés. Soutenir une croissance économique durable respectant les objectifs de limitation du changement climatique mondial demanderait, selon l'étude, 700 milliards de dollars d'investissement à l'échelle mondiale. Les investisseurs institutionnels devraient montrer l'exemple et augmenter leur contribution de 36 milliards de dollars ; le budget mondial public atteindrait alors 96 milliards de dollars. Plus qu'une augmentation de volume, cet engagement devrait créer les conditions de l'investissement privé : assurance contre le risque politique, stabilisation des politiques énergétiques et climatiques dans les pays en développement, etc. Ce renforcement créerait une incitation forte aux investisseurs privés, dont la contribution pourrait atteindre, selon l'étude, 570 milliards de dollars.

 


>> The Green Investment Report - The ways and means to unlock private finance for green growth

La chute inévitable du prix du carbone européen ?

24th of January 2013

La Parlement européen vote la mise en œuvre de la 3e phase du Plan de report de quotas, qui permet de soutenir le prix du carbone en retirant du marché les droits d’émission et en les réinjectant ultérieurement. Interprétant cette décision comme une opportunité d'acquérir au contraire des droits à moindre prix, le marché chute de 40 % pour atteindre 2,81 euros par tonne. Pour créer une incitation réelle au verdissement des processus industriels européens, il faudrait que la tonne de carbone coûte dix fois plus. Malgré ses effets négatifs connus, la mesure est actée jusqu'en 2020, sauf mobilisation, a priori encore bien timide et incertaine, des États membres.

Biens publics et Objectifs du Millénaire pour le Développement -

Définir les ODD

22nd of January 2013

L'Assemblée générale des Nations unies lance un groupe de travail « à composition non limitée » chargé de définir les Objectifs de développement durable (ODD) tels que demandé par la feuille de route adopté à Rio+20. Composé de 30 membres issus des cinq groupes régionaux de l'ONU, le groupe de travail lancera ses travaux dès février. Ses propositions seront présentées à l'Assemblée générale de l'ONU lors de sa 68e session en septembre. Il s'agit de définir des objectifs communs aux pays membres des Nations unis afin d'orienter tant les politiques publiques nationales que la coopération internationale. Ces objectifs devront correspondre à des indicateurs mesurables et relayer les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), dont le bilan sera tiré en 2015.

Informer pour lutter contre le gaspillage alimentaire

22nd of January 2013

Le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) et l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) lancent une campagne mondiale conjointe pour réduire le gaspillage alimentaire. La nouvelle campagne cible spécifiquement la nourriture gaspillée par les consommateurs, les distributeurs alimentaires et l'industrie hôtelière – estimée à 1,3 milliard de tonnes chaque année. Selon la FAO, environ 95 % des pertes et du gaspillage alimentaires des pays en développement sont accidentelles et interviennent dans les premiers stades de la chaîne d'approvisionnement alimentaire. Elles s'expliquent par un manque de budget et de savoir-faire au moment de la récolte, de la conservation comme de la commercialisation. Dans les pays développés, à l'inverse, les pertes et les gaspillages arrivent en fin de chaîne alimentaire. D'importantes quantités de nourriture sont écartées des réseaux de distribution en raison de normes de qualité survalorisant l'apparence, de dates de péremption incitant les consommateurs à jeter de la nourriture encore comestible, de conditions de conservation inappropriées et de repas préparés en trop grande quantité. En Europe, en Amérique du Nord ou en Océanie, 95 à115 kg de nourriture comestible sont jetés chaque année par habitant. En Afrique subsaharienne ou en Asie du Sud-Est, seuls 6 à 11 kg par an sont gaspillés. Une prise de conscience que veut généraliser la campagne.

L'expertise mondiale se structure

du 21st of January 2013 au 26th of January 2013

La Plate-forme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) tient sa première plénière à Bonn (Allemagne). En gestation depuis 2005, ce panel international doit réunir, synthétiser et analyser les données relatives à la biodiversité afin de faciliter la définition des politiques de conservation. Beaucoup de questions procédurales préalables au lancement de l'expertise elle-même sont réglées à Bonn : élection d'un président, M. Zakri, conseiller scientifique du Premier ministre de Malaisie ; désignation d'un bureau équilibrant les représentants des pays du Nord et du Sud ; adoption d'un budget de fonctionnement et d'un agenda provisoire. D'autres questions avancent sans trouver de réponses complètes. Ainsi la nomination d'un Groupe d’experts multidisciplinaires (GEM) chargé de garantir la crédibilité et l'indépendance scientifique constitue une avancée, mais nombre d'observateurs regrettent que ses 25 membres nommés pour deux ans représentent les 5 grandes régions des Nations unies, pour des raisons diplomatiques, et non à part égale toutes les disciplines convoquées pour évaluer la vitalité de la biodiversité de notre planète, ou une parité de sexes. Les relations de la nouvelle plate-forme avec les différentes agences des Nations unies (PNUD, PNUE, FAO, Unesco) concernées par son travail restent également à préciser. Les attentes sont importantes : déjà, la Convention biodiversité, la Convention sur les zones humides d'importance internationale et la Convention sur la conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage ont demandé son expertise dans le cadre de leurs travaux en cours.

Fragilité du Nord, opportunités pour le Sud ?

15th of January 2013

La Banque mondiale publie l'édition 2013 de son rapport Perspectives économiques mondiales. Le volume est dédié aux moyens pour soutenir une croissance de moyen terme, quatre ans après le début d'une crise économique qui semble devenue structurelle dans les pays à hauts revenus. La Banque mondiale invite ainsi les pays en développement à miser sur leurs propres marchés et à se méfier tant de l'euro que des réformes fiscales en cours aux États-Unis. Pour garantir leur croissance de moyen terme, les pays en développement doivent favoriser les investissements en infrastructures, en santé et en éducation. Pour ce faire, estime le rapport, les pays en développement peuvent compter aujourd'hui sur des marchés financiers relativement favorables, présentant des flux d'investissement étrangers stables et des bourses de valeur croissante. Tout en continuant à pointer les risques systémiques que constituent le déficit américain ou la fragilité de la zone euro, la Banque mondiale pense raisonnable de tabler sur une reprise modeste de la croissance mondiale à moyen terme : 3 à 3,3% en 2014-2015 contre 2,3 en 2012-2013. Les pays en développement, qui ont affiché 5,1 %, la croissance du PIB en 2012 – un des taux les plus bas de ces 10 dernières années –, devraient progressivement retrouver une croissance de 5,5 % en 2013, à 5,8 % en 2015.
>> Global Economic Prospects: Assuring Growth over the Medium Term, Banque mondiale, 2013.

Les droits environnementaux des citoyens européens

15th of January 2013

La Cour de justice de l'Union européenne rend un arrêt donnant une première interprétation des droits des citoyens européens dans le cadre de la mise en œuvre de la directive relative à la prévention et à la réduction intégrées de la pollution (directive IPPC, Integrated Pollution Prevention and Control). S'appuyant également sur la convention d'Aarhus garantissant l'information et la participation du public au processus décisionnel, la Cour donne raison aux citoyens slovaques qui se plaignaient de ne pas avoir été consultés dans la cadre de l'implantation d'une décharge. Selon la Cour, la directive IPPC crée l'obligation pour les autorités de fournir aux citoyens tous les renseignements pertinents sur le projet, notamment son incidence sur l'environnement. Elle supprime ainsi la possibilité d'arguer de la confidentialité des informations commerciales ou industrielles prévue par le droit national ou communautaire.

Un soutien pour les renouvelables en construction

du 13th of January 2013 au 14th of April 2013

L'Agence internationale des énergies renouvelables (Irena) tient sa 3e assemblée générale à Abu Dhabi (Émirats arabes unis), rassemblant 160 États associés, dont 105 États membres. L'assemblée adopte Remap 2030, une feuille de route visant à doubler d'ici 2030 la part des renouvelables pour atteindre 30 %, contre 16 % aujourd'hui. Cet objectif demande l'installation de plus de 150 gigawatts (GW) par an de capacité de production, contre 110 GW en 2011, et donc un renforcement des investissements. Parallèlement, l'Irena accentue son travail d'information en publiant un atlas en libre accès des ressources énergétiques renouvelables. Cet outil permet aux États d'évaluer le potentiel énergétique associé au soleil et au vent sur leur territoire. D'autres sources (géothermie, hydraulique, biomasse et énergies marines) seront renseignées en 2013 et 2014. Enfin, la Chine, qui dispose de la première capacité de productions hydroélectrique et éolienne mondiale, avec respectivement 249 et 63 GW installés, profite de cette occasion pour annoncer son intention rejoindre l'agence.

Une convention pour le mercure

du 09th of January 2013 au 19th of April 2013

Le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) publie, le 9 janvier, sa troisième étude sur les émissions de mercure dans le monde, et souligne l'augmentation des risques sanitaires et environnementaux liés au mercure dans les pays en développement, malgré une baisse de la demande globale. L’Évaluation mondiale du mercure 2013 indique que les émissions de mercure liées à l'extraction minière artisanale ont doublé depuis 2005, et que l'Asie réalise, à elle seule, près de la moitié des rejets mondiaux. L'étude propose également, pour la première fois, une évaluation du mercure contenu dans le sol et rejeté dans les rivières et les lacs à l'échelle mondiale. Par ailleurs, depuis cent ans, la quantité de mercure présente dans les 100 premiers mètres des océans a doublé et aurait augmenté de 25 % dans les eaux profondes. Dans ce contexte, 147 pays adoptent à Genève (Suisse) une nouvelle convention internationale sur le mercure, dite Convention de Minamata. Son objectif est de réduire la production et les utilisations du mercure, en particulier lors de la fabrication de produits et des processus industriels, mais aussi lors du stockage et du traitement des déchets, et ainsi de protéger la santé humaine, animale et environnementale. La Convention organise l'abandon du mercure dans les thermomètres, batteries, interrupteurs, lotions cosmétiques et certains types de lampes fluorescentes d'ici 2020. Le texte sera ouvert à la signature des États en octobre 2013 à Minamata (Japon), en hommage aux habitants de cette ville touchée durant des décennies par une grave contamination au mercure. La convention entrera en vigueur lorsqu'elle aura été ratifiée par 50 États.

Les États-Unis mesurent le coût du changement climatique

31st of December 2012

 

L'Administration nationale pour les océans et l'atmosphère (NOAA) américaine publie une estimation du coût économique des événements climatiques de l'année écoulée. En 2012, les États-Unis ont connu 11 événements climatiques extrêmes – tornades, ouragans, sécheresses, inondations, feux de forêts –, qui ont causé plus d'1 milliard de dollars de pertes économiques et plus de 500 décès. 2012 a notamment été marquée par une sécheresse continue, la plus sévère enregistrée depuis les années 1930, qui, avec l'ouragan Sandy, ont causé les pertes économiques les plus importantes. Pour la NOAA, ces événements sont directement liés aux changements climatiques globaux.

Les coraux, victimes du développement économiques chinois

28th of December 2012

 

Une étude scientifique sino-australienne établit le premier recensement complet des récifs de corail côtiers ou non de la mer de Chine. Elle estime que la couverture des coraux a reculé de 80 % les 30 dernières années dans les zones côtières. Dans les archipels et les atolls de la mer de Chine, le recul est de 60 % seulement, mais plus rapide : il s'est produit durant les 15 dernières années. L'étude souligne que le changement climatique a joué un rôle moins prégnant que le développement économique de la région dans cette détérioration des coraux. Les pollutions telluriques, l'exploitation des côtes ou la surpêche sont tenues pour les principales responsables. L'étude souligne néanmoins que la conscience du problème et la capacité de gestion des autorités locales n'ont jamais été aussi élevées, même si les mesures de protection prises restent encore en-deçà de l'ampleur des problèmes.

Refonder le PNUE

21st of December 2012

L'Assemblée générale des Nations Unies adopte une résolution qui renforce et améliore le rôle du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), quarante ans après sa création. Conformément aux engagements pris à Rio en juin, le texte affirme l'autorité du PNUE dans la prise en charge des questions environnementales. Il organise un soutien plus important du budget régulier de l'ONU et appelle les autres donateurs du PNUE à augmenter leurs financements volontaires. Surtout, il réorganise son conseil d'administration pour autoriser la participation égalitaire des 193 États membres des Nations unies dès février 2013, contre 58 jusqu'à présent. Le PNUE devrait en février 2013 être chargé de la mise en œuvre de l'ensemble des décisions prises lors de Rio+20, notamment les programmes décennaux sur les modèles de consommation et de production durables (10YFP), jugés prioritaires par l'Assemblée générale.

Le retrait canadien

15th of December 2012

 

Le retrait du Canada du protocole de Kyoto réunissant 180 pays autour d'objectifs communs de réduction des émissions de gaz à effet de serre prend effet. Le Canada devait réduire ses émissions de 6 % entre 1990 et 2012. Dans les faits, celles-ci ont augmenté de 17 % pour atteindre 692 millions de tonnes. Le retrait canadien lui évite de devoir compenser ses émissions en investissant dans des énergies propres au Canada et ailleurs – l'économie serait de 14 milliards de dollars pour le gouvernement canadien. Le gouvernement Harper, au pouvoir depuis 2006, justifie cette décision par le fait que les principaux émetteurs – États-Unis, Chine, Inde – n'ont jamais ratifié le protocole. Le gouvernement canadien soutient en outre clairement le développement des combustibles fossiles en encourageant les investissements étrangers, notamment chinois et malaisiens, dans l'exploitation des ressources pétrolières et gazières canadiennes. Le Canada reste néanmoins signataire de l'accord de Copenhague par lequel il s'est engagé à réduire ses émissions de 17 % par rapport à leur niveau de 2005 d'ici 2020 – soit une réduction de 124 mégatonnes (Mt).

Protection de la mer Caspienne

du 10th of December 2012 au 12th of December 2012

 

L'Azerbaïdjan, l'Iran, la Russie, le Kazakhstan et le Turkménistan se réunissent à Moscou (Russie) pour la 4e Conférence des Parties à la Convention-cadre pour la protection du milieu marin de la mer Caspienne (convention de Téhéran). Ils adoptent un nouveau protocole visant à protéger la zone contre la pollution provenant de sources telluriques (protocole LBSA), au moment même où l’on assiste à une croissance sans précédent de l'exploitation de pétrole et de gaz ainsi que du transport dans la région. Le protocole veut protéger les côtes et les eaux contre les effets néfastes de la pollution de sources terrestres comme l'agriculture, l'industrie et les établissements urbains. Il prévoit un dispositif commun de suivi des efforts réalisés par les différents États riverains.

De l'universalité des océans

10th of December 2012

 

Les Nations unies célèbrent le 30e anniversaire de la Convention sur le droit de la mer (UNCLOS), qui fixe toutes les règles de l'espace maritime : frontières, régulations environnementales, recherche scientifique, commerce, règlement des conflits maritimes. 163 des 193 membres des Nations unies sont aujourd'hui parties de la convention entrée en vigueur en 1994. Les règles ne s'appliquant qu'aux signataires, les Nations unies appellent à une adhésion universelle qui instaurerait de fait un cadre commun de gestion durable des océans, tel que demandé par Rio+20.  

Les salaires victimes de la crise

07th of December 2012

 

L'Organisation internationale du travail (OIT) publie un rapport sur les salaires à l'échelle mondiale. En 2011, le salaire mensuel global n'a augmenté que de 1,2 % contre 3 % en 2007 et 2,2 % en 2010. Selon les estimations de l'OIT, la croissance des salaires des pays développés aurait encore chuté en 2012 pour se fixer à 0 % alors qu'elle resterait positive en Amérique latine, en Afrique et surtout en Asie. Depuis 2000, les salaires asiatiques ont en effet plus que doubler quand la moyenne mondiale était de +25 %, et pourtant les différences de rémunération restent très importantes : un ouvrier philippin gagne 1,40 dollar de l'heure, contre 5,50 dollars au Brésil, 13 dollars en Grèce, 23,30 dollars aux États-Unis et presque 35 dollars au Danemark. Si le rapport incrimine la crise pour expliquer la stagnation des rémunérations, il souligne aussi le découplage croissant entre les salaires et la productivité du travail : la productivité du travail a augmenté deux fois plus que les salaires depuis 1999 dans les pays développés : + 85 % aux États-Unis avec une progression de 35 % des salaires ; +25 % en Allemagne sans augmentation de salaires. Même en Chine – un pays où les salaires ont quasiment triplé en dix ans –, la part du travail a reculé alors que le PIB augmentait plus rapidement que la masse salariale totale.

La protection des déplacés africains

06th of December 2012

 

La convention de Kampala organisant la protection et l'assistance aux personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays à l'échelle du continent africain entre en vigueur. Premier instrument continental de cette portée, il a été adopté en octobre en 2009 par 37 des 54 États membres de l'Union africaine. Sa mise en œuvre démarre 30 jours après qu'un 15e État africain (le Swaziland) l'a ratifié. 10 des 26 millions de personnes qui ont dû quitter leur lieu de vie en raison de conflits ou de violations des droits de l'homme l'ont été en Afrique. 500 000 autres Africains ont fui des inondations ou d'autres catastrophes naturelles. 7 millions de personnes déplacées ont été assistées en 2011 sur le continent par des agences internationales – dont 1,36 en Somalie, 2,4 au Soudan et 2 en République démocratique du Congo. La convention impose aux États de protéger et d’assister les personnes déplacées du fait d'une catastrophe naturelle ou d'autres événements provoqués par l'homme comme un conflit armé.

Des prix alimentaires élevés, la nouvelle norme ?

06th of December 2012

 

La Banque mondiale publie son rapport sur les prix alimentaires. L'étude souligne qu'au-delà de pics, comme celui de juillet 2012 qui a posé un nouveau record historique, les cours moyens des denrées alimentaires se sont stabilisés à un prix relativement élevé : 5 % plus haut que le cours avant le pic. Les aléas climatiques et l'augmentation du cours du pétrole sont tenus responsables de cette évolution, mais l'étude affirme que le monde pourrait difficilement s'habituer à de tels cours. Des prix alimentaires aussi élevés ou aussi volatiles sont en effet difficilement compatibles avec la sécurité alimentaire des 870 millions de personnes souffrant encore de la faim.

>> Le rapport “Full Report: Food Price WatchFull Report: Food Price Watch

La France, amie des requins

06th of December 2012

 

La Polynésie française annonce à Manille (Philippines), à l'occasion de la réunion annuelle de la Commission des pêches du Pacifique occidental et central, l'adoption de mesures permanentes de protection des requins. La prise de toutes les espèces de requins est interdite dans la totalité de la zone économique exclusive de la Polynésie française, soit 4,7 millions de km2, créant le plus grand sanctuaire au monde de protection des requins. Chaque année, et malgré un moratoire de dix ans adopté en 2006, jusqu'à 73 millions de requins sont tués, principalement afin de soutenir le commerce mondial des ailerons de requins. Un tiers des espèces de requins sont menacées ou quasi menacées d'extinction.

Changer d'indicateurs pour changer de politiques

du 04th of December 2012 au 06th of December 2012

 

Les Nations unies organisent à Genève (Suisse) la conférence « Mesurer le futur que nous voulons », suite de la conférence Rio+20. La conférence se veut la première étape d'un processus de promotion des indicateurs existants et de création de déclinaisons nationales. La Barbade, la Chine, le Danemark, l’Équateur, l'Allemagne, le Ghana, l'Indonésie, le Maroc, la Thaïlande et l'Uruguay, par exemple, se sont déjà engagés à Rio à développer un ensemble d'indicateurs pour soutenir leurs politiques nationales. Pour nourrir cette réflexion, le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) publie un guide pratique de l'usage des indicateurs de développement durable existants permettant d'évaluer le bien-être des personnes, leur qualité de vie comme les risques environnementaux ou les pénuries écologiques. Le rapport détaille un ensemble d'indicateurs variés de l'état de l'environnement (changement climatique ; émissions de carbone ; énergies renouvelables ; gestion des écosystèmes ; forêts ; stress hydrique ; efficacité de l'utilisation des ressources ; produits chimiques ; collecte, recyclage et réutilisation des déchets), de mesures politiques (investissement vert ; réforme fiscale verte ; prix des externalités et valorisation des services écosystémiques ; prix du carbone ; approvisionnement écologique) et des indicateurs d'équité (emploi ; richesse totale, valeur des stocks de ressources naturelles ; taux d'alphabétisation ; accès aux ressources, à l'énergie moderne, à l'eau ou l'assainissement ; santé, niveau de produits chimiques nocifs dans l'eau potable, nombre de personnes hospitalisées en raison de la pollution de l'air).

>> Le rapport « Mesurer les progrès vers une économie verte et inclusive » (Measuring Progress towards an Inclusive Green Economy)

Une fragilité africaine et financière

du 04th of December 2012 au 08th of December 2012

 

Le réseau Africités lancé en 1998 tient son 6e sommet mondial à Dakar (Sénégal) sur le thème « Construire l'Afrique à partir de ses territoires ». Le sommet réunit les acteurs de la vie locale africaine ainsi que leurs partenaires des autres régions du monde, notamment les membres du réseau Résilience urbaine animé par l'UNISDR (United Nations Office for Disaster Risk Reduction), l'organe de l'ONU chargé de la stratégie internationale de prévention des catastrophes. L'UNISDR publie à cette occasion une étude sur les villes moyennes africaines soulignant leur fragilité face aux catastrophes naturelles et aux mouvements rapides de populations. S'appuyant sur l'exemple de trois villes est-africaines – Narok (60 000 habitants, Kenya), Kisumu (200 000 habitants, Kenya) et Moshi (150 000 habitants, Tanzanie) –, l'étude souligne le manque d'équipements et de formation des municipalités, quelles que soient la taille ou les ressources économiques de la ville. Développer la planification stratégique même dans les quartiers informels est une nécessité pour les villes africaines, souligne l'étude. Les autorités locales devraient en effet être en première ligne dans les réponses à apporter aux changements climatiques.

>> L’étude “City resilience in Africa: a ten essentials pilot”

Pour une aide européenne plus efficace

28th of November 2012

La qualité des programmes d’aide de l’UE mérite d’être améliorée, et il est possible de mieux octroyer davantage de fonds aux pays en développement. Telles sont les conclusions de l’édition 2012 du rapport AidWatch publié par Concord (AidWatch est un groupe d’experts européens issus des membres de la Confédération européenne des ONG d’urgence et de développement [Concord], qui représente plus de 1 600 ONG). Le rapport indique un chevauchement entre les programmes d’aide de la Commission européenne et ceux des États membres, ce qui impose « des coûts d’administration bureaucratique élevés et inutiles aux pays bénéficiaires ». Une meilleure coordination entre les programmes est donc nécessaire pour renforcer la qualité de l’aide. Le rapport souligne également que l’aide liée (soit l’aide octroyée à condition que le bénéficiaire l’utilise pour acheter des biens et des services aux fournisseurs basés dans le pays donateur), en raison de son intérêt biaisé en faveur du pays donateur, réduit la quantité d’aide véritablement efficace pour les pays en développement. Ce rapport est publié à la veille de l’anniversaire du sommet consacré à l’aide internationale organisé en 2011 à Busan (Corée du Sud), au cours duquel l’UE a adhéré à un accord mondial visant à rendre la coopération au développement plus efficace.

>> Lire le rapport AidWatch 2012 – Making sense of EU development cooperation effectiveness

L'enjeu du permafrost

27th of November 2012

 

 Le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) publie un rapport sur le réchauffement du permafrost et ses implications pour le climat. Le permafrost représente un quart des terres émergées de l'hémisphère Nord et contient deux fois plus de carbone que l'atmosphère (1 700 milliards de tonnes). Le rapport souligne l'impact climatique d'un réchauffement durable de ces terres gelées alors que le dernier rapport du GIEC s'attend à une augmentation des températures dans cette zone deux fois plus rapide que sur le reste du globe d'ici 2100. Une augmentation globale de 3°C correspondra ainsi à une élévation de 6°C dans les zones arctiques. L'impact est difficile à évaluer – 30 à 85 % du permafrost pourraient disparaître. Selon le rapport, l'urgence est de réduire les dépôts de noir de carbone et les émissions de polluants climatiques comme le méthane, responsables de la moitié du réchauffement actuel de l'Arctique (1°C). C'est exactement l'ambition de la Coalition pour le climat et l'air pur, réunissant les pays du G8, la Commission européenne, la Banque mondiale, le PNUE, le PNUD et diverses ONG, que le rapport conjure de redoubler d'efforts.

>> Lire le rapport du PNUE, Policy Implications of Warming Permafrost.

L'avenir incertain du régime climatique international

du 26th of November 2012 au 07th of December 2012

 

La 18e Conférence des Parties (CdP18) à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) et la 8e Conférence des Parties siégeant en tant que réunion des Parties au protocole de Kyoto se réunissent à Doha (Qatar), et initient la négociation d'un régime climatique post-2020, décidée à Durban (Afrique du Sud) en 2011. La conférence débouche sur un programme de travail jusqu'en 2015 visant à construire un accord mondial applicable à tous d'ici 2020. Seule l'Union européenne s'engage à respecter volontairement le protocole de Kyoto de réduction des émissions de gaz à effet de serre jusqu’en 2020. Un programme de travail est également lancé afin d’augmenter le volume des financements en faveur de la lutte contre le changement climatique et de mobiliser 100 milliards de dollars en 2020 au bénéfice des pays les plus pauvres et les plus vulnérables. La plupart des observateurs rappellent que ces résultats sont en-deçà des besoins pour limiter réellement le réchauffement climatique à l'œuvre.

Diasporas, ressources du développement

26th of November 2012

 

La CNUCED publie l’édition 2012 de son rapport annuel sur les pays les moins avancés (PMA). L'étude invite les PMA à s'appuyer plus largement sur les ressources de leurs diasporas – envois de fonds de ses ressortissants expatriés, mais aussi transferts de connaissances. Une telle stratégie de développement demande le renforcement des services bancaires et financiers de façon à faciliter les investissements sur le territoire, le développement des petites entreprises et la création d'emplois. L'étude conseille de réduire les frais de transfert, qui peuvent représenter jusqu'à 12 % des sommes envoyées. Les remises des migrants ont été multipliées par 8 entre 1990 et 2011 pour atteindre 27 milliards de dollars chaque année. Ils ont continué de croître malgré la crise. 27,5 millions de citoyens des PMA vivent et travaillent aujourd'hui à l'étranger, constituant une réserve potentielle de financement et de transfert de savoir-faire. Le rapport souligne néanmoins que les PMA doivent se garder de laisser partir toute leur main d'œuvre qualifiée pour préserver leurs opportunités de croissance à long-terme. La CNUCED propose en conclusion de mettre sur pied un système de financement des projets des citoyens des PMA les mieux formés qui s'engagent pour le développement de leur pays.

>> Lire le résumé en français

 

Le coût pour les eaux européennes

22nd of November 2012

 

L'Agence européenne pour l'environnement (AEE) publie un rapport soulignant la menace que constitue l'agriculture pour la qualité des eaux européennes. Tout en justifiant l'intensification agricole par la croissance démographique planétaire et la sécurité alimentaire de l'Union, l'AEE souligne son coût écologique. L'emploi de pesticides et d'engrais polluent les systèmes aquifères. Les surplus de nutriments stimulent le développement d'algues qui privent d'oxygène la faune et la flore des lacs, des rivières et des baies et, d’ici 2015, 48 % des cours d'eau et des lacs de l'UE ne répondront plus aux critères établis par la directive-cadre sur l'eau de 2000.

>> Lire le rapport de l’AEE, European waters – assessment of status and pressures

Quelques bonnes nouvelles du sida

20th of November 2012

 

Le Programme commun des Nations unies sur le VIH/sida (ONUSIDA) publie Results, un rapport sur ses résultats. Si le nombre de nouvelles infections reste élevé, 2,5 millions en 2011, le taux d'infection mondial est à la baisse. Dans 25 pays pauvres et intermédiaires, dont la moitié est en Afrique subsaharienne, cette baisse dépasse 50 % depuis 2001 : -73 % au Malawi, -71 % au Botswana, -68 % en Namibie ou -58 % en Zambie. Dans la région subsaharienne, qui reste la plus touchée, le taux de mortalité dû au Sida a par ailleurs baissé de 30 % ces six dernières années alors que l'accès au traitement par antirétroviraux a augmenté de 59 % ces deux dernières années. Le taux d'infection des enfants est celui qui s'est le plus réduit – -24 % ces deux dernières années –, rendant envisageable l'ambition de stopper toute infection chez les nourrissons et les jeunes enfants. L'ensemble de ces avancées montre le résultat d'investissements menés depuis plus d'une décennie non seulement par la coopération internationale mais aussi par les gouvernements nationaux. 81 pays ont doublé leurs investissements dans le secteur entre 2001 et 2011. Des tendances qui donnent l'espoir d'atteindre d'ici 2015 l'Objectif du Millénaire pour le développement en matière de sida : stopper l'avancée de la maladie et commencer à la faire reculer.

Climat -

De l’importance de ne pas dépasser l’objectif de +2°C

du 18th of November 2012 au 21st of November 2012

Le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) publie à l'occasion de la conférence de Doha (Qatar) l’édition 2012 de son rapport sur l'évolution des émissions de gaz à effet de serre : il confirme la reprise des émissions à un niveau supérieur à la période précédant la crise économique de 2007-2008 : entre 45,6 et 54,6 GtCO2e (gigatonnes d’équivalent CO2), soit déjà 14 % de plus que ce qui serait compatible avec un réchauffement de 2°C en 2020. C'est aussi 20 % de plus qu'en 2000. Afin d’éviter une propagation continue des émissions, le rapport préconise, parmi 4 scénarios de lutte, un régime combinant les engagements les plus conditionnels – c'est à dire tenant compte de la diversité des situations et des trajectoires – avec les règles d'application les plus strictes. On obtiendrait ainsi un niveau d'émissions de 40 % inférieur à une situation de statu quo, dans la perspective de l’objectif de +2°C. Un message pour les négociateurs de Doha. Quelques jours auparavant (le 18), la Banque mondiale avait rendu public un rapport commandé à l’Institut de recherche de Potsdam sur les effets du changement climatique (PIK) et Climate Analytic sur les conséquences d'un réchauffement de +4 °C d'ici 2100 par rapport à l'époque préindustrielle. Cette évolution rapide (+ 3 °C en moins de 90 ans) aurait des conséquences dévastatrices (sécheresses, inondations, etc.) sur les écosystèmes et les populations, notamment les plus pauvres et les plus fragiles. En outre, le rapport souligne que les changements ne seront pas linéaires, qu'ils seront sans doute brutaux et que seule une adaptation anticipée et des mesures d'atténuation maximales pourront permettre de limiter les risques de catastrophes majeures.

>> Lire le rapport du PNUE, The Emissions Gap Report 2012 – A UNEP Synthesis Report

>> Lire le rapport de la Banque mondiale, Turn down the heat : why a 4°C warmer world must be avoided

Réplique asiatique à la crise occidentale

du 15th of November 2012 au 20th of November 2012

 

L'Association des nations d'Asie du Sud-Est (ASEAN) tient son 21e sommet à Phnom Penh (Cambodge). Les dix pays de l'ASEAN (Brunei, Cambodge, Indonésie, Laos, Malaisie, Birmanie, Philippines, Singapour, Thaïlande et Vietnam) lancent avec six de leurs voisins (Chine, Japon, Corée du Sud, Inde, Australie et Nouvelle-Zélande) la négociation d'une zone de libre-échange conjointe. S'il voit le jour, le Partenariat économique intégral régional (RCEP) regroupera 3,5 milliards d'habitants avec un produit intérieur brut de 23 000 milliards de dollars (un tiers du PIB mondial). Première zone économique mondiale, il pourrait réduire la dépendance de ses membres par rapport à l'Occident en crise. Par ailleurs, dans le cadre du 7e sommet d'Asie orientale (EAS, East Asia Summit), la Chine et le Japon, deuxième et troisième économies mondiales, lancent avec la Corée du Sud des pourparlers pour un accord commercial trilatéral. Ces deux projets viennent s'ajouter et concurrencer le Partenariat transpacifique (TPP), en cours de discussion entre les États-Unis et dix autres pays de la région. Les disputes territoriales en mer de Chine pourraient décider du futur de ces initiatives.

L'équilibre entre la couche d'ozone et les maladies végétales

14th of November 2012

 

La Convention internationale pour la protection des végétaux (CIPV) et le secrétariat de l'ozone du PNUE signent un protocole d'accord sur l'utilisation du bromure de méthyle, un gaz appauvrissant la couche d'ozone utilisé pour traiter les produits agricoles et empêcher ainsi la propagation accidentelle des parasites et des maladies. Largement utilisé dans l'agriculture depuis les années 1950, le bromure de méthyle est sur la liste des substances réglementées depuis 1991par le protocole de Montréal visant à éliminer progressivement l'utilisation des technologies nuisibles pour la couche d'ozone. Le protocole accepte son utilisation uniquement comme traitement phytosanitaire de quarantaine. Les deux institutions travailleront de concert pour étendre l'application de ces recommandations et soutenir les efforts visant à développer des traitements phytosanitaires alternatifs, efficaces et abordables.

Des révolutions insuffisantes d'ici 2030

12th of November 2012

 

L'Agence internationale pour l'énergie (AIE) publie son rapport annuel, World Energy Outlook 2012. Cette édition propose différents scénarios conduisant tous à une modification majeure de la carte énergétique mondiale d'ici 2030. Développement du solaire et de l'éolien, abandon localisé du nucléaire, exploitation de sources pétrolières non conventionnelles : le rapport s'attend à une diversification des sources d'énergie, mais aussi à une relocalisation des principaux fournisseurs face à une demande mondiale augmentant de 30 % jusqu'en 2035, la Chine, l'Inde et le Moyen-Orient représentant 60 % de cette hausse. Au milieu des années 2020, les États-Unis devraient devenir le premier producteur mondial de pétrole devant l'Arabie Saoudite et le premier fournisseur de l'Asie autour de 2030. Malgré le développement des renouvelables dans l'OCDE, le rapport s'attend à ce que les énergies fossiles gardent une position dominante dans le mix énergétique mondial. L'augmentation de 30 % des subventions aux énergies fossiles en 2011 (523 milliards de dollars, six fois plus que les subventions destinées aux énergies renouvelables) indique pour les auteurs le peu de changement à attendre dans ce secteur. Le principal scénario de l'AIE envisage enfin une évolution des émissions de gaz à effet de serre correspondant à une hausse de 3,6°C de la température mondiale moyenne à long terme.

>> Lire le résumé [en français] du World Energy Outlook 2012

Répit pour le thon

du 12th of November 2012 au 19th of November 2012

 

La Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique (CICTA) tient sa 18e réunion extraordinaire à Agadir (Maroc). Malgré une légère reconstitution des stocks constatée en Méditerranée comme en Atlantique Nord, les 48 pays membres (dont l'Union européenne, les pays du Maghreb, les États-Unis et le Japon) suivent l'avis de leur comité scientifique et maintiennent quasiment les quotas de pêche de thon rouge. Ceux-ci vont légèrement augmenter pour passer de 12 900 tonnes à 13 500 tonnes les deux prochaines années. En 2008, ils étaient encore de 28 500 tonnes, et de 22 000 tonnes en 2009, avant que la menace d'une inscription sur la liste des espèces en voie de disparition de l'ONU ne conduise la CICTA à prendre des mesures plus radicales. L'objectif est d'arriver à une reconstitution du stock d'ici 2022. Décision est également prise d'ouvrir des négociations officielles afin d'inclure explicitement les requins dans les discussions de la CICTA au lieu de les gérer comme des prises accessoires dans les pêcheries. La prochaine réunion annuelle de la CICTA aura lieu du 16 au 26 novembre 2013 au Cap (Afrique du Sud).

Ménager diversité biologique et revenus des femmes

07th of November 2012

 

La FAO publie une étude sur les femmes éleveurs de bétail à travers le monde. Deux tiers des 600 millions d'éleveurs pauvres sont des femmes, souvent laissées à la tête de petites exploitations agricoles après le départ des hommes vers la ville. Généralement composés de petit bétail indigène – poulets, chèvres et parfois vaches – bien adapté aux conditions climatiques rudes, ces cheptels sont cruciaux pour la sécurité alimentaire des familles. Leur productivité est néanmoins souvent réduite et, souvent, les programmes d'assistance sont tentés d'introduire de nouvelles espèces plus productives mais plus fragiles ou demandant des intrants au-delà des moyens des familles. L'étude souligne la conservation active du patrimoine génétique animal que représentent ces élevages en termes de résistance à la maladie ou aux conditions climatiques extrêmes, résultat d'une sélection longue et minutieuse. Malgré des données imprécises, l'étude estime qu’environ 22 % des races d'animaux d'élevage sont en danger d'extinction. En conséquence, elle invite à prendre en compte ces multiples dimensions pour développer des programmes d'intervention permettant à la fois l'augmentation des revenus des femmes éleveurs et de la sécurité alimentaire de leur famille tout en maintenant la richesse génétique des troupeaux indigènes.

>> Lire l’étude Invisible guardians – Women manage livestock diversity

Un risque d'accaparement des océans ?

30th of October 2012

 

Le rapporteur spécial des Nations unies sur le droit à l'alimentation, Olivier De Schutter, rend son rapport sur les pêcheries. Son étude met en lumière l'accaparement croissant des ressources marines et ses conséquences sur la sécurité alimentaire mondiale. Le développement constant de la pêche industrielle commerciale (la flotte été multipliée par 8 depuis les années 1970), dans un contexte d'épuisement des stocks, se fait en effet au détriment des pêches artisanales et des communautés côtières, situées à 90 % dans les pays en développement. Il prive les premiers de leurs revenus et les seconds de leur source traditionnelle d'alimentation – jusqu'à 50 % des protéines animales en Afrique de l'Ouest. 40 % des prises mondiales sont aujourd'hui commercialisées dans un autre pays que le lieu de pêche. En conclusion, le rapport appelle les États à promouvoir et à respecter les instruments de protection de la pêche artisanale adoptés au sein de la FAO et la coopération internationale à soutenir les communautés côtières par le développement d'activités économiques.

>> Lire le rapport en ligne

Le poids climatique de l'alimentation

30th of October 2012

Le Programme de recherche du CGIAR sur le changement climatique, l’agriculture et la sécurité alimentaire (CCFAS) publie une analyse quantifiant les rejets de dioxyde de carbone directement liés à la production de l'alimentation mondiale. Le système de production alimentaire pris dans son ensemble émet 17 000 mégatonnes de CO2, soit entre un cinquième et un tiers de toutes les émissions liées aux activités humaines mondiales. 80 % de ces émissions proviennent des activités agricoles : le transport, la réfrigération, les modes de consommation et la gestion des déchets pèsent de plus en plus lourd. Réduire l'empreinte climatique du secteur et l'adapter aux nouvelles contraintes imposées par le changement climatique impose, selon l'étude, une révision complète de la répartition des lieux de culture agricole et d’élevage du bétail.

Approche commune en Afrique de l'Ouest

du 29th of October 2012 au 31st of October 2012

 

Le Centre pour les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), le Forum global pour les énergies renouvelables et l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI) organisent un Forum de haut niveau sur l’énergie vers un accès à l’énergie durable pour tous en Afrique de l’Ouest, à Accra, au Ghana. Les ministres rassemblés adoptent une série d'instruments pour la CEDEAO. Une politique commune en matière d’énergie renouvelable doit coordonner les efforts de construction, d'équipement et de fourniture en ce domaine. En matière d’efficacité énergétique, la CEDEAO veut libérer 2 000 mégawatts de capacité à générer de l’électricité d’ici 2020 par une série de mesures : éliminer des ampoules à incandescence ; ramener les pertes moyennes dans la distribution de l’énergie de 15-40 % à moins de 10 %  ; équiper l'ensemble de la population régionale en fourneaux sûrs, propres, abordables, efficaces et durables d'ici 2030 ; adopter des standards et étiquettes régionaux pour les équipements énergétiques majeurs d’ici la fin 2014 ; et créer des instruments pour le financement des énergies durables, y compris les financements carbone d’ici la fin 2013. Un programme sur la petite hydroélectricité et un cadre stratégique en matière de bioénergie viennent compléter l'ensemble, qui s'inscrit dans le cadre de l’initiative des Nations unies Énergie renouvelable pour tous (SE4ALL, Sustainable energy for all).

>> Lire le compte-rendu du forum

 

La question de la robustesse des institutions africaines

du 23rd of October 2012 au 25th of October 2012

 

Le Forum pour le développement de l’Afrique, organisé tous les deux ans par la Commission économique pour l’Afrique (CEA) depuis 1999, tient sa 8e édition à Addis-Abeba (Éthiopie). Rassemblant chefs d'États et de gouvernements, responsables d'institutions internationales et chercheurs, la session est dédiée à une réflexion sur les enjeux de gouvernance des ressources naturelles sur le continent. L'Afrique attise les convoitises dans un contexte de course accélérée aux ressources à l'échelle mondiale : les 40 grandes sociétés minières du continent ont augmenté leurs bénéfices de 156 % en 2010, l’Afrique représente les trois quarts de l’offre mondiale de platine et la moitié de celle du diamant et du chrome ou encore 60 % des terres en friche du monde. Les participants au forum soulignent l'importance de renforcer les institutions politiques pour les rendre capables de sécuriser les droits fonciers, de gérer les afflux d'investissements privés ou de répartir les rentes croissantes de manière à soutenir le développement économique et humain du continent.

La pêche illégale, fille du commerce international

11th of October 2012

 

The Environmental Justice Foundation (EJF) publie un rapport sur la pêche illégale et les relations commerciales entre l'Afrique de l'Ouest et l'Union européenne : Exposing Pirate Fishing: The Fight Against Illegal Fishing in West Africa and the EU. L'étude dénonce le rôle de l'UE et des pays d'Asie de l'Est dans l'écoulement des prises illégales pratiquées en Afrique de l'Ouest. On estime que 37 % des prises effectuées dans la région sont exportées illégalement. S'appuyant sur 18 mois d'observation, le rapport documente précisément les façons de procéder : des navires disposant des autorisations d'exportation vers l'UE vont ainsi à la rencontre des bateaux pirates pour blanchir leurs prises. Si le marché européen reste le plus lucratif, une part importante des prises est illégalement exportée vers les pays d'Asie de l'Est, selon les mêmes modalités. Ces pratiques s'accompagnent éventuellement de falsification d'identité, de refus de se soumettre aux contrôles des autorités portuaires et maritimes, de pots de vins, de violation du droit du travail et de violences contre les navires artisanaux locaux. L’étude évoque également les solutions dont peuvent disposer les communautés locales pour lutter contre ces pratiques, en participant à la surveillance des navires, à terre comme en mer, et en déposant des plaintes auprès des autorités locales, mais aussi européennes ou asiatiques.

Le risque environnemental est surtout social

11th of October 2012

 

L'Institut de l'environnement et la sécurité humaine de l’Université des Nations unies (UNU-EHS) publie son Rapport annuel sur le risque. Comme les précédents, il souligne combien les conditions économiques, sociales et institutionnelles d'une société conditionnent la qualité de sa réponse aux catastrophes naturelles. La résilience est d'abord une affaire humaine avant d'être une question environnementale. Malgré un coût croissant – les catastrophes naturelles ont coûté 366 milliards de dollars en 2011 à l'économie mondiale –, trop peu d'attention est accordée à en réduire la portée. Réduire la vulnérabilité, c'est connaître les risques et préparer des plans d'urgence, mais aussi renforcer les systèmes de santé, l'accès à l'eau et à l'alimentation, lutter contre la pauvreté et développer les systèmes d'assurance. L'étude de la réponse aux risques naturels de 173 pays dans le monde montre que plus les membres d'une société sont éduqués, plus la parité hommes-femmes est respectée dans les institutions, plus l'environnement est protégé, plus la vulnérabilité au risque se réduit. Et l'étude d'opposer pour preuve le dernier tremblement de terre en Haïti, responsable de 200 000 morts, quand un séisme de même ampleur en Nouvelle-Zélande n'en a déploré que 200.  

Réduire les pertes en fruits et légumes

10th of October 2012

 

La FAO publie une étude réalisée par le programme Veg-i-Trade des universités de Gand (Belgique) et de Wageningen (Pays-Bas) estimant que 46 % des fruits et légumes produits dans l’Union européenne (UE) ne sont pas consommés. Les principales pertes (20 %) ont lieu pendant la production elle-même : lors du battage ou de la cueillette, gâtés par des insectes, endommagés par les machines, renversés lors de la récolte ou encore écartés lors du tri post-récolte pour répondre aux exigences de qualité des supermarchés et d’autres entreprises. 13 % sont ensuite perdus par les consommateurs, qui jettent des fruits et légumes encore comestibles ou les gaspillent en les conservant trop longtemps ou à la mauvaise température. Les distributeurs sont responsables de la perte de 7,5 % de la production et finalement les transformateurs de 5,5 %. Le programme Veg-i-Trad propose en réponse des modèles statistiques visant à prévenir ces pertes au sein de la chaîne des fruits et légumes en informant mieux les professionnels de la meilleure conservation possible de leurs stocks. Ils proposent également une information directe aux consommateurs.

L'état de la faim dans le monde

09th of October 2012

 

L'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), le Fonds des Nations unies pour le développement agricole (FIDA) et le Programme alimentaire mondial (PAM) publient leur rapport conjoint sur la faim dans le monde : L'état de l'insécurité alimentaire dans le monde 2012 (SOFI). Selon l'étude, 870 millions de personnes – soit un habitant sur huit de la planète – souffrent de sous-alimentation chronique en 2010-2012. 852 millions d'entre eux vivent dans les pays en développement – représentant 15 % de la population de ces pays –, tandis que 16 millions vivent dans les pays développés. Le nombre total de sous-alimentés a baissé de 132 millions entre 1990-1992 et 2010-2012, passant de 18,6 % à 12,5% au niveau mondial et de 23,2% à 14,9% dans les pays en développement, ce qui met l'Objectif du Millénaire pour le développement (OMD) d'éradiquer la faim à portée de main si des mesures appropriées sont prises. Afin de réaliser cet objectif, il est nécessaire, selon les auteurs du rapport, d'adopter une « double approche », basée sur le soutien à une croissance économique englobant tous les secteurs, y compris l'agriculture, et sur la mise en place de filets de sécurité pour les plus vulnérables.

L'idée d'un filet social mondial

09th of October 2012

 

Olivier de Schutter, rapporteur spécial de l'ONU pour le droit à l'alimentation, et Magdalena Sepulveda, son homologue chargée de l'extrême pauvreté et des droits de l'homme, appellent à la création d'un Fonds mondial pour la protection sociale (FMPS). Le fonds, dont le financement serait assuré par des dons des pays développés, garantirait aux catégories les plus pauvres de la planète un minimum de protection contre les aléas de la vie. Les deux rapporteurs estiment que si 2 % du PNB mondial était consacrés à ce fonds, celui-ci pourrait à la fois offrir une protection sociale de base dans les dans les pays les moins avancés et garantir les populations contre les risques de tensions sur la demande causées par tout choc économique – à l’instar des tensions observées sur les produits alimentaires depuis 2008. Ils appellent à la discussion de cette proposition par la Commission de la FAO sur la sécurité alimentaire mondiale ainsi que dans le cadre de l'Organisation internationale du travail.

Réaliser les objectifs communs

du 08th of October 2012 au 19th of October 2012

La Convention sur la diversité biologique (CDB) tient sa 11e Conférence des Parties (CdP 11) à Hyderabad, en Inde. La réunion marque le passage de l'élaboration des politiques à la mise en œuvre des outils dont elle dispose : protocole de Nagoya sur l’accès aux ressources génétiques et le partage des avantages (APA), Plan stratégique 2011-2020, Objectifs d’Aichi en faveur de la biodiversité, ou Stratégie pour la mobilisation des ressources. La CdP 11 adopte ainsi une série de décisions techniques comme la restauration des écosystèmes et de la biodiversité marine et côtière au sein du protocole de Nagoya ou l’utilisation coutumière durable dans les mises en œuvre nationale et locales. Une négociation serrée adopte également, le 20 octobre, un objectif intermédiaire de mobilisation des ressources consistant à doubler, d’ici à 2015, les apports financiers internationaux réservés à la biodiversité, en faveur des pays en développement, et à maintenir ce niveau, au moins jusqu’à 2020.

Réguler le commerce des espèces

04th of October 2012

 

Une cinquantaine de pays déposent 67 nouvelles propositions de protection d'espèces auprès du secrétariat de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES). Forte de ses 176 pays membres, la convention réglemente déjà le commerce international de 35 000 espèces végétales et animales, et leurs dérivés. Cette gestion n'est pas sans conflits. Le Burkina, le Kenya, le Mali et le Togo appellent ainsi à un élargissement de l'interdiction du commerce de l'ivoire des éléphants alors que la Tanzanie réclame de pouvoir rétablir une chasse partielle des pachydermes sur son territoire. Les États-Unis souhaitent voir assouplir les règles pesant sur le commerce de l'ours polaire et sur une série de tortues et de serpents. Madagascar, le Kenya et le Mexique souhaitent un renforcement des contrôles sur les échanges de différents arbres, plantes médicinales et décoratives. La CITES examinera l'ensemble de ces requêtes en mars 2013 lors de la réunion des parties à Bangkok (Thaïlande).

Les sans-terre indiens en marche

du 02nd of October 2012 au 27th of October 2012

 

Le mouvement indien Ekta Parishad organise une marche rassemblant plus de 100 000 paysans sans terre, issus de communautés autochtones et intouchables, de Gwalior vers la capitale fédérale, New Dehli. La Jan Satyagraha (« marche du peuple pour la vérité ») réclame un accès à la terre et à l'ensemble des ressources naturelles pour tous les citoyens indiens. Se réclamant des principes de Ghandi, Ekta Parishad et cette marche veulent rendre visibles les plus démunis, de plus en plus les privés d'accès aux ressources naturelles qui permettent d'assurer leur survie au profit d'industries minières, de centrales nucléaires ou hydroélectriques, ou de plantations agroalimentaires. L'organisation de la marche est également l'occasion à la fois de structurer le mouvement et de former des relais locaux et de réunir des soutiens internationaux. Arrivée à New Dehli, la Jan Satyagraha remet au gouvernement une pétition demandant une réforme agraire juste.

L'autonomie de la femme rurale

27th of September 2012

 

ONU Femmes et les trois organismes des Nations unies en charge de l'alimentation et de l'agriculture lancent à Rome (Italie) un programme conjoint destiné à améliorer l'autonomie économique des femmes rurales pauvres. Dans le monde, 43 % de la main d'œuvre agricole sont des femmes – jusqu'à 70 % dans certains pays en développement. Cette activité s'ajoute partout à l’entretien de la maison, l’éducation des enfants, le soutien aux malades et personnes âgées, voire aux activités économiques complémentaires. Ces femmes sont aussi celles qui disposent de l'accès le moins facile aux services essentiels, à la protection sociale, aux emplois décents, aux financements et aux marchés. Afin d'améliorer leur condition dans l'ensemble de ces domaines, un programme de cinq ans va s'organiser autour d'initiatives d'intégration économique et de sécurité alimentaire. Il interviendra en priorité dans sept pays pilotes : Éthiopie, Guatemala, Kirghizstan, Liberia, Népal, Niger et Rwanda.  

La contrebande de bois ne connaît pas la crise

27th of September 2012

 

Le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) et Interpol publient un rapport conjoint sur lampleur de l'exploitation forestière illégale mondiale. Selon l'étude, 15 à 30 % du commerce mondial de bois – pour une valeur marchande de 23 à 77 milliards d’euros – proviennent de l'exploitation illégale. En zone tropicale, bassin de l'Amazone, bassin du Congo et Asie du Sud, le crime organisé serait responsable de 50 à 90 % de l'exploitation forestière. Il génère une importante violence, et l'étude souligne la complexité croissante des mécanismes de blanchiment utilisés : pots de vin, falsification de permis d’exploitation, sociétés écrans en cascade dans différents pays, falsification de l’éco-certification, voire piratage des sites web gouvernementaux pour augmenter leur nombre de permis. Les grumes illégales sont mélangées avec des coupes légales durant le stockage, dans les scieries ou au moment de la revente. Elles peuvent aussi être vendues comme le produit de plantations réelles ou fictives. Le marché noir créerait ainsi des revenus 5 à 10 fois plus élevés que le marché légal. Le rapport recommande aux autorités publiques de cibler les points faibles de ces réseaux : les transports routiers ou l’entrée dans les scieries les plus proches des forêts. Taxer le bois ou sa circulation – à un taux supérieur aux pots de vin habituels – pourrait également contribuer à rendre le marché noir moins lucratif. Mettre en place une notation des compagnies qui abattent, exploitent ou achètent du bois provenant de régions à risque, afin d'informer les investisseurs, serait une autre façon de limiter le développement des activités illégales.  

Rétorsions commerciales européennes contre mauvaise gestion halieutique

25th of September 2012

 

Le Conseil de l'Union européenne adopte, après accord en première lecture du Parlement européen, un règlement concernant certaines mesures applicables aux pays autorisant une pêche non durable aux fins de la conservation des stocks halieutiques. Ce règlement permet à la Commission de prendre des mesures commerciales temporaires pour inciter un pays tiers à changer ses pratiques de gestion de stocks halieutiques. Ces mesures pourraient prendre diverses formes : restriction des importations européennes de poissons provenant du stock d'intérêt commun, restrictions à l'utilisation des ports de l'UE par les navires battant pavillon du pays ciblé ou par les navires transportant des poissons provenant du stock d'intérêt commun. Cet instrument pourrait notamment permettre d'agir sur les menaces pesant actuellement sur le stock de maquereaux de l'Atlantique du Nord-Est. Les délégations danoise et allemande se sont abstenues dans ce vote.

Maintenir et renforcer l’état de droit: une priorité mondiale

24th of September 2012

 

La première Réunion de haut niveau sur l’état de droit se déroule en préambule de la 67e Assemblée générale des Nations unies, à New York (États-Unis), en présence des chefs d’État et de gouvernement de 80 pays. Défini par l’ONU comme «un principe de gouvernance en vertu duquel l’ensemble des individus, des institutions et des entités publiques et privées, y compris l’État lui-même, ont à répondre de l’observation de lois promulguées publiquement, appliquées de façon identique pour tous et administrées de manière indépendante, et compatibles avec les règles et normes internationales en matière de droits de l’homme », l’état de droit est présenté par le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, comme une priorité pour les États membres de l’ONU. Le système international étant confronté à des défis majeurs et complexes (dégradation de l’environnement, urbanisation, etc.) en termes de sécurité et de développement, les États doivent en effet veiller à (faire) respecter ce principe fondamental, afin d’œuvrer à la paix, mais également au développement durable, à la croissance économique et à l’éradication de la pauvreté et de la faim.

Les participants à cette réunion adoptent une déclaration [en anglais] sur « l’état de droit aux niveaux national et international ».

Mauvais record en Arctique

19th of September 2012

 

Le National Snow and Ice Data Center de l'Université du Colorado (États-Unis) publie ses observations sur la couverture de glace de l'Arctique, montrant que le 16 septembre avait été enregistrée la plus basse mesure depuis toute observation humaine de la zone (1979) : 3,41 millions de km2, soit 760 000 km2 de moins que son précédent mauvais record en septembre 2007 ou 50 % de la surface observée en moyenne entre 1979 et 2000. Cette observation montre que la fonte des glaces arctiques est bien plus rapide que ce qui a été anticipé par tous les modèles climatiques qui ne voyaient pas le pôle Nord libre de glaces avant 2080 ou 2100. Selon les climatologues, les modèles auraient sous-estimé l'affinement progressif de la glace, rendue ainsi d'autant moins résistante au réchauffement moyen des températures de l'air et de l'eau. Si le rythme de fonte observé les cinq dernières années se confirmait, l'Arctique pourrait être temporairement libéré des glaces en été dès 2016.

Définir la dangerosité des produits chimiques

du 17th of September 2012 au 21st of September 2012

17>21 septembre La Conférence internationale sur la gestion des produits chimiques (CIGPC-3) tient sa 3e session à Nairobi (Kenya). Née de l'Approche stratégique de la gestion internationale des produits chimiques adoptée en 2006, la conférence doit organiser la réalisation de ses objectifs : minimiser les effets négatifs sur la santé humaine et l'environnement de l'utilisation de substances chimiques d’ici à 2020 par une gestion rationnelle des produits chimiques tout au long de leur cycle de vie. La session de Nairobi établit la première revue des 20 indicateurs de progrès adoptés lors de la précédente session. Elle discute également de la prise en compte de nouveaux sujets. Parmi les neuf résolutions adoptées à Nairobi, on trouve ainsi des textes attendus reconnaissant pour la première fois à l'échelle internationale la dangerosité de substances tels le plomb contenu dans la peinture sur le système nerveux des enfants ou les perturbateurs endocriniens pour la reproduction humaine. Ces références doivent permettre aux acteurs de demander à leurs gouvernements respectifs de légiférer sur ces substances s'ils ne l'ont pas déjà fait. De même, une résolution sur les pesticides extrêmement dangereux a été proposée en séance plénière, mais n’a pas été adoptée.  

Le bon exemple de la couche d'ozone

16th of September 2012

 

Les Nations unies célèbrent les 25 ans du protocole de Montréal sur les substances détruisant la couche d'ozone. Le protocole est tenu aujourd'hui comme une réussite importante de la coopération internationale, car il a permis d'arrêter le processus d'amincissement de la couche d’ozone, qui protège la vie sur Terre des rayons ultraviolets émis par le soleil. Il a également facilité une importante transition technologique, permettant notamment de fabriquer des systèmes de réfrigération plus respectueux de l’environnement et consommant moins d’énergie. Les industries manufacturières et l'agriculture ont, grâce à ces normes, réduit de 98 % les émissions de gaz appauvrissant la couche d’ozone. On estime aujourd'hui que la couche d’ozone sera intégralement restaurée d’ici cinquante d’ans. Le maintien de la protection de la couche d'ozone a permis d'éviter des millions de cas de cancer de la peau et de cataractes, ainsi que des incidences néfastes du rayonnement ultraviolet sur l’environnement.  

Austérité et inégalités ne font rien pour la croissance

12th of September 2012

 

La CNUCED publie à Genève (Suisse) son rapport 2012 sur le commerce et le développement consacré aux Politiques pour une croissance équitable et équilibrée. L'étude documente la croissance des inégalités de revenus dans le monde. Elle pointe également le peu d'effets des politiques d'austérité budgétaire menées par les pays développés sur la réduction des déficits budgétaires, la création d’emplois et le rétablissement de la confiance des marchés financiers. Ces politiques ont au contraire un effet catalyseur sur la récession, et le ralentissement pèse sur les pays en développement qui appliquent des politiques économiques contra-cycliques pour soutenir la demande intérieure et la croissance. La croissance mondiale est ainsi passée de 4,1 % en 2010 à 2,7 % en 2011. La CNUCED s’attend, en 2012, à une croissance inférieure à 2,5 % dans la quelle les pays développés ne représenteraient pas 1 %. En conséquence, le rapport défend une approche alternative. Les politiques doivent s'attacher à relancer l'économie et à réduire les écarts croissants de richesses et de revenus, non seulement pour instaurer des sociétés socialement plus justes, mais également pour favoriser une croissante économique plus forte.

Rapport complet : http://unctad.org/en/PublicationsLibrary/tdr2012_en.pdf (seulement en anglais)
Aperçu général : http://unctad.org/fr/PublicationsLibrary/tdr2012overview_fr.pdf

Un péril global

du 09th of September 2012 au 13th of September 2012

Le Conseil exécutif du Mécanisme pour un développement propre (MDP) tient sa 69e réunion à Bonn (Allemagne). La réunion est marquée par la présentation des recommandations du Groupe d'experts de haut niveau sur le dialogue de politique générale sur le MDP lancé à Durban (Afrique du Sud) en 2011 : « Changement climatique, marchés du carbone et le mécanisme de développement propre (MDP) : un appel à l'action ». Le rapport rappelle les gouvernements à leurs responsabilités climatiques en estimant que les efforts actuels de la coopération internationale n'atteignent pas la moitié des besoins d'adaptation et d'atténuation. Pire, selon l'étude, le manque de volonté politique détruit l'incitation des investisseurs à participer aux différents marchés carbone existants. Le MDP, qui a permis de financer 4 500 projets dans 75 pays en développement, a ainsi vu ses cours du carbone baisser de 70 % en 2011, perdant autant en capacité de financement. Le rapport recommande donc une revitalisation des marchés carbone nationaux et régionaux afin de susciter une reprise globale des investissements dans le secteur des énergies propres et du contrôle des émissions. Il invite également à une refonte des critères, processus et instances du MDP pour rendre son fonctionnement plus transparent et efficace. Le rapport sera discuté au cours de la préparation de la conférence de Doha prévue endécembre.

Du poids économique des normes

06th of September 2012

Transparency International (TI) publie son 8e rapport annuel sur la mise en œuvre de la Convention de l'OCDE relative à la lutte contre la corruption d'agents publics étrangers par les entreprises , adoptée en 1997. 39 pays, représentant deux tiers des exportations mondiales et trois quarts des investissements à l’étranger, ont adopté ce texte pénalisant la corruption internationale émanant des entreprises. L'OCDE évalue les résultats d'un tiers des pays chaque année. L'ONG TI propose elle un classement global, selon quatre niveaux de mise en œuvre. Ainsi, seuls 7 pays représentant 28 % des exportations mondiales (Allemagne, Danemark, États-Unis, Italie, Norvège, Royaume-Uni et Suisse ) en font une application « active » ; 12 pays représentant 25 % des exportations mondiales (Argentine, Australie, Autriche, Belgique, Canada, Corée du Sud, Espagne, Finlande, France, Pays-Bas, Suède et Japon) une application « modérée » ; et 10 pays représentant 6 % des exportations mondiales (Brésil, Bulgarie, Chili, Hongrie, Luxembourg, Mexique, Portugal, Slovaquie, Slovénie et Turquie) une application « faible », tandis qu’elle est « inexistante » dans 8 pays représentant 4 % des exportations mondiales (Afrique du Sud, Estonie, Grèce, Irlande, Israël, Nouvelle-Zélande, Pologne et République tchèque ). Selon TI, la convention est d'abord affaiblie par son petit nombre de signataires ; il faudrait qu'ils représentent la moitié des exportations pour devenir une norme incontournable – notamment avec l'adhésion de grands exportateurs comme la Chine. Par ailleurs, TI estime que la crise économique tend à rendre les gouvernements frileux dans l'application de sanctions sur leurs acteurs économiques travaillant à l'exportation.

L'Inde parie sur les transports électriques

03rd of September 2012
Le gouvernement indien adopte un plan en faveur du développement de véhicules électriques et hybrides indiens d'ici 2020. Le plan prévoit un soutien de la demande à la fois pour rassurer les consommateurs et aussi pour réduire le coût d'acquisition de la technologie. Fort d'un budget de 230 milliards de roupies (3,3 milliards d'euros), il prévoit aussi un soutien de la recherche dans le domaine et la mise en place d'infrastructures de recharge des batteries électriques des véhicules. La moitié de ce budget devrait être investi dans les cinq ans à venir, afin de susciter l'investissement du secteur privé et l'émergence de filières industrielles dédiées. Parmi les justifications de cette mesure, le gouvernement s'attend à une réduction de la consommation de carburants liquides et des émissions de carbone, ainsi que la création de nouveaux emplois. Le plan espère qu'en 2020, 7 millions de véhicules électriques et hybrides circuleront en Inde, dont la moitié serait des deux roues.

Construire le droit des forêts en Europe et au-delà

du 03rd of September 2012 au 07th of September 2012

 

 Le Comité pour la négociation d'un accord légalement contraignant sur les forêts tient sa deuxième session à Bonn (Allemagne). Établi à Oslo en juin 2011 par la Conférence européenne sur les forêts, le comité doit composer le texte d'un accord établissant des normes communes de protection et de bonne gestion des forêts. Le calendrier adopté à Oslo demande que le texte soit adopté par une conférence ministérielle extraordinaire d'ici fin 2013. La session de Bonn réunit 39 pays signataires plus l'Union européenne, mais aussi des observateurs comme les agences spécialisées des Nations unies et le Japon. Ils examinent une première ébauche de texte établi par le secrétariat du comité. Au-delà des avancées techniques se dessine l'ambition d'établir un texte dont la portée dépasse la zone européenne pour offrir des principes communs de gestion à tous les pays qui souhaiteraient les adopter.

L'importance des négociations informelles

du 30th of August 2012 au 05th of September 2012

Trois groupes de travail de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques se réunissent informellement à Bangkok (Thaïlande). L'objectif de ces séances est d'avancer sur les propositions concrètes en termes d'organisation et de contenu pour une « deuxième période d'engagement », c'est à dire le prolongement du protocole de Kyoto dans l'attente de la signature d'un nouvel accord cadre, dès janvier 2013. Il s'agit ainsi d'assurer la continuité juridique, technique et opérationnelle entre les deux périodes alors que peu de pays auront le temps de ratifier pleinement un amendement entre novembre 2012 et janvier 2013. Une application provisoire – selon le principe qui a permis au GATT de fonctionner de 1948 à 1995, avant la création de l'OMC – semble constituer une solution, même si certains pays, tels que l'Australie, ne pourraient pas participer. Le débat reste ouvert sur la période de ce deuxième engagement – entre ceux qui souhaitent la limiter à 5 années et ceux qui préfèrent envisager 8 années de transition. N'est pas plus tranchée la question de l'accès aux mécanismes de flexibilité à la fois pour les pays qui ne participaient pas antérieurement au protocole et qui souhaiteraient le faire et ceux qui ne souhaitent plus participer, tels que le Japon ou le Canada. La réunion de Bangkok, en permettant de repérer les zones de dissension et d'accord, s'est achevée en espérant avoir déblayé le terrain d'une prise de décision à la conférence de Doha (Qatar) en décembre 2012.

L'alliance euro-australienne autour du carbone ?

28th of August 2012

La Commission européenne et le gouvernement australien annoncent à Bruxelles (Belgique) une première liaison partielle entre leurs marchés carbone respectifs. Dès juillet 2015, les entreprises australiennes soumises à des quotas d'émission pourront acquérir des crédits d'émissions sur le marché européen pour remplir jusqu'à 50 % de leurs obligations. Cette ébauche de marché international du carbone réduira le coût de tenue des obligations et augmentera la liquidité du marché, et stabilisera donc le prix du carbone. La Commission européenne s'engage, par ailleurs, à obtenir des États membres un mandat permettant d'établir une liaison complète des deux marchés d'ici 2018, permettant aux acteurs européens d'acquérir à leur tour des crédits d'émission sur le marché australien. Pour encourager les échanges, le gouvernement australien s'engage à fixer le prix plafond du carbone en fonction de celui des quotas européens à l'horizon 2015-2016 et à limiter l'achat d'unités par le biais des mécanismes du protocole de Kyoto.

économiser l'eau, réduire la faim

27th of August 2012

La FAO publie à l'occasion de la Water Week de Stockholm (Suède) une étude recherchant le moyen de combattre la surconsommation de l'eau en agriculture. Elle propose un cadre d'action pour combattre l'insécurité alimentaire par la rationalisation de l'utilisation de l'eau en agriculture et la réduction des déchets. L'agriculture mondiale est responsable de 70 % de tous les prélèvements d'eau douce. Moderniser les systèmes d'irrigation, recycler et réutiliser l'eau des sanitaires, réduire la pollution de l'eau et conserver les eaux de pluie sont autant de moyens de rationaliser l'usage agricole de l'eau et de réduire les sécheresses. La demande alimentaire étant le premier déterminant du développement agricole, l'étude estime également nécessaire de réduire les pertes du système de stockage, distribution et consommation. 30 % de la production agricole mondiale est en effet perdue chaque année, entre le champ et l'assiette des consommateurs.

 

Fonds vert : parité, négociation et diplomatie

du 23rd of August 2012 au 25th of August 2012

Le fonds vert pour le climat tient sa première réunion à Genève (Suisse). Établi lors de la conférence sur les changements climatiques de Durban (2011) le fonds doit mobiliser des ressources supplémentaires afin d'aider les pays en développement à s'adapter au réchauffement climatique. Il devrait ainsi notamment gérer les 100 milliards de dollars annuels promis à Copenhague en 2009 par la communauté internationale pour aider les pays en développement à limiter leurs émissions de gaz à effet de serre et à s'adapter aux effets du changement climatique d'ici à 2020. L'objectif de cette première réunion est de clarifier le fonctionnement du fonds, avec l'élection deux coprésidents pour un an, l'un représentant les pays du Sud, le Sud-Africain Zaheer Fakir, l'autre les pays du Nord, l'Australien Ewen McDonald. De même, le Groupe de pilotage, composé de 24 membres, représente de manière paritaire les pays développés et en développement. Il se penche sur la question hautement symbolique du futur siège du fonds – réclamé par la Suisse, l'Allemagne, le Mexique, la Namibie, la Pologne ou la Corée du Sud. Il est décidé d'annoncer le siège choisi à la prochaine réunion du fonds en Corée du Sud en octobre 2012.

Une sortie de crise verte pour l'Espagne

22nd of August 2012

La fondation Sustainlabour publie le rapport « Des emplois verts pour un développement durable : le cas de l'Espagne ». L'étude estime que plus d'un million d'emplois pourraient être créés en Espagne d'ici 2020 dans les secteurs verts si le gouvernement ne sacrifie pas les incitations dans ce domaine au profit des politiques d'austérité. L'Espagne compte aujourd'hui de 400 000 à 500 000 « emplois verts », soit 2,2 % des emplois totaux. Les secteurs qui génèrent le plus d'emplois sont la collecte et traitement des déchets (26 %), les énergies renouvelables (21 %), le traitement de l'eau (11 %) et la protection publique de l'environnement (10 %). Au total, cette économie « verte » génère 25 milliards d'euros par an, soit 2,4 % du PIB. L'étude estime que si l'Espagne se fixait comme objectif de produire 20 % de son énergie primaire par les renouvelables d'ici 2020, contre 9 % aujourd'hui, entre 160 000 et 340 000 emplois supplémentaires seraient créés. L'adoption de plans de mobilité durable, le développement d'un transport public de qualité et l'amélioration de l'efficacité énergétique des véhicules permettraient de créer d'ici à 2020, 770 000 emplois. Un plan de rénovation de l'habitat, sur une base de 565 000 maisons par an pourrait induire 100 000 emplois d'ici 2020, pour atteindre 25 millions d'habitations rénovées et 1,37 millions de postes créés d'ici 2040.

un indice pour mesurer la santé des océans

16th of August 2012

La revue Nature publie le travail d'une équipe de 65 scientifiques internationaux qui ont créé l'Ocean Health Index (OHI) destiné à mesurer la santé des océans à travers le monde. 171 zones économiques exclusives contrôlées par des États et 10 objectifs environnementaux et socio-économiques décrivant les services rendus par les océans (parmi lesquels l'apport de nourriture, la propreté des eaux ou encore le stockage de CO2) ont été retenus pour calculer cet indice. À l'échelle mondiale et tous critères confondus, l'indice est de 60 sur 100. Centré sur les zones côtières et délaissant donc la haute mer, disposant de données parfois parcellaires pour certains objectifs ou certaines régions du monde, cet indice est néanmoins envisagé par ses auteurs comme un outil d'évaluation et de meilleure gestion de l'environnement maritime.
Le site de l'OHI [en anglais] : www.oceanhealthindex.org

La Chine a besoin de taxes vertes

15th of August 2012

La Banque asiatique de développement (Asian Development Bank, ADB) publie à Manille (Philippines) "Toward an Environmentally Sustainable Future", un rapport émettant une série de recommandations en matière de durabilité environnementale à destination du gouvernement chinois. L'étude juge ainsi important que la Chine mette en place des taxes sur l'extraction de ressources, les émissions de polluants et de dioxyde de carbone. Ces taxes viendraient appuyer les investissements et les efforts de régulation environnementaux réalisés par la Chine depuis cinq ans, lesquels ont permis de réduire de 10 % les émissions de dioxyde de sulfure et de 20 % la consommation énergétique par unité de PNB. Le modèle de croissance chinois reste cependant, pour l'étude, trop dépendant des exportations et de l'utilisation de charbon. Des taxes et des incitations permettraient de réorienter le tissu industriel vers la demande locale et des pratiques de production plus propres. La taxation de l'utilisation des ressources naturelles, des produits de luxe ou des produits jetables permettrait enfin aussi de peser sur les modes de consommation individuelle dans un pays en urbanisation constante.

L'Asie n'est pas prête pour faire face aux catastrophes naturelles

15th of August 2012

La société britannique de conseil sur les risques, Maplecroft, publie son second Atlas des risques encourus du fait d'accidents naturels, classant 197 pays en fonction de l'impact d'un désastre naturel tel que séisme et inondation sur leur économie. 2011 a été une année record en la matière, puisque les dommages économiques des catastrophes naturelles ont atteint 380 milliards de dollars, dont 55 % dus au tremblement de terre suivi d'un tsunami intervenu au Japon. Examinant la préparation au risque et la capacité de réponse, l'Atlas souligne le manque de préparation des pays asiatiques : le pays le plus vulnérable est le Bangladesh, suivi par les Philippines, la République dominicaine et la Birmanie, qui sont tous « à risque extrême ». Parmi les dix premiers on trouve aussi l'Inde, le Vietnam, le Honduras, le Laos, Haïti et le Nicaragua. L’atlas souligne que la qualité des infrastructures et de la gouvernance va déterminer l'impact d'une catastrophe naturelle ; en la négligeant, les pays mettent en péril leurs ambitions de croissance économique.

Recyclons nos déchets électroniques

13th of August 2012

L'Union européenne (UE) adopte de nouvelles règles sur les déchets provenant d'équipements électriques et électroniques (e-déchets), pour permettre aux États membres de lutter plus efficacement contre l'exportation illégale de déchets et améliorer leurs taux de recyclage. La directive instaure ainsi une obligation de collecte gratuite des articles usagers. Elle espère ainsi parvenir à 45 % de collecte d'ici 2016, 65 % d'ici 2019. La nouvelle directive oblige également les exportateurs de déchets à tester si leurs équipements fonctionnent ou non afin de bien séparer la filière de produits d'occasion de celle du recyclage. Elle prend ainsi acte des études récentes menées par la Convention de Bâle mettant en évidence l'ampleur du flux d'équipements électriques et électroniques usagés des pays industrialisés, dont l'UE, vers l'Afrique, où les installations ne sont pas toujours capables de traiter les métaux lourds, tels le mercure et le plomb, ainsi que les retardateurs de flamme bromés, souvent utilisés dans ces matériels.

Un pacte pour les océans

12th of August 2012

Les Nations unies célèbrent à Yeosu (Corée du Sud) le 30e anniversaire de la Convention pour le droit de la mer (UNCLOS). À cette occasion, est lancé le Pacte des Nations unies sur les océans visant à coordonner et renforcer l'action de toutes les agences onusiennes intervenant dans le domaine. Il prendra ainsi notamment en charge la mise en œuvre de l'UNCLOS. Il doit aussi soutenir les actions des gouvernements et promouvoir l’engagement des ONG, des milieux scientifiques, du secteur privé et de l’industrie. Il répond ainsi aux recommandations de la conférence Rio+20en matière de protection des océans et de promotion du développement durable. Ses trois objectifs sont de : protéger les populations et améliorer la santé des océans ; protéger et sauvegarder l’environnement des océans et leurs ressources naturelles ; et renforcer la connaissance et la gestion des océans. Il devrait être piloté par un groupe consultatif composé des agences et organismes des Nations unies concernés, de décideurs de haut niveau, de scientifiques, d'experts dans les affaires maritimes et de représentants du secteur privé, d’ONG, et de la société civile. Dans ce cadre, tous les pays devraient s'être fixé des objectifs de réduction des rejets polluants et au moins 10 % des zones côtières et marines devraient faire l'objet de mesures de protection d'ici à 2025. L'initiative appelle également à renforcer la lutte contre la pêche illégale, à reconstituer les stocks et à éradiquer les espèces invasives.

Que mesurent les satellites en Amazonie ?

02nd of August 2012

L'Institut national pour la recherche spatiale (INPE) brésilien publie le résultat de son observation en temps réel de la déforestation amazonienne entre août 2011 et juillet 2012. Il se félicite d'une réduction de 23 % du rythme de déboisement pendant cette période malgré la hausse de la demande mondiale en agro-carburants et en produits alimentaires – la mise en culture restant la première cause de la déforestation amazonienne. Selon les images satellites, 2 049 km2 de forêt amazonienne ont été défrichés entre août 2011 et juillet 2012, contre 2 679 entre août 2010 et juillet 2011. Pour le gouvernement brésilien, ce bon résultat est le produit du nouveau code forestier adopté en 2011. Pour les critiques, le code comme l'observation se rejoignent pour dédouaner les petits exploitants. La surveillance satellitaire ne peut mesurer le déboisement que sur des parcelles d’une superficie minimum de 25 hectares. La publication en décembre 2012 des résultats du programme PRODES, qui mesure l'évolution des terres par surface de 6 km2, devrait éclairer le débat.

Le rôle des océans dans la séquestration du carbone

01st of August 2012

Des chercheurs britanniques et australiens publient dans la revue Nature Geoscience un article sur la séquestration du carbone par les océans. Environ un quart du dioxyde de carbone (CO2) créé par les activités humaines sur la planète est piégé dans les océans, dont 40 % dans l'océan Austral entourant l'Antarctique. L'apport de cette étude est d'établir comment l'action combinée du vent, des tourbillons et des courants pousse le CO2 dissous dans les eaux de surface à plus de 1000 mètres de profondeur où il est piégé pour des centaines de milliers d'années. Il a fallu dix années d'observation et d'expérience avec des robots en eaux profondes pour établir ce résultat. Selon les chercheurs, il faut maintenant observer ce processus pour mesurer s'il est sensible au réchauffement climatique, qui théoriquement pourrait modifier les flux de surface et tourbillons dans l'océan Austral en changeant les courants, en intensifiant les vents ou en créant de fortes variations de températures.

Méthode brésilienne pour forêts africaines

26th of July 2012

La Commission des Forêts d'Afrique centrale (COMIFAC), la FAO, en partenariat avec l'Institut national brésilien de recherche spatiale (INPE), lance à N'Djamena (Tchad) un projet de surveillance par satellite des espaces forestiers de dix pays du Bassin du Congo : Burundi, Cameroun, Gabon, Guinée équatoriale, République centrafricaine, République du Congo, République démocratique du Congo, Rwanda, Sao Tomé et Principe et Tchad. Lancée dans le cadre du programme REDD qui confère une valeur financière au carbone stocké dans les forêts, cette initiative veut aider à documenter l'ampleur des menaces qui pèsent sur le deuxième plus vaste espace forestier au monde. Au-delà de la simple déforestation, en progression mais relativement réduite dans cette zone (entre 0,20 et 0,30 %), il s'agit d'avoir une meilleure idée de l'ampleur et des effets du changement dans l'utilisation des terres, de l'exploitation forestière non durable ou de l'exploitation minière. Ces données aideront les pays à concevoir des projets et obtenir des financements pour la mise en place de systèmes de contrôle et d’évaluation fiables et durables dans chaque pays.

Mieux protéger les éléphants et les rhinocéros

du 23rd of July 2012 au 27th of July 2012

Le Comité permanent de la CITES (Convention on International Trade in Endangered Species of Wild Fauna and Flora) tient sa 62e réunion à Genève (Suisse). La Convention de Washington encadrant le commerce des espèces animales et végétales menacées, à la croisée du commerce, de l’environnement et du développement, est sortie politiquement renforcée de la Conférence des Nations unies sur le développement durable (Rio +20). Elle s'appuie sur cette reconnaissance pour reprendre l'offensive face au braconnage des éléphants et des rhinocéros, deux espèces inscrites à l’Annexe I. Les prises d'ivoires et les arrestations placent 2011 au plus haut niveau de braconnage atteint depuis une décennie. Pour la seule Afrique du Sud, on estime que les braconniers ont tué 448 rhinocéros. Début 2012, le parc national de Bouba Ndjida, dans le nord du Cameroun, a constaté l'abattage de 450 éléphants. Dans les deux cas, des raisons économiques et symboliques peuvent expliquer la persistance du braconnage : la demande du marché asiatique en ivoire, les croyances faisant de la corne de rhinocéros un remède contre le cancer, et son utilisation en tant que drogue récréative. Pour la CITES, des plans de grande ampleur sont nécessaires, associant éducation, sensibilisation, protection et répression. Le comité adopte ainsi un « paquet éléphants » regroupant un large éventail de mesures, s’appuyant sur le succès du Plan d’action et du Fonds pour l’éléphant d’Afrique, et avec pour but ultime de mettre à jour la résolution de longue date de la CITES sur les éléphants. Ne disposant pas des mêmes outils pour le rhinocéros, le comité commande des études tout en adoptant es mesures urgentes à court terme visant à réduire le commerce illégal, y compris le partage des résultats de l’enquête avec les pays d’origine, la sensibilisation à un haut niveau, ainsi que des législations adéquates et des contrôles de la lutte contre la fraude. Le comité s'alarme aussi de la « prolifération » des installations d’élevage de tigres en captivité, notamment en Chine, et commandes des études approfondies sur le sujet. Tous ces sujets seront sur la table de négociation de la Conférence des Parties de la Convention à Bangkok, en mars 2013.

Le Sida : des progrès, mais peut mieux faire

du 22nd of July 2012 au 27th of July 2012

La 19e Conférence mondiale sur le sida réunit 20 000 délégués venus de 190 pays à Washington (États-Unis). La conférence se félicite des avancées enregistrées dans la lutte contre la pandémie grâce à l'intensification de la coopération internationale : la mortalité due au sida a reculé de 35 % ces dix dernières années et l’incidence des nouvelles infections de 20 % ces cinq dernières années. 54 % des 15 millions de personnes affectées dans le monde bénéficient d'un traitement antirétroviral. Exceptions notables, sept pays d'Europe orientale et en Asie centrale contredisent les tendances mondiales, notamment en raison de l'expansion de la toxicomanie. En Russie par exemple, dans cinq régions, les infections ont augmenté de 700 % entre 2001 et 2008, portant à un sur 100 l'occurrence de la maladie dans la population russe. Le taux d'accès au traitement n'est que de 23 %. La déclaration finale de la conférence de Washington appelle à une mobilisation accrue pour mettre fin à une épidémie qui a déjà fait 30 millions de morts en 30 ans. Elle appelle ainsi la coopération internationale à continuer ses efforts pour garantir un large accès aux traitements, mais aussi à soutenir la mise au point d'un vaccin.

L'Afrique au cœur du commerce extérieur chinois

19th of July 2012

L’Académie chinoise du commerce international et de la coopération économique publie les chiffres du commerce extérieur chinois pour le premier semestre 2012. Le volume des échanges a atteint 1 840 milliards de dollars, soit 8 % de plus qu'au premier semestre 2011. Pourtant, les échanges avec l'Union européenne ont quasiment stagné (+0,7 %) et ceux avec le Japon ont reculé (-0,2 %), confirmant une tendance initiée avec la crise en 2008. Les échanges avec l'Afrique, eux, ne connaissent pas ce ralentissement. Confirmant une augmentation moyenne annuelle de 30 % depuis l'an 2000, les échanges avec le continent africain ont crû de 22,3 % en au premier semestre 2012. La valeur totale des échanges atteint 80,5 milliards de dollars, au bénéfice de l'Afrique, dont les exportations vers la Chine, essentiellement des matières premières comme du pétrole et minerais de fer, représentent 49,6 milliards de dollars. En retour, l'Afrique importe des machines-outils, du matériel électrique et du textile. Les principaux partenaires commerciaux de la Chine en Afrique en 2011 ont été l'Afrique du Sud, l'Angola, le Soudan, le Nigeria et l’Égypte.

Peut-on échapper à la question de la productivité ?

12th of July 2012

La FAO et l'OCDE publient leur rapport conjoint, Perspectives agricoles. L'étude constate un certain ralentissement de l'augmentation des prix, tout en signalant qu'ils continuent de progresser plus rapidement que l'inflation dans la plupart des pays en développement. Sans évacuer les questions de régulation et d'adaptation de l'agriculture aux contraintes climatiques, le rapport insiste sur la nécessité d'augmenter la productivité agricole en particulier dans les pays en développement de façon à stabiliser les cours sur le long terme. Faire face à la croissance attendue de la population mondiale demandera ainsi en 2050 de produire 1 milliard de tonnes de céréales et 200 millions de tonnes de viande supplémentaires par an. Les surfaces agricoles peuvent être marginalement élargies dans ces pays ; les projections envisagent ainsi une superficie labourable totale mondiale de 5 % plus élevée qu'aujourd'hui 2050. Reste à augmenter l'intensité de la production : un objectif qui demande dès aujourd'hui des investissements publics et privés importants dans la formation et la recherche.

 

Réinventer l'aide pour 2025

10th of July 2012

L’Overseas Development Institute publie Horizon 2025, un rapport sur les enjeux humanitaires de la décennie à venir. L'étude s'attend à une réduction globale importante de la pauvreté, notamment par l'amélioration des conditions de vie dans les pays à revenus moyens tels que l'Inde ou le Vietnam. Cette évolution pourrait diviser par quatre l'extrême pauvreté dans le monde, faisant passer le nombre de personnes vivant avec moins de 2 dollars par jour de 560 millions aujourd'hui à 100 millions en 2025. Selon l'ODI, les populations les plus pauvres du monde vivront alors pour la plupart dans des États d'Afrique en conflit, ce qui posera de nouveau un défi à la coopération internationale, traditionnellement focalisée sur les pays bien gouvernés. Le rapport étude le positionnement des acteurs non-étatiques face à ces bouleversements pour inviter la coopération publique à réviser ses propres modes d'opération, notamment en matière d'action sociale. Il propose enfin un panorama des positions actuelles des bailleurs de fonds, montrant la faiblesse des aides accordées aux pays fragiles, aux OMD et aux biens publics communs.

 

Règlementer la pêche, mais aussi l'aquaculture

du 09th of July 2012 au 13th of July 2012

La 30e session du Comité des pêches (COFI 30) de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) se tient à Rome (Italie). Seul organe compétent pour la régulation des pêches et de l'aquaculture, le COFI tient une place particulière dans la gestion de ressources capitales pour la sécurité alimentaire. L’édition 2012 du rapport sur la Situation mondiale des pêches et de l’aquaculture (SOFIA), publiée le 10 juillet, signale ainsi que capture et aquaculture ont fourni 148 millions de tonnes de poissons dans le monde en 2010. Le poisson constitue ainsi 20 % de l'apport en protéines animales de 3 milliards de personnes. Une part stable qui cache le fait que l'aquaculture représente plus de la moitié de cet apport, venant de manière croissante compenser le déclin des prises marines. Après des discussions formelles sur la composition du bureau du comité, les débats ont porté sur la nécessaire négociation de règles communes telles le Code de conduite pour une pêche responsable (CCPR) ou l’Accord sur les mesures du ressort de l’État du port (AMEP) visant à prévenir, contrecarrer et éliminer la pêche illicite, non déclarée et non réglementée. Le COFI 30 aurait ainsi opéré des avancées positives sur l’inclusion des requins et des pêches artisanales dans les codes de conduite en discussion et en matière d’étiquetage écologique et de traçabilité des poissons.

Agriculture -

Les Européens veulent une alimentation de qualité

06th of July 2012

Eurobaromètre publie une étude montrant que la qualité est le premier déterminant ors de l'achat de denrées alimentaires pour 96 % des citoyens de l'UE. Viennent ensuite le prix (91 %), l'origine (71 %) et la marque (47 %) des produits. L'étude montre également l'importance des logos dans l'établissement de la qualité des produits : 67 % vérifient si les produits qu’ils achètent possèdent un label de qualité. La propension diminue chez les 15-24 ans (58 %), les personnes qui n’ont pas fait de longues études (59 %) et celles qui ont des difficultés à payer leurs factures (60 %), mais continue à réunir plus de la moitié des personnes interrogée. Ces logos bénéficient néanmoins d'une connaissance variable : 36 % des Européens reconnaissent le logo du commerce équitable, et 24 % celui de l'UE pour les produits biologiques moins de deux ans après son lancement.

De l’importance des zones humides

du 06th of July 2012 au 13th of July 2012

La 11réunion des Parties à la Convention de Ramsar sur les zones humides d’importance internationale se réunit à Bucarest (Roumanie). Les travaux montrent l'expansion d'un instrument né en 1971 en réponse à une inquiétude sur le bien-être des oiseaux. La Convention de Ramsar travaille aujourd'hui non seulement sur les habitats des oiseaux, mais aussi sur l'importance des zones humides par rapport au changement climatique, au développement durable, à la gestion intégrée des nuisibles ou à l’éradication de la pauvreté. La convention a ainsi adopté une vision élargie de la conservation allant au-delà de la protection des espèces et des habitats pour prendre en compte les activités humaines. La réunion de Bucarest aboutit au maintien du secrétariat de la convention auprès de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), repoussant son transfert au Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), où sont accueilles toutes les conventions sur la biodiversité. Elle adopte également l'objectif de créer un segment ministériel de haut niveau afin de gagner un soutien politique plus important dans les administrations en faveur des zones humides.

De nouvelles sources de financement pour l’aide aux pays en développement

05th of July 2012

Le Département des affaires économiques et sociales des Nations unies publie un rapport listant une série de mécanismes financiers capables de réunir 400 milliards de dollars chaque année. Ces nouvelles sources de financement dépasseraient ainsi l'aide bilatérale au développement (167 milliards en 2011, en réduction en raison de la crise économique) et permettrait une réelle contribution à la satisfaction des besoins des populations des pays en développement. Parmi les mécanismes envisagés figure la taxation coordonnée de différentes activités humaines comme les émissions de carbone, le trafic aérien, les transactions financières ou les échanges de monnaie. Respectivement, les trois premières pourraient rapporter 240, 40 et 71 milliards de dollars tout en stimulant la croissance verte et en calmant la volatilité des marchés financiers. Le rapport souligne enfin que la taxation des transactions financières est particulièrement juste socialement puisque les personnes pauvres ne s'engagent pas dans de telles activités.

 

La bataille de l'innovation

03rd of July 2012

L'OMPI et l'INSEAD eLab (France) publient, pour la deuxième année, leur Indice de l'innovation mondiale. Il documente les performances de 141 pays en matière d'innovation confirmant la domination des pays les plus développés. Les dix premiers menés par la Suisse, la Suède et Singapour sont tous des pays de l'OCDE. Par rapport à 2011, les États-Unis reculent de trois places à la dixième position, comme le Canada qui perd ainsi sa place dans le groupe de tête. L'étude met également en évidence l'émergence de nouveaux innovateurs. Les dix suivants mêlent ainsi des pays émergents, comme la Chine ou l'Inde, des économies intermédiaires d'Europe – Arménie, Géorgie, Lituanie, Moldavie, Serbie, Ukraine – ou d'autres régions – Jordanie, Malaisie, Namibie, Paraguay, Sénégal, Swaziland, Vietnam –, voire des pays à bas revenus comme le Kenya ou le Zimbabwe. Dans tous les cas, le rapport établi le lien entre les résultats et les efforts d'investissement des gouvernements en formation et en soutien à la recherche. Il distingue ainsi les leaders d'innovation, des pays développés ayant créé un environnement stable pour la production de l'innovation. On retrouve dans ce groupe les dix premiers mais aussi des pays comme la Nouvelle Zélande, l'Allemagne, Israël, la Corée ou la France. Les pays émergents, intermédiaires ou en développement cités plus haut sont qualifiés de « en apprentissage ». Une troisième catégorie désigne les « underperfomers », développés ou non, dont les institutions de formation ou de recherche ne produisent pas un niveau suffisant d'innovation :on y trouve autant les pays du Golfe, l’Égypte, l'Algérie, que la Turquie ou l'Angola

| Point d’étape sur les OMD à trois ans de leur échéance

02nd of July 2012

Les Nations unies publient leur rapport 2012 sur l'avancée des huit Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) définis en 2000. À trois ans de l'échéance, l'étude souligne les résultats obtenus, les objectifs de lutte contre la pauvreté, d’habitat dans les bidonvilles et d’accès à l'eau ayant d'ores et déjà été atteints. Depuis 2010, le taux mondial d'extrême pauvreté – le nombre de personne vivant avec moins de 1,25 dollar par jour – a été divisé par deux. Il a reculé dans toutes les régions, même en Afrique subsaharienne. La proportion de personnes ayant accès à une source d'eau potable améliorée est passée de 76 % en 1990 à 89 % en 2010. La part des urbains vivant dans des bidonvilles est parallèlement passée de 39 % en 2000 à 33 % en 2012 – 200 millions de personnes bénéficient de meilleures de conditions de vie urbaines, sachant que l'objectif était de 100 millions. D'importants progrès ont aussi été accomplis en matière d'éducation primaire, de parité dans l'accès à l'éducation ou d'accès au traitement du sida. Pour confirmer ses résultats, le rapport préconise que les efforts se portent désormais sur le 8e objectif, soit la création d'un partenariat mondial pour le développement effectif.

 

Faire de l'emploi un objectif global

du 02nd of July 2012 au 09th of July 2012

Le Conseil économique et social des Nations unies tient à New York (États-Unis) une réunion de haut niveau sur la question de l'emploi et des moyens pour stimuler la création d'emplois décents et durables. Le monde compte aujourd'hui 205 millions de chômeurs. Les débats indiquent une forte intention de la part des agences des Nations unies de proposer des cibles en matière d'emplois durables et d'emplois des jeunes pour l'agenda de la coopération internationale après 2015. La Déclaration ministérielle, adoptée le 9 juillet, invite ses signataires à élaborer et mettre en œuvre des politiques de l’emploi dynamiques, équilibrant les chances entre hommes et femmes et entre les zones rurales et les zones urbaines. Ces politiques doivent couvrir un champ large allant de la structuration des produits et services financiers nécessaires pour soutenir l'activité des micros, petites et moyennes entreprises à l’établissement de régimes de salaire minimum et de conditions de travail acceptables. Si ces politiques relèvent des États souverains, la déclaration invite la coopération internationale à apporter tous les transferts financiers et l'expertise technique nécessaires à la poursuite de ces objectifs.

Négociations au point mort sur le partage des ressources génétiques

du 02nd of July 2012 au 06th of July 2012

La 2e réunion du Comité intergouvernemental pour le protocole de Nagoya sur l’accès aux ressources génétiques et le partage équitable des avantages découlant de leur utilisation (ABS) se réunit à New Dehli (Inde). Ses travaux portent sur la mise en œuvre du mécanisme de partage des avantages découlant de l'utilisation des ressources génétiques prévu par le protocole. Ce dernier ne dispose toujours pas d'un niveau de ratification suffisant pour entrer en vigueur avant la fin de l'année, comme prévu. Les discussions de New Dehli montrent que les négociateurs restent, de fait, très divisés sur une série de définitions fondamentales. Il n'existe pas de consensus sur le niveau d'encadrement souhaitable des mouvements transfrontaliers de gènes. Les mécanismes de mise en conformité au protocole, une de ses principales innovations, restent discutés, notamment sur la place accordée aux communautés autochtones. Si la déclaration finale réitère l'importance des ressources génétiques et des savoirs traditionnels qui leur sont associés, elle demander également la continuation des travaux des experts sur l'ensemble de ces points.

Technologies de l’information et préservation de la biodiversité

du 02nd of July 2012 au 04th of July 2012

La Conférence mondiale sur l’informatique relative à la biodiversité (CMIB) se réunit à Copenhague (Danemark). Elle s'inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des objectifs d’Aichi (Japon) pour 2020 visant à stopper la perte de biodiversité en explorant les façons dont l’informatique pourrait répondre aux défis posés par la science et la politique à la biodiversité. La collecte et la diffusion de l'information ont en effet placées au cœur des 20 objectifs d'Aichi adoptés en 2010 à Nagoya, postulant qu'elles permettront aux sociétés humaines de développer des outils innovants de gestion des ressources biologiques dans des domaines cruciaux comme la sécurité alimentaire, la santé humaine et le développement économique durable. Les débats de Copenhague montrent l'ampleur des domaines d'action possibles et les positions de départ à la fois des informaticiens et des biologistes. La question devrait revenir plusieurs fois sur l'agenda international dans les prochaines années.

Encadrer le mercure

du 27th of June 2012 au 02nd of July 2012

Le Comité de négociation intergouvernemental travaillant sur un instrument juridiquement contraignant sur le mercure tient sa 4e réunion à Punta del Este (Uruguay), avant-dernière étape avant la présentation du texte au Forum ministériel mondial sur l’environnement du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE)en 2013. L'adoption finale est programmée lors d'une conférence extraordinaire qui se tiendra à Minamata (Japon), en octobre 2013. La question est sur l'agenda international depuis 2001 en raison des effets sanitaires de l'exposition au mercure : mauvais développement neurologique du fœtus, baisse de la fécondité, lésions cérébrales et nerveuses ou maladies cardiaques chez les adultes. Le traité devrait encadrer les activités humaines contribuant à la libération de ce métal lourd très répandu et persistant dans l’environnement : procédés industriels, extraction minière, déboisement, incinération des déchets ou combustion de combustibles fossiles. Il doit aussi venir encadrer le cycle de vie de produits contenant du mercure comme les amalgames dentaires, les applications électriques (par exemple, les interrupteurs et les lampes fluorescentes), les instruments médicaux et de laboratoire (thermomètres et baromètres cliniques), les batteries, les substances de traitement des semences, les crèmes antiseptiques et antibactériennes ou pour éclaircir la peau.

Gouvernance -

Rio+20 : un sens modéré de l'avenir

du 20th of June 2012 au 22nd of June 2012

La Conférence des Nations unies sur le développement durable (« Rio+20 ») rassemble les chefs d'États et de gouvernements des pays membres des Nations unies à Rio de Janeiro (Brésil). Le sommet adopte une déclaration, « L'Avenir que nous voulons » ("The Future we want"), reflétant les négociations en cours parfois depuis plusieurs années sur différents sujets. Elle lance ainsi la négociation de nouveaux objectifs pour le développement durable, complémentaires des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). Ils seront définis par un groupe de travail, à partir des principes de Rio 92 décrits dans l’Agenda 21 et le Plan d’application de Johannesbourg (2002), et seront présentés lors de Assemblée générale de l’ONU en septembre 2013. Un effort de renforcement du pilotage politique des agendas du développement durable est prévu avec l'appel à la création d'un Forum universel intergouvernemental de haut niveau qui remplacerait la Commission du développement durable et disposerait d'une autorité politique suffisante pour suivre l'application des décisions par toutes les agences des Nations unies. Par ailleurs, le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) devrait voir ses moyens financiers et politiques renforcés. Notamment avec la définition d'un programme d'action pour la production et la consommation durables. La déclaration s'engage également en faveur des océans avec le lancement en 2014 d'un processus de création d’un organe qui étudierait l’état de l’environnement marin, à la manière de ce qui existe pour le climat ou la biodiversité, et l'engagement de réduire les déchets marins « de façon significative » d’ici 2025, sans néanmoins avancer d'objectif chiffré. Enfin, un nouveau pas envers la définition de nouveaux indicateurs de développement est franchi avec la mission donnée la Commission statistique de l’ONU de lancer un groupe de travail sur les initiatives existantes dans ce domaine.

Le temps de l'approche globale ?

20th of June 2012

Le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) publie le rapport Avoiding Future Famines: Strengthening the Ecological Basis of Food Security through Sustainable Food Systems, démontrant que la sécurité alimentaire humaine ne peut être assurée sans efforts de protection des écosystèmes et de disponibilité en services environnementaux. L'étude se démarque des approches quantitatives ou en termes d'accès pour se concentrer sur la conservation des ressources naturelles et des écosystèmes qui sous-tendent le système alimentaire. Elle fait ainsi une large part aux menaces – compétition pour l'eau, pratiques agricoles conventionnelles ignorantes des limites des écosystèmes, déforestation, pesticides, changements climatiques, surpêche, pollutions terrestres des espaces aquatiques, etc. – en insistant sur leur impact sur la sécurité alimentaire. Les recommandations pratiques vont du soutien des petits agriculteurs (centralisation des infrastructures de stockages pour un meilleur accès aux marchés et une réduction des pertes) à la révision des normes alimentaires pour réduire les pertes, en passant par la définition de politiques nationales d'aménagement du territoire respectueuses des écosystèmes ou la promotion de secteurs économiques verts.

Gouvernance -

L'assurance durable a ses principes

19th of June 2012

30 compagnies d'assurance, représentant un capital de 50 milliards de dollars et 10 % du marché mondial, adoptent à Rio de Janeiro (Brésil) une série de principes négociés depuis six ans au sein de l’Initiative financière du Programme des Nations unies pour l’environnement (UN Environment Programme's Finance Initiative [UNEP FI]). Les Principles for Sustainable Insurance proposent une « boite à outils » aux assureurs afin de promouvoir la durabilité environnementale, sociale et économique dans les mécanismes de gestion du risque, des changements climatiques aux catastrophes naturelles en passant par le manque d'eau, l'insécurité alimentaire ou les épidémies. Les compagnies engagées à mettre en œuvre ces principes devront rendre des rapports annuels.

Core document of the UNEP FI Principles for Sustainable Insurance

Ce que l'ont fait contre les déchets marins

19th of June 2012

Le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) lance lors d'un side event organisé à Rio de Janeiro (Brésil) le Partenariat mondial sur les déchets marins, visant à lutter contre cette forme de pollution. On estime que 6,4 millions de tonnes de déchets, produits en grande majorité sur les terres, sont rejetées dans les océans chaque année. 94 % sont des matières plastiques qui peuvent suffoquer ou empoisonner près de 267 espèces marines. 86 % des tortues marines, 44 % des oiseaux de mer, 43 % des mammifères marins courent ce risque, selon le PNUE. Les dommages ne s'arrêtent pas là, puisque les particules de plastique décomposées provoquent des intoxications qui se répandent dans l'ensemble de la chaîne alimentaire jusqu'à menacer la santé humaine. La Partenariat mondial sur les déchets marins se veut un lieu de coordination des efforts menés par les gouvernements, les ONG, les scientifiques et les entreprises pour réduire la production de déchets et nettoyer les espaces naturels.

Des écosystèmes robustes soutiennent la croissance et protègent les pauvres

19th of June 2012

Le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) et le Haut Commissariat pour les réfugiés publient un rapport conjoint sur les relations entre la santé des écosystèmes, la croissance économique et la protection des droits humains. L'étude rappelle que le lien a été posé depuis le début du processus de négociation internationale autour du développement durable lors de la conférence de Stockholm de 1972 sur l'environnement. Les droits à la vie, à l'eau et à la nourriture ne peuvent être satisfaits sans un environnement sain. Un cinquième des maladies dans les pays en développement peuvent aujourd'hui être imputées à la dégradation de l'environnement. La persistance du paludisme est ainsi en partie liée à la manière dont sont menés les projets d'irrigation, de barrages ou d'adduction d'eau. Le rapport en tire une série de recommandations pour les États, qui doivent veiller à : adopter un cadre réglementaire protégeant les droits humains et l'environnement ; mener des politiques cohérentes à la fois entre leurs différentes agences et entre les choix nationaux et les positions prises à l'échelle internationale ; intégrer des critères de droits de l'homme dans toutes leurs politiques et audits environnementaux ou intégrer les critères de droits de l'homme et de protection de l'environnement dans la comptabilité nationale.

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Les promesses écologiques et économiques du bio

18th of June 2012

La Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED) organise le premier Global BioTrade Congress à Rio de Janeiro (Brésil). L'objectif est de faire le bilan de 16 années d'Initiative pour le commerce des produits biologiques, qui veut mêler protection de la biodiversité et augmentation des revenus des populations rurales pauvres. Les participants soulignent le potentiel important du secteur dans toute stratégie de verdissement de l'économie mondiale ; il participe ainsi à la mise en œuvre effective des accords multilatéraux sur l'environnement, notamment la Convention sur la diversité biologique (CDB) et la Convention sur le commerce des espèces en danger (CITES). L'agriculture biologique peut également jouer un rôle dans la reconstruction post-conflit, comme le montrent les expériences menées en Colombie ou en Indonésie. Ces messages seront présentés aux chefs d'États et de gouvernements durant le sommet Rio+20.

[UNCTAD Press Release] [First Global BioTrade Congress] [BioTrade Initiative]

Fabrique urbaine -

Les villes au cœur du développement durable

18th of June 2012

Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) lance à Rio de Janeiro (Brésil) une nouvelle initiative mondiale pour des villes efficientes en termes de ressources – Global Initiative for Resource-Efficient Cities. Elle doit fédérer les efforts des administrations locales et nationales, du secteur privé comme des ONG, en matière de promotion de bâtiments efficaces en énergie, d'utilisation efficiente de l'eau ou de gestion durable des déchets. Tournée vers les grandes villes (plus de 500 000 habitants), l'initiative veut gagner 200 membres d'ici 2015 dans un monde en urbanisation croissante où les villes sont la clé du rééquilibrage des modèles de consommation des ressources naturelles. Selon le PNUD, les 3 % de la surface terrestre urbanisés représentent 80% de la production de richesse mondiale mais aussi la moitié du total des déchets, 60 % des émissions de gaz à effet de serre et 75 % de la consommation annuelle en ressources naturelles. Avec quelques mesures simples, les villes pourraient réduire de 30 % leur consommation d'eau et de 50 % celle d'énergie, avance l'agence en s'appuyant sur sa nouvelle étude Sustainable, Resource Efficient Cities in the 21st Century: Making it Happen. Au-delà des recommandations en termes de gouvernance, le PNUE insiste sur la capacité des villes à susciter, orienter et mettre en œuvre de nouvelles technologies vertes en matière d'énergie notamment, génératrices de nouveaux emplois. 20 millions d'emplois urbains pourraient ainsi être créés d'ici 2030 dans l'éolien, le solaire ou les biocarburants. L'enjeu étant de promouvoir de telles évolutions partout, et en particulier dans les villes d'Afrique et d'Asie de l'Est qui connaîtront la plus grande progression dans les 80 ans à venir, le PNUE présente à cette occasion une autre étude, dédiée aux possibilités de financement des énergies durables en ville par le biais du Mécanisme de développement propre (MDP) du protocole de Kyoto.

* Brochure on the Global Initiative for Resource-Efficient Cities

* Download full report: Sustainable, Resource Efficient Cities in the 21st Century: Making it Happen

* Download full report: A Feasibility Study on the Development of an Urban CDM

La crise économique éclipse l’environnement au G20

du 18th of June 2012 au 19th of June 2012

Le G20 se réunit à Los Cabos (Mexique). À la veille de l'ouverture du sommet Rio+20, les discussions se distinguent par leur ignorance de questions comme l'économie verte ou l'environnement. Elles se concentrent en effet sur des questions de gestion de la crise mondiale avec un appel à la création d'emplois en particulier pour les jeunes. Le renforcement des moyens financiers du FMI (456 milliards de dollars supplémentaires) est la principale décision prise alors que les pressions sur l'Union européenne pour enrayer les crises budgétaires de ses États membres ont occupé l'essentiel des débats. La gouvernance financière fait une timide avancée avec la désignation de 13 pays non coopératifs et l'inscription de la question de l'évasion fiscale des grandes multinationales, via des systèmes de transfert entre filiales de grands groupes installées dans des paradis fiscaux, à l'agenda des discussions. En revanche, les propositions de taxation des transactions financières ont été une nouvelle fois fermement rejetées par États-Unis et la Chine. Elles ne figurent pas dans la déclaration finale.

Une nouvelle mesure de la richesse

17th of June 2012

Le Programme international sur les dimensions humaines de l'Université des Nations unies et le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) publient conjointement l'indice de richesse inclusive – Inclusive Wealth Index (IWI). Ce nouvel indicateur mesure la richesse des pays non seulement en matière de production de richesses, mais aussi de ressources naturelles, de capital humain ou social. Un rapport basé sur cet indice sera proposé tous les deux ans avec l'ambition de proposer une alternative au produit national brut (PNB) mais aussi à l'indice de développement humain (IDH). Ce premier rapport propose l'analyse de vingt pays, mêlant pays développés et pays en développement et représentant 56 % de la population mondiale et 72 % du PNB mondial. Les données rassemblées montrent l'augmentation du capital humain dans tous les pays et l'érosion du capital naturel quasiment partout (18 pays sur 20). Pour ses concepteurs, l'IWI documente effectivement la nature des choix opérés par les sociétés contemporaines, contrebalançant la surexploitation des ressources naturelles ou les changements climatiques par l'innovation et l'augmentation du capital technologique.

[Publication: Inclusive Wealth Report 2012: Measuring Progress Toward Sustainability]

Rio+20 invite les citoyens

du 16th of June 2012 au 19th of June 2012

Le gouvernement brésilien organise à Rio de Janeiro (Brésil) quatre journées de dialogue avec la société civile et les citoyens du monde, baptisées « Dialogues sur le développement durable ». Les participants réunis en plénière, mais aussi les internautes, ont fait part, via la plate-forme en ligne www.riodialogues.org, de leurs recommandations sur dix thématiques et ont voté pour celles méritant d’être transmises aux chefs d’État et de gouvernement. Parmi ces recommandations, citons celles qui ont reçu le plus de votes dans chacune des dix thématiques proposées : prendre des mesures concrètes pour arrêter de subventionner les carburants fossiles  ; restaurer 150 millions d’hectares de terres déboisées et dégradées d’ici 2020 ; garantir l’approvisionnement en eau en protégeant la biodiversité, les écosystèmes et les sources d’eau ; promouvoir des systèmes alimentaires durables qui contribuent à l’amélioration de la santé ; recourir à l’éducation et à la participation communautaire pour éviter la pollution des océans par les plastiques ; promouvoir l’éducation au niveau mondial pour éradiquer la pauvreté et parvenir à un développement durable ; promouvoir la transformation des déchets comme source d’énergie renouvelable en milieu urbain ; éliminer progressivement les subventions nuisibles et les remplacer par des régimes fiscaux « verts » ; mettre l’éducation au cœur des futurs Objectifs durables pour le développement (ODD) ; promouvoir des réformes fiscales qui encouragent la protection environnementale et bénéficient aux pauvres.

Au nom de la baleine...

du 11th of June 2012 au 06th of July 2012

La Commission baleinière internationale (CBI) tient sa 64e réunion annuelle à Panama (Panama). Depuis 1946, elle émet des recommandations en matière de chasse aux grands cétacés pour assurer la survie des espèces. En 1986, la CBI a adopté un moratoire sur la chasse qui reste son plus grand succès. Les pays membres apparaissent néanmoins de plus en plus divisés sur l'état des stocks et sur les risques de réelle extinction, ou sur la préséance de ce risque sur d'autres besoins économiques, diplomatiques ou symboliques. La Norvège et l'Islande n'ont jamais cessé la chasse commerciale – leurs prises cumulées sur 2010-2011 atteignent 700 baleines et tendent à augmenter. Le Japon a maintenu une chasse sous couvert de recherche scientifique. La session de Panama voit la Corée du Sud justifier de la même façon la reprise d'une activité abandonnée depuis 26 ans. Le Danemark, bénéficiaire de quotas au nom des populations autochtones du Groenland, voit sa demande d'augmentation de son quota de chasse, soit 1 326 prises entre 2013 et 2018 dont 10 baleines à bosse par an, refusée. En raison du vote négatif de la Commission, les baleiniers danois seront interdits de chasse à l'expiration des quotas, fin 2012 – si le gouvernement accepte de se ranger à la décision de la CBI. Témoin de la pression constante des partisans de la chasse, la création d'un sanctuaire en Atlantique Sud, le 2 juillet, est une nouvelle fois repoussée. Certaines organisations écologistes comme les Amis de la Terre ou Greenpeace y voient l'appât des ressources en hydrocarbures de la zone autant que celui de la chaire des cétacés.

La faiblesse du droit maritime

08th of June 2012

 Les Nations unies célèbrent le 30anniversaire de la Convention sur le droit de la mer. (UNCLOS). Ouverte à la signature en 1982, la Convention est entrée en vigueur en 1994, mais n'est aujourd'hui ratifiée que par 60 États. Elle encadre tous les aspects de la gestion des océans, de la délimitation des frontières maritimes à la régulation des recherches scientifiques ou du commerce, en passant par le règlement des différends. La faible ratification du traité réduit sa portée en termes de protection de la surexploitation des océans, regrette le secrétariat des Nations unies qui demande aux membres des Nations unies de profiter du sommet Rio+20 pour renforcer le régime de protection des océans.

Les émergents préfèreraient-ils le protectionnisme ?

06th of June 2012

 La Commission européenne publie son Neuvième rapport sur les mesures risquant de limiter les échanges. L'étude constate une augmentation sans précédent de mesures protectionnistes à l’échelle mondiale depuis huit mois avec l'introduction de 123 nouvelles restrictions des échanges, soit une hausse légèrement supérieure à 25 %, pour atteindre un total de 534. De même, depuis le début de la crise, le démantèlement de ces obstacles aux échanges s'est ralenti : seuls 17 % des mesures (89) ont été levées ou ont expiré depuis octobre 2008. La reprise des échanges ou les engagements pris lors des dernières réunions du G20 n'ont pas modifié cette tendance : 40 mesures ont été démantelées entre octobre 2010 et septembre 2011, mais seulement 13 entre septembre 2011 et le 1er mai 2012. Selon le rapport, la principale résistance à la libéralisation des échanges serait le fait des pays émergents : la décision de l'Argentine d'exproprier 51 % des actions de la compagnie YPF appartenant au groupe espagnol Repsol ; l'interdiction par l'Inde des exportations de coton brut ; ou le projet russe de législation instaurant une préférence pour les véhicules de fabrication nationale dans le cadre des marchés publics. Ces mesures s'inscrivent dans les plans d’industrialisation nationaux.

 


 

De la neutralité en sciences climatiques

du 06th of June 2012 au 09th of June 2012

Le GIEC tient sa 35e session à Genève (Suisse). Ses travaux s'organisent autour des recommandations faites par le Inter Academy Council (IAC) en matière de gouvernance globale de la plate-forme de recherche créée en 1998. Lors de cette session, le GIEC adopte une nouvelle définition des fonctions du secrétariat et de la stratégie de communication – avec notamment la création d'un poste de directeur de la communication. Il valide également de nouvelles procédures de validation scientifique de ses publications. L'objectif est de clarifier qui peut parler au nom du GIEC et sur quels sujets. Toute communication du GIEC doit par ailleurs privilégier les faits et éviter des prises de position qui pourraient compromettre la réputation de neutralité de l'institution au moment où elle est chargée d'émettre des recommandations en matière de cibles d'émissions. L'autre résultat majeur de la session est le lancement d'une évaluation des méthodologies disponibles pour évaluer les émissions de gaz à effet de serre liées à la modification de l'usage des sols et à l'exploitation des forêts. Cette révision doit soutenir les négociations en cours au sein du groupe spécialisé sur l'Utilisation des terres, le changement d'affectation des terres et la foresterie (UTCATF) au sein de la Convention-cadre sur le changement climatique. Cet appui méthodologique doit permettre d'encadrer la mesure des émissions des pays de l'Annexe I dans ce domaine qui doit commencer en 2013, dans l'hyptothèse d'une deuxième période d'engagement du protocole de Kyoto.

Où en est l'emploi dans le monde ?

du 30th of May 2012 au 15th of June 2012

L'Organisation internationale du travail (OIT) tient sa 101e Conférence internationale du travail à Genève (Suisse), consacrée aux conditions de l’emploi et de la protection sociale aujourd'hui. Elle examine le nouveau contexte démographique et les difficultés d'accès des jeunes à l'emploi, les impératifs d'adaptation des structures d'emploi au développement durable, les conditions de création d'emplois décents et de promotion d'emplois verts. Le chantier est important : le monde compte 30 millions de nouveaux chômeurs depuis le début de la crise en 2008 et 40 millions auraient renoncé à chercher un travail. Pour revenir à la situation antérieure d'ici 5 ans, il faudrait créer 45 à 50 millions d'emplois chaque année. Seuls 20 % de la population mondiale disposent d'une couverture sociale adéquate, et 50 % ne bénéficient d'aucune aide. Toutefois, la faible reprise économique actuelle s'accompagne rarement de création d'emplois stables assurant ces droits.

http://www.ilo.org/ilc/ILCSessions/101stSession/lang--en/index.htm

  1.  

Verdir l’économie pour créer de l’emploi

29th of May 2012

La Green Job Initiative lancée en 2008 par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUE) publie une étude sur l'impact du verdissement de l'économie sur l'emploi dans les vingt ans à venir. Selon le rapport, ce sont entre 15 et 60 millions d'emplois supplémentaires qui pourraient ainsi être créés à l'échelle mondiale par une transition énergétique, agricole et environnementale – soit un gain total entre 0,5 et 2 %. Huit secteurs devraient porter cette transformation : l'agriculture, l'exploitation forestière, l'énergie, des modes de fabrication intensifs en ressources, le recyclage, la construction et les transports. Plus de la moitié de la population active mondiale – soit 1,5 milliard de personnes – devraient voir leurs conditions de travail changer. L'étude signale également que la transition sera plus facile et importante dans les pays qui pourront immédiatement mettre en œuvre de nouvelles filières sans avoir à démanteler des filières moins efficaces en ressources ou plus polluantes. Néanmoins, il existerait dans l'Union européenne un gisement de 14,6 millions d'emplois directs et indirects dans la protection de la biodiversité et la restauration des ressources naturelles et des forêts.

 

L’encadrement des énergies marines durables

du 29th of May 2012 au 01st of June 2012

Le Processus consultatif non officiel ouvert à tous sur les océans et le droit de la mer tient sa 13e réunion à New York (États-Unis). Créé en 1999, le Processus est un forum de discussion dédié aux questions maritimes. Ses débats servent de base aux discussions de l'Assemblée des Nations unies dans le domaine. En se penchant sur les énergies marines durables (EMD), un domaine en plein développement technologique, le Processus ouvre un sujet quasiment inexploré dans les enceintes internationales. Ne peuvent être qualifiées d’EMD que les énergies issues de processus marins naturels : l'énergie des océans (vagues, marées, courants...), les installations éoliennes en haute mer, l’énergie géothermique sous-marine et l’utilisation de la biomasse marine, en particulier les algues. Les débats couvrent autant les technologies existantes et les investissements nécessaires que l'opportunité offerte de répondre à la demande en énergie dans des zones isolées comme les petites îles. Ils soulignent l'absence de cadre juridique adapté – la Convention des Nations unies sur le droit de la mer (CNUDM) ne faisant aucune référence explicite aux EMD – comme d'évaluation précise de l'impact des nouvelles technologies (modification des courants, impact sur la faune et sur d'autres activités humaines, etc.).

L'Afrique attend la sécurité alimentaire

15th of May 2012

Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) publie sont premier Rapport sur le développement humain en Afrique. L'étude souligne l'importance centrale de la sécurité alimentaire pour le continent. Les bons résultats économiques affichés par l'Afrique subsaharienne depuis cinq ans n'ont en effet pas permis de réduire l'insécurité alimentaire qui touche un quart de sa population (856 millions de personnes). Le rapport distingue quatre domaines prioritaires, tant pour l'action publique nationale qu'internationale, pour inverser la tendance : renforcer la productivité agricole des petits agriculteurs, par l'accès à des techniques agricoles durables mais également au capital  ; améliorer la nutrition en renforçant les services publics de santé, l'éducation et l'accès à l'eau ; mettre en place une protection des petits agriculteurs contre les catastrophes naturelles et les conflits ; mais aussi affirmer l'importance de la justice sociale, notamment en sécurisant l'accès à la terre et aux technologies des groupes les plus fragiles.

 

UE-Afrique, une nouvelle génération d'accord

14th of May 2012

Le premier Accord de partenariat économique européen avec une région d'Afrique est signé à Bruxelles (Belgique). Il lie l'Union européenne (EU) et quatre États d'Afrique orientale et australe (Maurice, Madagascar, Seychelles, Zimbabwe) en termes de relations commerciales et de coopération au développement. Contre un accès libre de droits et de contingents au marché de l’UE, les signataires africains ouvriront progressivement leurs marchés aux exportations européennes au cours des quinze prochaines années, avec des exceptions pour certains produits considérés comme sensibles. L’accord comprend, en outre, des dispositions concernant les règles d’origine, la coopération au développement, la pêche, les instruments de défense commerciale et le règlement des différends. En négociation depuis 2007, il veut initier une nouvelle génération de relations entre l'UE et l'Afrique, dépassant le régime unilatéral de franchise de droits et de contingents dont ces États bénéficiaient jusqu’à présent. Une fois qu'il aura été ratifié par l'ensemble des membres de l'UE, il offrira ainsi un partenariat renforcé tout en soutenant le processus d'intégration régionale entre les pays signataires.

Des normes contre l'appropriation abusive

11th of May 2012

Le Comité de la sécurité alimentaire mondiale (CSA) approuve le premier ensemble de normes mondiales destinées à protéger les droits de propriété ou d'accès des peuples aux terres, aux forêts et aux pêches. En négociation depuis 2009, ces « Directives volontaires pour une gouvernance responsable des régimes fonciers applicables aux terres, aux pêches et aux forêts dans le contexte de la sécurité alimentaire nationale » doivent servir de référence aux gouvernements lors de l'élaboration des lois et de l'administration des droits. Elles veulent protéger les populations locales face aux investisseurs privés et publics en réaffirmant la nécessité de respecter les droits de l'homme, les droits fonciers, les moyens de subsistance, la sécurité alimentaire et l'environnement. Elles contiennent ainsi des recommandations variées, allant de la légitimation des modes informels de tenure aux règles d'enregistrement et de transfert de ces droits, en passant par l'arbitrage des expropriations et la restitution des terres aux communautés évincées par le passé, la transparence des investissements dans les terres agricoles ou la gestion de l'emprise des villes sur les zones rurales. Si l'affirmation de directives communes est jugée historique par l'ensemble des acteurs, elle ne constitue qu'un début. Leur application va d'abord dépendre des États qui les ont approuvées, et la FAO annonce d'ores et déjà la mise en place d'une coopération spécifique pour aider les administrations à les adapter. Le CSA annonce, enfin, le lancement d'une vaste consultation sur la question des investissements agricoles en octobre 2012 qui devrait déboucher sur une série de recommandations courant 2013.

Imaginer la suite des OMD

09th of May 2012

Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-Moon, lance à New York (États-Unis) devant l'Assemblée générale un groupe de travail de haut niveau sur les Objectifs du Millénaire pour développement (OMD). Il est co-présidé par les présidents indonésien et libérien, dont les pays ont réalisé d'importants investissements sociaux, et par le Premier ministre britannique, un des rares pays de l'OCDE consacrant 0,7 % du PIB à l'aide au développement. Ce groupe de travail doit émettre des recommandations sur l'approche du développement après 2015, échéance des huit OMD fixée en l'an 2000. Elles devront prendre en compte les raisons de leur succès mitigé, afin de définir de nouveaux objectifs de réduction de la pauvreté et de développement dans des domaines comme l'éducation, la réduction des taux d'infection au VIH et la mortalité infantile. Pour les ONG, la composition de la présidence augure un rééquilibrage des objectifs internationaux en faveur du développement économique – croissance, échanges, lutte contre la corruption ou bonne gouvernance. Reste à savoir quelle place sera donnée à l'environnement dans les travaux du groupe de travail.

Rendre incontournables les objectifs de lutte contre le Sida

08th of May 2012

Onusida, l'organisation des Nations unies de lutte contre le sida, lance une campagne visant à supprimer toute nouvelle infection d'enfants par le virus du sida d'ici 2015. Les mesures prises devraient également améliorer l'état de santé des femmes enceintes porteuses du virus. L'objectif est ambitieux, puisqu’aujourd'hui 390 000 enfants sont infectés chaque année et 420 000 femmes atteintes par la maladie meurent de complications liées à leur grossesse. Outil de mobilisation de l'opinion publique autour de ces objectifs, la campagne s'inscrit dans le plan d'action adopté en 2011 par l'assemblée de l'organisation. En expliquant comment il est possible de les réaliser, en soutenant les organisations qui travaillent sur le terrain à accompagner les mères malades, la campagne veut obliger les gouvernements à tenir leurs engagements.

Les grandes ambitions des petites îles

du 06th of May 2012 au 08th of May 2012

La Conférence sur la Réalisation de l'énergie durable pour tous dans les petits États insulaires en développement se tient à Bridgetown (Barbade). Elle débouche sur une déclaration engageant 20 petites nations insulaires en développement à réduire leur dépendance envers les combustibles fossiles. La déclaration de la Barbade lie le développement d'énergies renouvelables (éolien, solaire, géothermie, énergie des océans) à la protection de l'environnement, la lutte contre la pauvreté et la recherche de nouveaux moteurs de croissance. En annexe sont détaillés les engagements des pays : augmenter de 29 % la part des renouvelables dans la consommation électrique d'ici 2029 (Barbade) ; compenser l'intégralité des émissions carbone du secteur énergétique d'ici 2020 (Maldives) ; produire 15 % de l'énergie fournie à partir de renouvelables d'ici 2030 (Seychelles) ; électrifier tous les ménages urbains et 95 % des ménages vivant dans les atolls périphériques en zone rurale d'ici 2015 ( Îles Marshall) ; amener la part des énergies renouvelables à au moins 35 % de la production électrique d'ici 2025 (Maurice).

Des emplois verts et décents pour les jeunes

04th of May 2012

Le Conseil économique et social des Nations unies (ECOSOC) organise à New York (États-Unis) un forum consacré à l'emploi des jeunes, réunissant des représentants de jeunes, des entrepreneurs, des étudiants et des ONG spécialisées dans l'accompagnement des jeunes. Les débats insistent sur l'importance de favoriser la création d'emplois verts et durables et d'associer les jeunes à ses orientations. La question de l'emploi des jeunes est devenue une question internationale, touchant à la fois les pays riches et les pays pauvres, depuis le début de la crise financière mondiale en 2008. On compte ainsi près de 76 millions de jeunes, entre 15 et 24 ans, à la recherche d'un emploi dans le monde. Un jeune a trois fois moins de chance qu'une adulte de trouver un emploi. En Afrique du Nord et au Moyen-Orient, le taux de chômage des jeune atteint 30 %, en Europe près de 25 %. Le Forum envoie en conclusion un message à la conférence Rio+20 demandant que l'emploi des jeunes soit inscrit comme une composante à part entière du développement durable.

Afrique : 10 % des budgets publics pour l’agriculrure ?

du 03rd of May 2012 au 04th of May 2012

La plateforme de partenariat du Programme détaillé de développement de l’agriculture africaine (PDDAA) tient sa 8réunion à Nairobi (Kenya). Elle se félicite de voir un nombre croissant de pays respecter l’engagement pris lors de la déclaration de Maputo en 2003 et consacrer 10 % de leurs ressources budgétaires nationales aux investissements dans l’agriculture et le développement rural. Grâce aux efforts réalisés en 2011 par le Burkina Faso, la Guinée, le Mali, le Niger et le Sénégal, 13 pays du continent affichent aujourd'hui ce résultat. Certains, dont le Burkina Faso, l’Éthiopie ou le Rwanda, dépassent d'ailleurs cet objectif. Selon le Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique (Nepad), ce résultat doit être consolidé pour attirer davantage de capitaux publics et privés étrangers. Il doit aussi s'accompagner de politiques efficaces de recherche et de lutte contre la corruption. Beaucoup de participants à cette réunion préconisent ainsi le développement de partenariats public-privé, permettant d'éviter une dépendance excessive par rapport aux bailleurs de fonds e

Une Afrique bio en construction

du 02nd of May 2012 au 04th of May 2012

La 2e Conférence africaine sur l’agriculture biologique (AOC2) se tient, avec le soutien de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED), à Lusaka (Zambie). Elle adopte la « déclaration de Lusaka pour positionner l’agriculture biologique au centre de l’agenda du développement en Afrique », insistant sur l'apport de l'approche biologique pour assurer la sécurité alimentaire et lutter contre la pauvreté. La transition agricole biologique permet en effet de valoriser les ressources locales et de protéger les agriculteurs des chocs extérieurs, tout en favorisant la création d'emplois et en préservant la fertilité des terres agricoles. La déclaration demande à tous les acteurs publics nationaux et régionaux, mais aussi aux partenaires extérieurs du continent, d'inclure cette approche dans leurs politiques agricoles. Six piliers sont identifiés : recherche, formation, information, chaîne de valeur et développement des marchés, mise en réseau, politiques et programmes de soutien et développement des capacités institutionnelles.

Coalition pour le climat et l'air pur

du 23rd of April 2012 au 24th of April 2012

La Coalition pour le climat et l'air pur lancée en février 2012 tient sa première réunion de travail à Stockholm (Suède). Les six pays fondateurs (Bangladesh, Canada, Ghana, Mexique, Suède et États-Unis) sont rejoints par la Colombie, le Japon, le Nigeria et la Norvège. La Commission européenne et la Banque mondiale deviennent des observateurs. Sous l'égide du PNUE, la Coalition veut agir sur les polluants dont la durée de vie est courte mais l'impact considérable sur le réchauffement de la planète. Certains peuvent être valorisés. Le méthane, une fois capturé, peut être réutilisé pour produire de l'électricité, comme c'est le cas dans la ville mexicaine de Monterrey. D'autres doivent être réduits à la source, par exemple par l'édiction de normes strictes sur les performances des moteurs. C'est le cas du carbone-suie (en anglais black carbon), résultant de la combustion incomplète des énergies fossiles, entravant la réflexion solaire par son dépôt sur la neige des pôles et responsable de cancers du poumon et de maladies cardiovasculaires. Les critiques de cette initiative – des ONG à l'Union européenne – craignent essentiellement qu'elles divertissent les États de leur action sur les émissions de CO2, qui restent la principale menace pour le climat de la planète.

Où discuter d'une autre mondialisation ?

du 21st of April 2012 au 26th of April 2012

La Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED) tient sa 13e réunion à Doha (Qatar). La CNUCED XIII s'interroge sur les conditions d'une croissance mondiale juste et promouvant l'intégration de tous. Une bonne partie des discussions porte ainsi sur la nécessaire réorientation de la mondialisation, jusque-là axée sur les marchés financiers, vers la promotion des emplois verts et du développement humain et durable. D'un point de vue institutionnel et politique, le document final réaffirme, malgré l'opposition de beaucoup de pays industrialisés, le mandat d’Accra (Ghana 2008) faisant de la CNUCED le point focal du système onusien pour le commerce et le développement, et plus spécifiquement leurs conséquences en matière de finance, technologie, investissements, propriété intellectuelle ou développement durable. La déclaration appelle enfin à renforcer la régulation de la finance internationale pour éviter de futures crises.

Un fonds de sauvetage financier largement européen

du 20th of April 2012 au 22nd of April 2012

La Banque mondiale et le Fonds monétaire international tiennent leurs conférences de printemps à Washington (États-Unis), dans un contexte de crise financière mondiale persistante. Les pays européens se mobilisent pour renforcer les réserves du Fonds et secourir les pays qui seraient en difficulté. La zone euro et d'autres pays de l'Union européenne (Danemark, Norvège, Pologne, République tchèque, Suède), ainsi que la Suisse, apportent 150 milliards d'euros sur les 325 milliards réunis. Les autres principaux contributeurs sont le Japon, l'Arabie saoudite et la Corée du Sud. L'Australie et Singapour sont également présents. D'autres pays, dont le Brésil, la Russie, l'Inde et la Chine, et trois pays d'Asie du Sud-Est, participent dans une moindre mesure tandis que trois membres du Groupe des Vingt refusent d'y participer : les États-Unis, premier actionnaire du FMI, le Canada, et le Mexique. Le fonds de sauvetage est néanmoins doublé à l'issue des conférences.

L’accès à l’énergie pour tous

16th of April 2012

La Commission européenne et la Présidence danoise du Conseil de l'UE organisent le Sommet européen de l'énergie durable pour tous à Bruxelles (Belgique). Ouvert par le secrétaire général de l'ONU et le président de la Commission européenne, l'évènement s'inscrit dans la préparation de la Conférence des Nations unies sur le développement durable (Rio+20) de juin 2012. Elle entend ainsi fédérer les efforts entrepris par les acteurs publics ou privés dans le cadre de l’initiative « Énergie durable pour tous » de l'ONU. Cette dernière veut d'ici 2030 garantir un accès universel à des services énergétiques modernes; doubler le taux d’amélioration de l’efficacité énergétique et doubler la part des énergies renouvelables dans la palette énergétique mondiale. Saluant l'ambition commune, le président de la Commission, M. Barroso, a présenté le programme lancé par l'UE pour contribuer à ces objectifs. L’initiative « De l’énergie pour doper le développement », dotée de 50 millions d'euros pour deux ans, veut ainsi fournir un accès à l’énergie à 500 millions de personnes supplémentaires dans les pays en développement. L'accès à l'énergie constitue, selon le président de la Commission, une troisième révolution industrielle dont les bénéfices seront partagés par tous.

L’IPBES prend ses marques, en Allemagne

du 16th of April 2012 au 21st of April 2012

La 2session de la réunion plénière sur la Plate-forme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) se tient à Panama City (Panama). Au terme de discussions essentielles institutionnelles - fonctions et structures des futures organes de la plate-forme; règles de procédure; programme de travail ou siège du secrétariat de l’IPBES, la session adopte la résolution créant officiellement le « GIEC de la Biodiversité ». Un vote serré (47 voix contre 43) choisit de baser son secrétariat à Bonn (Allemagne). L'engagement financier allemand – 1,3 million de dollars pour le fonds d’affectation spécial de l’IPBES et 6,5 millions de dollars en renforcement des capacités, chaque année – semble avoir emporté sa décision au détriment du Kenya, de l'Inde, de la Corée du Sudou de la France. La question de la transformation éventuelle de la plate-forme en agence indépendante des Nations unies – demandée par les pays en développement et combattue par les Etats-Unis – sera au programme de sa première réunion officielle à Bonn en janvier 2013.

Comment tenir les objectifs du protocole de Montréal ?

12th of April 2012

Le Programme OzonAction du Programme des nations unies pour l’environnement (PNUE) et de l'Association chinoise de l'industrie de la réfrigération et de la climatisation (CRAA) organisent à Beijing (Chine) une table ronde pour sensibiliser les professionnels du secteur aux enjeux de l'élimination des gaz détruisant la couche d'ozone. Profitant de la tenue de la 23e exposition internationale des professionnels du secteur, la table ronde réunissant experts, industriels et gouvernements s'est penchée sur les options technologiques et chimiques pour remplacer les hydrochlorofluorocarbones (HCFC) nuisibles à la couche d'ozone. L'enjeu est d'amener les pays en développement parties au protocole de Montréal à tenir leur objectif : cesser d'augmenter leur consommation de HCFC à partir du 1er janvier 2013 pour réduire cette consommation de 10 % d'ici janvier 2015. L'Asie est aujourd'hui le premier producteur (85 % de la production mondiale) comme le premier consommateur (74 % de la consommation mondiale) de ces produits. Son respect des objectifs du protocole de Montréal, notamment par la Chine dont le marché de réfrigération et de climatisation ne cesse de croître, déterminera donc le succès de son extension aux pays en développement.

Régulation transatlantique des investissements

10th of April 2012

L'Union européenne et les États-Unis adoptent un ensemble de principes communs pour leurs investissements étrangers. Ces principes découlent des travaux du Conseil économique transatlantique (CET) créé en 2007 par un accord négocié par Angela Merkel, George Bush et José Manuel Barroso. Le CET travaille à harmoniser les règlements européens et américains visant à réduire les obstacles non tarifaires aux échanges entre les deux ensembles. Selon la Commission européenne, le coût de ces obstacles atteint 160 milliards d'euros par an pour les deux économies et s'ils étaient réduits de moitié, les exportations de l'UE et des États-Unis augmenteraient respectivement de 2 % et 6 %. Les principes adoptés veulent non seulement favoriser les investissements entre les deux zones, mais aussi à contribuer à l'émergence d'un régime stable et transparent pour l'investissement international. Tout en soulignant l'importance des investissements étrangers pour la croissance globale, ces principes affirment le droit de les réguler pour poursuivre des objectifs « légitimes » de politiques publiques comme l'environnement, la santé, la sécurité, le travail et la diversité culturelle. Ainsi, la déclaration invite les gouvernements à ne pas abaisser leurs normes environnementales ou de respect des droits de l'homme afin d'attirer des investissements étrangers.

Financer l'accès de l'Afrique aux énergies vertes

du 08th of April 2012 au 20th of April 2012

Le 4Forum africain du carbone se tient à Addis-Abeba (Éthiopie). Visant à promouvoir les investissements dans les énergies propres en Afrique, cette rencontre annuelle est autant un lieu de présentation de projets que d'échange de savoir-faire. L'enjeu est de faciliter la multiplication sur le continent de projets éligibles au Mécanisme de développement propre (MDP) mis en place par le protocole de Kyoto. Jusqu'à présent, la part de l'Afrique dans le MDP ne dépassait pas 2 %. La participation de 80 pays, dont 34 pays africains, à l'édition 2012 montre selon les organisateurs la sensibilisation croissante des acteurs à la question. Le MDP lance, à cette occasion, son nouveau régime de prêts à taux zéro, complétant le système de dons existant jusqu'à présent. Ces prêts doivent à la fois aider les pays en développement à préfinancer leurs projets et à leur donner accès à une aide technique pour les rendre éligibles aux aides internationales. Plafonnées à 100 000 dollars par projet, ces aides seront mises en place cette année. Parallèlement, la CDC Climat, en partenariat avec la Banque ouest-africain de développement (BOAD) et Proparco (groupe Agence française de développement), annonce le lancement d’un Fonds carbone dédié à l’Afrique. Doté d’un montant initial de 45 millions d’euros, il comprend notamment un mécanisme d’assistance pour soutenir les opérateurs dans le montage technique de leurs projets.

Brésil : héritage culturel et naturel contre barrage

05th of April 2012

Une juge fédérale du Mato Grosso (Brésil) accorde aux indiens Kayabi la suspension de la construction du barrage hydroélectrique de Teles Pires, d'une puissance de 1 850 mégawatts. La décision estime que les droits constitutionnels des populations autochtones n'ont pas été respectés lors de la préparation du projet, les communautés n'ayant pas été suffisamment consultées et entendues avant le lancement de la construction en août 2011. L'inondation de rapides consécutive à la mise en eau du barrage les priverait, par exemple, d'une partie importante de leurs ressources de pêche, sans aucune compensation. La décision évoque aussi la convention 169 de l'OIT signée par le Brésil en 2004 pour reconnaître que l'héritage culturel des communautés locales serait irrémédiablement détruit par la construction du barrage – une reconnaissance sans précédent des arguments des communautés indiennes, insistant sur le caractère sacré de plusieurs lieux.

Comment le monde s'adapte à la crise

03rd of April 2012

La Banque mondiale publie une étude sur l'impact de la crise économique mondiale sur les populations des pays en développement et en transition. Lancée dès 2008, elle mesure l'impact des crises alimentaire, énergétique et financière sur 3 000 personnes dans 17 pays. Elle documente ainsi les processus de contagion d'une crise systémique structurelle à l’organisation économique et sociale locale par la destruction de l'emploi, l'augmentation de la pauvreté et l'instabilité économique, financière et politique. L'étude mesure l'ampleur de l'impact, mais s'intéresse aussi aux stratégies d'adaptation des populations à ce nouveau type de choc systémique : au-delà des indicateurs macro-économiques, l'étude documente la modification qualitative de la consommation, les efforts de diversification des sources de revenus, le passage à l'économie informelle ou le report des dépenses de santé et d'éducation comme des investissements... L'étude montre enfin l'importance des structures sociales : les solidarités familiales et territoriales sont fortement réactivées, notamment pour créer de nouvelles activités économiques, et les filets sociaux sont aussi cruciaux pour empêcher les populations les plus fragiles de basculer dans la grande pauvreté.

 

Promouvoir le bonheur et le bien-être

02nd of April 2012

Les Nations unies organisent à New York (États-Unis) une réunion de haut niveau d'experts sur la mesure du bonheur et du bien-être. Elle répond à la résolution 65/309 de l’Assemblée générale, appelant à une « approche holistique du développement », notamment par la promotion du bonheur et du bien-être durable. Cette résolution a été déposée par un groupe de 69 pays menés par le Bhoutan, lequel a reconnu dans sa constitution la primauté du bonheur national sur le revenu national depuis le début des années 1970. La recherche de nouveaux indicateurs sur lesquels pourraient s'appuyer des politiques de développement durable est au centre des débats depuis 1987 et le rapport Brundtland (Our Common Future) sur l'environnement et le développement. Elle a déjà permis la définition d'outils importants, comme l'index de développement humain (IDH), mesuré chaque année par le PNUD. Dans le même esprit, le Earth Institute (Université de Columbia, États-Unis) propose à cette occasion un premier classement mondial des pays en termes de « bonheur », prenant en compte la richesse tout autant que la liberté politique, la robustesse des réseaux sociaux ou le niveau de corruption. Aux extrêmes, le classement diffère peu d'un classement basé sur la richesse économique : les pays les plus heureux sont des pays du Nord de l'Europe (Danemark, Norvège, Finlande, Pays-Bas), les moins heureux sont les pays pauvres d'Afrique subsaharienne (Togo, Bénin, République centrafricaine, Sierra Leone).

Un futur énergétique commun pour les Amériques ?

02nd of April 2012

Les États-Unis, le Canada et le Mexique signent à Washington (États-Unis) un nouvel accord de coopération en matière d'énergie venant compléter la coopération économique et politique définie dans le cadre de l'ALENA. L'accord prévoit l'interconnexion des réseaux électriques des trois pays (un demi-milliard de personnes) afin de renforcer leurs ressources en énergie, améliorer la fourniture d'énergie dans les zones mal desservies et promouvoir la production d'électricité à partir d'énergies renouvelables. L'accord doit ainsi contribuer à la création d'emplois ainsi qu’à la lutte contre le changement climatique dans les trois pays. À terme, le renforcement et l'interconnexion du réseau devraient également permettre d'offrir des connexions à d'autres pays d'Amérique centrale et des Caraïbes. L'accord indique également que les trois pays prépareront en commun leur participation à la conférence des Nations-unies sur le climat de Doha (Qatar).

Le fragile équilibre du marché carbone européen

02nd of April 2012

L'Union européenne publie une estimation des émissions des 10 000 installations couvertes par le système d'échange de quotas (ETS) d'émissions pour 2011. Le total des émissions s'élève à 1,88 milliard de tonnes en 2011, soit une baisse de 2,6 % par rapport aux 1,94 milliard de tonnes de 2010. Cette baisse renforce la sous-consommation déjà structurelle des quotas attribués. Il manque ainsi à présent 114 millions de tonnes pour atteindre le plafond fixé par les quotas européens. Le marché est ainsi suralimenté en quotas carbone pour la troisième année consécutive et pour la sixième année depuis l'entrée en vigueur du système de permis il y a sept ans. En réponse à cette information, le cours du carbone chute de 14 % sur le marché européen et le cours se fixe au niveau le plus bas jamais atteint : 6,14 euros. Si les prix remontent par la suite, la question de l'équilibre et de la viabilité du système ETS reste posée. L'autorisation votée en mars 2012 par le Parlement européen devrait néanmoins permettre à l'avenir à la Commission européenne de mettre de côté des quotas pour éviter une chute trop importante des cours.

La finance des émergents

du 28th of March 2012 au 29th of March 2012

Le Brésil, la Russie, l'Inde, la Chine et l'Afrique du Sud tiennent leur 4e sommet annuel des BRICS commun à New Delhi, en Inde. L'essentiel de leurs travaux sont dédiés à la finance. Critiques du FMI dont ils trouvent la réforme trop lente et la gouvernance toujours trop dominée par les pays occidentaux, ils lancent un projet de banque de développement dite « banque BRICS » ou « banque Sud-Sud », consacrée au financement des infrastructures et de l'innovation dans les pays en développement. Les BRICS réclament, par ailleurs, que le futur remplaçant de l'Américain Robert Zoellick, actuel directeur de la Banque mondiale, soit choisi selon des critères de mérite plutôt que de nationalité. Par ailleurs, leurs cinq banques publiques de développement concluent un accord dans lequel elles s'engagent à faciliter le règlement des transactions commerciales dans leurs monnaies respectives plutôt qu'en dollars. Les BRICS regroupent 40 % de la population mondiale et totalisent 18 % du produit intérieur brut (PIB) de la planète.

Conjuguer production agricole et santé des écosystèmes

28th of March 2012

Le Consultative Group on International Agricultural Research (CGIAR) lance, à l’occasion de la Conférence “Planet under pressure” de Londres (Royaume-Uni), un programme de recherche visant à conjuguer l'accroissement de la production agricole et la santé des écosystèmes naturels. Cette orientation tient compte de l'explosion de la demande mondiale en ressources naturelles et les conflits qui en découlent sur l'usage de l'eau et des terres. Le programme “Water, Land and Ecosystems Research Program” est confié à l'International Water Management Institute (IWMI). Il s'organise autour de cinq thèmes – irrigation, agriculture pluviale, gestion des bassins hydrographiques, récupération et réutilisation des ressources, et information – et huit régions traversées par de grands fleuves – Asie du Sud Est (Mékong), Asie du Sud (Indus et Gange), Asie centrale (Amu Darya and Syr Darya), Moyen-Orient (Tigre et Euphrate), Afrique de l'Ouest (Volta et Niger), Afrique de l'Est (Nil), Afrique du Sud (Limpopo et Zambèze) et Amérique latine (bassins des Andes). L'objectif du programme est de donner accès à l'irrigation à 12 millions de foyers en Afrique subsaharienne, d'éliminer la plupart des subventions gouvernementales aux biocarburants et de permettre à 9 millions de foyers de réutiliser sans risque l'eau polluée pour l'irrigation d'ici 2020.

Imaginer la sécurité alimentaire de demain

28th of March 2012

La Commission sur l'agriculture durable et le changement climatique, réunie par le CGIAR et le Earth System Science Partnership (ESSP), publie son rapport final (Achieving food security in the face of climate change). L'étude veut éclairer les choix politiques permettant une sécurité alimentaire mondiale dans un contexte de croissance de la population mondiale, de dégradation des écosystèmes, de changements climatiques importants et de prix alimentaires volatiles. Le rapport recommande : d'investir prioritairement dans la durabilité des systèmes agricoles et alimentaires: de privilégier les modes d'intensification agro-écologique sur les terres agricoles existantes ; de réduire les émissions de gaz à effet de serre d'origine agricole ; et de réduire les pertes et les déchets liés au système agroalimentaire. Ainsi, la production de 16 des principaux produits agricoles mondiaux pourrait plus que doubler. L'étude encourage aussi les pouvoirs publics à peser sur la demande en encourageant les modes d'alimentation plus durables et plus sains et en préservant les droits des populations les plus vulnérables. Enfin, en termes de coopération internationale, l'étude souligne l'importance des mécanismes mis en place par le G20 pour protéger les populations des variations de prix et des mauvaises récoltes ainsi que les initiatives régionales de mutualisation de la recherche. Ces outils constituent des avancées pour changer la relation de l'humanité toute entière avec l'alimentation et l'environnement.

La sécurité nucléaire, une question globale

du 26th of March 2012 au 27th of March 2012

Le second Nuclear Security Summit réunit à Séoul (Corée) des représentants de 53 gouvernements, de différentes agences des Nations unies, de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), de l'Union européenne et d'INTERPOL. Deux ans après le sommet de Washington et un an après le tragique accident de Fukushima Daiichi (Japon), le sommet veut affirmer la volonté des autorités de coopérer en matière de sécurité des centrales nucléaires. Les mesures discutées veulent garantir la préparation des installations contre les catastrophes naturelles, des actes de terrorisme et le commerce illégal de matières nucléaires. Le sommet de Séoul a abordé de nouveaux thèmes comme la sécurité des sources radioactives et la sécurité des informations relatives aux activités nucléaires. Il s'est enfin posé comme objectif d'examiner les progrès réalisés en matière de sécurisation de toutes les matières nucléaires vulnérables d’ici quatre ans. L'AIEA a saisi l'occasion de ce sommet pour présenter son audit de la révision des procédures de sécurité nucléaire japonaises, saluant les efforts faits par Tokyo en matière de normes sismiques et de prévention des risques liés aux tsunamis dans ses centrales nucléaires.

Réguler les mouvements internationaux de produits chimiques

du 19th of March 2012 au 23rd of March 2012

Le Comité d'études des produits chimiques (CEPC) de la convention de Rotterdam, encadrant les mouvements transfrontières de produits chimiques et pesticides dangereux, tient sa 8réunion à Genève (Suisse). Un exportateur ne peut pas faire commerce des substances désignées par le CEPC sans en informer les autorités sanitaires du pays importateur et obtenir son autorisation. Un pays peut bloquer le commerce de ces substances s'il estime que les conditions de sécurité ne sont pas observées ou qu'il n'a pas les structures adéquates pour faire face aux risques. Se basant sur les demandes émises par l'Union européenne, le Brésil ou le Burkina Faso, la réunion de Genève recommande ainsi à la Convention de Rotterdam le classement de nouvelles substances comme le dicofol; le trichlorfon; le pentabromodiphényléther (pentaBDE) et les mélanges commerciaux du pentaBDE; l’octabromodiphényléther (octaBDE) et de l’octaBDE; l’acide perfluorooctane sulfonique, les sulfonates de perfluorooctane, les perfluorooctanesulfonamides et les perfluorooctanesulfonyles (PFOS et PFOSF) ou le paraquat.

Comment gérer les déchets électroniques ?

12th of March 2012

Le UN International Telecommunication Union (ITU) et le secrétariat de la Convention de Bâle signent un nouvel accord de coopération en matière de gestion des déchets électroniques. L'objectif est de réduire les dommages créés par ces déchets en organisant la collecte et le recyclage des matériaux dangereux, mais aussi en introduisant des mesures améliorant la gestion des appareils. Alors que la production de ces déchets ne cesse de croître, en particulier dans les pays en développement, seuls 13 % sont recyclés et pas toujours dans des conditions de sécurité satisfaisantes, selon l'ITU. L'accord de coopération va permettre à la convention et à l'agence de parler d'une même voix, d'offrir des conseils coordonnés, à la fois auprès des décideurs publics et des fabricants. Le 15 mars, une initiative spécifique est lancée à Nairobi (Kenya) en direction de l'Afrique de l'Ouest par le secrétariat de la Convention de Bâle et le PNUE. La production régionale de déchets électroniques – téléphone, télévision, etc – est estimée à 1 million de tonnes par an et ne cesse d'augmenter, soutenue notamment par l'importation de matériel d'occasion d'autres régions. Selon le PNUE, son volume pourrait dépasser celui de l'Europe dès 2017. L'Initiative veut aider les pays à mettre en place des solutions de long terme de collecte, de recyclage, de transport, de stockage et de destruction des déchets.

Eau, le temps de la coopération

du 12th of March 2012 au 17th of March 2012

Le 6e Forum international de l'eau réunit à Marseille (France) près de 25 000 représentants de gouvernements, collectivités territoriales, entreprises et associations venus de plus de 130 pays. Lieu de rencontres et de discussions, le Forum se félicite des 1 400 projets signés durant ses séances. Une déclaration ministérielle est également adoptée, engageant ses signataires à agir contre la crise de l'eau de trois façons : mise en œuvre du droit à l'accès à l'eau et à l'assainissement, reconnu en juillet 2010 par l'ONU ; réduction de la consommation d'eau douce ; et amélioration de sa gestion dans un contexte de réchauffement climatique. Cette déclaration de principes est accueillie avec réserve par les 90 ONG rassemblées dans le mouvement « Effet Papillon, du local à l'international ». Le mouvement réclame ainsi un cadre juridique international encadrant l’accès à l’eau au-delà des initiatives volontaires et des bonnes pratiques locales. Il peut invoquer pour cela les enjeux politiques soulignés par les rapports publics internationaux publiés à l'occasion du Forum, par les Nations unies le 13 ou l’OCDE le 15 : en 2050, 40 % de la population mondiale devraient habiter dans des bassins hydrographiques soumis à un stress hydrique élevé, notamment en Afrique du Nord et australe, mais aussi en Asie du Sud ou centrale. L'explosion attendue des besoins des industries manufacturières (+400 %), de la production d’électricité thermique (+140 %) comme des ménages (+130 %) devrait, par ailleurs, générer une augmentation de 55 %de la demande globale en eau. Enfin, 15 % des pays dépendent à plus de 50% d'un approvisionnement en eau d’États voisins.

Le marché pour électrifier les zones rurales

06th of March 2012

La Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques lance une initiative visant à soutenir l'accès des ménages ruraux des pays en développement aux énergies renouvelables. Des projets de développement de ces énergies pourront désormais être déposés auprès du Mécanisme de développement propre (MDP) et générer, à ce titre, des crédits d'émissions de gaz à effet de serre. Par le jeu du marché, l'initiative doit amener les investisseurs des pays développés à financer des projets d'électrification en zone rurale à partir d'énergies renouvelables. Pour être éligibles au MDP, les projets devront en effet viser des communautés sans accès aux réseaux électriques et permettre l'approvisionnement avant tout de ménages (75 % des nouveaux consommateurs au moins).

L'accès à l'eau n'est que le début

06th of March 2012

L'Unicef et l'Organisation mondiale pour la santé (OMS) publient un rapport conjoint sur l'accès à l'eau et à l'assainissement, deux des huit Objectifs du Millénaire pour le développement à atteindre d'ici 2015. Le rapport constate les considérables progrès réalisés en termes d'accès à l'eau potable – l'objectif d'avoir divisé par deux le nombre de personnes sans accès étant d'ores et déjà atteint entre 1990 et 2010, plus de deux milliards de personnes ont amélioré leurs conditions d'approvisionnement en eau soit en étant raccordées aux réseaux, soit en ayant accès à un puits protégé. Les besoins de 89 % de la population mondiale sont ainsi couverts avec des gains importants pour la santé globale et, d'après le rapport, 92 % de la population mondiale devrait avoir un accès décent à l'eau en 2015. L'étude conclut néanmoins à la fragilité des résultats obtenus et à la nécessité de les renforcer, en réduisant les disparités d'accès selon les régions (61 % seulement en Afrique subsaharienne contre plus de 90 % en Amérique latine et dans les Caraïbes) et en facilitant encore l'accès des plus pauvres, notamment en allégeant le travail des femmes et des jeunes filles qui doivent porter l'eau. Enfin, elle souligne combien les chiffres de l'assainissement restent en-deçà des objectifs. Seuls 63 % de la population mondiale ont aujourd'hui un accès à l'assainissement, 67 % selon le rapport en 2015, alors que l'OMD fixait la barre à 75 %. Ce sont 2,5 milliards de personnes qui sont encore privées de ce besoin de base.

Gouvernance -

L'espérance scolaire des femmes

05th of March 2012

L'Unesco publie à l’occasion de la Journée internationale de la femme 2012 son premier Atlas mondial de l'égalité des genres dans l'éducation. L'étude documente la forte progression de la scolarisation depuis 20 ans, mesurée comme une « espérance de vie scolaire » (ESV). En Asie, en Afrique subsaharienne ou dans les États arabes, l'ESV des filles s'est établie autour de 9 ans, contre 6 en moyenne en 1990. Les garçons passent néanmoins en général une année supplémentaire à l'école, même si la tendance s'est inversée dans certaines régions : en Asie de l’Est et dans le Pacifique, en Amérique latine ou dans les Caraïbes, l'ESV des filles dépasse d'un an celle des garçons. Malgré des résultats souvent supérieurs, l’accès à l’enseignement secondaire continue néanmoins à être restreint pour les filles de nombreuses régions, en particulier en Afrique subsaharienne et en Asie de l’Ouest. Enfin, note le rapport, ces progrès ne s’accompagnent pas nécessairement d’une amélioration des possibilités offertes aux femmes en termes d’emploi et de revenus.

Apprivoiser les risques

05th of March 2012

La Stratégie internationale des Nations unies pour la réduction des risques (ISDR) lance en coopération avec le Japon une consultation visant à préparer un nouveau plan d'action international pour la prévention des catastrophes d'ici 2015. Ce plan prendrait la suite du Cadre d'action de Hyogo adopté lors de la conférence de Kobé (Japon) en 2005 afin de réduire l'impact des catastrophes naturelles. L'ISDR estime que le cadre d'action a permis de baisser la mortalité induite par ces catastrophes grâce à un partage de savoir-faire et une meilleure préparation des autorités partout dans le monde. Il n'a cependant pas réussi à enrayer l'augmentation des coûts dans un monde où 50 % de la population vit dans une zone potentiellement menacée par une catastrophe naturelle. En 2011, l'ISR estime que les pertes économiques liées aux catastrophes naturelles a atteint 380 milliards de dollars, soit deux tiers de plus que le précédent record de 2005. Autant d'enjeux pour les négociations à venir.

2011, l'année du brevet

05th of March 2012

L'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) publie sa Revue annuelle du PCT, le système international des brevets. L'étude signale une croissance sans précédent des dépôts de brevets en 2011 malgré la récession économique globale, ce qui amplifie les résultats observés en 2010. L'OMPI, qui facilite la reconnaissance simultanée des brevets dans différents pays, a ainsi reçu 18 900 demandes de brevets en 2011. 78 % des demandes ont été déposés par 5 pays : États-Unis, Japon, Allemagne, Chine et Corée du Sud. Avec un taux de croissance de 11 %, 2011 constitue ainsi la progression la plus rapide enregistrée depuis 2005. Signalant la part croissante de l'Asie, la Chine (+33 %) et le Japon (+21 %) représentent avec les États-Unis (+8 %) 82 % de cette croissance. Globalement, la part des pays émergents se renforce avec la croissance rapide des dépôts réalisés par le Brésil (+17,2 %), la Russie (+20,8 %), l’Inde (+11,2 %) ou la Turquie (+12,7 %). L'Europe connaît des résultats mitigés, avec la progression de pays comme la Suisse (+7,3 %), la France (+5,8 %) ou l’Allemagne (+5.7 %), quand d'autres ont connu un net recul – Pays-Bas (- 14%), Finlande ou Espagne (-2,7 %). Au-delà des variations nationales, l'évolution globale signale, selon l'OMPI, l'importance donnée aujourd'hui à l'innovation technique dans toute stratégie économique.

Protéger l'Amazonie ou les orpailleurs, le dilemme péruvien

04th of March 2012

Une manifestation de mineurs à Puerto Maldonado, capitale de la province amazonienne de Madre de Dios (Pérou), proteste contre la mise aux normes environnementales de l'orpaillage artisanal. L’État péruvien vient de créer un délit d’extraction illégale, passible de dix ans de prison, visant les mines qui détruisent la forêt amazonienne et draguent des rivières sans le moindre contrôle. Le secteur minier illégal, en forte expansion dans les régions amazoniennes, juge cette mesure socialement inacceptable. Soutenu par la flambée des cours de l’or ces dernières années, il emploierait aujourd'hui plus de 20 000 personnes dans la province de Madre de Dios et jusqu’à 100 000 à l’échelle nationale. La manifestation aboutit à des affrontements avec les policiers, faisant trois morts et des dizaines de blessés.

Moins d'extrêmement pauvres

29th of February 2012

La Banque mondiale publie de nouvelles données sur l'état de la poursuite des 8 Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) définis en 2001 pour 2015. L'étude constate une nette diminution du pourcentage de la population vivant avec moins de 1,25 dollar par jour : 1,29 milliard de personnes, soit 22 % de la population des pays en développement en 2008 – la dernière année présentant des données complètes – contre 1,94 milliard en 1981. En Afrique subsaharienne, pour la première fois, la part des extrêmement pauvres représente moins de la moitié de la population (41 %). L'étude d'échantillons conduit la Banque mondiale à croire en la robustesse de la tendance et à conclure que le premier des OMD, diviser par deux le nombre de personnes vivant dans l'extrême pauvreté, sera atteint avant 2015. L'étude souligne néanmoins la fragilité des résultats. Les 663 millions de personnes qui vivent dans l'extrême pauvreté restent pauvres au regard des normes des pays à revenu intermédiaire ou élevé. Le nombre de personnes vivant avec moins de 2 dollars par jour, en outre, se montre beaucoup plus stable : 2,47 milliards en 2008 contre 2,59 en 1981.

 


 

36 ans de charbon ou 130 000 personnes déplacées ?

28th of February 2012

Un groupe de sept experts en défense des droits de l'homme réunis par les Nations unies rend un rapport mettant en garde contre les risques liés à la construction d'une mine de charbon à ciel ouvert à Phulbari (Bangladesh). Le projet, dont on espère la production de 572 millions de tonnes de charbon pendant 36 ans, couvre 6 000 hectares, mais rendra inutilisable 12 000 hectares de terres agricoles particulièrement fertiles. 50 000 à 130 000 personnes devraient quitter leurs habitations et leurs terres ; 220 000 pourraient subir des dommages à plus long terme, comme l'assèchement de canaux d'irrigation ou de puits, l'épuisement des activités de pêche ou la mort d'arbres fruitiers. Le groupe demande au gouvernement bengali qui n'a pas encore rendu son avis sur le projet de peser plus sérieusement les bénéfices et les coûts du projet.

La pauvreté invisible des enfants urbains

28th of February 2012

L'Unicef publie son rapport annuel sur la situation des enfants dans le monde, étudiant spécifiquement les conditions de vie et de précarité dans un monde urbain. L'étude constate que des centaines de millions d'enfants sur le milliard vivant en zones urbaines grandissent dans la pauvreté, les privations voire l'exclusion, et appelle à des mesures spécifiques pour y répondre. Le rapport va à l'encontre de la plupart des études statistiques concluant que les enfants urbains vivent toujours dans de meilleures conditions que les enfants ruraux. Les statistiques urbaines recouvrent des situations très contrastées, où la grande richesse matérielle de quelques-uns tend à cacher l'extrême pauvreté de certaines populations. L'existence de réseaux électriques, d'alimentation en eau, de santé ou d'écoles ne garantit pas l'accès des populations défavorisées à ces services essentiels. L'absence d'accès favorise le travail des enfants, voire leur recrutement dans des gangs criminels. Le rapport invite en conséquence les décideurs urbains à faire des besoins des plus jeunes une priorité dans leur planification et le développement des infrastructures.

 

Un droit universel à un environnement propre ?

du 27th of February 2012 au 23rd of March 2012

Le Conseil des droits de l'homme des Nations unies tient sa 19session régulière à Genève (Suisse). 41 textes encadrant la protection de l'ensemble des droits humains sont adoptés par l'organe intergouvernemental mis en place par l'Assemblée générale de l'ONU en 2006. Un poste de rapporteur spécial aux droits de l'homme pour l'environnement, nommé pour trois ans, est créé. Son rôle sera de faire respecter le droit international existant en matière de sécurité, propreté, santé environnementales ainsi que de développement durable. Il devra ainsi faire des recommandations sur la manière d'atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement et de prendre en compte les résultats de la conférence Rio+20 (juin 2012). Pour les juristes et les militants écologistes, cette création devrait poser les fondements de la reconnaissance d'un droit universel à un environnement propre par le Conseil et ouvre même la porte à la revendication de droits humains face aux changements climatiques. D'ores et déjà, ils proposent au Conseil d'ouvrir des auditions de victimes de violations des droits de l'homme liés au climat, afin de construire une définition positive qui permettrait d'engager des négociations avec la Convention-cadre des Nations-unies sur le changement climatique (CCNUCC).

Qui financera le FMI ?

du 25th of February 2012 au 26th of February 2012

Les ministres des finances et les gouverneurs des banques centrales du G20 se réunissent à Mexico (Mexique). Ils appellent l'Europe à prendre rapidement une décision sur le montant du Mécanisme européen de stabilité (MES) contre la crise de la dette, attendu pour entrer en vigueur en juillet 2012. Ils en font une condition pour accepter le plan de renforcement des ressources du Fonds monétaire international présenté en janvier. Le FMI aimerait, en effet, augmenter sa capacité de prêts de 500 milliards de dollars afin de faire face à la crise systémique que traverse l'économie mondiale. La contribution des pays du G20 sera déterminante pour mener à bien ce projet. Jusqu'ici, seule la zone euro a promis d'apporter 150 milliards d'euros (202 milliards de dollars).

Connecter investisseurs et projets autour de la ville durable

du 21st of February 2012 au 22nd of February 2012

La fondation suisse Global Energy Basel (GEB) tient sa 2e conférence annuelle à Bâle (Suisse). Créé après l'accord de Cancún (Mexique), le GEB se veut une plateforme de rencontres entre investisseurs et porteurs de projets pour favoriser le financement d'infrastructures urbaines durables, rendre les villes plus résilientes au changement climatique et réduire leur empreinte carbone. Visant à faire émerger de nouveaux partenariats publics-privés, le GEB a développé un instrument de contrôle des projets d’infrastructure sous l’angle de la durabilité, afin de mobiliser les investisseurs attentifs aux aspects écologiques et sociaux en plus des aspects économiques. L'initiative est soutenue par les grands réseaux mondiaux de villes, comme ICLEI ou C40, qui invitent leurs membres à y présenter leurs projets les plus innovants. L’édition 2012 réunit ainsi des scientifiques, des responsables politiques, des entrepreneurs, des banquiers et des ONG autour des questions de transports urbains avec des ateliers autour de infrastructures nécessaires aux véhicules électriques ou la mise en place de systèmes de vélos partagés.

Pénurie d'experts en développement durable

du 20th of February 2012 au 22nd of February 2012

Le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) tient la 12e session spéciale de son conseil d'administration à Nairobi (Kenya). Le groupe de la prospective du PNUE composé de 22 scientifiques de toutes les régions du monde présente son étude des défis posés par le développement durable de la planète. Si la gouvernance globale du développement durable arrive en tête, ils placent la qualité de l'expertise scientifique disponible juste derrière. Selon ce groupe, l'expertise actuelle, notamment dans les énergies renouvelables, les services écosystémiques et la sécurité alimentaire – quantitative comme qualitative – ou la gestion de l'eau n'est pas à la hauteur des enjeux. Ils soulignent notamment la faiblesse de l'expertise dans les régions qui en ont le plus besoin – l'Afrique ne compte que 1 % des scientifiques éminents du monde. L’une des principales conclusions du groupe est donc le renforcement de la formation et des réseaux scientifiques mondiaux.

Des Européens pauvres et malades

14th of February 2012

Le Centre européen pour l'environnement et la santé de l'OMS publie un rapport signalant les inégalités au sein de la zone. Un Européen sur cinq meurt aujourd'hui de maladies liées à l'environnement, mais l'occurrence de ce risque varie de 14 à 54 % selon les régions et les groupes sociaux. Résultat d'une enquête commencée en 2001, le rapport souligne l'importance des risques liés à un habitat insalubre – humidité, manque de sanitaires –, conditions rencontrées par 80 millions de citoyens de l'Union européenne. 16 millions d'entre eux ne disposent ainsi d'aucun chauffage en hiver. Leur risque de contracter des maladies liées à ces conditions est 13 fois plus important que pour leurs concitoyens plus aisés.

Agriculture -

Soutenir une mondialisation des produits biologiques

du 13th of February 2012 au 14th of February 2012

La FAO, l'International Foundation for Organic Agriculture (IFOAM) et la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED) tiennent à Nuremberg (Allemagne) une conférence dédiée à la question de l'accès aux marchés de produits biologiques. Les trois institutions travaillent depuis dix ans à réduire les barrières au commerce des produits biologiques, estimé à 60 milliards de dollars par an. Leurs efforts vont, en particulier, aux deux millions de producteurs certifiés d'Afrique, d'Asie et d'Amérique latine, qui peinent à participer aux échanges mondiaux dans le secteur. La conférence aboutit ainsi à l'adoption d'un accord régional fixant des normes communes pour les produits biologiques asiatiques :Asian Regional Organic Standard (AROS). L'AROS doit faciliter les échanges entre le Bhoutan, le Laos, la Thaïlande, le Vietnam, la Malaisie, l'Inde, l'Indonésie, la Chine, la Corée du Sud, le Japon, les Philippines, le Cambodge, le Népal et le Sri Lanka. Le 15 février, lors de la BioFach World Organic Fair qui se tient elle aussi à Nuremberg, les États-Unis et l'Union européenne signent un accord de reconnaissance mutuelle de leurs labels. L'accord veut d'abord faciliter les échanges transatlantiques sur un marché total de 40 milliards d'euros en 2011. Il devrait particulièrement soutenir les petits producteurs des deux ensembles qui n'auront plus à obtenir une double certification. Cet accord devrait en outre bénéficier aux exportateurs des pays pauvres reconnus par l'un ou l'autre des labels en rendant automatique leur accès à l'autre marché. Les termes de la reconnaissance qui sera effective le 1er juin 2012 seront revus périodiquement pour tenir compte de l'évolution des législations respectives.

Les renouvelables en Afrique, un choix urgent

08th of February 2012

 Le Centre commun de recherche (CCR) de la Commission européenne publie un rapport sur le potentiel des énergies renouvelables en Afrique. Le rapport veut encourager les gouvernements africains à sortir de la production électrique basée sur le diesel en proposant une cartographie des régions les plus adaptées à l'implantation des renouvelables : éolien en Afrique du Nord, énergie solaire en Afrique subsaharienne et dans la ceinture du Sahara, petites centrales hydroélectriques en Afrique équatoriale ou biomasse en Afrique centrale. L'étude souligne l'impact d'un tel choix non seulement pour l'environnement mais aussi en termes de création de richesses et d'amélioration des conditions de vie des populations les plus pauvres – notamment en zones rurales où près de 600 millions de personnes vivent sans électricité. Les renouvelables constituent pour eux non seulement une alternative efficace et économique au développement des réseaux mais aussi un gisement de nouveaux emplois. Selon l'étude, la coopération internationale devrait appuyer ce développement en organisant le transfert rapide des connaissances scientifiques et technologiques pertinentes.

 

Des femmes, acteurs politiques et économiques

02nd of February 2012

UN Women, l'agence des Nations unies pour les femmes, fête sa deuxième année d'existence et son implantation réussie dans 75 pays. Forte d'un budget croissant, elle veut orienter son action vers la promotion de l'indépendance économique et la participation des femmes dans les politiques menées par les États et les autres agences onusiennes. UN Women perçoit les mouvements sociaux actuels un peu partout sur la planète comme porteurs d'émancipation féminine, en tenant pour preuve la participation des femmes à la réforme constitutionnelle, aux élections et à la transition politique en Tunisie et en Égypte. L'agence a ainsi mis 4,8 millions de dollars à disposition des pays arabes aux fins de la promotion de la femme. Elle soutient des candidates, des partis, des commissions électorales et législatives dans plus de 25 pays et des mouvements féminins dans 52 pays.

Le développement durable vu d'Inde

du 02nd of February 2012 au 04th of February 2012

La Fondation TERI organise le 12Sommet de Delhi sur le développement durable, dont l'objectif est de rassembler tous les acteurs, et en particulier les milieux d'affaires asiatiques, autour des questions durabilité. L’édition 2012 revient sur une question irrésolue depuis le sommet de Rio de 1992, soit la gestion des biens communs mondiaux – le climat, les ressources naturelles ou les réserves en hydrocarbures. Pour les organisateurs indiens, il est temps de dépasser les approches historiquement opposées entre le Nord et le Sud sur le sujet.

 

Les sans-terre indiens en marche

du 02nd of February 2012 au 27th of February 2013

Le mouvement indien Ekta Parishad organise une marche rassemblant plus de 100 000 paysans sans terre, issus de communautés autochtones et intouchables, de Gwalior vers la capitale fédérale, New Dehli. La Jan Satyagraha (« marche du peuple pour la vérité ») réclame un accès à la terre et à l'ensemble des ressources naturelles pour tous les citoyens indiens. Se réclamant des principes de Ghandi, Ekta Parishad et cette marche veulent rendre visibles les plus démunis, de plus en plus les privés d'accès aux ressources naturelles qui permettent d'assurer leur survie au profit d'industries minières, de centrales nucléaires ou hydroélectriques, ou de plantations agroalimentaires. L'organisation de la marche est également l'occasion à la fois de structurer le mouvement et de former des relais locaux et de réunir des soutiens internationaux. Arrivée à New Dehli, la Jan Satyagraha remet au gouvernement une pétition demandant une réforme agraire juste.

Lutter contre la pauvreté et le chômage des jeunes

du 01st of February 2012 au 19th of February 2012

1er>10 février La Commission des Nations-unies pour le développement social tient sa 50session au siège des Nation -unies à New York (États-Unis). Les travaux sont consacrés à l'éradication de la pauvreté, au chômage des jeunes et aux politiques socialement inclusives dans un contexte de crise économique globale et de changement climatique. L'OIT a dénombré en 2011 75 millions de moins de 25 ans sans emploi et estime que cette tranche d'âge a trois fois plus de risques que les autres de se retrouver sans emploi. Un jeune travailleur sur quatre dans les pays développés et une majorité depays en développement sont, en outre, employés dans l'économie informelle, souvent dan s des conditions indécentes. La Commission lance un appel aux gouvernements à ne pas négliger les politiques sociales, l'accès à l'alimentation, à l'éducation et aux services de base, afin de sauvegarder les opportunités des populations les plus pauvres dans une période de crise.

Ne pas négliger les maladies tropicales

30th of January 2012

13 sociétés pharmaceutiques, les gouvernements des États-Unis, du Royaume-Uni et des Émirats arabes unies, la Fondation Bill & Melinda Gates, la Banque mondiale et d'autres organismes s’occupant de santé mondiale, dont l'OMS, lancent à Londres (Royaume-Uni) la plus large coordination jamais créée pour combattre les maladies tropicales négligées (MTN). Reprenant la stratégie décrite dans la déclaration de Londres sur les maladies tropicales négligées adoptée le même jour , ce partenariat public-privé se fixe comme objectif de contrôler ou éliminer au moins dix MTM – le ver de Guinée, la filariose lymphatique, la lèpre, la maladie du sommeil, le trachome, la schistosomiase, les helminthes transmis par le sol, la maladie de Chagas, la leishmaniose viscérale ou l'onchocercose – d'ici 2020. Le partenariat réunit déjà 800 millions de dollars de promesses de dons – dont 363 millions apportés par la Fondation Gates – pour mettre en place des traitements ou de nouveaux projets de recherche. La feuille de route, rédigée par l'OMS, qui guide son action, établit également un mécanisme de suivi des progrès ainsi qu’un système d’évaluation du respect de leurs engagements par les partenaires.

Le Conseil de sécurité, un enjeu toujours crispé

26th of January 2012

L'Inde, le Japon, le Brésil et l'Allemagne (G4) déposent une requête commune d'élargissement du Conseil de sécurité durant une session fermée de l'Assemblée générale des Nations unies. Si la revendication date de 2005, c'est la première fois qu'elle est discutée dans cette enceinte. Pour le G4, un élargissement du Conseil de sécurité, tant en termes de sièges permanents que de sièges non-permanents, permettrait de refléter les équilibres internationaux actuels, l'importance des contributions financières de nouveaux pays au maintien de la paix dans le monde et de mieux représenter les pays en développement dans les enceintes internationales. Le G4 réclame aussi des méthodes de travail du Conseil plus transparentes. Comme lors des précédents débats sur la question, la Chine a pris la tête de l'opposition, connue sous le nom de United for Consensus, jugeant que la proposition tendait à créer des divisions inutiles au sein de l'Assemblée. Malgré le soutien d'un certain nombre de puissances dont la France, la réforme du Conseil de sécurité, une fois de plus, ne réussit pas à s'imposer sur l'agenda international.

Négocier un « avenir commun »

du 25th of January 2012 au 27th of January 2012

Les Nations-unies accueillent à New York (États-Unis) des discussions sur « l’avant-projet » du document final de la Conférence des Nations Unies sur le développement durable (CNUDD, ou Rio+20) du 20 au 22 juin 2012. Le texte baptisé « Notre avenir commun » se fonde sur 6 000 pages de contributions reçues des États membres et autres parties prenantes, ainsi que des observations recueillies les 15 et 16 décembre 2011, durant la deuxième Réunion intersessions de la CNUDD. Une part importante du texte discute de la gouvernance du dispositif onusien de soutien du développement durable et, notamment, le rôle de la Commission du développement durable (CDD). Une première option voit le renforcement de la commission, rebaptisée Conseil du développement durable (DDC). Une seconde demande l'élargissement du Conseil économique et social (ECOSOC) à ce domaine, estimant que cette institution est déjà mieux reconnue et donc plus à même de piloter les changements nécessaires. Par ailleurs, l'idée d'élaborer des objectifs de développement durable (ODD), comme proposé par la Colombie et le Guatemala, gagne du terrain. Un quasi consensus semble émerger pour faire de ces objectifs un complément aux Objectifs du Millénaire pour le développement adoptés en 2001.

Les océans veulent croire aux partenariats

du 25th of January 2012 au 27th of January 2012

La 3e réunion intergouvernementale chargée d’examiner la mise en œuvre du Programme d’action mondial pour la protection du milieu marin contre la pollution due aux activités terrestres (PAM) se tient à Manille (Philippines). Elle adopte, le 26, la déclaration de Manille qui engage ses 65 signataires à mettre en place un régime juridiquement non contraignant de lutte contre la pollution marine provenant de sources terrestres. Pour y parvenir, la déclaration préconise la mise en place de partenariats mondiaux spécifiques en matière de gestion des nutriments, des eaux usées et des déchets marins. Le Partenariat sur les déchets marins est actuellement le plus avancé, notamment parce qu'il s'inscrit lui-même dans le Partenariat mondial sur les déchets solides, un partenariat d’ores et déjà instauré et parrainé par le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE). Les deux autres instruments peinent encore à trouver des soutiens institutionnels aussi larges et efficaces.

 

Le Mexique en lutte contre la sécheresse

24th of January 2012

Le Mexique adopte un plan d'aide de 2,5 milliards de dollars pour faire face à sa pire sécheresse depuis 70 ans, après un épisode de gel sans précédent. La malnutrition affecte déjà des dizaines de milliers de personnes principalement les États du Nord (Durango, Sonora, San Luis de Potosi, Coahuila ou Chihuaha), où près de 220 000 indiens Raramuris sont menacés. Plus de 2 millions d'hectares de cultures sont détruits et des dizaines de milliers de têtes de bétail perdues. En réponse, le plan d'action gouvernemental prévoit des mesures d'urgence comme l’envoi de 4 000 camions-citernes mais aussi de plus long terme comme la constitution de réserve de maïs ou la construction d'infrastructures hydrauliques.

Un forum social en résonance

du 24th of January 2012 au 29th of January 2012

Le Forum social mondial tient sa 12e édition à Porto Alegre (Brésil) en présence de 40 000 altermondialistes venus du monde entier. Si l'affluence est légèrement en baisse, le Forum offre une caisse de résonance aux nouveaux mouvements de protestation mondiaux ou régionaux : les Indignés, Occupy Wall Street ou le Printemps arabe. Le Forum appelle par ailleurs à une mobilisation planétaire pour obtenir des mesures contre la crise économique et des résultats concrets au sommet Rio+20 de juin. À cette occasion, les organisations sociales tiendront un « sommet des peuples » qui reprendra ces exigences. Le prochain Forum social mondial aura lieu en 2013 à Tunis (Tunisie).

Connecter les pauvres, la solution commerciale

17th of January 2012

Le World Business Council for Sustainable Development (WBCSD) publie un rapport consacré à la participation du secteur privé à la fourniture d'énergie pour tous. Cette étude réalisée dans le cadre de son initiative Access to Energy met en avant les expériences menées par 19 compagnies d'énergie membres du WBCSD pour répondre durablement aux besoins en énergie des populations à faibles revenus tout en maintenant leurs profits. L'étude souligne que ce résultat ne peut être obtenu sans le soutien politique et financier du secteur public donnant la priorité à l'accès à l'énergie et au développement des énergies vertes. Selon ce rapport, la meilleure architecture pour atteindre ce résultat est la mise en place de partenariats publics-privés, les plus larges et transversaux possibles, afin de surmonter les obstacles financiers, institutionnels, culturels ou techniques particuliers aux nouvelles zones à connecter.

Gouvernance -

Investissements scientifiques en Asie

17th of January 2012

Le National Science Board américain publie son rapport biannuel sur les investissements en recherche et développement (R&D) dans le monde. L'étude signale un fort rattrapage des pays asiatiques dans ce domaine. Grâce à une croissance régulière depuis 1999, dix pays d'Asie du Sud Est (Chine, Corée du Sud, Inde, Indonésie, Japon, Malaisie, Singapour, Taïwan, Thaïlande et Vietnam) représentent aujourd'hui 32 % des dépenses mondiales de R&D, soit plus que les États-Unis (31 %). Au sein de ce groupe, le Japon est en perte de vitesse par rapport aux autres. Ce résultat s'explique par la dynamique d'investissements qui découle des relations scientifiques et industrielles en plein essor entre la Chine et les huit autres pays. La Chine représente aujourd’hui 12 % des dépenses mondiales de recherches, occupant ainsi la deuxième place mondiale derrière les États-Unis et devançant désormais le Japon (11 %).

Un avenir sans croissance ni emploi ?

du 17th of January 2012 au 24th of January 2012

Les Nations unies publient leur Rapport annuel sur l'économie mondiale, mettant en garde contre le risque de récession économique majeure. Le ralentissement de la croissance globale, tiré par les pays développés, touche de plus en plus les pays émergents, voire les pays en développement – l'Afrique subsaharienne étant la région qui échappe le plus à la tendance mondiale. Selon le rapport, le chômage devient ainsi plus que jamais une question globale en s'établissant à 8,6 % en moyenne en 2011, contre 5,8 % avant la crise en 2007. Il touche avant tout les jeunes (15-24 ans) pesant d'autant sur les investissements individuels et collectifs et la croissance à long terme. Restaurer le niveau d’emploi prévalant avant la crise et absorber les nouveaux arrivants sur le marché du travail à travers le monde demanderait la création de 64 millions de postes. Si les taux de croissance ne reprennent pas dans les pays développés, le rapport ne voit pas ce but atteint avant 2015. Le 24 janvier, le rapport annuel de l'OIT (« Tendances mondiales de l'emploi 2012: prévenir une aggravation de la crise de l’emploi ») confirme l'ampleur des menaces actuelles sur la croissance et la stabilité sociale. Il faudrait créer au moins 600 millions d'emplois productifs à l'échelle mondiale, durant la prochaine décennie, pour répondre aux besoins. Le rapport met en avant la précarisation des emplois – 900 millions de travailleurs vivent actuellement avec moins de 2 dollars par jours. Selon l'OIT, 29 millions de personnes dans le monde ont été découragées de chercher un emploi, beaucoup d'entre elles étant des jeunes qui ont repris des études. Tout en saluant les efforts entrepris par les gouvernements, l'OIT appelle à faire de la création d'emplois productifs une priorité mondiale.

Energie -

L'année de l'énergie

du 16th of January 2012 au 17th of January 2012

Les Nations unies déclarent ouverte l'année de l'énergie durable pour tous lors de l'ouverture du 4e Sommet mondial sur les énergies du futur d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Le double enjeu est d'améliorer le développement humain en donnant accès à l'énergie, alors qu'une personne sur cinq dans le monde reste aujourd'hui sans accès à l'électricité et deux sur cinq dépendent uniquement de la biomasse pour cuisiner ou se chauffer, tout en préservant les ressources naturelles et en limitant les pollutions. 95 % de la population mondiale sans accès à des énergies propres et durables résident en Afrique subsaharienne ou en Asie de l'Est, et l’un des objectifs de cette initiative est de mieux faire connaître le potentiel de développement des énergies vertes dans ces régions. Le 17, l'Organisation des Nations unies pour le développement industriel (Onudi) présente, durant le même sommet, son rapport annuel. L'édition 2011 de l’Industrial Development Report, “Industrial energy efficiency for sustainable wealth creation: Capturing environmental, economic and social dividends”, est consacrée aux technologies à haut rendement énergétique. Elle souligne les besoins et l'urgence d'investir dans ce secteur afin d'offrir un accès universel à l'énergie et de multiplier par deux les rendements énergétiques ainsi que la part d'énergie renouvelable d'ici 2030. L'intensification de l'utilisation de l'énergie par l'industrie est en effet nécessaire pour conjuguer croissance économique, satisfaction des besoins humains croissants et protection de l'environnement. Si les investissements dans ces technologies sont nécessaires partout, il est crucial qu'ils mettent les pays en développement sur la voie d'une croissance verte et durable.

Une agriculture qui pense au climat

16th of January 2012

La FAO et la Commission européenne lancent un programme commun de soutien à une agriculture adaptée aux changements climatiques, ou climate-smart agriculture. Doté de 5,3 millions de dollars, le programme veut à la fois assister les agricultures des pays du Sud à s'adapter aux changements et réduire les émissions globales de ce secteur. Dès cette année, il devrait bénéficier au Malawi, au Vietnam et à la Zambie pour des projets soutenant la résilience aux changements climatiques, la réduction des émissions et la capture du carbone des systèmes agraires.

Les renouvelables ont leur institution

du 14th of January 2012 au 15th of January 2012

14>15 janvier La deuxième session de l’assemblée de l’Agence internationale des énergies renouvelables (IRENA) se réunit à Abu Dhabi, Émirats arabes unis. Elle marque l'institutionnalisation de la nouvelle agence avec l'adoption d'un programme de travail et d'un budget (8,4 millions de dollars) pour 2012, du statut du personnel ainsi que des règles d’éthique et de gestion des conflits d’intérêts. Elle lance également le Fonds d’Abu Dhabi pour le développement qui doit soutenir, à hauteur de 50 millions de dollars par an pendant sept ans, des projets d’énergie renouvelable dans les pays en développement. Ces développements sont largement salués comme un signe de la mobilisation internationale en faveur d'un déploiement vaste et accéléré des énergies renouvelables.

Faire payer les pollueurs en Équateur

04th of January 2012

Le tribunal de Lago Agrio, dans le nord-est de l'Équateur, rejette l'appel déposé par le groupe pétrolier américain Chevron. Il double même l'amende fixée en février 2011 pour pollution de la forêt amazonienne, la nouvelle condamnation s'élevant à 18 milliards de dollars (13,8 milliards d’euros). La plainte initiale a été déposée contre Texaco Petroleum, racheté en 2001 par Chevron, par une pétition signée par plus de 30 000 habitants de la province de Sucumbos. Elle rend le pétrolier responsable du déversement, entre 1964 et 1990, de 70 millions de litres de pétrole brut et 80 milliards de litres d’eau pollués par des produits chimiques et des métaux lourds dans la forêt amazonienne. La contamination des sols et des rivières a provoqué intoxications, maladies et cancers chez les habitants de la région. Le 20 janvier, Chevron annonce qu'il se pourvoit en cassation devant la justice équatorienne.

L'Union européenne taxe son ciel

01st of January 2012

Le marché du carbone européen instauré en 2008 entre dans sa seconde phase de développement, incluant notamment l'aviation commerciale civile. Chaque compagnie aérienne européenne se verra ainsi allouer un quota d'émissions de CO2, correspondant à 97 % des émissions historiques du secteur pour 2012, puis à 95 % en 2013, qu'elle devra gérer. Par ailleurs, 15 % des émissions de tous les vols au départ ou à destination de l'Union européenne, quelle que soit la nationalité de la compagnie, devront être compensés sur le marché carbone. Les compagnies qui ne s'y conformeraient pas devront payer des amendes de 100 euros par tonne de CO2, voire seront interdites de vols dans l'Union. La Commission européenne estime que 213 millions de tonnes de CO2 pourraient ainsi être économiquement compensées chaque année. 26 des 36 pays membres de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) ont déjà manifesté leur opposition à cette mesure. La Chine et les États-Unis sont allés jusqu'à déposer un recours juridique auprès de la cour de justice européenne, qui a été retoqué en décembre 2011.

Lutte contre la pollution en Chine

20th of December 2011

Le gouvernement chinois demande à l'ensemble des autorités locales de réduire de 10 % les émissions de « polluants majeurs » d'ici 2015. La liste, qui comprend le dioxyde de souffre ou les métaux lourds, mais pas le CO2, vise à améliorer la qualité de l'air et de l'eau, notamment dans les zones urbaines où les revendications environnementales ne cessent de se développer. Le gouvernement annonce également la mise en place de nouvelles mesures de la pollution de l'air dans les zones densément peuplées, comme Pékin et Tianjin, l'accélération du retrait de la circulation des véhicules enregistrés avant 2005 et une amélioration des mesures de sécurité dans le secteur nucléaire.

Une eau commune en Méditerranée

du 19th of December 2011 au 20th of December 2011

Le premier Forum méditerranéen de l’eau réunit à Marrakech (Maroc) près de 400 représentants de parlementaires, autorités locales et territoriales, ministères en charge de l’eau, bailleurs de fonds, réseaux régionaux et ONG venus des trois rives de la Méditerranée. En préparation du 6e Forum mondial de l’eau qui se tiendra à Marseille (France) en mars 2012, ce forum entérine huit objectifs régionaux de moyen terme (2020) : améliorer l'efficience dans l'utilisation de l'eau ; améliorer la productivité hydrique de l’agriculture pluviale et irriguée ; développer l'utilisation des ressources non conventionnelles (eaux traitées, eaux saumâtres dessalées, recharge artificielle des nappes phréatiques) – et établir un cadre réglementaire commun à ce sujet ; développer une gestion intersectorielle de la ressources : articuler les régulations locales et nationales voire régionales ; encadrer le rejet des effluents industriels dans les systèmes d’assainissement collectif et établir dans chaque pays une stratégie de recouvrement durable des coûts pour les services d’assainissement. La réunion avance également sur la mise en place d’un « Forum méditerranéen de l’eau », porte-parole des acteurs méditerranéens de l’eau, permettant de consolider les relations de coopération et d’échange de savoir-faire et d’expériences entre ses différents membres.

Les quotas de pêche européens entre intérêts économiques et alertes scientifiques

17th of December 2011

Les ministres de l'Agriculture et de la Pêche des 27 pays membres de l’UE adoptent à Bruxelles (Belgique) un accord sur les quotas de pêche pour l'année 2012. La Commission obtient la protection accrue de certaines espèces dans certaines zones particulièrement dépeuplés, comme le cabillaud dans la zone Écosse-Ouest. Mais, globalement, elle accède aux demandes des pêcheurs français et espagnols, accordant des augmentations pouvant aller jusqu'à +100 % des prises de cabillaud en mer Celtique et dans le golfe de Gascogne pour les premiers, et +110 % des quotas de lotte et +500 % de ceux de merlan bleu du Nord pour les seconds. Les ministres ont ainsi davantage pris en compte la position économique difficile du secteur plutôt que les avis de prudence des scientifiques relayés par la Commission. Le rejet par le Maroc d'un accord de pêche avec l'UE, le 15 décembre, a sans doute pesé sur ces décisions.

Le coût croissant des catastrophes naturelles et techniques

15th of December 2011

Le réassureur Swiss Re publie une estimation provisoire du coût des catastrophes naturelles et techniques dans le monde en 2011. La valeur des biens assurés détruits s'élève à 108 milliards de dollars, contre 48 milliards en 2010. Il s'agit du montant le plus élevé depuis 2005 (123 milliards), année où l'ouragan Katrina avait ravagé le sud des États-Unis, et ce malgré le faible taux d'assurance des biens au Japon (35 sur les 210 milliards de dollars de dommages). Que ce soit au Japon (tsunami et accident nucléaire de Fukushima) ou après les inondations en Thaïlande et en Australie, les conséquences économiques dépassent les destructions directes ;journées de travail perdues, manques à gagner, déstructuration des réseaux, etc. Le rapport estime ainsi les pertes économiques mondiales, assurées et non assurées, à 350 milliards de dollars en 2011 – un nouveau record, selon le spécialiste de l'assurance.

Des ambitions concrètes pour Rio+20

du 15th of December 2011 au 16th of December 2011

La 2e réunion intersession de Rio+20 se réunit à New York (États-Unis) pour examiner la compilation de toutes les contributions d'États, d'agences des Nations-unies, d'ONG, d'universités ou d'autres parties prenantes reçues avant le 1er novembre. L'ensemble compte plus de 6 000 pages et traduit les attentes et les divergences de points de vue de l'ensemble des acteurs, notamment sur la place à donner à l'économie verte ou l'accès aux ressources naturelles rares, le choix d'une gouvernance centrée sur une agence ou plurielle par thématique, la forme de la déclaration finale ou encore la pertinence des « nouveaux sujets du développement durable » (sécurité alimentaire, prix de l'énergie, instabilité financière mondiale ou encore chômage). La volonté affichée de tous les participants d'amener Rio+20 à déboucher sur des résultats concrets – des objectifs chiffrés, des mécanismes additionnels de financement, de transfert des technologies ou de contrôle de la tenue des engagements pris – est néanmoins jugée encourageante pour la négociation du texte final qui débutera dès janvier 2012.

L’Afrique au cœur des impacts

06th of December 2011

Les Nations unies publient, durant le sommet de Durban, une étude consacrée à l'impact du changement climatique sur le Sahel et l'Afrique de l'Ouest. Insistant sur les effets déjà discernables aujourd'hui dans 17 pays – compétition sur les ressources, migrations forcées et conflits –, le rapport enjoint les dirigeants à développer des politiques volontaristes d'adaptation. L'étude détaille les variations de températures enregistrées ces dernières 40 années, let les combine avec la fréquence et l'ampleur des sécheresses et des inondations. Elle désigne ainsi une série de « points chauds » (hot spots) – centre du Sahel (Niger, Burkina Faso), côtes du Ghana, nord du Ghana, du Togo, du Bénin et du Nigeria – où les conséquences du changement climatique constituent déjà une urgence : la rareté de l'eau douce crée des conflits d'usage entre pêcheurs et fermiers ; la destruction de certaines récoltes force les paysans à migrer et provoque des hausses de prix ; les inondations créent des mouvements de population mais aussi de troupeaux.

Les villes toujours volontaires

05th of December 2011

ICLEI, la fédération mondiale des autorités locales, organise une rencontre des villes engagées sur le climat en parallèle de la conférence internationale de Durban (Afrique du Sud). Un an après le pacte signé à Mexico, les autorités locales réunies par l'ICLEI réitèrent leur volonté d'être des acteurs des négociations climatiques, mais aussi de l'action concrète de lutte contre et d'adaptation au changement climatique. La rencontre aboutit ainsi à l'adoption d'une charte pour l'adaptation, engageant ses signataires à tenir compte des contraintes climatiques dans leurs décisions et à accélérer les efforts réalisés. Les autorités locales parties prenantes doivent ainsi favoriser des modes de transports et de chauffage sobres en carbone, une plus grande résilience aux impacts climatiques – catastrophes naturelles, inondations, sécheresses, modifications des pluviométries – et le développement d'une économie verte sur leur territoire. Des actions concrètes pendant que les négociations avancent à petits pas.

La déforestation vue du ciel

30th of November 2011

La FAO publie une nouvelle estimation de la déforestation dans le monde fondée sur l'analyse de données satellite. En 2005, les forêts représentaient 30 % des terres émergées, soit 3,69 milliards d'hectares. Depuis 1990, 14,5 millions hectares de forêts ont été perdus chaque année ; ces pertes ont été en partie compensées par la reforestation mieux mesurée par cette étude. La perte nette s'élève ainsi « seulement » à 4,9 millions d'hectares en moyenne par an sur la période. L'étude montre aussi que la déforestation tend à s'accélérer : 4,1 millions d'hectares entre 1990 et 2000, puis 6,4 millions hectares entre 2000 et 2005. L'impact a été particulièrement net en zone tropicale où la conversion des forêts en terres agricoles a suivi le rythme de 6,9 millions d'hectares par an en moyenne entre 1990 et 2005.


 

Sols ou productivité, faut-il choisir ?

28th of November 2011

La FAO publie le premier État des ressources mondiales en terres et en eau pour l’alimentation et l’agriculture, et souligne le risque pour la sécurité alimentaire de la détérioration croissantes des sols dans le monde. L'augmentation globale de la production agricole pour répondre aux besoins alimentaires d'une population mondiale croissante, mais aussi à d'autres demandes comme les biocarburants, s'est accompagnée dans trop de régions de pratiques destructrices pour les sols. Pour résultat, l'étude juge 25 % des terres émergées dans un état de dégradation extrême, 8 % modérément dégradées, 36 % stables et seulement10 % "en cours de bonification. Les 20 % restant correspondent soit à des terres nues soit à des plans d'eau continentaux. Les régions les plus dégradées se trouvent sur la côte ouest des Amériques, sur les côtes méditerranéennes, au Sahel, dans la Corne de l'Afrique et en Asie. Réhabiliter ces terres doit selon le rapport devenir une priorité dans un monde qui devra nourrir 9 milliards de personnes en 2050.

Négocier la suite

du 28th of November 2011 au 09th of December 2011

La Convention cadre des Nations unies sur le changement climatique tient sa 17e Conférence des parties à Durban (Afrique du Sud). Sans réelle surprise pour les observateurs des négociations, les débats portent sur l'avenir du protocole de Kyoto au-delà de décembre 2012 et sur la mise en œuvre des financements de la lutte contre les changements climatiques. L'accord, arraché le 11 décembre après une prolongation des négociations, prévoit une deuxième période d’engagement de cinq ans du protocole de Kyoto à partir du 1er janvier 2013. Il engage également les parties à négocier un autre instrument juridique ou un texte agréé doté de force juridique dans le cadre de la convention. Cet instrument devra s'appliquer à toutes ses parties – c'est-à-dire aussi aux pays en développement – et limiter efficacement l’augmentation de la température moyenne de la Terre. La prochaine conférence aura lieu au Qatar en 2012.

Le temps des solutions pratiques ?

25th of November 2011

Le PNUE publie un rapport proposant un ensemble de 16 mesures qui pourraient chaque année sauver 2,5 millions de vie, éviter de gâcher 32 millions de tonnes d'aliments ainsi que laisser la température de la planète augmenter de plus de 2 °C pendant les 40 prochaines années. Ces 16 mesures ciblent les émissions de carbone noir, de méthane et d'ozone troposphérique : Favoriser des modes de cuisson efficaces, améliorer le traitement des eaux usées, interdire les véhicules trop polluants, etc., ces mesures devraient permettre aux pays de réduire leurs dépenses environnementales plutôt que d'en créer de nouvelles. Le rapport veut constituer une source d'inspiration pratique pour les négociations climat qui vont démarrer à Durban.

De la solidité du régime sur l'ozone

du 21st of November 2011 au 25th of November 2011

La 9e Conférence des parties à la convention de Vienne pour la protection de la couche d'ozone et la 23e réunion des parties au protocole de Montréal sur les substances qui appauvrissent la couche d’ozone se réunissent à Bali (Indonésie). La solidité du régime est confirmée par la reconstitution du Fonds multilatéral (450 millions de dollars pour la période 2012-2014), mais l'extension du régime à de nouveaux gaz HFC, proposée par les États-Unis, le Canada et le Mexique et par les États Fédérés de Micronésie, est restée sans suite. Plusieurs pays, dont l’Inde, la Chine et le Brésil, se sont opposés à l'ouverture officielle d'une discussion de cette proposition de limitation de la production et de la consommation de ces gaz, réputés nocifs pour le climat. La déclaration finale reflète ces ambivalences, soulignant par ailleurs les accomplissements du protocole et sa capacité à construire un consensus entre les scientifiques, les industriels, les défenseurs de l'environnement et les politiques.

De l'importance de la protection des espèces migratrices

du 19th of November 2011 au 25th of November 2011

La 10e réunion de la Conférence des parties à la Convention sur la conservation des espèces migratrices d’animaux sauvages, mieux connue sous le nom de Convention de Bonn, se réunit à Bergen (Norvège). Le PNUE y présente un rapport alertant sur les pressions accrues pesant sur les espèces aviaires migratrices terrestres et marines et demande la mise en place de corridors permettant de maintenir les flux naturels des espèces. Par essence transfrontaliers, ces corridors de protection devraient dépendre de la convention. La Convention de Bonn reste néanmoins une convention peu ratifiée, laissant de côté 36 % des terres émergées et les espèces migrantes qui les traversent.

Lutter conter l’accaparement des terres

du 17th of November 2011 au 20th of November 2011

250 organisations de petits agriculteurs de plus de 30 pays se réunissent à l'appel de Via Campesina à Nyéléni (Mali) pour une conférence sur l'accaparement des terres agricoles. Les participants partagent leurs expériences et leurs actions face au phénomène, cette conférence constituant la première étape de la construction d'une alliance mondiale contre l'accaparement des terres. En Afrique, plus 30 millions d'hectares auraient été vendus ou loués. Au niveau mondial, ce chiffre atteindrait de 60 à 80 millions d'hectares, mais du fait du caractère secret voire illégal des contrats, il ne s'agit que de la partie visible de l'iceberg. Ces terres sont déjà transférées aux élites nationales, aux multinationales et aux fonds financiers qui cherchent à faire des bénéfices ou à spéculer au moyen de projets d'agriculture industrielle, d'exploitation minière, de production d'agro-carburants, de marchés carbone, de tourisme, de grands barrages, etc.

Pratiques traditionnelles, alliées face aux changements climatiques

14th of November 2011

Le Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l'alimentation et l'agriculture fête ses dix années d'existence à Rome (Italie). Mettant l'accent sur la résilience climatique liée aux cultures vivrières traditionnelles, le traité adopte un nouveau financement de 6 millions de dollars pour aider les agriculteurs de cultures traditionnelles à s'adapter au changement climatique. Ceci passe d'abord par la conservation des variétés traditionnelles végétales qui constituent plus de 80 % des aliments mondiaux provenant des plantes. Le nouveau programme veut ainsi par exemple soutenir les efforts des cultivateurs de pommes de terres autochtones péruviens pour maintenir les différentes variétés traditionnelles, améliorer la production agricole et assurer la sécurité alimentaire, alors que les contraintes climatiques obligent à cultiver toujours plus haut en altitude. Cette action s'inscrit dans le cadre des efforts mondiaux menés contre l'érosion de la biodiversité alors que la FAO prédit que 22 % des parents sauvages de cultures vivrières importantes telles la pomme de terre, les arachides et les haricots sont menacés de disparition d'ici 2050 en raison du changement climatique.

Probabilité d'évolution extrême du climat

du 14th of November 2011 au 19th of November 2011

Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) tient sa 34e session à Kampala (Ouganda). Il présente à cette occasion son Rapport spécial sur la gestion des risques d'événements extrêmes et de catastrophes en vue d'une meilleure adaptation aux changements climatiques, approuvé par les 62 gouvernements membres. L'étude met en garde contre la forte probabilité que les scénarios les plus extrêmes de l'évolution du climat deviennent une réalité. L'augmentation forte des températures moyennes et de la fréquence des vagues de chaleur est tenue pour quasi certaine – 90 % de chance. L'augmentation des pluies torrentielles et des variations fortes de la pluviométrie est tenue pour quasi-certaine – 66 % de chance. Un appel à la responsabilité et la mobilisation des politiques face à l'émergence d'un monde où les évènements extrêmes pourraient devenir la norme.

De la nécessité d’une gouvernance vigilante

03rd of November 2011

Transparency International publie un rapport sur les liaisons entre corruption et climat. Arguant que répondre aux défis climatiques demandera une coopération internationale, des transformations économiques et des transferts de ressources sans précédent, l'étude souligne l'impact négatif du développement de la corruption dans des secteurs allant de la réduction des émissions à la gouvernance forestière en passant par les programmes d'adaptation. Les 250 milliards de dollars annuels d'investissements publics annoncés dans ces secteurs d'ici 2020 suscitent déjà des appétits et demandent le renforcement de la coordination et des procédures de contrôle. Ce sont par ailleurs souvent les populations les plus marginales politiquement – communautés pauvres, indigènes et rurales, urbains pauvres, personnes déplacées – qui vont souffrir des impacts climatiques les plus violents. Seule une action politique positive en leur faveur peut assurer qu'ils seront bien les principaux bénéficiaires des actions d’adaptation entreprises, conclut le rapport à quelques semaines du sommet de Durban (Afrique du sud).

 

La régulation volontaire du transport maritime

31st of October 2011

La Sustainable Shipping Initiative (SSI), regroupant des armateurs, des assureurs, des banquiers, une société de classification technique et un client, lance leur première feuille de route pour la réduction des émissions de CO2 du secteur. Leur approche de la régulation carbone favorise la récompense de l'adoption de technologies propres plutôt que l’intégration dans un marché de quotas. La feuille de route prévoit de rechercher des financements innovants pour faciliter les investissements dans de nouvelles technologies ; de lever les barrières à la transition vers l'usage de carburants et de technologies propres ; d'améliorer le cycle de vie des cargos en bannissant les matériaux polluants et en améliorant les conditions de recyclage ; et enfin de produire un standard of standards, soit un cadre de gouvernance global qui compile et trie les codes de conduite et objectifs volontaires existants. Ce cadre volontaire fait le pari de jouer un rôle d'entraînement dans un secteur où 50 % du trafic se fait sous pavillon de complaisance.

Financer la lutte contre le changement climatique

du 31st of October 2011 au 04th of November 2011

Les Climate Investment Funds (CIFs), réunissant cinq banques de développement dans un partenariat en faveur du financement de projets climatiques, tient son comité directeur à Washington (États-Unis). La réunion aboutit à la validation de projets d'atténuation et d'adaptation dans huit pays en développement, pour un total supérieur à 1 milliard de dollars. Les CIFs ont été créés pour lancer des projets en attendant la mise sur place d'un mécanisme mondial de financement des besoins des pays en développement en matière de réponse aux changements climatiques. Ils soutiennent ainsi un plan d'amélioration de l'efficacité énergétique de l'électroménager produit en Inde, le raccordement d'installations d'énergies renouvelables au Honduras, la protection des aquifères menacés par le changement climatique en Bolivie, la gestion durable des forêts au Mexique, la production de biocarburants, de petits hydrauliques et d'installations solaires au Mali, la réduction de la déforestation au Laos ou le renforcement des installations hydroélectriques au Népal. Un volet important du travail des CIFs est dédié au financement de projets communautaires.

Un plan global pour les océans

27th of October 2011

La FAO, la Commission océanographique intergouvernementale de l'UNESCO, l'Organisation maritime internationale et le PNUD présentent, durant la 36e session de la conférence générale de l'Unesco, un plan conjoint visant à limiter la dégradation des océans. Réduire la surpêche, la pollution, la perte de biodiversité ou amener les pays à renouveler leur engagement à améliorer la gouvernance des océans, l'agenda s'inscrit, pour les quatre agences, dans la préparation de la Conférence des Nations unies sur le développement durable (Rio+20, juin 2012). Parmi les mesures proposées par le Plan pour la durabilité de l'océan et des zones côtières (Blueprint for Ocean and Coastal Sustainability), on trouve la création d'un marché mondial du CO2 stocké dans les océans, rémunérant directement la protection de l'habitat, le renforcement la Convention des Nations unies sur le droit de la mer comme des organisations régionales de gestion des océans, le développement d'économies vertes dans les petits États insulaires en développement, la recherche sur l'acidification des océans pour s'y adapter et la réduire ou le développement de règlements luttant contre les espèces invasives marines.

Les soutiens privés à l'économie verte

du 19th of October 2011 au 20th of October 2011

L'Initiative Finance du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE-FI) organise une table ronde sur la viabilité financière et la stabilité des marchés à Washington (États-Unis). La table ronde réunit plus de 500 intervenants, dont 20 chefs d'entreprise et deux anciens chefs de gouvernement. Elle souligne les risques grandissants de déconnexion entre les marchés financiers et l'économie réelle, notamment ses conséquences sociales. La table ronde tient aussi à mettre en valeur les solutions, notamment la nécessité d'inciter les investisseurs privés à financer des secteurs prioritaires pour l'émergence d'une économie mondiale durable. Les technologies vertes et la gestion des écosystèmes apparaissent ainsi comme des secteurs qui ont besoin de financement, mais où les retours sociaux, environnementaux et économiques seront également les plus importants. Le 19, un groupe de 285 investisseurs représentant plus de 20 mille milliards de dollars adoptent une déclaration réclamant des politiques publiques volontaristes de développement des énergies renouvelables ainsi que la signature d'un traité climatique contraignant lors de la Conférence de Durban (Afrique du Sud). Le 20 octobre, 200 entreprises mondiales des secteurs de l'énergie, de la finance, de la distribution comme de la manufacture de biens signent à Londres (Royaume-uni) un appel commun enjoignant les États à adopter un accord efficace sur la régulation du climat à la conférence de Durban et à développer une économie verte.

Réglementer la pêche dans le Pacifique sud

18th of October 2011

L’Union européenne ratifie la convention négociée en 2009, créant une nouvelle organisation régionale de gestion de la pêche (ORGP) en haute mer dans le Pacifique sud, une des dernières zones océaniques ne connaissant pas de régulation hormis pour la prise de thons. S'étendant des parties plus occidentales du Pacifique sud aux zones économiques exclusives d’Amérique du Sud, la convention réglementera la prise des poissons non-migrateurs de la région, tels que le chinchard du large et l’hoplostère orange. Déjà ratifiée par le Belize, les îles Cook, la République de Cuba, le Danemark au nom des îles Féroé et la Nouvelle-Zélande, la convention doit être ratifiée par au moins 8 partenaires, dont 3 États côtiers de la région et 3 pays pratiquant la pêche hauturière, pour entrer en vigueur. En plus de ratifier, l'Union européenne s'engage à faire son possible pour accélérer la ratification et la mise en œuvre du texte.

Régulation multilatérale pour les déchets dangereux

du 17th of October 2011 au 21st of October 2011

La Convention de Bâle sur le contrôle des mouvements transfrontières de déchets dangereux et de leur élimination tient sa dixième Conférence des Parties (CdP10) à Cartagena (Colombie). Elle adopte une série de décisions saluées comme marquant un tournant dans l'histoire de l'institution. Grâce à la médiation conjointe de la Suisse et de l'Indonésie, la CdP10 entérine une interprétation de l’Article 17(5), satisfaisant à la fois ceux qui voulaient maintenir l'interdiction fondamentale pour les pays développés d'externaliser la gestion de leurs déchets dangereux dans les pays en développement et ceux qui veulent s'attaquer aux flux Sud-Sud croissants. Le nouveau Cadre stratégique adopté à Cartegena ouvre, par ailleurs, de nouvelles perspectives pour la mise en œuvre de la Convention en la dotant d' objectifs concrets et d'indicateurs de performance mesurables. Enfin, la Déclaration de Cartagena sur la prévention et la minimisation des déchets dangereux reconnaît les déchets comme des ressources valorisables, tout en estimant les Parties tenues d'en minimiser la production et la destruction au plus près de leurs sources. Elle constitue ainsi un nouvel outil de régulation du secteur tout en établissant un consensus sans précédent sur la nature des déchets et la définition de leur valorisation.

Financer une énergie durable pour tous ?

du 10th of October 2011 au 11th of October 2011

Le gouvernement norvégien et l'Agence internationale pour l'énergie (AIE) organisent à Oslo (Norvège) une conférence de haut niveau sur l'accès de tous à l'énergie. Un des défis du développement durable est, en effet, de répondre aux besoins des 1,4 milliard de personnes n'ayant aucun accès à l'électricité et des 2,5 milliards de personnes utilisant des énergies malsaines pour cuisiner ou chauffer leur habitat. Selon l'AIE, atteindre ce but d'ici 2030 demande un investissement de 48 milliards de dollars par an, essentiellement en faveur de l'Afrique subsaharienne. C'est cinq fois plus que l' actuel montant annuel moyen des investissements, mais seulement 3 % des investissements mondiaux de l'industrie de ce secteur. La conférence conclut que seule une combinaison de ressources – secteur privé, gouvernements du Nord comme du Sud, agences multilatérales, fonds climatiques – permettra de réunir des fonds suffisants. Cette conférence vient annoncer l'organisation d'une Année internationale de l'énergie durable pour tous en 2012.

L'approche technologique des renouvelables

du 06th of October 2011 au 07th of October 2011

L'Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA) inaugure son premier centre technique, dédié à l'innovation et la technologie à Bonn (Allemagne). Sa mission sera de réduire les coûts des technologies énergétiques renouvelables et de participer à l'émergence de normes communes pour les équipements. Les débats des deux journées d'atelier organisées pour l'inauguration insistent d'une parti sur la compétitivité des énergies renouvelables avec les autres énergies et, d'autre part, sur la nécessité d'une approche intégrée des coûts et des avantages des investissements dans les renouvelables pour que les gouvernements puissent faire des choix informés. Un axe sur lequel le nouveau Centre devrait travailler dans les années à venir.

Institutionnaliser l'expertise

du 03rd of October 2011 au 07th of October 2011
La Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services d'écosystèmes (IPBES) tient sa première réunion plénière à Nairobi (Kenya). Les 366 délégués représentant 112 pays examinent les modalités et dispositifs institutionnels de l'IPBES, son programme de travail de la plate-forme et les critères de sélection de l’institution d’accueil et du siège du Secrétariat. Malgré le programme adopté à Busan (Corée du Sud) en juin 2011 et les résolutions prises par l'Assemblée générale des Nations-unies en septembre, il apparaît, en effet, qu'aucun organe de l’ONU ne dispose d’un mandat pour la mettre en place. La réunion nomme un secrétariat chargé de cette institutionnalisation, repoussant des alternatives qui auraient mis la nouvelle plateforme sous l'autorité du PNUE, du PNUD ou de l'Unesco. Les questions institutionnelles et politiques vont rester néanmoins sur l'agenda au moins jusqu'à la prochaine réunion début 2012 qui devrait également aborder le programme du travail de l'IPBES.

Rendre un accord possible à Durban

du 01st of October 2011 au 07th of October 2011

La CCNUCC se réunit à Panama (Panama) pour discuter de l'avenir du protocole de Kyoto et des actions coopératives à long-terme en matière de lutte contre le changement climatique. Les obligations définies par le protocole de Kyoto en 1997 se terminent en 2012. Afin de ne pas se retrouver sans cadre international contraignant en attendant la négociation d'un nouvel accord, beaucoup de pays voudraient les maintenir pour une « deuxième période d’engagement ». À Panama, les débats connait des avancées dans la définition des objectifs d’atténuation, la nature comme le contenu éventuels des règles pour une deuxième période d’engagement. Par ailleurs, les parties travaillent sur une vision à plus long terme des enjeux, incluant l’adaptation, le financement, la technologie, le renforcement des capacités, la vision commune, l’examen de l’objectif global à long terme ou, les options juridiques. Si cet effort est salué par beaucoup de communiqués gouvernementaux et ONG finaux, ces derniers soulignent aussi l'ampleur des avancées à accomplir d'ici la conférence de Durban en décembre pour obtenir un accord significatif.

Une science à la mesure des enjeux

du 27th of September 2011 au 30th of September 2011

Le Conseil international pour la Science (ICSU) tient son assemblée générale à Rome (Italie). À cette occasion, il souligne l'ampleur des changements à l'œuvre – climat, biodiversité, acidification des océans, émissions de gaz à effet de serre – à l'échelle planétaire. Le Programme mondial de recherche sur le climat, le Programme international Géosphère-Biosphère, le Programme international des dimensions humaines des changements planétaires, et DIVERSITAS, le Programme international sur les sciences de la biodiversité, décident le 28 de s'associer pour adapter leurs travaux aux enjeux. L'Initiative pour la durabilité du système terrestre (en anglais Earth System Sustainability Initiative ou ESSI) regroupera ainsi scientifiques de 140 pays, ainsi que 30 associations scientifiques internationales. Cette réforme institutionnelle sera conduite par l'ICSU, le Conseil international pour la science, des agences onusiennes et le Forum Belmont (groupement de plusieurs organismes de financement de la recherche sur les changements environnementaux), pour développer des approches intégrées et collaboratives nécessaires pour faire face aux risques environnementaux. L'initiative sera lancée d'abord à la Conférence Planet Under Pressure (Planète sous pression) au Royaume-Uni en mars 2012, puis lors de la Conférence des Nations Unies Rio+20 sur le développement durable au Brésil en juin 2012.

Une Europe prospère et verte en 2050 ?

22nd of September 2011

 La Commission européenne publie une feuille de route détaillant les mesures nécessaires pour transformer l'économie européenne en une économie durable d'ici à 2050. La stratégie repose sur une utilisation efficace des ressources pour améliorer la compétitivité et la croissance européenne. Elle propose, secteur par secteur, des instruments pour réduire la consommation de ressources ainsi que des indicateurs de progrès. La stratégie vise particulièrement les secteurs de l'alimentation, de la construction et des transports, dont les effets combinés représentent entre 70 et 80 % des incidences environnementales. Elle pointe aussi du doigt les créations d'emplois possibles dans des secteurs d'activité tels que le recyclage, la conception plus intelligente de produits, la recherche de matériaux de substitution et l'éco-ingénierie. Mettre en œuvre cette feuille de route demandera des actions de l'ensemble des acteurs européens : des propositions réglementaires de la Commission comme leur traduction dans chacun des pays membres.

Assurer l'accès de tous aux renouvelables

20th of September 2011

Les Nations unies lancent une initiative visant à assurer un accès universel aux énergies renouvelables lors d'un forum conjoint avec le secteur privé à New York (États-Unis). L'initiative crée un Groupe de haut niveau sur l'énergie durable pour tous qui réunira des dirigeants d'entreprises, des représentants gouvernementaux et de la société civile du monde entier. Pour atteindre cet objectif, il s'agit de doubler d'ici 2030 le taux d'amélioration de l'efficacité énergétique et la partie des renouvelables dans le bouquet énergétique mondial. Des partenariats public-privé devront encourager les investissements privés pour connecter les 1,4 milliard de personnes qui n'ont pas accès à l'électricité ou ré-équiper le milliard utilisant des réseaux peu fiables. Ils devront aussi apporter une réponse adapter aux trois milliards de personnes utilisant des carburants solides (charbon, biomasse traditionnelle) pour se chauffer ou pour cuisiner. Le Groupe présentera un programme d'action globale avant Rio+20 en juin 2012.

Mobiliser contre la désertification

20th of September 2011

L'Assemblée générale annuelle des Nations unies réunit un panel de haut-niveau sur la Désertification à New York (États-Unis). L'évènement, inscrit dans la préparation de Rio+20, constate les faibles résultats obtenus par la Convention pour combattre la Désertification signée par 194 pays et entrée en vigueur en 1994 : un quart des terres mondiales reste menacé par la désertification, notamment en Afrique ; 40 % des terres du globe, occupées par 2 milliards de personnes, sont arides ou semi-arides ; chaque année, plus de 12 millions d'hectares de terres productives sont perdus. Dans un effort pour mobiliser la communauté internationale, le Secrétariat de la Convention annonce avec l'Allemagne un projet d’évaluation globale de l’économie de la désertification : coûts de la dégradation des sols et bénéfices d’une gestion durable des terres. Il préconise également que Rio+20 fixe à la communauté international l'objectif de ramener la dégradation des terres à zéro d'ici à 2030.

Le trop long chemin vers les OMD

16th of September 2011
Le Groupe de réflexion des Nations Unies sur le retard pris dans la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) publie son rapport annuel. L'étude signale les effets de la crise économique et financière mondiale sur les OMD avec un nombre croissant de pays en développement, obligés de consacrer + 1,5 % de leur produit national brut à la réalisation des objectifs. Par ailleurs, si les OMD ont eu un effet catalyseur sur l'aide au développement, avec une progression nette depuis 2000 pour atteindre 129 milliards de dollars en 2010, il manque encore 21 milliards de dollars pour tenir les engagements pris en 2005 au Sommet du G8 de Gleneagles. L'aide en 2010 ne représente ainsi que la moitié du 0,7 % du produit national brut des pays donateurs préconisé depuis les années 1970. Combiné à l'enlisement des négociations commerciales du cycle de Doha au détriment des pays les plus fragiles, le Groupe estime que la réalisation de l’OMD numéro 8 – la mise sur pied d’un partenariat international pour le développement, créant un environnement favorable à l’éradication de la pauvreté – reste très lointaine.

Le marché carbone au secours des forêts

13th of September 2011

L'Initiative financière du PNUE (PNUE-FI) publie, avec le soutien de plus de 200 entreprises financières, un rapport concluant à la nécessité de soutenir les investissements dans le secteur forestier par un accord sur le climat. L'absence d'incitation forte à bien gérer les forêts, explique l'étude, entrainerait des pertes pour l'économie mondiale d'une valeur de mille milliards de dollars par an à partir de l'an 2100. Au contraire, un marché du carbone utilisant les ressources du secteur forestier, tel qu'esquissé dans les discussions sur la réduction de la déforestation et la dégradation des forêts (REDD+), pourrait mobiliser des investissements pour protéger et réhabiliter les forêts à hauteur de 10 milliards de dollars par an. L'idée est de créer un marché valorisant des forêts bien gérées et protégées à la même hauteur que leur transformation en champ de soja, en plantation de palmiers à huile ou en pâturages pour bovins. Le rapport invite ainsi les négociateurs climat à garder ces enjeux en tête durant la ministérielle de Durban de novembre 2011.

Les progrès du Fonds vert

du 10th of September 2011 au 13th of September 2011

La troisième réunion du Comité de transition de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) examine les modalités de création d’un fonds vert à Genève (Suisse). En décembre 2010, lors du sommet de Cancún (Mexique), les pays industrialisés se sont engagés à mobiliser 100 milliards de dollars par an à partir de 2020 pour répondre aux besoins des pays en développement. Les discussions s'articulent depuis sur les financements publics et privés mobilisables et la forme à donner à ce fonds climatique vert. La réunion de Genève finit sur l'assurance que des propositions concrètes seront sur la table de Durban. Le Fonds devrait ainsi être piloté par 24 États représentants le Nord comme le Sud et intégré dans les processus nationaux de planification économique.

Le risque naturel et le politique

02nd of September 2011

L'Institut universitaire des Nations-unies pour l'environnement et la sécurité humaine (UNU-EHS) publie une étude sur les risques naturels dans 173 pays du monde. Avec 32 % de risque de subir une catastrophe naturelle, l'île de Vanuatu (Pacifique) arrive en tête du classement. À l'autre extrémité, Malte (0,72 %) et le Qatar (0,02 %) affichent le niveau de risque le plus bas. Le classement se fonde non seulement sur la probabilité des risques naturels, mais aussi sur la capacité des société à y faire face. Le niveau d'instruction, de revenus, la situation alimentaire ou le fonctionnement des institutions déterminent en effet l'ampleur d'une catastrophe autant que les éléments météorologiques ou géologiques. Les Pays-Bas, plutôt fortement exposés aux risques climatiques (29,24 % de risque), mais bien dotés financièrement et institutionnellement, affichent ainsi un risque total de 7,71 % – à peine plus que l'Ouganda qui, avec un risque naturel deux fois moins élevé (11,68 %), connaît un risque total de 7,57 %. Ces résultats amènent le rapport à réclamer de ne pas limiter les efforts de coopération à l'aide d'urgence mais de travailler à la réduction des risques et à la préparation des sociétés à faire face aux catastrophes.

Investir aujourd'hui dans l'eau sera rentable

25th of August 2011

Le PNUE publie un Rapport sur le rôle de l'eau dans le développement d'une économie verte, à l'occasion de la Semaine mondiale de l’eau de Stockholm (Suède). L'étude souligne la valeur de l'eau, à la fois pour l’approvisionnement que pour le maintien de la biodiversité et des services écosystémiques, et plaide pour sa pleine rétribution. Elle identifie les piliers d'une politique de développement vert fondée sur l'eau : fournir, à tous les ménages, un accès abordable et adéquat à l’eau potable et aux installations sanitaires ; investir massivement dans la gestion de l’eau et les systèmes de traitement et d’approvisionnement. Elle oppose ainsi un scénario vertueux, dans lequel les investissements verts permettent d’atteindre tous les Objectifs du Millénaire pour le développement sur l’eau d’ici à 2015, au scénario du pire, dans lequel les investissements tardent encore et où la demande dépasse la capacité d’approvisionnement de 40 % d’ici à 20 ans.

 

Les agro-écosystèmes nourriront le monde

22nd of August 2011

Le PNUE et l'Institut international de gestion de l'eau (IWMI) publient un rapport conjoint sur les services écosystémique, la qualité de l'eau et la sécurité alimentaire. L'étude insiste sur le manque de durabilité des pratiques agricoles actuelles, notamment la surconsommation en eau, et ses résultats limités en termes de sécurité alimentaire et de protection de l'environnement : un milliard de personnes sont sous-alimentées ; une personne sur cinq dans le monde n'a pas d'accès à l'eau potable ; 4 000 décès par jour sont imputables au manque d'assainissement. Si les pratiques ne changent pas, l'agriculture pourrait doubler sa consommation en eau d'ici 2050. En conséquence, le rapport plaide pour une réinsertion des pratiques agricoles dans les logiques des écosystèmes, ce qu'il qualifie d'agro-écosystème. Des écosystèmes sains garantiraient des rendements agricoles plus élevés et plus durables, plus résistants au changement climatique.

La Caspienne, entre pétrole et protection

18th of August 2011

Les cinq pays riverains de la mer Caspienne – Russie, Iran, Azerbaïdjan, Kazakhstan et Turkménistan – se réunissent à Bakou (Azerbaïdjan) pour discuter du statut de la mer et de ses conséquences en matière de sécurité et d'environnemental. Le partage de la mer reste bloqué entre l'Iran, qui souhaite une division en cinq zones égales, et l'Azerbaïdjan, le Kazakhstan et le Turkménistan - lesquels souhaitent le partage de la Caspienne selon une ligne médiane, mal définie encore. Cette division constitue le principal obstacle au projet de gazoduc Nabucco, destiné à acheminer le gaz en provenance du Turkménistan et d’autres pays asiatiques vers l’Europe, en contournant le territoire russe. Le sommet faisait aussi suite à l’accord signé le 10 août entre ces cinq pays à Aktau (Kazakhstan) visant à renforcer la lutte régionale contre le déversement d’hydrocarbures et d'autres pollutions en mer Caspienne sous l’égide du PNUE. En l'absence de décision, les débats reprendront lors du prochain sommet à Moscou (Russie) fin 2011.

La plus grande aire protégée du monde

18th of August 2011

Cinq pays africains – Angola, Botswana, Namibie, Zambie et Zimbabwe – annoncent à Luanda (Angola) la création de la 6e plus grande aire naturelle protégée au monde, d'une superficie égale à la moitié de la France (278 000 km2). À vocation de conservation et de tourisme, l'aire englobe les bassins des fleuves Zambèze et Okavango et relie entre eux 14 parcs nationaux et réserves naturelles, notamment les chutes Victoria et le delta de l’Okavango. L'aire abrite de nombreuses espèces rares ,comme le léopard, le chien sauvage d’Afrique, le rhinocéros ou l’antilope noire, ainsi qu'une population de 250 000 éléphants. Le projet veut enfin servir de base au développement de revenus durables pour les communautés locales.

Une mesure unique des émissions des bâtiments

02nd of August 2011

L'Organisation internationale de normalisation (ISO) ouvre l'examen de la norme Common Carbon Metric (CCM) développée par le PNUE en 2009. La CCM mesure l'utilisation d'énergie et les émissions de CO2 des maisons et dans les bureaux construits et habités – c'est-à-dire au moment où les bâtiments consomment leur maximum d'énergie et donc émettent le plus. Avec 8,6 milliards de tonnes mesurés en 2004, sans doute 11,1 milliards en 2020, les émissions de CO2 des bâtiments constituent ainsi la première source mondiale de gaz à effet de serre. En tant que premier développeur de normes internationales dans tous les domaines, l'ISO peut amener une reconnaissance et une application rapides et large de la norme CCM par les architectes et les professionnels du bâtiment. L'adoption d'un système de comptabilité uniforme des émissions des bâtiments dans l62 pays membres de l'ISO ne pourrait que contribuer à la mise en œuvre efficace de réduction de la consommation d’énergie et des émissions de gaz à effet de serre. Il pourrait également servir de référent aux marchés des crédits carbone en cours de développement.

Navigation propre obligatoire en Antarctique

01st of August 2011

Deux amendements spécifiques à l'Antarctique à la Convention internationale pour la prévention de la pollution par les navires (Marpol) entrent en vigueur. Le premier encadre l'usage de pétrole brut comme carburant dans la zone, imposant une densité à respecter. Les bâtiments de commerce comme de transports de passagers utilisant un carburant de qualité moindre devront désormais refaire le plein lorsqu’ils navigueront dans la zone. Le second établit un contrôle officiel des émissions des navires dans la zone nord-américaine de l'Antarctique – notamment d’oxyde de souffre et d’oxyde d’azote – afin de faire appliquer les limitations existantes. Ce contrôle sera effectif le 1er août 2012.

 

Le climat, une question de sécurité mondiale

20th of July 2011

Le Conseil de sécurité consacre, pour la deuxième fois de son histoire, une de ses réunions à la question du changement climatique. Le premier débat, initié par le Royaume-Uni en 2007, était resté très général. La session de 2011, inscrite et présidée par l'Allemagne, discute très spécifiquement du lien entre conflits et changement climatique, soulignant la relation entre sécurité globale, adaptation et atténuation. La déclaration présidentielle finale, adoptée à l'unanimité, établit l'obligation pour le Secrétaire général des Nations-unies de transmettre au Conseil toute information relative au réchauffement dès lors qu'elle est importante dans l'évolution des conflits. La déclaration reconnaît, par ailleurs, la primauté de l’Assemblée générale et du Conseil économique et social des Nations-unies sur les questions de développement durable et, notamment, de changements climatiques. Si cette déclaration constitue un signal fort à quelques mois de Durban, elle est considérée par beaucoup, dont la diplomatie française, comme timide face à l’ampleur de la menace comme des possibilités d'action du Conseil en termes de prévention des conflits.

Nouveau plan d'action pour les ressources phytogénétiques

du 18th of July 2011 au 22nd of July 2011

La Commission des ressources génétiques pour l'alimentation et l'agriculture tient sa 13e session au quartier général de la FAO, à Rome (Italie). La réunion aboutit à la révision du Plan d’action mondial pour la conservation et l’utilisation durable des ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture (PAM) de 2009, un des principaux jalons du Programme de travail pluriannuel de la Commission. Le nouveau plan précise ainsi le rôle de la Commission dans la mise en œuvre du Protocole de Nagoya sur l’accès aux ressources génétiques et le partage des avantages découlant de leur utilisation adopté en octobre 2010, l'invitant à appuyer le Plan stratégique de la CDB et le développement d'indicateurs dédiés. Les débats abordent également la question des ressources génétiques pour l’adaptation et l'atténuation des changements climatiques, sans s'accorder sur la nécessité de la Commission de prendre partie dans les négociations internationales sur ce point. Ces différentes avancées illustrent le débat, récurrent de cette enceinte, entre ceux qui veulent réduire au maximum la question des ressources génétiques et ceux qui veulent s'attaquer à ses relations avec d'autres sujets globaux.

Nouveau programme pour la CITES

du 18th of July 2011 au 22nd of July 2011

La Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) réunit son 25e comité animal à Genève (Suisse). Le Comité établit son programme de travail pour les années à venir afin d'organiser la discussion certaines espèces désignées par la COP 15 : notamment, le commerce des serpents, des requins ou du macaque à longue queue. Le Comité adopte enfin des recommandations sur différents processus menés en collaboration avec d'autres enceintes multilatérales comme le Partenariat relatif aux indicateurs de biodiversité ; la détection des coraux inscrits à la CITES dans le commerce ou les systèmes de production. Depuis 1975, la CITES veille à ce que le commerce international des espèces d’animaux et de plantes sauvages ne menace pas leur survie en restreignant ou interdisant le commerce des plus menacés.

Le commerce maritime et le climat

15th of July 2011

L'Organisation maritime internationale (OMI) adopte deux premières mesures contraignantes pour réduire les émissions de gaz à effet de serre du transport maritime international, ainsi que le Protocole de Kyoto le lui demande depuis quatorze ans. Les nouveaux navires construits devront répondre à l'Indicateur opérationnel de l'efficacité énergétique des navires (EEDI). L'EEDI recouvre un ensemble d'objectifs d'efficacité énergétique à atteindre selon des modalités laissées aux architectes maritimes. Pour les navires existants, l'OMI impose un Plan de gestion de l'efficacité énergétique des navires (SEEMP), qui détaille des moyens d'amélioration de l'efficacité énergétique des navires lors de la navigation. Les deux mesures entreront en vigueur le1er janvier 2013, mais les pays en développement menés par la Chine, le Brésil et l'Afrique du Sud ont négocié un délai de 5 ans pour appliquer les nouvelles normes de construction des navires, retardant d'autant les effets de la mesure pour le climat.

Débuts pour la taxation du carbone australien

11th of July 2011

Le gouvernement australien adopte l'accord sur les énergies propres (Clean Energy Agreement) négocié par une commission multipartite de l'assemblée nationale à l'exclusion du parti libéral et du Parti National, opposés à toute marchandisation du carbone. En vertu de cet accord, les 500 principaux pollueurs devront payer 23 dollars australiens par tonne de carbone émise dans l'atmosphère à partir du 1er juillet 2012. Seront ainsi taxés les centrales énergétiques ; la plupart des sociétés de transport, d'exploitation minière et de transformation industrielle. Le prix augmentera ensuite de 2,5 % chaque année jusqu'en 2015, date à laquelle l'Australie devrait disposer d'un système d'échange de quotas d'émission permettant au marché de fixer le prix du carbone. Les revenus générés par la monétarisation des émissions doivent par ailleurs venir financer un plan de développement des énergies propres en Australie.

Les énergies renouvelables dans le monde

07th of July 2011

Le PNUE publie le Global Trends in Renewable Energy Investissement 2011, préparé par le Bloomberg New Energy Finance (Grande-Bretagne), montrant à la fois l'approfondissement de l'intérêt pour les énergies renouvelables et l'apparition de nouveaux acteurs. En 2010, l'investissement mondial dans le secteur a atteint 211 milliards de dollars, soit 32 % de plus qu'en 2009. Pour la première fois, les investissements réalisés dans les pays en développement ont dépassé ceux réalisés dans les pays développés. À côté de la Chine (48,9 milliards de dollars, soit +28 %), un nombre croissant de pays ont investi dans les énergies vertes : l'Amérique latine (13,1 milliards soit +39 % ), le Moyen-Orient et l'Afrique (5 milliards, deux fois plus qu'en 2009), le reste de l'Asie en développement (4 milliards, +33 %) ou l'Inde, (3,8 milliards de dollars, +25 % ). Par ailleurs, pour la première fois, les fonds publics ont investi plus largement (5 milliards de dollars) que les entreprises privées dans des ouvrages de grande ampleur. En Europe occidentale, les investissements au contraire ont été le fait des particuliers qui se sont équipés.

Changer de modèle technologique

05th of July 2011

Le Département des affaires économiques et sociales de l’ONU publie son rapport annuel. Pour la première fois de son histoire, la publication insiste sur la fragilité de l'environnement et ses conséquences pour l'humanité. Constatant que la planète Terre est proche de perdre l'essentiel de ses capacités de résilience, en raison de la surconsommation d'énergie et des ressources naturelles comme de la croissance des émissions de gaz à effet de serre, le rapport appelle à un changement technologique radical, amenant le développement d'une économie verte et durable. Une agriculture et une exploitation forestière durable, des infrastructures adaptés aux changements climatiques, des technologies réduisant les déchets et utilisant des énergies propres, telles sont les secteurs les plus porteurs de ce changement selon l'étude. Ce changement demanderait un investissement de 1 900 milliards de dollars par an pendant 40 ans, dont 1 1000 milliards de dollars pour répondre aux besoins croissants des pays en développement en alimentation et en énergie. C'est aux gouvernements de montrer l'exemple et de lancer le mouvement, notamment en développant collectivement des régimes de recherche et de partage technologique, ainsi que des régimes de droits intellectuels adaptés et compatibles avec les règles de l'OMC.

Garantir l'information et la participation des citoyens

du 29th of June 2011 au 01st of July 2011

La convention d'Aarhus sur l'accès à l'information, la participation du public au processus décisionnel et l'accès à la justice en matière d'environnement tient sa 4réunion des parties à Chisinau (Moldavie). Entrée en vigueur en 2001, la Convention veut garantir l'information et la participation des citoyens sur les questions environnementales ainsi que leur capacité à exiger l'application du droit international de l'environnement dans leur pays, comme l'exige l'article 10 de la Déclaration de Rio. S'adressant aux délégués de Rio+20, les 400 participants de la réunion de Chisinau les engagent à ne pas oublier les réformes institutionnelles nécessaires pour améliorer la gouvernance globale de l'environnement et le respect des droits des individus. Ils les enjoignent aussi à s'engager clairement en faveur du développement de l'économie verte, pris comme une réponse à la fois aux problèmes systémiques de la planète et aux revendications environnementales légitimes des populations.

Le premier G20 agricole

du 22nd of June 2011 au 23rd of June 2011

Le premier G20 agricole se réunit à Paris (France) pour chercher des solutions collectives à la flambée des prix agricoles qui pèse depuis 2008 sur la sécurité alimentaire mondiale. Les vingt plus grosses puissances agricoles de la planète, représentant 85 % de la production mondiale, aboutissent à un accord important, mêlant différentes injonctions : augmenter la production agricole et la recherche agronomique ; améliorer l’accès aux ressources (terre, eau) des paysans des pays en développement ou diversifier l’agriculture pour mieux faire face aux situations de crise. Afin d'enrayer la spéculation aveugle qui tend à augmenter les crises depuis 2008, le G20 crée également l'AMIS (Agricultural Market Information System), un système sans précédent de mise en commun des données publiques et privées de production et de stockage des matières premières agricoles. Un « forum de réaction rapide » est aussi instauré pour coordonner les politiques de marché en cas de situation d'urgence. Malgré ces avancées certaines, les représentants des petits agriculteurs regrettent que les multinationales de l'agro-alimentaire ne soient pas légalement contraintes de faire toute la lumière sur leurs stocks ou que la question de l'impact des agrocarburants sur la volatilité des prix ait été écartée. Ils déplorent enfin que l'accord ne contienne pas de mesures favorables à la création de stocks de régulation en dehors de réserves d'urgence.

Ne pas oublier les réfugiés

20th of June 2011

Le Commissariat des Nations unies pour les réfugiés publie son rapport annuel à l'occasion de la journée mondiale des réfugiés. Selon l'étude, 80 % des réfugiés vivent aujourd'hui dans les pays en développement, avant tout en raison du manque d'accueil et de solidarité affichés dans beaucoup de pays industrialisés. Le Pakistan, l'Iran et la Syrie accueillent les plus larges populations de réfugiés : 1,9 million, 1,07 million et 1,005 million respectivement. L'impact économique atteint 710 réfugiés pour 1 dollar de PNB au Pakistan, 475 en République du Congo et 247 au Kenya. Il y a soixante ans, quand le Commissariat a été créé, il devait protéger 2,1 millions d'Européens déracinés par la seconde guerre mondiale. Aujourd'hui, il doit aider 43,7 millions de personnes, réparties dans plus de 120 pays. 15,4 millions d'entre eux sont des réfugiés transfrontaliers, 27,4 millions sont déplacés dans leur propre pays et 837 milles sont des demandeurs d'asile. 7,2 millions d'entre eux sont dans cette situation précaire depuis plus de cinq ans. Une situation qui conduit les Nations unies a demandé aux pays développés de prendre plus équitablement leur part dans l'accueil des réfugiés.

Comment évaluer les risques nucléaires ?

du 20th of June 2011 au 24th of June 2011

L'AIEA organise à Vienne (Autriche) une conférence ministérielle extraordinaire sur la sécurité nucléaire, trois mois après l'accident de la centrale de Fukushima (Japon). Les débats témoignent à la fois du souci de rassurer les opinions publiques en prenant des engagements de transparence et de renforcement de l'expertise internationale et de la difficulté d'accomplir ces engagements. Le cadre réglementaire national reste ainsi prééminent et les opérateurs nucléaires centraux dans les dispositifs, même si tout les participants reconnaissent l'importance de l'indépendance des régulateurs chargés de contrôler la sûreté des centrales. L'AIEA propose néanmoins de mener des expertises au hasard, dans les installations les plus anciennes, dans les pays acceptant ce regard extérieur sur leur équipement. Les États-Unis, qui viennent de terminer leur propre audit de leurs centrales, semblent accepter, le 21, la venue des inspecteurs de l'AIEA sur leur territoire dans ces conditions.

Répondre aux prix alimentaires élevés

17th of June 2011

L'OCDE et la FAO publient un rapport conjoint sur les prix agricoles d'ici 2020. Se basant sur l'augmentation constante des prix depuis 2001, l'étude n'envisage pas de réel renversement de tendance dans la prochaine décennie. Même si les années à venir offrent de bonnes récoltes, l'augmentation attendue de la consommation alimentaire individuelle et de la population mondiale devrait maintenir les cours alimentaires à des niveaux élevés. Le prix des céréales devrait ainsi atteindre un prix moyen de 20 % plus élevé qu'aujourd'hui – celui de la viande devant progresser de plus de 30 %. Selon le rapport, la seule réponse possible est d'investir massivement dans l'agriculture et de développer des politiques publiques fortes de développement rural en particulier dans les pays en développement.

Mesurer le risque pour les grandes villes

16th of June 2011

Une équipe de chercheurs de l'université de Columbia et de la City University de New York (CUNY) publie une étude des risques climatiques dans les villes. Analysant les risques pesant sur 12 grandes villes (Athènes, Dakar, New Delhi, Harare, Kingston, Londres, Melbourne, New York, São Paulo, Shanghai, Tokyo ou Toronto), l'équipe souligne le besoin urgent de préparation et planification urbaines pour anticiper et atténuer les impacts des phénomènes météorologiques extrêmes attendus. Au-delà des risques pesant sur les infrastructures, l'étude documente ainsi l'impact d'inondations et de sécheresses plus fréquentes sur la quantité et la qualité de l'énergie, de l'eau et des systèmes de transport. Qu'il repose sur un réseau ou un système informel de distribution, l'accès à l'eau apparaît ainsi comme une des faiblesses structurelles des villes du Nord et du Sud.

Imaginer l'avenir du Protocole de Kyoto

du 06th of June 2011 au 17th of June 2011

Les représentants des gouvernements se réunissent à Bonn (Allemagne) pour la préparation de la Conférence de Durban. Les débats se focalisent sur l'avenir du seul traité international encadrant les émissions de gaz à effet de serre (GES) : le protocole de Kyoto, qui arrive à son terme en 2012. Pour les pays en développement, le protocole constitue un cadre important en ce qu'il pose la responsabilité historique des pays développés sur les changements climatiques observés et à venir. Ils s'inquiètent que d'ores et déjà des pays (Canada, Japon, Russie) aient indiqué qu'ils ne se réengageraient pas dans un nouvel accord global contraignant, malgré les pressions européennes et les différents rapports indiquant une augmentation constante des gaz à effet de serre dans l'atmosphère. Les discussions techniques parallèles (fonds vert pour le climat, plans nationaux d'adaptation, etc.) ont progressé à Bonn sans aboutir à des décisions visibles et définitives.

Les forêts, moteur essentiel de la croissance verte

05th of June 2011

Le PNUE publie Les forêts dans une économie verte : une synthèse, une évaluation des opportunités de croissance verte découlant d'une meilleure exploitation de la forêt à l'échelle mondiale. Selon l'étude, investir 40 milliards de dollars supplémentaires par an dans le secteur forestier – soit une augmentation des dépenses de plus de 60 % – permettrait de réduire de moitié le taux de déforestation d'ici à 2030. L'effort amènerait par ailleurs la séquestration de 28 % de carbone atmosphérique supplémentaire et l'augmentation de 140 % du couvert forestier d'ici à 2050. Le secteur créerait ainsi des millions de nouveaux emplois. Le constat amène le PNUE à recommander la forêt comme un secteur-clé pour la promotion d'une croissance verte, permettant une transition vers une économie moins carbonée, utilisant les ressources de matière efficiente et génératrice d'emplois.

Biodiversité et Ressources Naturelles -

Définir l'économie verte et ses instruments

02nd of June 2011

La 65e Assemblée générale des Nations unies (AGNU-65) organise un débat thématique informel sur l’économie verte. Le but est de mieux définir le contenu d'un sujet d'ores et déjà inscrit à l'ordre du jour de la conférence Rio+20 de juin 2012. Un consensus relativement large – de la Chine à l'Union européenne en passant par le Mexique ou le Maroc – émerge pour souligner que la croissance verte doit permettre de conjuguer développement durable et lutte contre la pauvreté tout en tenant compte des spécificités de chaque pays. Le débat a aussi fait émerger différentes interrogations partagées au Nord comme au Sud : l'opportunité d'instaurer des taxes vertes, la manière de gérer la transition dans certains secteurs ou d'abolir les subventions au secteur pétrolier sans porter préjudice aux populations les plus pauvres, le risque de barrières tarifaires vertes, etc. La discussion préfigure ainsi les possibles éléments d’un accord sur l’économie verte lors de la conférence Rio +20 : le transfert et le financement de technologies propres vers les PED, la promotion du développement durable et la lutte contre la pauvreté, la création d’emplois, des garde-fous contre le protectionnisme vert, des mesures flexibles qui prennent en compte les défis de chaque pays et n’entravent pas leur développement.

Climat -

Utiliser les marchés pour financer les énergies propres

02nd of June 2011

Le PNUD publie Catalysing Climate Finance, un guide à l'usage des décideurs publics des pays en développement détaillant comment avoir accès aux marchés financiers liés à l'environnement dans le domaine climatique. Les investissements dans les énergies propres ont augmenté de 30 % à l'échelle mondiale entre 2009 et 2010, mais 90 % de ces investissements se sont concentrés dans les pays du G20, le reste du monde se partageant les 10 % restant. Ce résultat traduit, selon le PNUD, la difficulté pour les pays en développement de, simultanément, accéder aux nouvelles sources de financement ; créer des liens entre les stratégies nationales de lutte contre le changement climatique et celles de développement, et utiliser leurs finances publiques limitées, pour attirer des investissements privés dans ce secteur. Pour les aider à définir leur stratégie en fonction de leurs besoins, le guide s'appuie sur des centaines de projets « climat » menés dans plus de 140 pays.

Climat -

Un label pour financer l'adaptation des villes

01st of June 2011

La Banque mondiale et le Groupe C40 des villes pour le climat signent un accord de partenariat à São Paolo (Brésil). Présidé par le maire de New York, le C40 regroupe 40 des plus grandes villes du monde et représente 8 % de la population mondiale, 12 % des émissions globales de gaz à effet de serre et 21 % du PNB mondial. Créé en 2006 à l'initiative du Président Clinton, le C40 veut représenter les villes dans les négociations internationales, mais aussi aider les membres à réduire leur impact climatique et à s'adapter pour protéger leurs populations. Le partenariat signé vise à faciliter l'accès direct des villes C40 aux financements internationaux dans le domaine, sans passer par les gouvernements nationaux. Instaurant une méthode unique de mesure des émissions de CO2 , il espère constituer un label attractif pour les investisseurs privés nationaux et étrangers sur des projets de réduction des émissions de CO2. Déjà, il doit permettre aux villes membres d'obtenir l'assistance de la Banque mondiale.

Premier sommet mondial des forêts tropicales humides

du 31st of May 2011 au 03rd of June 2011
Le premier sommet des chefs d'États et de gouvernements des trois bassins forestiers tropicaux du monde se réunit à Brazzaville (Congo) dans le cadre de l'année internationale des forêts. Le sommet réunit les 35 pays couvrant 80 % des forêts tropicales humides et de la biodiversité mondiales ainsi que leurs grands partenaires bilatéraux et multilatéraux. Dans les trois zones (bassins du Congo, amazonien et Bornéo-Mékong), la déforestation a ralenti de 24 % entre la décennie 1990 et la décennie 2000, passant de 7,1 millions d'hectares par an à 5,4 millions d'hectares. L'Amazonie reste la zone la plus menacées (3,6 millions d'hectares déforestés chaque année entre 2000 et 2010), devant l'Asie du Sud-est (1 million d'hectare de forêt détruit annuellement sur la même période). Dans le bassin du Congo, la conversion demeure moins élevée, avec un total de 700 000 hectares perdus durant la décennie. Reste que seuls 15 % de la surface forestière totale des trois bassins bénéficient d'un plan de gestion et 3,5 % d'une gestion qualifiée de durable. 1 % seulement est certifié. Témoignant d'une prise de conscience croissante des enjeux environnementaux, climatiques et développementalistes, la déclaration finale s'engage les signataires à préparer un plan d'action pour la gestion durable des forêts et le développement d'ici le sommet de Rio+20 de 2012.
Climat -

Nouveau record d'émissions mondiales de CO2

du 30th of May 2011 au 30th of November -0001
L'Agence internationale de l'énergie (AIE) publie une évaluation des émissions mondiales de CO2 pour l'année 2010. Le niveau enregistré établit un nouveau et inquiétant record : 30,6 gigatonnes (Gt), soit 5 % de plus que le précédent record établi en 2008 (29,3 Gt). Ce constat remet en cause l'objectif fixé par la communauté internationale de tout faire pour éviter une élévation de la température supérieure à 2 °C — un objectif qui impose de ne pas dépasser les 32 Gt d'émissions annuelles en 2020 et donc de freiner considérablement le rythme de progression des émissions. Selon l'AIE, si 40 % des émissions mondiales proviennent de pays de l'OCDE en 2010, ces pays ne représentent que 25 % de croissance des émissions par rapport à 2009. Les pays non membres de l'OCDE — menés par la Chine et l'Inde — sont responsables du reste de l'augmentation. Néanmoins, par habitant, les pays de l'OCDE continuent d'émettre plus (10 t) que les pays émergents (5,8 t pour la Chine et 1,5 t en Inde).
Gouvernance -

Énergies renouvelables : les scénarios du GIEC

du 09th of May 2011 au 30th of November -0001
Le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) publie un rapport (Special Report on Renewable Energy Sources and Climate Change Mitigation) sur le développement possible des énergies renouvelables (solaire, éolien, biomasse et hydraulique) d'ici 2050. Fondé sur plus de 160 études scientifiques, le rapport dégage quatre scénarios dépendant largement des choix et des investissements publics réalisés. Selon le plus optimiste de ces scénarios, les énergies vertes pourraient fournir 78 % de la demande mondiale d'énergie, contre 13 % en 2008. Cette transition permettrait en outre d'économiser l'équivalent de 560 gigatonnes de dioxyde de carbone entre 2010 et 2050, et ainsi de maintenir les émissions de gaz à effet de serre (GES) en dessous du seuil provoquant une augmentation des températures supérieure à 2 °C. Le rapport souligne le potentiel technique qui existe aujourd'hui pour le développement de ces énergies et attire l'attention sur la baisse du coût des équipements comme incitation pour les gouvernements à mener des politiques ambitieuses dans le domaine.
Gouvernance -

Le verdissement de l'économie des pays les moins avancés (PMA)

du 09th of May 2011 au 30th of November -0001
Le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED) et le Bureau du Haut Représentant pour les pays les moins avancés, les pays en développement sans littoral et les petits États insulaires en développement des Nations Unies (UN-OHRLLS) publient un rapport conjoint (Why a Green Economy Matters for the Least Developed Countries) sur les avantages comparatifs détenus par les pays les moins avancés (PMA) pour une croissance verte. L'étude rappelle que ces pays ont généralement un bas niveau d'émissions de carbone et sont moins dépendants des ressources fossiles. Plus l'agriculture est intensive en main d'œuvre et l'exploitation des forêts communautaire, plus la croissance peut être globalement verdie. Le rapport conseille une redirection des investissements et des politiques vers les secteurs améliorant directement les conditions de vie des plus pauvres, comme des énergies renouvelables localisées ou les services environnementaux. S'appuyant sur des exemples pris dans différents pays, dans les secteurs public, privé ou associatif, l'étude montre que ce choix combine la conservation de l'environnement avec l'augmentation des revenus et la création d'emplois. Constatant que la seule barrière à ce développement est avant tout financière, le rapport souligne le rôle à jouer par la coopération internationale pour rendre cette transition possible.
Gouvernance -

L'Europe s'engage dans la protection des forêts d'Afrique de l'Ouest

du 09th of May 2011 au 30th of November -0001
L'Union européenne et le Liberia signent à Monrovia (Liberia) un Accord de partenariat volontaire (en anglais, VPA, Volontary Partnership Agreement) stipulant que tous les produits forestiers en provenance du Liberia et à destination de l'UE doivent être, d'ici 2014, accompagnés d'une autorisation attestant de leur origine légale. Cet accord veut soutenir le gouvernement du Liberia, qui possède plus de la moitié des forêts tropicales d'Afrique de l'Ouest, dans ses réformes en matière de gestion des forêts. Il doit aussi fournir aux consommateurs européens l'assurance que les produits du bois, y compris les meubles et les copeaux utilisés pour les biocarburants, sont d'origine légale. C'est le sixième accord bilatéral conclu par l'UE et un État producteur de bois (après l'Indonésie, la République centrafricaine, le Cameroun, la République démocratique du Congo et le Ghana). Le but de ces contrôles est de limiter la déforestation illégale et la dégradation de l'environnement qui concourent au changement climatique.
Biodiversité et Ressources Naturelles -

Conservation de la biodiversité : les engagements européens

du 03rd of May 2011 au 30th of November -0001
L'Union européenne présente sa stratégie à l'horizon 2020 en matière de biodiversité, répondant aux engagements pris à la conférence de la Convention sur la diversité biologique (CDB) de Nagoya (Japon) en octobre 2010. L'objectif reste d'enrayer la disparition des espèces, puisque malgré les efforts décidés à Johannesburg (Afrique du Sud) en 2001, l'objectif n'a pas été atteint avant 2010. La stratégie européenne cible les pressions les plus fortes (agriculture, exploitation forestière, pêche, espèces envahissantes), allouant une partie des fonds de la Politique agricole commune (PAC) à la construction d'une gouvernance durable dans ces secteurs. La stratégie veut aussi renforcer le principal outil européen de protection de la nature, le réseau Natura 2000, qui représente aujourd'hui 18 % de la surface de l'UE, en lui fixant des objectifs à atteindre en termes de conservation des espèces et des habitats. Les associations saluent l'effort politique accompli, mais regrettent l'absence d'objectifs chiffrés pour l'amélioration de la durabilité dans l'agriculture et la foresterie européennes.
Gouvernance -

Politiques climatiques et corruption : constat et propositions

du 30th of April 2011 au 30th of November -0001
L'ONG Transparency International publie un rapport sur les risques de corruption dans les politiques de lutte contre le changement climatique. Avec un coût global estimé à 700 milliards de dollars annuels, les politiques climatiques (atténuation et adaptation) constituent un domaine nouveau d'action publique, mêlant des acteurs publics et privés et nécessitant de nouveaux canaux, sans que les mécanismes de coordination et de vérification adéquats soient en place. Le potentiel de détournement et de fraude est d'autant plus important que les institutions sont faibles. Bangladesh, Inde, Madagascar, Népal, Mozambique, etc., aucun des 20 pays les plus exposés au risque climatique ne présentent de bons résultats en matière de transparence de l'action publique (tous obtenant moins de 3,6 [sur 10] sur l’Indice de perception de la corruption [IPC]). Projets fictifs de plantation de forêts, mauvais respect des normes de construction pour résister aux typhons, émissions frauduleuses de crédits carbone, etc., de l'accaparement de rentes par les gouvernements à la corruption des fonctionnaires chargés de mettre en œuvre les politiques, seul un contrôle indépendant peut empêcher le développement de la corruption dans les politiques climatiques. Tout en proposant aux gouvernements des normes de transparence dans la gestion des fonds et l'application des normes, l'ONG lance un programme sur la gouvernance climatique destiné à aider la société civile de six pays pilotes (Bangladesh, République dominicaine, Kenya, Maldives, Mexique et Pérou) à surveiller le financement des programmes.
Gouvernance -

Agriculture : principes pour des investissements responsables

du 18th of April 2011 au 20th of April 2011
La Conférence annuelle sur le foncier et la pauvreté réunit à Washington (États-Unis) des investisseurs, des responsables gouvernementaux et des membres des agences internationales. Les débats portent sur la mise en œuvre des principes pour des Investissements agricoles responsables (RAI), formulés par la Banque mondiale, le Fonds international de développement agricole (FIDA), la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED) et l’Organisation des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO). Ces sept principes — droits fonciers et droit aux ressources ; sécurité alimentaire ; transparence ; consultation et participation ; viabilité économique ; durabilité sociale ; durabilité environnementale — doivent permettre de protéger les droits des petits agriculteurs et des communautés autochtones par les investisseurs qui se lancent dans des acquisitions de terres agricoles à grande échelle. Toutefois, dans un appel lancé le 17 avril, différents ONG et mouvements agricoles critiquent ces RAI, dont le respect est volontaire et jamais sanctionné, comme un blanc-seing laissé aux multinationales de l'agroalimentaire plutôt qu'un garde-fou contre la spoliation foncière des plus pauvres.
Gouvernance -

Où en sont les Objectifs du Millénaire pour le développement?

du 15th of April 2011 au 30th of November -0001
La Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI) publient leur rapport annuel conjoint sur l'avancée des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) : Improving the Odds of Achieving the MDGs - Global Monitoring Report 2011. L'étude confirme l'avancée globale de la lutte contre la pauvreté. En 2015, 883 millions de personnes devraient vivre avec moins de 1,25 dollar par jour, contre 1,4 milliard en 2005. La plupart vivront dans 17 pays africains qui restent très loin de l'objectif fixé par l'Assemblée générale des Nations unies en 2001. La parité dans l'éducation primaire et secondaire, et l'accès à l'eau potable ou l'alimentation sont des objectifs proches d'être atteints, alors que l'assainissement ou la réduction de la mortalité infantile et maternelle seront atteints par moins de 45 % des pays. Pour les deux institutions, l'avancée des indicateurs reste dépendante de la croissance globale et de la qualité des politiques économiques des pays. Il appartient donc aux agences de développement de donner un nouvel élan à la poursuite des OMD en intervenant pour stabiliser le contexte économique international, conseiller les pays à faibles revenus dans leurs choix politiques et consolider les institutions des États fragiles afin de les faire entrer dans un cercle vertueux de développement, de paix et de sécurité. Le rapport attend ainsi des pays émergents, devenus bailleurs de fonds, qu'ils s'engagent à aider les pays les moins avancés à atteindre les OMD.
Climat -

Destruction record de la couche d'ozone au-dessus de l'Arctique

du 05th of April 2011 au 30th of November -0001
L'Organisation météorologique mondiale (OMM) signale une déperdition record de la couche d'ozone protégeant les organismes vivants des effets nocifs du rayonnement ultraviolet au-dessus de l'Arctique. Pour l'OMM, ce résultat s'explique d'abord par la persistance dans l'atmosphère de substances nocives pour l'ozone, malgré l'effet positif du protocole de Montréal qui régule leur émission depuis 1989. Selon l'OMM, il faudra attendre 2030, voire 2040, pour que les niveaux de ces gaz soient revenus à ce qu'ils étaient en 1980 et cessent d'amplifier le phénomène naturel de déperdition de la couche d'ozone aux pôles. L'ampleur du trou observé cette année en Arctique s'explique en outre par le niveau particulièrement bas des températures dans la stratosphère durant l'hiver, un phénomène contraire à la concentration de l'ozone. La colonne d'ozone a ainsi perdu, en 2011, 40 % de son épaisseur entre le début de l'hiver et la fin mars, alors que la moyenne depuis le début des années 1990 s'établit autour de 25 %. Rappelant les risques pour la santé humaine et animale, l'OMM appelle à une vigilance accrue et des efforts renouvelés quant au contrôle de l'évolution de la couche d'ozone tout autour du globe.
Gouvernance -

Reprise des négociations climatiques : entre défiance et avancées

du 03rd of April 2011 au 08th of April 2011
Les représentants de plus de 190 pays se retrouvent à Bangkok (Thaïlande) pour la reprise des pourparlers sur le changement climatique et la préparation de la conférence de Durban (Afrique du Sud) de la fin 2011. Les pays du Nord y discutent de la mise en œuvre des différentes institutions créées à Cancún (Mexique) fin 2010, comme le Fonds vert pour aider les pays les plus vulnérables à faire face au changement climatique, le mécanisme technologique en faveur des technologies propres, ou un cadre de coopération spécifique pour l'adaptation. Ils se heurtent à la méfiance des pays du Sud, qui réclament davantage de garanties avant d'avancer sur les points techniques. Les pays en développement réclament notamment la discussion d'un accord global et légalement contraignant, seul capable selon eux de contraindre les pays riches (et en premier lieu les États-Unis) à se fixer des objectifs de réduction d'émissions de gaz à effet de serre compatibles avec une limitation de la température du globe à 2 °C.
Climat -

Forte croissance des investissements mondiaux en énergie propre

du 30th of March 2011 au 30th of November -0001
Le Pew Charitable Trusts publie une étude sur les investissements mondiaux en énergie propre. L'éolien reste la technologie préférée des investisseurs (95 milliards de dollars), suivi de plus en plus près par le solaire (79 milliards). En 2010, les investissements mondiaux ont atteint un niveau record de 243 milliards de dollars, soit 30 % de plus qu'en 2009, et 630 % de plus qu'en 2004. Avec 54,4 milliards de dollars investis dans les énergies propres, soit 39 % de plus qu'en 2009, la Chine est devenue le leader mondial du secteur. Vient ensuite l'Allemagne (41,2 milliards de dollars), à la faveur d'un doublement de ses investissements par rapport à 2009. Les deux pays ont ainsi détrôné les États-Unis, premier jusqu'en 2008, et aujourd'hui troisième avec un niveau d'investissements de 34 milliards de dollars. Partout l'évolution témoigne de la robustesse des politiques nationales soutenant les énergies renouvelables. Seuls des objectifs clairs de réduction d'émission de carbone couplés à des investissements publics importants créent, selon l'étude, des incitations à long terme pour les investisseurs privés.
Climat -

Le verdissement du secteur des transports en Europe

du 29th of March 2011 au 30th of November -0001
La Commission européenne présente sa stratégie de développement des transports d'ici 2050. Compatible avec les objectifs climatiques de l'Union européenne, la stratégie Transports 2050 repose sur l'essor des lignes ferroviaires à grande vitesse, l'utilisation de 40 % de carburant émettant peu de carbone dans l'aviation et une réduction de 40 % des émissions de gaz à effet de serre dues au transport de marchandises. La stratégie envisage aussi d'interdire l'accès aux centres-villes aux véhicules diesel et essence d'ici 2050, après avoir atteint 50 % du parc fonctionnant sur d'autres carburants d'ici 2030. Selon la Commission, la stratégie doit permettre non seulement d'atteindre des objectifs environnementaux, mais aussi de soutenir la compétitivité européenne grâce à des systèmes de transports intégrés et accessibles et des investissements structurels créateurs d'emplois.
Gouvernance -

De la nécessité de politiques globales de l'eau en Afrique

du 21st of March 2011 au 30th of November -0001
Le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) et UN-Habitat (l'agence onusienne pour les établissements humains) publient un rapport conjoint sur l'accès à l'eau et à l'assainissement dans les zones urbaines en Afrique. Si cet accès a progressé durant les dernières décennies, le rythme de l'urbanisation crée des besoins largement supérieurs aux équipements installés. On estime qu'un milliard d'Africains sont des urbains ; 55 millions n'ont toujours accès à l'eau potable, contre 30 millions en 1990. Durant la même période (1990-2010), le nombre de personnes dénuées d'accès à l'assainissement a doublé pour atteindre 175 millions. L'absence de services adéquats en eau et en assainissement peut atteindre 60 % dans les bidonvilles du continent. Pour les deux agences, ces résultats désignent à la fois une urgence en termes de développement humain et un potentiel important de « croissance verte » dans ces secteurs. Ils montrent également la nécessité de l'émergence de politiques globale de l'eau, permettant de répondre à long terme tant aux besoins croissants des urbains qu'à la protection des ressources, notamment en réduisant la demande en eau douce d'au moins 20 %.
Climat -

Europe : feuille de route pour une économie décarbonée et compétitive

du 08th of March 2011 au 30th of November -0001
La Commission européenne présente une feuille de route pour créer une économie européenne décarbonée et compétitive. La communication détaille comment l'Europe peut atteindre l'objectif (fixé par les États en octobre 2009) de réduire ses émissions de gaz à effet de serre (GES) de 80 % d'ici à 2050 par rapport au niveau de 1990 tout en maintenant son activité économique. Ne prenant en compte que des réductions domestiques, la feuille de route s'appuie essentiellement sur le renforcement de l'efficacité énergétique dans l'industrie : le secteur électrique est appelé à réduire de 93 à 99 % ses émissions d'ici 2050 ; l'industrie de 83 à 87 %. Selon la Commission, la politique proposée demandera un investissement additionnel annuel de 270 milliards d'euros, soit 1,5 % du PIB européen, par rapport au niveau observé depuis 2008. Pour les critiques (des professionnels du chauffage à l'énergie renouvelable aux Verts européens en passant par les ONG), ce programme n'est pas assez volontaire dans le secteur résidentiel et ne fait pas la part assez belle aux énergies renouvelables.
Climat -

Pour une approche agroécologie de l'agriculture

du 08th of March 2011 au 30th of November -0001
Le rapporteur spécial des Nations unies pour le droit à l'alimentation, Olivier De Schutter, publie un rapport privilégiant une approche « agroécologique » de la sécurité alimentaire. Selon l'étude, généraliser des méthodes agroécologiques d'amendement des sols et de lutte contre les maladies permettrait, en dix ans, de doubler la production alimentaire mondiale tout en atténuant l'impact du secteur sur le climat et en réduisant la pauvreté en zone rurale. Respectueuses de l'environnement, peu coûteuses, simples à mettre en œuvre, génératrices de revenus annexes, ces méthodes sont particulièrement adaptées aux besoins des petits agriculteurs. Le rapport cite l'exemple du Malawi, où l'adoption de méthodes agroécologiques a permis de faire passer le rendement à l'hectare du maïs de 1 à 3 tonnes tout en améliorant les revenus des exploitants. En Indonésie, au Vietnam ou au Bangladesh, les paysans ont baissé de 92 % leur recours aux insecticides chimiques, réduisant leurs dépenses tout en maintenant leur production.
Climat -

Objectif de croissance verte pour l'économie chinoise

du 05th of March 2011 au 14th of March 2011
La 11e Assemblée populaire nationale (APN) chinoise tient sa 4e session. Les députés approuvent notamment le 12e Plan quinquennal pour le développement économique (2011-2016), qui prévoit une forte baisse de l'intensité de sa consommation énergétique. Annonçant une croissance économique annuelle maîtrisée à 7 %, la Chine se fixe comme objectif de réduire de 16 % sa consommation d'énergie et de 17 % ses émissions de CO2 par unité du PIB. Le verdissement de l'appareil de production chinois devrait également se traduire par une réduction de 8 % à 10 % des émissions des principaux polluants. Selon l'APN, il s'agit d'une transformation des modalités du développement économique basée sur « une philosophie de développement plus calme et plus rationnelle ». Elle estime également remplir ainsi les responsabilités chinoises envers « le développement durable de l'économie mondiale ».
Biodiversité et Ressources Naturelles -

État des récifs mondiaux : danger et urgence

du 24th of February 2011 au 30th of November -0001
Le think tank environnementaliste américain World Resources Institute (WRI) et une vingtaine d'organisations de conservation publient un rapport (Reefs at Risk Revisited) sur l'état des coraux dans le monde. Comparant les résultats actuels avec ceux collectés il y a treize ans, le rapport note l'extension des récifs menacés. Selon l'étude, qui a réuni des scientifiques du monde entier pendant trois ans, 75 % des récifs sont actuellement en état de stress, et la situation est particulièrement grave de l'Asie, où 95 % des récifs sont en danger. La surexploitation des récifs — par l'ampleur des prises comme par les méthodes destructrices utilisées — est la première cible du rapport. Les pollutions telluriques et le changement climatique sont les deux autres principaux facteurs menaçant les coraux. Si la solution passe, selon l'étude, par des politiques de conservation plus ambitieuses, elle considère que seul un sixième des 2 500 zones actuellement protégées est effectivement bien géré.
Gouvernance -

Comment financer la transition vers une croissance verte

du 21st of February 2011 au 30th of November -0001
Le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) publie un rapport sur les investissements nécessaires pour enclencher une croissance verte à l'échelle mondiale. Soulignant que l'essentiel des investissements reste aujourd'hui concentré dans des secteurs nuisant au développement durable, tels l'immobilier ou les énergies fossiles, l'étude désigne plusieurs secteurs clés pour générer une « croissance verte », émettant peu de carbone et utilisant efficacement les ressources naturelles : l'efficacité des systèmes agricoles, en particulier des petites exploitations ; l'efficacité énergétique et les bâtiments verts ; la réduction de l'impact environnemental de la pêche, et notamment l'ampleur des flottes ; la meilleure gestion des forêts ; le verdissement des activités industrielles ; le développement du tourisme vert ; le choix de transports non motorisés et de carburants propres ; le traitement des déchets et le recyclage ; l'eau et l'assainissement. Ces investissements verts seraient d'importants créateurs d'emplois : +20 % d'ici 2050 par rapport à un scénario de maintien du statu quo. Un tel programme demanderait entre 1 000 à 2 590 milliards de dollars, soit moins d'un dixième du total de l'investissement mondial annuel, et la transition absorberait ainsi seulement 2 % du PIB (1 300 milliards de dollars) par an d'ici 2050 dans les  secteurs clés susmentionnés.
Climat -

Réduire les émissions du secteur agricole

du 14th of February 2011 au 30th of November -0001
L'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) lance un programme d'information visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) du secteur agricole. Pour la FAO, le secteur, responsable de 14 % des émissions de GES (soit 6,8 gigatonnes de carbone), présente un potentiel important de séquestration du carbone dans le sol. L'amélioration de la gestion des terres cultivées et des pâturages et la remise en état des terres dégradées sont les deux pistes les plus prometteuses pour exploiter ce potentiel. Le nouveau programme doit permettre à l'ensemble des acteurs (gouvernements, planificateurs de développement, agriculteurs, entreprises agroalimentaires) non seulement de valoriser ce potentiel, mais aussi d'avoir accès aux financements internationaux existants.
Gouvernance -

Énergie : la transition du fossile au renouvelable est possible

du 03rd of February 2011 au 30th of November -0001
Le bureau d’études Ecofys et le WWF publient le Rapport Énergie formulant scénarios et recommandations pour parvenir à couvrir les besoins énergétiques mondiaux uniquement par des énergies renouvelables d'ici 2050. Alors que 80 % de l'énergie utilisée dans le monde sont d'origine fossile, l'étude estime cette transition possible et compatible avec un abandon du nucléaire. Combiné à un réduction de la demande de 15 %, ce passage entraînerait même 4 000 milliards d'euros d'économies d'énergie par an d'ici 2050. La réduction, voire l'élimination, des subventions étatiques aux secteurs du pétrole, du gaz et du charbon rapporterait par ailleurs de 500 à 800 milliards de dollars par an. Pour fonctionner, ce scénario demande 1 à 3,5 milliards d'euros d'investissement par an, à 95 % dirigés vers des énergies vertes, pendant 25 ans.
Biodiversité et Ressources Naturelles -

Ouverture de la signature du Protocole APA de Nagoya

du 02nd of February 2011 au 30th of November -0001
Les Nations unies ouvrent à la signature le Protocole sur l’accès aux ressources génétiques et le partage juste et équitable des avantages découlant de leur utilisation, adopté à Nagoya en octobre 2010 lors de la Conférence des Parties à la Convention sur la diversité biologique. Attendu depuis plusieurs décennies, le texte définit comment les bénéfices tirés de l'exploitation des gènes d'une plante — par exemple par la production d'un médicament — doivent être partagés. Il reconnaît et organise ainsi la rémunération des acteurs, pays et communautés qui conservent une riche biodiversité, parfois depuis des millénaires. La signature est ouverte pour un an, le protocole entrant en vigueur quand 50 pays l'auront ratifié.
Climat -

Évolution du parc éolien mondial

du 02nd of February 2011 au 30th of November -0001
Le Global Wind Energy Council publie un état de l'éolien dans le monde en 2010. La capacité globale des installations s'est accrue de 35,8 GW en 2010 (soit +22 % par rapport à 2009) pour atteindre 194,4 GW. Les nouvelles infrastructures installées représentent un investissement de 47,3 milliards d'euros. Pour la première fois, plus de la moitié de ces installations ont été implantées hors d'Europe ou de l'Amérique du Nord. La Chine, qui s'est donnée pour objectif d'installer 200 GW d'ici 2020 et de devenir le premier producteur mondial d'équipements éoliens, représente ainsi à elle seule près de la moitié des nouvelles installations (16,5 GW). Le rapport signale aussi l'émergence d'autres pays émergents dans la production éolienne : Inde (2,1 GW installés en 2010), Brésil (327 MW), Mexique (316 MW).
Gouvernance -

Consommation durable : de la théorie à la pratique

du 27th of January 2011 au 30th of November -0001
Le Centre d’analyse stratégique rend au ministère français de l’Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement un rapport intitulé Pour une consommation durable : 25 propositions pour une politique concrète. L'étude constate le décalage entre les aspirations des consommateurs à réduire leur impact sur l'environnement et leurs pratiques, soulignant les obstacles économiques, sociaux et informationnels qui entravent la progression de certains comportements. Si 79 % des consommateurs se disent prêts à consommer de manière responsable, 4 % seulement transformeraient ces intentions en actes. Selon l'étude, les incitations financières constituent le principal levier de politiques visant à induire un changement durable des pratiques de consommation. Ces incitations doivent encourager le développement de l'offre en produits durables et aussi veiller à que ce le signal-prix reflète les externalités sociales et environnementales.
Gouvernance -

Comment tendre vers une croissance verte en Europe ?

du 26th of January 2011 au 30th of November -0001
La Commission européenne présente un cadre stratégique visant à garantir une exploitation durable des ressources naturelles et à tendre vers une croissance verte en Europe. Répondant à la Stratégie Europe 2020 lancée en mars 2010, il explore comment une gestion rationnelle permettrait de contribuer à la réalisation de différents objectifs européens, tels que la lutte contre le changement climatique, mais aussi le soutien au progrès technologique, l'évolution des systèmes énergétiques, industriels et agricoles ainsi que des systèmes de transport. Il souligne les synergies à l'œuvre : réduire la consommation d'énergie fossile réduira la facture énergétique européenne — environ 60 milliards d'euros d'importations de gaz et de pétrole seront évités à l'horizon 2020 ; augmenter pour ce faire de 20 % la production d'énergies renouvelables créera 600 000 nouveaux emplois, et atteindre 20 % d'efficacité énergétique en créera plus d'un million. Une feuille de route avec des recommandations précises pour les différents échelons de gouvernance devrait être présentée au deuxième semestre 2011.
Gouvernance -

La nécessaire anticipation du risque et des catastrophes

du 24th of January 2011 au 30th of November -0001
Le Centre de recherche sur l'épidémiologie des catastrophes (CRED) de l’Université catholique de Louvain (Belgique) publie son rapport annuel avec le soutien de l’agence des Nations unies pour la réduction des risques et des catastrophes (UNISDR). En 2010, les 373 catastrophes naturelles recensées ont fait 296 800 morts, ce qui classe l’année comme la plus meurtrière depuis deux décennies. Le séisme haïtien a été à lui seul responsable de 222 500 décès et la vague de chaleur estivale en Russie de 56 000 décès. Les deux évènements bousculent le classement traditionnel des régions, faisant des Amériques et de l’Europe les deux plus touchées par les catastrophes naturelles devant l’Asie. Les dégâts occasionnés à l’échelle mondiale s’élèvent à 110 milliards de dollars, dont 30 milliards causés par le seul tremblement de terre au Chili en février 2010. Pour le CRED, ces résultats montrent l’importance d’une meilleure préparation des autorités nationales et locales à de tels évènements ; l’anticipation des risques dans les plans d’urbanisme doit être généralisée.
Gouvernance -

Pour plus d'efficacité énergétique dans l'industrie

du 24th of January 2011 au 30th of November -0001
L’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (Unido) publie une étude sur l’efficacité énergétique dans l’industrie. Le rapport conclut que des réductions drastiques des émissions de gaz à effet de serre (GES) sont non seulement possibles, à la fois dans les pays développés et en développement, mais qu'elles peuvent aussi être aisément financées par des politiques adaptées, parmi lesquelles : réduction de la consommation, recours aux énergies renouvelables, ainsi que capture et séquestration du CO2. Selon l’étude, il est possible d’augmenter de 26 % en moyenne l’efficacité énergétique industrielle dans le monde, le potentiel étant encore plus fort dans les pays en développement. Les énergies renouvelables pourraient atteindre 21 % de l’énergie consommée par l’industrie dans le monde d’ici 2050 et ainsi contribuer à hauteur de 10 % aux réductions d’émissions nécessaires pour maintenir le réchauffement en dessous de 2 °C. Ces mesures doivent être considérées comme des investissements améliorant la compétitivité et la productivité des industries et doivent être soutenues par les gouvernements, notamment par une action sur les prix.
Biodiversité et Ressources Naturelles -

Lancement de l'Année internationale de la forêt

du 24th of January 2011 au 04th of February 2011
Le Forum des Nations unies sur les forêts tient sa 9e session à New York (États-Unis). La rencontre a pour objectif d'aboutir à une stratégie mondiale pour lier les forêts au développement social et à la lutte contre la pauvreté, prenant en compte l’histoire et les dimensions culturelles des espaces forestiers, comme les droits fonciers ou les ressorts économiques de leur bonne gestion. Représentant 31 % de la surface de la Terre, les forêts couvrent près de 4 milliards d’hectares. Selon la FAO, environ 13 millions d’hectares sont défrichés chaque année, faisant reculer les dimensions d’un milieu naturel crucial pour l’habitabilité de la planète. 1,6 milliard de personnes tirent leur subsistance directement de la forêt — 60 millions d’entre eux vivant directement en son sein. On estime que l’exploitation des forêts rapporte plus de 100 milliards de dollars annuellement. Le 2 février, est officiellement lancée l’Année internationale des forêts, qui doit permettre de mieux faire connaître ces enjeux du grand public.
Gouvernance -

Hausse des températures : une année 2010 record

du 21st of January 2011 au 30th of November -0001
Les observations des variations annuelles de températures compilées par l’Organisation météorologique mondiale (OMM) montrent que l’année 2010 a été la plus chaude jamais enregistrée, dépassant ainsi les records établis en 1998 et 2005. En dehors des évènements extrêmes comme la vague en chaleur en Russie ou les inondations au Pakistan, 2010 a aussi enregistré des températures moyennes plus élevées de 0,53 degré par rapport à la moyenne observée entre 1961 et 1990. De plus, la couverture de la banquise Arctique n’a jamais été aussi peu étendue, atteignant à peine 12 millions de km2 en décembre 2010, soit 1,35 million de km2 de moins que la moyenne observée entre 1979 et 2000. Le rapport final tiré de ces observations sera publié en mars 2011.
Biodiversité et Ressources Naturelles -

De l'importance des ressources naturelles dans la richesse des nations

du 20th of January 2011 au 30th of November -0001
La Banque mondiale produit une étude sur l'évolution des facteurs définissant la richesse des nations et mettant l'accent sur l'importance des ressources naturelles. 30 % de la richesse économique des pays les moins avancés (PMA) dépend de leur capital naturel (forêts, aires protégées, terres agricoles, énergie, minéraux). La gestion durable de ces ressources peut fonder un cercle vertueux de développement en dégageant des revenus permettant des investissements industriels, le financement d'infrastructures et des investissements immatériels comme l'éducation, le développement des institutions, la recherche et le développement de nouvelles technologies. Selon la Banque mondiale, la valeur mondiale des ressources naturelles s'élève à 44 milliards de milliards de dollars tandis que la valeur de l'économie immatérielle s'élèveà 540 milliards de milliards.
Biodiversité et Ressources Naturelles -

Plus de sites naturels protégés en Europe

du 10th of January 2011 au 30th of November -0001
L’Union européenne publie une mise à jour des sites naturels protégés dans le cadre du réseau Natura 2000. En 2010, 27 000 km2, dont 17 500 e de zones marines, ont été ajoutés au réseau, essentiellement en République tchèque, au Danemark, en France, en Espagne et en Pologne. Au total, le réseau couvre désormais 18 % du territoire terrestre européen et plus de 130 000 km2 de mers et d'océans. Natura 2000 veut garantir le maintien des espèces et des habitats les plus rares et les plus menacés en Europe. Parmi les nouveaux sites marins ajoutés, on trouve ainsi une partie de l’estuaire de la Loire (France), aire de croissance pour les poissons juvéniles et étape vitale pour les espèces grandes migratrices comme le saumon atlantique et la grande alose ; le Sydlige Nordsø (Danemark), capital pour la conservation du marsouin, ou El Cachucho (Espagne), un vaste banc offshore et un mont sous-marin abritant diverses espèces marines, dont plusieurs éponges géantes découvertes récemment.
Gouvernance -

Les objectifs énergétiques de la Chine

du 01st of January 2011 au 30th of November -0001
Le 12e Plan quinquennal chinois fixe de nouveaux objectifs à atteindre en matière de production d'énergie renouvelable : 15 % du total de l'énergie produite d'ici 2020, 40 % d’ici 2040, contre 7 % aujourd'hui. D'ores et déjà, des filières de production de panneaux solaires et d'éoliennes se développent rapidement en Chine, proposant des produits à des prix très compétitifs. Les grandes plaines désertiques de Mongolie-Intérieure vont accueillir de grandes installations, notamment la centrale de Wuhai, la première au monde à combiner solaire et éolien pour produire en permanence de l'électricité, même la nuit ou l'hiver. Ces développements sont soutenus par le gouvernement chinois à hauteur de 300 milliards de dollars. Les États-Unis ont déjà posé plainte auprès de l'OMC, considérant que ce budget constitue une subvention déguisée à la production de procédés de haute technologie venant concurrencer les produits existants sur le marché mondial.
Biodiversité et Ressources Naturelles -

Pour une utilisation durable des subventions publiques

du 22nd of December 2010 au 30th of November -0001
Le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) publie un rapport sur les subventions au secteur de la pêche, la durabilité et les négociations de l'Organisation mondiale du commerce (OMC). Rappelant que 80 % des stocks halieutiques commerciaux sont épuisés, l'étude pointe la responsabilité des subventions publiques qui maintiennent artificiellement la rentabilité de pratiques prédatrices pour les espèces. Pour les experts du PNUE, le coût mondial de la surpêche et du suréquipement est de 50 milliards de dollars par an et appelle une action concertée de la communauté internationale. La meilleure piste, selon eux, consiste en une négociation de règles communes, au sein de l'OMC, relatives à l'orientation, au volume et à l'attribution des subventions à l'activité pêche.
Climat -

Adapter l'agriculture au changement climatique

du 14th of December 2010 au 30th of November -0001
L'IFPRI (International Food Policy Research Institute, États-Unis) publie un rapport sur les effets attendus des changements climatiques sur l'agriculture et la sécurité alimentaire d'ici 2050. Basée sur une quinzaine de scénarios combinant différents modèles de croissance de la population et des revenus avec les scénarios climatiques du GIEC, l'étude dresse un panorama des enjeux selon les régions et les politiques suivies. La conclusion générale est que les effets climatiques peuvent être compensés par une forte croissance économique, l'amélioration de la productivité agricole et l'intensification des échanges internationaux agricoles pour compenser les mauvaises récoltes régionales. Le rapport conseille par ailleurs aux gouvernements d'augmenter leurs investissements dans les terres, l'eau et les intrants agricoles et d'éviter d'introduire trop de barrières commerciales.
Climat -

L'essor du marché de l'écologie

du 08th of December 2010 au 30th of November -0001
Le think tank américain Pew Charitable Trusts publie un rapport soulignant l'essor du secteur économique écologique dans le monde et prévoyant une explosion du secteur dans les dix ans à venir. Si les pays du G20 adoptent une politique active d'écologie économique, leurs investissements privés dans les projets écologiques (énergies renouvelables, bâtiments verts, chimie verte, etc.) devraient ainsi totaliser 2,3 milliards de dollars — soit le PIB du Royaume-Uni — d'ici la fin de la décennie. Même sans efforts politiques particuliers, le marché devrait s'élever à 1,7 milliard de dollars d'ici 2020. Selon le rapport, 40 % de ces investissements devraient se concentrer en Asie (Chine, Inde, Japon et Corée du Sud), à moins que les États-Unis et l'Europe s'engagent dans des politiques volontaristes en la matière.
Biodiversité et Ressources Naturelles -

Protection des ressources génétiques

du 08th of December 2010 au 30th of November -0001
La FAO réunit à Rome (Italie) les représentants de 60 pays parties du Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l'alimentation et l'agriculture, adopté en 2001. Visant à faciliter la coopération internationale et les échanges de ressources, le traité veut aussi favoriser la protection de leur diversité biologique et la rémunération des petits agriculteurs qui en sont souvent les premiers gardiens. Depuis son entrée en vigueur en 2004, il a encadré chaque jour quelque 800 transferts de plantes ou de semences, représentant environ 1,3 million d'espèces. Le traité dispose en outre d'un fonds de partage des bénéfices destinés aux petits agriculteurs, avant tout pour les assister dans leur travail d'adaptation des principales plantes alimentaires aux changements climatiques. Selon la FAO, 75 % de la biodiversité agricole ont été perdus entre 1990 et 2000, et 22 % des espèces de plantes alimentaires (telles la cacahuète, la pomme de terre ou les haricots) sont menacées par l'évolution du climat. Un problème que les 1 750 banques génétiques du monde, abritant des semences de 7 millions d'espèces végétales, prennent très au sérieux.
Biodiversité et Ressources Naturelles -

Évolution de la déforestation en Amazonie

du 01st of December 2010 au 30th of November -0001
Le Brésil publie les résultats de ses observations satellites de la déforestation en Amazonie, annonçant pour 2010 le taux le plus bas jamais enregistré depuis 1988. Même s'ils dépassent l'objectif fixé par le gouvernement de 5 000 km2, les 6 452 km2 déboisés en 2010 représentent une surface de 14 % inférieure à celle observée en 2009. Résultat de la politique fédérale de protection des forêts et d'indemnisation des agriculteurs locaux, le taux de déforestation aurait ainsi été presque divisé par deux depuis août 2008. La lutte contre la déforestation amazonienne fait partie intégrante de la stratégie brésilienne de lutte contre les changements climatiques. Contrôler la déforestation pourrait réduire les émissions nationales de gaz à effet de serre de 24,7 %, alors que le Brésil s'est engagé en 2009 à réduire ses émissions de 36 à 39 % d'ici 2020.
Climat -

Les GES atteignent un niveau record

du 24th of November 2010 au 30th of November -0001
L'Organisation météorologique mondiale (OMM) publie son bulletin annuel, indiquant que le niveau des principaux gaz à effet de serre (GES) présents dans l'atmosphère n'a jamais été aussi élevé depuis l'époque pré-industrielle (1750 environ). Malgré la crise économique, les concentrations de carbone, de méthane et d'oxyde nitreux ont augmenté de 1 % entre 2008 et 2009, portant l'augmentation totale des GES à + 27,5 % depuis 1990. Depuis 1750, le niveau de CO2 a augmenté de 38 %, la concentration de méthane de 158 % et le niveau d'oxyde nitreux de 19 %. Pour le rapport de l'OMM, ces évolutions sont intimement liées aux activités humaines qui doivent être adaptées avant de détériorer plus avant notre environnement.
Biodiversité et Ressources Naturelles -

La lutte contre la pêche illégale

du 22nd of November 2010 au 30th of November -0001
La FAO (Food and Agriculture Organization) propose de créer un Registre mondial pour améliorer la transparence de la pêche et lutter contre sa pratique illégale, non déclarée et non réglementée. Par nature difficile à évaluer, la valeur annuelle des prises illégales atteindrait de 10 à 23 milliards de dollars. Le Registre mondial devrait rendre automatique et universel l'enregistrement des navires, avec le nom de son propriétaire et son activité. Répertoriant non seulement les navires de pêche, mais aussi les bateaux de transport réfrigéré et les navires de soutien aux navires de pêche, il compliquerait les manipulations de pavillons et d'identités. L'initiative sera présentée en janvier 2011 à la réunion du Comité de la pêche de la FAO. L'idée n'est pas entièrement nouvelle — elle circule depuis la fin des années 1990 —, mais le plus grand obstacle à ce projet est son financement sur le long terme.
Climat -

Réduction des émissions de GES : de l'importance des villes

du 21st of November 2010 au 30th of November -0001
Les représentants de 138 villes du monde et leurs associations se réunissent à Mexico (Mexique) pour une conférence sur le climat. Le Pacte de Mexico adopté en fin de conférence engage ses signataires à réduire leurs émissions de gaz à effets de serre. Il énumère des actions à mener, de la promotion de « transports durables » à la bonne gestion des déchets en passant par la recherche de l’efficacité énergétique. Toutes ces actions et leurs résultats seront inscrits dans un « Registre climat des villes carbone », créé à l'occasion de la conférence, qui permettra de suivre et de mesurer la réalité des engagements pris. Le Registre publiera sur cette base un indice climatique. Disposer d'un tel outil de suivi permettra aussi aux villes de prétendre au Fonds d'adaptation, dont le fonctionnement sera discuté lors de la conférence sur le climat de Cancún (29 novembre-10 décembre). Responsables de 70 % des émissions de gaz à effet de serre, les villes sont considérées comme un maillon essentiel de toute politique climatique.
Biodiversité et Ressources Naturelles -

Pêche au thon : la réduction (suffisante ?) des quotas

du 17th of November 2010 au 27th of November 2010
La Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique (CICTA, ou ICCAT en anglais) se réunit à Paris pour définir les mesures d'encadrement et les quotas de pêche d'une trentaine de thonidés et espèces apparentées pour 2011. Créée en 1966, l'ICCAT compte, en 2010, 48 Parties contractantes. Malgré les pressions des ONG et des chercheurs inquiets de la surexploitation des stocks, l'ICCAT ne réduit que légèrement les quotas alloués : 12 900 tonnes pour les pêcheries méditerranéenne, contre 13 500 tonnes en 2010, et 1 750 tonnes pour le Golfe de Mexico. Les quotas méditerranéens restent deux fois plus élevés que les recommandations des experts européens et américains.
Climat -

Après les énergies fossiles ?

du 09th of November 2010 au 30th of November -0001
L'Agence internationale de l'énergie (AIE) publie son rapport annuel, World Energy Outlook, apportant des statistiques consolidées sur la production et la consommation d'énergie dans le monde. En réponse à la demande du G20 de Pittsburg (septembre 2009), une partie de l'étude est dédiée à l'évaluation de l'impact d'une suppression des subventions accordées aux énergies fossiles. Selon l'Agence, ces subventions ont atteint 312 milliards de dollars en 2009. Leur réorientation en faveur des énergies renouvelables créerait une incitation sans précédent et accélèrerait la diversification énergétique nécessaire, à la fois pour assurer la sécurité énergétique et la protection de l’environnement. Leur élimination complète, enfin, réduirait les émissions de CO2 de 5,8 %, soit 2 milliards de tonnes d'ici 2020.
Climat -

Trop d'agrocarburants ?

du 07th of November 2010 au 30th of November -0001
L'ONG Les Amis de la Terre publie un rapport critiquant l'objectif fixé par la Directive européenne sur les énergies renouvelables (ENR) d'atteindre une part de 10 % d'agrocarburants dans les combustibles utilisés par les véhicules européens d'ici 2020. En l'état des technologies disponibles, 90 % de ces carburants vont être produits à partir de plantes alimentaires (maïs, soja, sucre de canne, etc.), pour la plupart importées, au détriment de la sécurité alimentaire. Répondre à la demande européenne des dix années à venir va ainsi exiger la mise en culture de près de 69 000 km2 (deux fois la taille de la Belgique) de terres arables. Ces terres vont pour une large partie être gagnées sur les forêts, les zones humides ou les territoires des peuples autochtones. C'est ainsi que, selon le rapport, la production d'agrocarburants, destinés à réduire les émissions européennes, va finalement produire des émissions de gaz à effet de serre équivalentes voire supérieures sur les lieux de mise en culture. Pour Les Amis de la terre, le recours aux agrocarburants en Europe provoquera à l'échelle mondiale des émissions 81 à 167 % plus importantes que l'utilisation de combustibles fossiles.
Climat -

Le coût de l'adaptation au changement climatique

du 05th of November 2010 au 30th of November -0001
Le High-Level Advisory Group on Climate Change Financing (AGF), mis en place par les Nations unies en février 2010, rend son rapport sur le financement de l'adaptation au changement climatique des pays du Sud. L'étude examine les différents outils disponibles permettant de mobiliser 100 milliards de dollars, chaque année jusqu'en 2020, afin d'accompagner la transition des pays les plus fragiles, conformément à l'engagement pris par les pays les plus développés à Copenhague (Danemark) en décembre 2009. Un élément-clé, selon le rapport, sera de renchérir le prix du carbone pour inciter les acteurs économiques à financer la réduction des émissions et les projets d'adaptation au Nord comme au Sud. S'il atteint les 20 à 25 dollars la tonne, le prix minimum selon l'AGF, et que 10 % des revenus de ce marché sont assignés au financement de la transition, on obtiendrait près d'un tiers de la somme nécessaire, soit 30 milliards de dollars. En outre, différents instruments nouveaux — la taxation des émissions de CO2 des transports internationaux (10 milliards) ou la réorientation des subventions accordées aux carburants fossiles (10 milliards également) — pourraient apporter des compléments importants. Finalement, le rapport appelle à la mobilisation du secteur et des investissements privés pour boucler ce financement, arguant que l'adaptation aux changements climatiques requiert une refonte en profondeur des circuits économiques.
Biodiversité et Ressources Naturelles -

Création d'un fonds international pour la conservation des espèces

du 28th of October 2010 au 30th of November -0001
La Banque mondiale, le Fonds pour l'environnement mondial et l'UICN (Union internationale pour la conservation de la nature) annoncent la création d'un fonds spécialisé pour la conservation des espèces : Save Our Species (SOS). Doté d'un capital de départ de 10 millions de dollars, le fonds est ouvert aux dons des grandes entreprises pour leur permettre de participer à l'effort de protection de la biodiversité. Il financera des actions de terrain pour la conservation des espèces menacées et la préservation de leurs habitats. Les priorités seront fixées par l'UICN en fonction de la Liste rouge des espèces menacées. D’ores et déjà, des fonds d’urgence ont été débloqués pour aider à sauver plus de trente espèces, telle l’antilope saïga, en danger critique d'extinction au Kazakhstan occidental, ou la salamandre sauvage de Chine.
Climat -

L'opinion publique face au changement climatique

du 26th of October 2010 au 30th of November -0001
L'établissement bancaire britannique HSBC publie pour la 4e année son Observatoire du changement climatique, résultat d'une enquête d'opinion menée dans 15 pays auprès de 15 000 personnes. Le changement climatique arrive en troisième place des sujets de préoccupation, cité par 16 % des personnes interrogées, derrière le terrorisme et la stabilité de l'économie mondiale, cités tous les deux par 17 % des sondés. Cette édition constate également le renforcement de la sensibilité de l'opinion dans les grands pays d'Asie, très touchés par les évènements climatiques : 30 % des Vietnamiens, 28 % des Japonais, 25 % des habitants de Hong Kong et 18 % des Chinois le citent en premier, contre 6 % des Américains, 8 % des Britanniques ou 9 % des Français. Plus inquiètes, les personnes sondées en Asie sont néanmoins les plus optimistes quant à la capacité des hommes à répondre au problème, voire à en tirer des bénéfices économiques : c'est l'opinion de 58 % des Chinois, 36 % des habitants de Hong Kong et de Malaisie, 31 % des Vietnamiens ou 23 % des Indiens et des habitants de Singapour ; les Japonais (3 %) et les Français (5 %) sont en revanche les plus pessimistes.
Gouvernance -

L'économie de la biodiversité

du 20th of October 2010 au 30th of November -0001
Le rapport The Economics of Ecosystems and Biodiversity, commandé au banquier indien Pavan Sukhdev en 2007 par l'Union européenne, est publié dans sa version finale. Il veut établir le plus précisément possible le coût économique de la perte de diversité biologique afin de convaincre les acteurs économiques de la protéger activement. Comme le rapport intermédiaire publié en 2009, la version finale rappelle la dépendance des activités humaines envers la nature. La surexploitation de la forêt de Masaola (Madagascar) représente ainsi par exemple une perte de 1,5 milliard de dollars pour l’industrie pharmaceutique, de 5 milliards pour le tourisme et de 4 milliards de dollars pour les 8 000 ménages qui en tirent aliments, médicaments ou matériaux de construction ou de tissage. Selon le rapport, la solution passe par la rémunération du capital naturel, par le biais d'émissions de crédits environnementaux pour compenser ou restaurer les dégradations, à l'image d'initiatives existant aux États-Unis ou en Australie dans les zones humides fragiles. Ces crédits permettent d'obliger les entreprises à intégrer les coûts environnementaux dans leur fonctionnement. Enfin, le rapport préconise une réévaluation en termes d'impact environnemental des subventions sectorielles offertes à l'agriculture, aux agrocarburants ou à la pêche.
Biodiversité et Ressources Naturelles -

La biodiversié marine en danger

du 19th of October 2010 au 30th of November -0001
Le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) publie le Marine Biodiversity Assessment and Outlook, un rapport sur l'état de la biodiversité marine. Trois grandes menaces (pollution, surpêche et changement climatique) pèsent sur les espèces marines dans toutes les régions du monde. L'étude projette ainsi une baisse importante de la productivité de la pêche d'ici 2050, les grands stocks de poissons ayant de plus en plus de mal à se maintenir. D'autres impacts sont mis en avant : l'acidification ; le blanchissement des coraux ; l'augmentation du niveau d'azote due aux pollutions terrestres ; le développement des zones mortes par manque d'oxygène ; l'expansion des espèces invasives, etc. L'ensemble pose des questions graves sur la capacité des écosystèmes marins et côtiers à résister à toutes ces pressions. Le rapport conclut sur la nécessité d'une politique globale, coordonnée entre les régions, à la hauteur de la nature transfrontalière et de l'ampleur des pressions.
Gouvernance -

Les résultats positifs de la conférence de Nagoya

du 18th of October 2010 au 29th of December 2010
La Convention sur la diversité biologique (CDB) tient sa 10e Conférence des Parties (COP) à Nagoya (Japon). Elle remplit son mandat en aboutissant à trois grands résultats : un plan d'action de dix ans, fixant 20 objectifs à atteindre d'ici 2020, notamment l'engagement de porter les aires protégées de 12,5 à 17 % des terres et de 1 à 10 % des zones marines, a été adopté ; après vingt ans de discussion, un accord sur le partage des bénéfices de l'exploitation de la biodiversité (protocole APA relatif à l'accès et au partage des avantages), fixant les droits et devoirs de tous les acteurs (fournisseurs et utilisateurs), a été signé ; enfin, la mise sur pied d'une Plateforme intergouvernementale science-politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) a été confirmée. L'ensemble des acteurs a salué ces résultats.
Biodiversité et Ressources Naturelles -

L'inégale répartition de l'érosion de la biodiversité mondiale

du 14th of October 2010 au 30th of November -0001
Le WWF publie son rapport bisannuel, Planète Vivante, contenant la mise à jour de l'indice du même nom. Depuis 1998, cet indice rend compte de l'état de la biodiversité mondiale. L'édition 2010 offre pour la première fois des points de comparaison antérieurs à 1998, montrant notamment un déclin quasi constant des indicateurs entre 1970 et 2007, et une érosion plus forte au Sud : -69 % en Asie, -62 % en Amérique latine, -49 % en Afrique subsaharienne, contre +5 % en Europe ou +36 % en Amérique du Nord. Ces résultats s'expliquent essentiellement par l'intensification de l'exploitation des ressources naturelles dans les zones tropicales depuis les années 1970, alors que très peu de terres ont changé d'usage dans les zones tempérées depuis cette date. Les programmes de conservation mis en œuvre ont pu restaurer des habitats au Nord alors qu'ils n'ont pu que limiter à la marge les transformations au Sud.
Gouvernance -

Négociations climatiques : la position de l'Europe avant Cancún

du 14th of October 2010 au 30th of November -0001
Le Conseil des ministres de l’Environnement de l’Union européenne, réuni à Bruxelles (Belgique), décide d’une stratégie de négociation pour la conférence de Cancún (Mexique) sur le changement climatique. Cette stratégie s'appuie à la fois sur le processus onusien (soit le protocole de Kyoto) et sur l'accord volontaire obtenu à Copenhague en décembre 2009. L'objectif européen reste ainsi la mise en place d'un cadre mondial et juridiquement contraignant malgré les avancées très partielles et sectorielles des négociations durant l'année 2010.
Gouvernance -

Négociations climatiques : la position de l'Afrique avant Cancún

du 13th of October 2010 au 30th of November -0001
Réuni à Midrand (Afrique du Sud), le Parlement panafricain adopte une stratégie continentale pour la prochaine conférence climatique de Cancún (Mexique). Créé en mars 2004 par l'Union africaine (UA), le Parlement panafricain offre une plateforme de discussion aux États, aux partis et aux populations du continent sur les problèmes et défis auxquels le continent est confronté. Chaque pays membre de l'Union envoie cinq députés (dont au moins une femme), représentant les principaux partis. Si, aux étapes précédentes des négociations, l'Afrique n'a pas tenu de position commune, celle-ci est en train d'émerger depuis la Conférence des chefs d'État et de gouvernement de l' UA à Addis-Abeba (Éthiopie) en février 2009. Comme à Copenhague, l'Afrique compte demander et obtenir à Cancún des compensations pour les dommages causés à l'économie africaine par le réchauffement climatique, et soutient par ailleurs la mise en place d'un cadre international contraignant pour les pays les plus émetteurs de gaz à effet de serre.

Une approche communautaire de la qualité des sols

du 10th of October 2010 au 21st of October 2010

La Convention des Nations unies pour combattre la désertification tient sa 10e Conférence des Parties à Changwon (République de Corée). Les débats mettent en avant la nécessité de généraliser l'approche par la protection des terres (landcare approach), une méthode communautaire et intégrée de gestion des ressources naturelles, soucieuse également d'améliorer les conditions vie. Expérimentée en Australie, en Islande, en Afrique du Sud comme aux États-Unis, cette méthode permet la restauration et la régénération des sols par les communautés elles-mêmes. En Australie, on estime que les résultats atteignent sept fois les sommes investies.

Climat -

Secteur privé et lutte contre le changement climatique

du 06th of October 2010 au 30th of November -0001
Les Nations unies réunissent des grandes sociétés des secteurs de l'énergie, des télécommunications et de la construction autour de l'économie verte à Mexico (Mexique). Le Business for the Environment aboutit à un engagement des participants à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre (GES). D'ici 2050, les entreprises du secteur énergie présentes s'engagent à développer une production entièrement renouvelable et celles du secteur des télécommunications à réduire leurs émissions de CO2 de 8 gigatonnes. Le secteur de la construction pense possible de baisser de 40 % les émissions des nouveaux bâtiments construits d'ici 2020. Tous appellent à l'émergence d'un régime international contraignant sur le climat, décliné en politiques nationales ambitieuses. Pour Achim Steiner, directeur du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUD), cette déclaration montre la prise de conscience du risque par les acteurs privés et constitue un appel aux politiques.
Gouvernance -

Changement climatique et procédures juridiques internationales

du 04th of October 2010 au 30th of November -0001
La Foundation for International Environmental Law and Development (FIELD) publie une étude montrant que des recours légaux existent pour les pays vulnérables au changement climatique, comme par exemple les petits États insulaires. Selon FIELD, un État pénalisé par les conséquences des changements climatiques pourrait attaquer en justice un autre État pour l'absence de politique de restriction des émissions de gaz à effet de serre (GES). Le régime international actuel est suffisant pour établir la responsabilité des principaux pays pollueurs dans les changements climatiques et donc pour fonder le recours des États « victimes » devant la Cour internationale de justice de La Haye. Pour la Fondation, il s'agit moins d'obtenir des réparations que de créer une pression politique susceptible de relancer les négociations.
Gouvernance -

Négociations climatiques : la position de la Chine avant Cancún

du 04th of October 2010 au 09th of October 2010
La Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) tient sa dernière réunion de travail avant la conférence de Cancún (Mexique) en Chine à Tianjin. Le pays hôte réaffirme sa volonté de garder le contrôle de ses efforts. À l'image du Tianjin Climate Exchange, le premier marché volontaire chinois de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) depuis 2008, la Chine annonce sa volonté de réduire l'intensité carbone du PIB chinois de 40 à 45 % d'ici 2020 par rapport à 2005, mais refuse tout contrôle international de ses engagements.
Gouvernance -

Objectifs du Millénaire pour le développement : la santé des femmes et des enfants

du 20th of September 2010 au 22nd of September 2010
Les Nations unies accueillent à New York (États-Unis) le Sommet sur les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), cinq ans avant l'échéance à laquelle les huit objectifs fixés en 2000 devraient être atteints. Au-delà de l'insuffisance constatée des progrès sectoriels, le Secrétariat des Nations unies lance en partenariat avec les gouvernements, les organisations multilatérales, le secteur privé, les organisations de la société civile, les philanthropes et les entreprises du secteur privé, la Stratégie mondiale pour la santé des femmes et des enfants (2010-2015) visant à sauver 16 millions de femmes et d’enfants. Dotée de 40 milliards de dollars, la stratégie repose essentiellement sur la santé maternelle et celle des enfants de moins de 5 ans.
Climat -

Protection de la couche d'ozone

du 16th of September 2010 au 30th of November -0001
L'Organisation météorologique mondiale (OMM) et le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) publient une évaluation de l'état de la couche d'ozone en 2010, documentant pour la première fois les relations entre la protection de la couche d'ozone et le climat de la planète. Si les 300 scientifiques mobilisés estiment que la diminution des émissions de substances appauvrissant la couche d’ozone a eu un effet bénéfique sur la régulation du climat, ils pensent que les changements climatiques ont tendance à entraver la reconstitution de la couche d'ozone. Ceci pourrait notamment expliquer l'ampleur des changements climatiques à l'œuvre en Antarctique. Le rapport souligne aussi l'importance de l'action collective, rappelant que la coordination internationale a permis d'enrayer la déperdition d'ozone et que les réductions imposées par le protocole de Montréal en 2010 exprimées en émissions d'équivalent CO2 ont été cinq fois supérieure à l'objectif visé pour la première période d'engagement (2008-2012) du Protocole de Kyoto.
Climat -

Lutte contre le changement climatique et santé

du 14th of September 2010 au 30th of November -0001
Deux ONG européennes (Health Care Without Harm et Health and Environment Alliance) publient le rapport "Acting now for better health" visant à encourager l'Union européenne à fixer des objectifs de lutte contre le changement climatique ambitieux en évaluant l'impact des mesures en termes de santé publique. Selon le rapport, un objectif de 30% de réduction des émissions de CO2 d'ici 2020 (par rapport à 1990) permettrait d'économiser entre 10 et 30 milliards d'euros en dépenses de santé dans l'Union, soit entre 1,2 et 3,5 milliards d’euros par an pour la France. Ces sommes correspondent à une réduction des risques de maladies cardiaques et respiratoires, et des coûts qui en découlent (admissions à l’hôpital, dépenses en médicaments ou encore jours de congé maladie).
Biodiversité et Ressources Naturelles -

La biodiversité en danger : le cas de l'Afrique

du 02nd of September 2010 au 30th of November -0001
Wetlands International et l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) publient une étude sur l'état de la biodiversité dans les eaux douces d'Afrique. Après cinq années de relevés de terrain, bassin versant après bassin versant, l'étude conclut qu'une plante et un animal sur cinq son menacés d'extinction, à cause de la pollution, de l'emprise croissante de l'agriculture sur les ressources en eau, de la construction de barrages ou de l'introduction d'espèces invasives. Ces plantes et animaux menacés sont pourtant essentiels à la sécurité alimentaire des populations locales et à l'économie des pêcheries d'eau douce dont dépendent 7,5 millions de personnes en Afrique subsaharienne. Pour les auteurs, ces résultats questionnent la multiplication des projets en zones humides et la pression qu'ils exercent sur l'environnement.
Gouvernance -

Taxer les transactions financières

du 01st of September 2010 au 30th of November -0001
Les 60 membres du Groupe pilote sur les financements innovants pour le développement se réunissent à Paris pour tirer les enseignements du rapport qu'ils ont commandé en octobre 2009. L'étude « Globaliser la solidarité : pour des contributions du secteur financier » conclut ainsi à la faisabilité technique, juridique et économique d'une taxe sur les transactions financières. Une taxe de 5 centimes sur 1 000 euros de gains permettrait ainsi de réunir entre 20 et 35 milliards de dollars de recette chaque année ; une participation bienvenue, selon le Groupe pilote, aux 340 milliards de dollars nécessaires annuellement pour répondre aux besoins de développement humain et d'adaptation climatique des pays les plus pauvres. Il décide donc de déposer une proposition de déclaration en faveur de l'instauration d'une taxe lors de la session spéciale dédiée aux Objectifs du Millénaire pour le développement aux Nations unies le 21 septembre. Pour les ONG, reste toutefois ouverte la question de qui effectuerait le prélèvement et déciderait de son affectation.
Climat -

La réforme du GIEC

du 30th of August 2010 au 30th of November -0001
Le conseil inter-académique néerlandais publie son rapport sur les travaux du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), commandé le 15 mai dernier par le secrétaire général des Nations unies. Le rapport conclut d'abord à la pertinence scientifique des résultats présentés dans les différents rapports du GIEC, mais aussi à la nécessité de réformer son mode de gestion et ses procédures de véridiction. Il préconise de renforcer les capacités du secrétariat du GIEC en créant un comité exécutif comprenant des scientifiques extérieurs et des membres de la société civile qui seraient garants de la production des rapports. Il propose aussi de nommer un directeur général à la tête de son secrétariat pour gérer les opérations au quotidien et s’exprimer au nom de l’organisation, pour un mandat de sept ans non renouvelable. L'objectif est d'améliorer la transparence des débats, notamment sur la nomination des experts et l'intervention des États dans la rédaction du résumé destiné aux décideurs. Le prochain rapport, auquel collaboreront 831 experts (contre 559 en 2004) paraîtra en 2014.
Gouvernance -

Des élevages de thons rouges : une solution pérenne et équitable ?

du 25th of August 2010 au 30th of November -0001
La Commission européenne annonce qu'un programme de recherche européen, financé à hauteur de 2,98 millions d'euros par l'UE dans le cadre du programme Selfdott, a obtenu en captivité des dépôts d'œufs viables de thon rouge de l'Atlantique, par des moyens naturels et sans aucune induction hormonale. Pour la Commission, la reproduction en captivité des thons répond à la demande du marché et allège la pression exercée sur les stocks sauvages. Au Japon, des thons nés et élevés en captivité ont déjà été mis sur le marché. Pour Greenpeace, cependant, on est loin d'avoir trouvé les moyens d'un élevage industriel du poisson tant convoité. Pour obtenir 1 kilo de chair de thon en captivité, il faut lui apporter 10 kilos de nourriture, et on risque fort de déplacer la pression vers d'autres espèces réclamées par le marché. Reste aussi à limiter les pollutions engendrées par les élevages et leurs rejets, ainsi que les maladies liées à la concentration de poissons dans les bassins. Pour l'ONG, le thon d'élevage sera de moins bonne qualité et réservé aux marchés les moins exigeants et ne réduira pas la pression économique sur des espèces recherchées et menacées comme le thon rouge.
Gouvernance -

Ouverture de la Décennie de lutte contre la désertification

du 16th of August 2010 au 30th of November -0001
Réunies à l'occasion de la deuxième Conférence internationale sur le climat et le développement durable dans les régions semi-arides, à Fortaleza (Brésil), les Nations unies déclarent l'ouverture d'une décennie de lutte contre la désertification. Les zones arides représentent 40 % de la surface terrestre — principalement en Afrique (37 %), en Asie (33 %) et en Australie (14 %) — et abritent un tiers de la population humaine. Ces zones fragiles produisent un tiers des produits alimentaires et la moitié de l'élevage mondial. Les changements climatiques, les pratiques agricoles non pérennes et la mauvaise gestion des ressources en eau dégradent leur qualité, menaçant les moyens de subsistance d'un milliard de personnes dans cent pays. La Décennie de lutte contre la désertification n'entend pas seulement lancer un cri d'alarme et augmenter la visibilité de cette question auprès des décideurs, mais également mieux faire connaître et encourager les nombreuses initiatives locales qui tendent à inverser la tendance actuelle dans le monde.
Biodiversité et Ressources Naturelles -

La lutte contre les incendies, une nécessité mondiale

du 11th of August 2010 au 30th of November -0001
La FAO présente un nouveau portail Internet visant à aider les pays à surveiller et protéger leurs biens et leurs ressources naturelles des incendies. Grâce aux données des satellites de l'agence spatiale américaine (NASA), disponibles en ligne, il ne faudra que quelques heures au Système mondial de gestion de l'information sur les incendies (GFIMS), développé à partir des technologies de la télédétection et du Système d'information géographique (SIG) par l'Université du Maryland (États-Unis), pour signaler les départs d'incendie. Selon la FAO, le nombre croissant de départs de feu enregistrés au niveau mondial et l'augmentation du nombre de victimes et de la taille des surfaces détruites font de la maîtrise des incendies une question internationale. Chaque année, les feux de végétation ravagent 350 millions d'hectares dans le monde, dont la moitié en Afrique. En Méditerranée, entre 700 000 et 1 million d'hectares sont détruits chaque année. Le phénomène entretient des liens étroits avec le changement climatique : encouragé par les sécheresses et les vagues de chaleur, il provoque des émissions supplémentaires lorsqu'il détruit des écosystèmes stockant du carbone, comme les forêts ou les tourbières.
Gouvernance -

Rio +20 : création d'un Groupe de haut niveau sur la durabilité mondiale

du 09th of August 2010 au 30th of November -0001
Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, annonce la création d'un nouveau Groupe de haut niveau sur la durabilité mondiale, dont la mission sera de trouver des stratégies pour lutter contre la pauvreté tout en répondant aux exigences du changement climatique et en respectant l'environnement. Le groupe, présidé conjointement par la présidente finlandaise Tarja Halonen et le président sud-africain, Jacob Zuma, comptera 21 membres représentant les gouvernements, le secteur privé et la société civile des pays riches comme des pays pauvres. Gro Harlem Brundtland, ex-premier ministre de Norvège et auteur du rapport Notre monde à tous (Our Common Future, 1987) qui a popularisé le concept de développement durable, y participe. Le groupe rendra son rapport d'ici la fin 2011 afin de participer aux débats préparatoires à la Conférence des Nations unies sur le développement durable de 2012, vingt ans après le Sommet de Rio.
Gouvernance -

Projet Yasuní : protéger la biodiversité, jusqu'à quel prix ?

du 03rd of August 2010 au 30th of November -0001
Le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) et l'Équateur signent un accord de protection du parc national du Yasuní, situé dans l'ouest de l'Amazonie. La zone de 982 000 hectares a été classée réserve de biosphère mondiale en 1989 en raison de la richesse de sa biodiversité, mais l'exploitation de ses réserves pétrolières, estimées à 846 millions de barils de brut, a régulièrement menacé son statut. L'accord signé stipule que ces ressources ne seront pas exploitées, évitant ainsi, selon le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), l'émission de plus de 400 millions de tonnes de carbone — correspondant à la combustion du carburant extrait. Le gouvernement équatorien accepte cette restriction en l'échange de la constitution d'un fonds (trust fund) finançant la protection de la zone et représentant au moins la moitié des 7 milliards de dollars que l'exploitation pétrolière aurait générés. La mise en œuvre de l'accord reste donc pour l'instant tributaire des fonds que les acteurs de la coopération internationale — et en premier lieu les États — seront en mesure d'apporter.
Gouvernance -

Évolution de l'empreinte carbone de la France : des résultats mitigés

du 03rd of August 2010 au 30th of November -0001
Le Commissariat général au développement durable (CGDD) publie un rapport consacré aux émissions de CO2 dues aux activités économiques françaises entre 1990 et 2007, concluant qu'il n'y a eu qu'une très légère réduction des émissions de CO2 entre les deux dates si on tient compte du solde des émissions liées aux importations et exportations du pays. L'empreinte carbone de la demande finale française est évaluée à 9 tonnes de CO2 par personne et par an, soit 33 % de plus que la quantité de CO2 émise en France. Si ce résultat reste compatible avec les engagements pris à Kyoto de stabilisation des émissions françaises en 2012 au niveau de 1990, il est fort éloigné de l'objectif assigné par le paquet énergie-climat européen : -14 % d'émissions en 2020 par rapport à 2005.
Climat -

L'économie de l'environnement en France

du 02nd of August 2010 au 30th of November -0001
La Commission des comptes de l'économie et de l'environnement publie son rapport annuel, et constate une hausse de 4,1 % des dépenses françaises de protection de l'environnement entre 2007 et 2008, pour s'élever à 44 milliards d'euros, soit 2,25 % du PIB. 62 % de ces dépenses correspondent à la gestion des déchets et des eaux usées, devant la qualité de l'air, les autres domaines (protection et assainissement du sol, lutte contre le bruit, biodiversité et paysages, etc.) variant entre 4 et 8 %. Ces dépenses sont relativement également réparties entre les entreprises (37 %), les administrations publiques (36 %) et les ménages (27 %). Le rapport observe également une augmentation nette des emplois liés à l'environnement (+12,8 % par an en moyenne entre 1997 et 2008) et des exportations d'éco-produits (avec 2 milliards d'euros d'excédent en 2008) — l'évolution des exportations et importations de produits standards étant pour sa part nulle. Les tendances observées en 2009 laissent néanmoins présager un ralentissement du « verdissement » de l'économie française.
Gouvernance -

En route vers Cancún : un échec programmé ?

du 02nd of August 2010 au 06th of August 2010
Les 178 Parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) se réunissent pour la troisième fois de l'année à Bonn (Allemagne), afin de poursuivre les travaux entamés à Copenhague sur les changements climatiques et les forêts. Les débats sont dominés par le scepticisme quant à la possibilité des États-Unis de s'engager effectivement dans le cadre de la négociation en raison des rapports de force au Congrès. De ce fait, de nombreux pays jugent peu probable qu'un accord contraignant ambitieux soit signé à Cancún (Mexique), en décembre prochain. Les alternatives discutées imaginent de plus en plus soit un accord distinguant les engagements des pays développés de ceux des États-Unis et des pays en développement, soit la prolongation du protocole de Kyoto par une série de mesures réglementaires tandis que les négociations continueraient. La réunion de Tianjin (Chine), du 4 au 9 octobre, sera la dernière occasion de prendre le pouls de la négociation avant Cancún (Mexique).
Gouvernance -

L'accès à l'eau, droit fondamental de l'homme

du 28th of July 2010 au 30th of November -0001
L'Assemblée générale des Nations unies adopte une résolution proposée par la Bolivie reconnaissant l'accès à une eau potable, salubre et propre comme un « droit fondamental, essentiel au plein exercice du droit à la vie et de tous les droits de l'homme ». Après les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) et à mi-parcours de la Décennie d'accès à l'eau potable (« L'eau, source de vie — 2005-2015 »), cette reconnaissance doit aider à mobiliser davantage la coopération internationale et les États, au Nord comme au Sud, dans la satisfaction de ce droit. Aujourd'hui encore, environ 900 millions de personnes n'ont toujours pas accès à l'eau potable et salubre et plus de 2,6 milliards n'ont pas accès à des services d'assainissement.
Gouvernance -

Protocole de Kyoto : vers une nouvelle période d'engagement

du 20th of July 2010 au 30th of November -0001
Le secrétariat de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) publie un document listant les options envisageables pour assurer la continuité entre la première période d'engagements du protocole de Kyoto et la suivante, quelque soit l'issue des négociations à Cancún (Mexique), en décembre prochain. Pour qu'une deuxième période d'engagement démarre dès le 1er janvier 2013, le protocole de Kyoto devrait être amendé avant le 3 octobre 2012. Il faudrait ainsi qu'à Cancún, en décembre 2010, ou en Afrique du Sud, en décembre 2011, le nouvel engagement suscite l'accord des trois quarts des parties, soit 143 signatures ; la modification devrait ensuite être ratifiée par les parlements nationaux d'au moins trois quarts des parties pour entrer en vigueur. Le processus avait pris huit années pour le protocole de Kyoto. Le document des Nations unies propose trois options : une procédure d'acceptation tacite, qui permettrait à l'amendement d'entrer en vigueur après un certain temps sauf si une partie s'y opposait explicitement ; une réduction du nombre requis de ratifications par les parlements nationaux ; et une procédure hybride, permettant aux parties de choisir l'une des deux premières options. Ces options seront débattues lors de la prochaine réunion de la CCNUCC à Bonn (Allemagne) du 2 au 6 août prochain.
Climat -

Initiatives pour la transition vers des énergies propres

du 19th of July 2010 au 20th of July 2010
Les ministres de 24 pays (Afrique du Sud, Allemagne, Australie, Belgique, Brésil, Canada, Commission européenne, Chine, Corée du Sud Danemark, Émirats arabes unis, Espagne, États-Unis, Finlande, France, Inde, Indonésie, Italie, Mexique, Norvège, Russie, Suède et Royaume-Uni) se réunissent pour la première Ministérielle sur les énergies propres ("Clean Energy Ministerial") à Washington (États-Unis). Ces vingt-quatre pays, qui représentent plus de 80 % de la consommation mondiale d'énergie, lancent onze initiatives visant à accélérer la transition vers des énergies propres et articulées autour de trois objectifs principaux : lutter contre les déperditions d'énergie ; développer les véhicules électriques, les réseaux électriques intelligents et les technologies de capture de carbone ; soutenir ces nouveaux marchés et élargir l'accès à ces énergies et aux emplois liés. Au total, ce plan devrait éviter la construction de plus de 500 centrales électriques à combustibles fossiles dans les vingt ans à venir.
Biodiversité et Ressources Naturelles -

L'érosion des mangroves

du 14th of July 2010 au 30th of November -0001
Le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) publie le premier atlas mondial des mangroves, révélant que leur surface se réduit trois à quatre fois plus rapidement les forêts. Depuis 1980, un cinquième de la superficie des mangroves a été perdu, soit 35 600 km2. Si les forêts côtières restent présentes dans 123 pays, elles ne s'étendent désormais que sur 150 000 km2, soit l'équivalent de la superficie du Suriname. L'Indonésie en abrite 21 %, le Brésil 9 %, l'Australie 7 %, le Mexique et le Nigeria 5 % chacun. Le PNUE salue néanmoins les efforts menés sur 400 000 hectares dans le monde visant à restaurer les forêts côtières, et rappelle que conserver les mangroves génère en effet des services écologiques (biodiversité, eau, air, stockage du carbone) estimés entre 2 000 et 9 000 dollars par hectare — bien plus que l'usage de ces zones pour l'aquaculture, l'agriculture ou le tourisme.
Biodiversité et Ressources Naturelles -

L'impact des entreprises sur la biodiversité et les écosystèmes

du 13th of July 2010 au 30th of November -0001
Le TEEB (The Economics of Ecosystems and Biodiversity), groupe de travail sur l'économie des écosystèmes et de la biodiversité, publie un rapport sur les activités des grandes entreprises mondiales. L'étude estime que les impacts des 3 000 plus grandes sociétés mondiales s'élèvent à 2,2 milliards de dollars par an, malgré les mesures prises pour mesurer et intégrer la biodiversité dans leurs projets. Pourtant, une grande partie de l’activité des entreprises dépend aujourd'hui des services rendus par les écosystèmes : on estime par exemple que 25 à 50 % des 640 milliards de dollars générés par le marché pharmaceutique proviennent des ressources génétiques, ou que la contribution des insectes pollinisateurs à l’agriculture s’élève à 190 milliards de dollars chaque année. Selon une étude du cabinet d'audit américain Price Waterhouse Cooper, les dirigeants d'entreprises du Sud sont plus conscients de cette dépendance que ceux du Nord : ils sont 53 % en Amérique latine et 45 % en Afrique à considérer l’appauvrissement de la biodiversité comme une une menace pour la croissance économique, contre seulement 18 % en Europe de l’Ouest et 14 % en Amérique du Nord.
Biodiversité et Ressources Naturelles -

Surconsommation des ressources halieutiques en Europe

du 09th of July 2010 au 30th of November -0001
Les organisations non gouvernementales The New Economics Foundation et OCEAN2012 publient un rapport conjoint révélant que les Européens consomment bien plus de poissons que ne peuvent en produire leurs mers. En 189 jours, le quota de pêche qui assurerait la durabilité des espèces est atteint, non seulement pour les besoins européens, mais aussi pour satisfaire des demandes à l'exportation sur certaines espèces, renforçant encore la tendance à la surpêche. Ainsi, à partir du 9 juillet chaque année, le poisson consommé en Europe est importé ; en France, le rapport fixe cette date de dépassement des ressources nationales de pêche au 20 juin.
Climat -

Réduction des émissions de CO2 : scénarios et perspectives

du 08th of July 2010 au 30th of November -0001
L'Agence Internationale de l'Énergie (AIE) présente son troisième rapport Energy Technology Perspectives (ETP) sur les scénarios et stratégies à mettre en œuvre en matière de technologies de l'énergie, et affirme que seules des stratégies mixtes mêlant capture et stockage du carbone, énergies renouvelables et nucléaire, peuvent répondre aux défis actuels et futurs. Pour espérer réduire de moitié les émissions mondiales de CO2 d'ici à 2050, l'AIE enjoint donc les gouvernements à développer d'urgence des alternatives. Avec des investissements adéquats, il est encore possible de stocker 9,4 Gt de CO2 d'ici à 2050, soit 19 % des efforts de réduction. Parallèlement, la production d'électricité doit se diversifier pour se fonder à 48 % sur les énergies renouvelables, à 24 % sur le nucléaire et à 17 % sur des centrales nouvelle génération. Les émissions de CO2 des bâtiments doivent être réduites de deux tiers et les véhicules hybrides ou électriques représenter 80 % du marché.
Biodiversité et Ressources Naturelles -

De la protection juridique des inventions technologiques

du 06th of July 2010 au 30th of November -0001
La Cour de justice européenne déboute Monsanto de sa plainte contre l'Argentine : la société américaine réclamait des royalties pour l'exportation vers l'Union européenne de farines issues de soja génétiquement modifié selon le procédé Roundup Ready. Le brevet et les restrictions afférentes existent en effet dans l'Union européenne, mais l'Argentine, où la variété est largement cultivée, a refusé de le reconnaître. L'arrêté de la Cour relève d'abord que la séquence d'ADN breveté correspond à une qualité — la résistance à un herbicide, le Roundup — qui n'apporte rien à la qualité de la farine exportée ; en d'autres termes, le brevet ne protège pas un produit lorsque la fonction brevetée n'est plus exercée. La décision s'appuie par ailleurs sur la directive européenne en la matière, affirmant sa prééminence sur le droit national néerlandais, pays dans lequel Monsanto avait déposé sa plainte.
Gouvernance -

Lancement du Club Carbone Forêt-Bois

du 30th of June 2010 au 30th of November -0001
La Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) et l'Office national des Forêts (ONF) lancent le Club Carbone Forêt-Bois afin de permettre aux entreprises et collectivités d’accéder aux marchés du carbone au travers de la filière forêt-bois française. Celle-ci n'est encore que très peu rémunérée pour ses services environnementaux, sauf par le biais du bois-énergie, et le CO2 séquestré par une gestion durable des zones forestières n'est pas valorisé. Les mécanismes de mise en œuvre conjointe issus du Protocole de Kyoto et applicables aux pays industrialisés ne prennent pas en compte les projets forestiers, contrairement aux Mécanismes de développement propre (MDP) dédiés aux pays en développement. Restent, pour les pays industrialisés, les programmes de compensation volontaire des entreprises non soumises au marché de carbone, mais désireuses d'afficher une stratégie dans ce domaine ; ce marché représente seulement 50 000 tonnes par an en France, mais devrait se développer avec la demande croissante des entreprises et des collectivités territoriales.
Gouvernance -

OMD : un état des lieux ambivalent

du 23rd of June 2010 au 30th of November -0001
Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-Moon, présente le rapport 2010 sur les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), qui fait état de certains progrès dans la réduction de la pauvreté malgré la crise globale. Regroupant les dernières analyses et données de 25 agences internationales et de l’ONU sur les progrès accomplis dans chaque région, le rapport veut mesurer ce qui peut encore être accompli d'ici 2015 pour atteindre les cibles fixés en 2001. Il prévoit ainsi une baisse mondiale du taux de pauvreté de 15 % d’ici à 2015, ramenant le nombre de personnes vivant au-dessous du seuil de pauvreté à environ 920 millions de personnes, soit la moitié du nombre de 1990. Le secrétaire général des Nations unies prévient cependant : « Il est évident que les améliorations apportées aux conditions de vie des pauvres ont été scandaleusement lentes, et les crises climatique, alimentaire et économique érodent certaines avancées durement acquises. »
Biodiversité et Ressources Naturelles -

Un ambitieux projet de loi environnementale aux États-Unis

du 22nd of June 2010 au 30th of November -0001
Deux sénateurs américains (Tom Udall, démocrate, et Sam Brownback, républicain) déposent un projet de loi bipartisan proposant d'associer un objectif de conservation des ressources naturelles aux politiques étrangères des États-Unis. Une fois adopté, le Global Conservation Act viendrait coordonner l'action de toutes les agences gouvernementales agissant dans la protection de l'environnement à l'étranger et établirait une stratégie nationale visant à renforcer la sécurité, la santé et l'économie mondiales par des actions de conservation de l'environnement. Cette loi permettrait ainsi aux États-Unis de financer des programmes de protection environnementale menés par d'autres pays dont les États européens, le Japon, la Chine ou l'Inde. L'initiative, qui doit encore être discutée, reçoit un soutien fervent des groupes écologistes.
Gouvernance -

Comment financer la lutte contre le changement climatique

du 21st of June 2010 au 22nd of June 2010
Le Groupe consultatif sur les finances mis en place par le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-Moon, se réunit à Paris pour élaborer des sources novatrices de financement de la lutte contre le changement climatique. Huit solutions innovantes ont été recensées, parmi lesquelles des droits de tirage spéciaux, la taxe carbone, la mise aux enchères des quotas de CO2, la taxe sur les carburants de soute des secteurs maritime et aérien et la taxe sur les transactions financières du type Taxe Tobin. Selon la Commission européenne, la taxe sur les carburants de soute dégagerait entre 25 et 37 milliards de dollars par an et une taxe infime sur les transactions financières rapporterait 500 milliards de dollars par an. Le rapport officiel de ce groupe de travail sera rendu public en octobre 2010.
Gouvernance -

La création du « GIEC de la biodiversité »

du 09th of June 2010 au 15th of June 2010
85 pays réunis à Pusan (Corée du Sud) adoptent le principe de la création d'un groupe de recherche international sur la biodiversité, l'International Science Policy Platform on Biodiversity and Ecosystem Services (IPBES). En discussion depuis cinq ans, l'IPBES devrait s'organiser selon une structure très proche de celle du GIEC et proposer une expertise la plus consensuelle possible de la situation mondiale afin de fonder des politiques globales cohérentes. L'IPBES doit encore être adoptée par l'Assemblée générale des Nations unies de septembre 2010 avant de commencer ses travaux.
Gouvernance -

Financer l'abandon des énergies fossiles

du 07th of June 2010 au 30th of November -0001
Greenpeace et le Conseil européen des énergies renouvelables publient une étude évaluant à 18 trillions de dollars l'investissement total nécessaire d'ici 2050 pour que la production mondiale d'électricité provienne à 95 % des énergies renouvelables, contre 18 % aujourd'hui. Dans ce modèle, les énergies fossiles sont progressivement abandonnées ainsi que le nucléaire. L'ampleur relative des investissements nécessaires provient essentiellement, selon le rapport, des besoins accrus de main d'œuvre pour la production de ces énergies. L'abandon progressif des subventions aux énergies fossiles, combiné à la gratuité des sources d'énergie primaires (comme le vent ou l'énergie géothermique), permettrait de tirer des bénéfices économiques à long terme de ces investissements initiaux.
Biodiversité et Ressources Naturelles -

De nouvelles « réserves de biosphère »

du 03rd of June 2010 au 30th of November -0001
L'Unesco annonce le classement de nouveaux sites en tant que « réserves de biosphère », intégrées au réseau Man and Biospher promouvant une conservation de l'environnement alliée aux activités humaines. Parmi ces sites figurent notamment les hauts-plateaux de Kafa (Éthiopie) — considérés comme l'une des 34 zones de haute biodiversité très menacées dans la monde, avec ses forêts persistantes, ses affluents du Nil et son agroforesterie productrice de café, épices, miel et bois — et la vallée du Zambèze au Zimbabwe, témoignant de l'approche par bassin versant. Le réseau compte, en juin 2010, quelque 564 sites dans 109 pays.
Biodiversité et Ressources Naturelles -

Du bénéfice de la restauration des écosystèmes

du 03rd of June 2010 au 30th of November -0001
Le PNUE (Programme des Nations unies pour l'Environnement) publie un rapport montrant la rationalité économique de la restauration des écosystèmes endommagés. S'appuyant sur plusieurs milliers de projets menés dans le monde entier, le rapport montre comment la restauration de l'environnement génère des richesses et des emplois à court et long termes. Maintenir et régénérer les écosystèmes qui structurent la planète assurent la fourniture de services écologiques évalués à plus de 70 trillions de dollars. Selon l'étude, 60 % des écosystèmes planétaires sont aujourd'hui dégradés et nécessitent une intervention.
Climat -

La ville au cœur de la lutte contre le changement climatique

du 28th of May 2010 au 30th of May 2010
ICLEI - Local Governments for Sustainability, le Conseil mondial des villes sur le changement climatique et la ville de Bonn (Allemagne) réunissent 500 maires de tous les continents pour Resilient Cities 2010, une conférence dédiée aux questions d'adaptation urbaine en marge de la réunion de la Convention des Nations unies sur les changements climatiques de Bonn. La déclaration finale engage les responsables municipaux à protéger les pauvres des effets du changement climatique, à s'impliquer plus avant dans les mécanismes internationaux pour faire avancer les négociations et à allouer plus de fonds à la question de l'adaptation. Elle regrette enfin le manque de force de l'accord de Copenhague pris en décembre 2009, pointant les efforts concrets mis en œuvre à l'échelle locale pour réduire les émissions et améliorer l'efficacité énergétique et concluant que les villes sont en première ligne à la fois de l'adaptation et de la limitation des changements climatiques. Les villes représentent 70 % des émissions totales de gaz à effet de serre.
Climat -

Délocaliser pour réduire les émissions de GES ?

du 26th of May 2010 au 30th of November -0001
La Commission européenne propose un nouvel objectif de réduction des émissions européennes de 30 % d'ici 2020 par rapport à 1990 au lieu des 20 % adoptés jusqu'ici. Ce nouvel effort veut relancer les négociations climatiques et notamment convaincre la Chine et l'Inde d'adopter à leur tour des objectifs contraignants. Face aux inquiétudes des industriels, la Commission minimise toutefois les risques de délocalisation des activités polluantes face à des pressions environnementales accrues : sur les 164 secteurs considérés comme potentiellement menacés en 2008 lorsque l'objectif de 20 % a été fixé, seuls 13 courraient encore un risque significatif, selon une étude publiée le 20 mai. La chute du prix du carbone avec la crise financière expliquerait en partie cette évolution, le reste étant attribué à l'adaptation déjà bien entamée des secteurs les plus émetteurs.
Climat -

L'efficacité énergétique en Europe

du 18th of May 2010 au 30th of November -0001
Le Parlement européen adopte un compromis législatif imposant le respect de normes d'efficacité énergétique pour tous les nouveaux bâtiments construits à partir de 2020. Les nouvelles constructions devront ainsi avoir une consommation d'énergie quasiment nulle, grâce à l'utilisation des dernières technologies de construction et d'isolation, et le recours prioritaire à des sources d'énergies renouvelables localisées, comme le solaire ou la biomasse. Tout en saluant l'orientation prise par le Parlement, le groupe des députés verts européens regrette que ces mesures ne soient pas accompagnées d'une obligation de rénovation du bâti existant, qui représente pourtant 40 % de la consommation d'énergie et 36 % des émissions des gaz à effet de serre communautaires.
Gouvernance -

Adaptation et Mécanisme de développement propre

du 14th of May 2010 au 30th of November -0001
L'Espagne est le premier pays à annoncer sa contribution au Fonds d'adaptation du Protocole de Kyoto de la Convention cadre des Nations unies sur le changement climatique, suivi le 25 par l'Allemagne. Leurs contributions — respectivement 45 et 10 millions d'euros — viendront compléter les financements réguliers assurés par 2 % des Unités de Réductions Certifiées des Émissions (URCE) délivrées dans le cadre des projets du Mécanisme de développement propre (MDP) du Protocole de Kyoto. Le Fonds est destiné à financer des projets et programmes concrets d’adaptation au changement climatique fondés sur les besoins et priorités des pays en développement.
Gouvernance -

Investissements record pour l'environnement

du 12th of May 2010 au 30th of November -0001
Le Fonds pour l'environnement mondial (en anglais, Global Environment Facility) signale le financement sans précédent dont il dispose pour les quatre années à venir, grâce aux dons d'un nombre accru de ses donateurs : 30 pays se sont engagés à apporter 4,25 milliards de dollars. Ce financement record représente une augmentation de 52 % de la capacité d'action du Fonds en faveur de l'environnement dans les pays en développement. Les six priorités retenues sont : l'atténuation et l'adaptation aux changements climatiques par la réduction des émissions de CO2 et l'extension du couvert forestier ; la sauvegarde de la biodiversité en améliorant la qualité de la gestion des aires protégées et des paysages menacés ; la gestion des eaux transfrontalières par le renforcement de la coopération inter-étatique ; la protection des sols en réduisant le recours aux polluants organiques persistants ; et la protection de la couche d'ozone en maîtrisant les concentrations de mercure.
Climat -

États-Unis : la transition énergétique en cours

du 11th of May 2010 au 30th of November -0001
La Energy Information Administration (EIA) américaine publie son rapport semestriel, rendant compte de la transition énergétique en cours. La consommation énergétique américaine n'a jamais progressé aussi lentement et la part des énergies renouvelables n'a jamais été aussi importante : 11 % de la production d'électricité en 2009, soit plus que le nucléaire. Les États-Unis sont ainsi devenus les premiers producteurs d'énergie éolienne devant l'Allemagne et sont en passe de prendre la tête en termes d'énergie solaire. Si les investissements perdurent, ils pourraient ainsi parvenir d’ici à 2030 à produire 10 % de leur électricité grâce à l’énergie solaire.
Biodiversité et Ressources Naturelles -

Érosion et perte de la biodiversité

du 10th of May 2010 au 30th of November -0001
Le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) publie le troisième Perspectives de la biodiversité mondiale. Ses conclusions sont sans appel : malgré les efforts entrepris et les engagements pris en 2002, on observe aucun signe de stabilisation ou de ralentissement de perte de biodiversité. Le rapport s'appuie sur une trentaine d'indicateurs, de l'évolution des populations au risque d'extinction en passant par l'étendue de l'habitat ou la composition des groupes. Depuis les années 1970, les populations animales se sont réduites de 30 %, les mangroves et les prairies d'algues ont reculé de 20 % et l'étendue des coraux de 40 %. Les efforts de conservation se sont heurtés à une augmentation constante des pressions anthropiques et climatiques, et les quelques succès rencontrés montrent l'ampleur des moyens qui doivent rapidement être mis en œuvre afin de préserver les moyens de subsistance de l'humanité.
Biodiversité et Ressources Naturelles -

Lutte contre l'exploitation illégale des forêts

du 06th of May 2010 au 30th of November -0001
L'UE et le Cameroun signent un accord de partenariat volontaire sur l'application des réglementations forestières, la gouvernance et le commerce du bois et des produits dérivés vers l'Union européenne, dit FLEGT (Forest Law Enforcement, Governance and Trade). Cet accord est le deuxième de ce type signé avec un pays africain, après celui passé avec le Ghana en novembre 2009 ; le 17 mai, le Conseil européen de l'agriculture donne son feu vert à la signature d'un accord du même type avec le Congo. Ces accords de partenariat constituent le principal instrument européen de lutte contre l'exploitation illégale des forêts tropicales africaines. Conçus sur le modèle de l'amendement du Lacey Act de 2008 interdisant l'importation de produits forestiers illégaux aux États-Unis, ils représentent ainsi les prémisses d'un régime international contraignant sur la question.
Climat -

Performances environnementales

du 05th of May 2010 au 30th of November -0001
Les universités de Yale et de Columbia (États-Unis) publient l'édition 2010 de l'Indice de performance environnementale (Environmental Performance Index) composé de 25 indicateurs et donnant une idée des efforts réalisés par 163 pays. Les dix meilleurs scores obtenus témoignent des différents éléments qui déterminent la qualité de l'environnement d'un pays : la pureté de l'air en l'Islande, la pureté des cours d'eau en Suisse, la biodiversité des forêts au Costa Rica, le volontarisme politique de la Suède, les moyens financiers de la Norvège, l'apport du tourisme pour protéger l'environnement sur l'île Maurice, l'impact du nucléaire sur le niveau d'émissions de CO2 en France, l'absence de note sur la qualité de la gestion des pêches en Autriche, la santé humaine à Cuba ou la richesse biologique de la Colombie. Ces résultats témoignent ainsi de la difficulté, même au sein d'un indice unique, à rendre compte de la diversité des situations.
Biodiversité et Ressources Naturelles -

De l'utilisation durable des ressources naturelles

du 03rd of May 2010 au 14th of May 2010
La Commission du développement durable des Nations unies tient à New York (États-Unis) sa 18e session, consacrée aux transports, à la gestion des déchets, aux produits chimiques et à l'extraction minière. Les débats rendent compte de l'impact des modes de consommation sur l'environnement, le climat, l'alimentation, l'eau et la santé. Elle se fait ainsi l'écho des travaux sur l'utilisation des ressources naturelles, publiés le 11 mai par le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), indiquant que sans un développement accru du recyclage, les ressources en cuivre ou en aluminium seraient insuffisantes pour répondre aux besoins à venir de l'industrie.
Climat -

Migrations environnementales

du 30th of April 2010 au 30th of November -0001
Une équipe de recherche euro-américaine financée par le Fonds Marshall pour l'Allemagne publie une étude sur l'impact du changement climatique sur les migrations. Les effets les plus importants sont attendus dans les régions les plus pauvres ; ils devraient renforcer les mouvements migratoires, d'abord au sein des pays, puis entre les pays de la même région et enfin vers les pays développés. Néanmoins, souligne l'étude, l'ampleur des menaces sur les territoires oblige à penser en termes de migrations définitives car, à la différence des migrations économiques, tout retour est exclus.
Climat -

L'électricité pour améliorer l'efficacité énergétique

du 28th of April 2010 au 30th of November -0001
L'Advisory Group on Energy and Climate Change (AGECC) des Nations unies publie son rapport sur l'accès à l'énergie dans le monde, évaluant à 1,6 milliard le nombre de personnes vivant sans électricité, 3 milliards dépendant en outre de sources d'énergie polluantes et toxiques pour leur chauffage ou pour cuisiner. Comment agir sur cette contrainte forte du développement économique et humain sans causer plus d'émissions nocives pour le climat ? Le rapport estime qu'il faudra 35 à 40 milliards de dollars d'investissements chaque année jusqu'en 2030 pour connecter la population mondiale dans son intégralité à des sources modernes d'énergie. Au moins 15 milliards de dollars devront être alloués par les pays les plus riches sous forme de dons à cette fin. Un tel effort devrait également permettre d'augmenter l'efficacité énergétique de 40 % d'ici cette date.
Climat -

Compétitivité climatique

du 22nd of April 2010 au 30th of November -0001
Le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) publie une étude établissant un Indice de compétitivité climatique pour 95 pays, représentant 96 % des émissions mondiales de carbone. 46 d'entre eux auraient amélioré de manière significative leurs performances en la matière depuis la conférence de Copenhague de décembre 2009. L'Allemagne, la Chine et la Corée du Sud ont réalisé les efforts les plus importants, mais le rapport signale aussi les performances croissantes de l'Inde, de l'Indonésie, du Kenya, du Mexique, des Philippines ou du Rwanda. L'Indice distingue enfin les progrès liés à l'amélioration des performances — la baisse des émissions, pour laquelle la Suisse et l'Autriche obtiennent le meilleur score — de ceux liés à l'amélioration de la responsabilité — la transparence des informations, domaine dans lequel le Royaume-Uni et les États-Unis sont les mieux classés.
Gouvernance -

Fonds mondial pour l'agriculture

du 22nd of April 2010 au 30th of November -0001
Les gouvernements des États-Unis, du Canada, de l'Espagne et de la Corée du Sud lancent le Global Agriculture and Food Security Program (GAFSP), un fonds mondial d'assistance aux agriculteurs les plus démunis géré par la Banque mondiale. Doté d'un fonds initial de 900 millions de dollars, dont une contribution de 30 millions de la part de la fondation Bill Gates, cet outil veut concrétiser les engagements pris en matière de sécurité alimentaire lors du G20 de 2009 à L'Aquila (Italie). Selon la Banque mondiale, les trois-quarts du milliard de personnes souffrant chroniquement de la faim dans le monde vivent directement de l'agriculture. Le fonds veut par conséquent offrir des financements adaptés à l'agriculture familiale pour améliorer les rendements, les semences et l'accès aux marchés, et ainsi lutter concrètement contre la pauvreté et la faim.
Climat -

Et si on arrêtait le pétrole ?

du 21st of April 2010 au 30th of November -0001
La Global subsidies initiative de l'International Institute for Sustainable Development (IISD) publie une étude sur l'élimination des subventions aux produits pétroliers dans les pays du G20, évaluant leur montant total annuel à 500 milliards par an. Des sommes colossales pourraient être dégagées pour d'autres objectifs de développement, à l'image du Costa Rica qui a effectué cette transition en 1995 au profit du financement des agriculteurs pour replanter des arbres. Mais surtout, l'abandon des subventions pétrolières serait un signal important pour adapter les économies aux impératifs climatiques.
Gouvernance -

En route vers Cancún

du 10th of April 2010 au 30th of November -0001
La Convention-cadre des Nations-unies sur les changements climatiques se réunit pour la première fois depuis la conférence de Copenhague en décembre 2009, à Bonn (Allemagne). Cette réunion inaugure une série de rencontres devant idéalement amener à la négociation d'un accord juridiquement contraignant à Cancun (Mexique), en novembre 2010. La décision de rajouter d'ici cette date deux sessions de négociation d'une semaine, l'une sur la limitation des émissions de gaz à effet de serre et l'autre sur l'aide aux pays en développement, est accueillie comme un signe de la volonté des États de progresser vers un accord.
Gouvernance -

Gouvernance et sécurité alimentaire

du 08th of April 2010 au 30th of November -0001
La Commission européenne adopte deux nouveaux cadres stratégiques pour assister les pays en développement connaissant des problèmes de sécurité alimentaire. Afin de progresser vers la réalisation de l’Objectif du Millénaire pour le développement (OMD) d’éradication de la pauvreté et de la faim et de rendre l’aide humanitaire efficace, ces cadres veulent assurer des ressources alimentaires disponibles, accessibles et de qualité. La Commission souhaite ainsi concentrer ses efforts sur l’accroissement de la productivité des petites exploitations et des capacités d’adaptation des communautés rurales, sur l’amélioration de la gouvernance en matière de sécurité alimentaire et sur le renforcement des mécanismes d’aide en faveur des groupes de population extrêmement vulnérables.
Climat -

Agriculture et gaz à effet de serre

du 07th of April 2010 au 09th of April 2010
La Global Research Alliance on Agricultural Greenhouse Gases, lancée à Copenhague en décembre 2009, tient sa première réunion à Wellington (Nouvelle-Zélande). Rassemblant les institutions de recherche de vingt-neuf pays dont treize pays en développement, l'Alliance veut trouver des solutions aux émissions de gaz à effet de serre du secteur agricole, qui représentent 14 % des émissions mondiales. À l'issue de cette réunion, trois secteurs de recherche sont désignés : la gestion des semences, mené par les États-Unis ; l'élevage, sous la direction des Pays-Bas et la Nouvelle-Zélande ; la culture du riz paddy, proposé par le Japon. La charte de l'Alliance sera adoptée en 2011.
Gouvernance -

Gaz à effet de serre : engagements de réduction ou de limitation des émissions

du 31st of March 2010 au 30th of November -0001
Les Nations unies signalent que 76 pays — 41 pays industrialisés et 35 pays en développement — sur les 111 parties à l'Engagement de Copenhague de décembre 2009 ont annoncé les réductions ou limitations des émissions de gaz à effet de serre qu'ils comptent mettre en œuvre d'ici 2020. Ils comptent à eux tous pour plus de 80 % des émissions mondiales liées à l'énergie. Le secrétariat de la CCNUCC (Convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique) veut y voir une étape dans les négociations préparatoires à la conférence de Cancun (Mexique) en novembre 2010.
Biodiversité et Ressources Naturelles -

La déforestation en retrait

du 25th of March 2010 au 30th of November -0001
La FAO (Food and Agriculture Organization) publie son Évaluation des ressources forestières mondiales 2010, discernant un ralentissement de la déforestation ces dix dernières années : 13 millions d'hectares de forêts par an entre 2000 à 2010, contre 16 millions d'hectares par an dans entre 1990 et 2000. Ce bon résultat global s'explique par plusieurs facteurs, notamment les ambitieuses campagnes de plantations d'arbres menées depuis les années 1990 en Chine, en Inde, aux États-Unis et au Vietnam, qui ont ajouté 7 millions d'hectares de nouvelles forêts chaque année. L'étude signale aussi le ralentissement significatif de la déforestation au Brésil ou en Indonésie et l'avancée réalisée globalement en termes d'intégration des populations autochtones dans les politiques forestières. Elle s'inquiète néanmoins de la persistance importante d'érosion du couvert forestier dans certains pays tropicaux.
Climat -

Une première décennie du XXIe siècle particulièrement chaude

du 24th of March 2010 au 30th of November -0001
L'Organisation météorologique mondiale (OMM) annonce que la première décennie du xxie siècle a connu les températures les plus élevées jamais enregistrées, 2009 ayant été la 5e année la plus chaude depuis 1850. La décennie a aussi été marquée par un renforcement de la fréquence des évènements extrêmes : vagues de chaleur, sécheresses et inondations dans l'hémisphère Sud, chutes de neige importantes en Europe, en Amérique du Nord et en Asie du Nord. L'OMM dispose d'un réseau de 10 000 stations terrestres, 3 000 avions, 1 000 stations aérologiques, 1 000 navires et 70 satellites. 189 pays sont membres de l'organisation.
Gouvernance -

Calcul des émissions urbaines de gaz à effet de serre

du 23rd of March 2010 au 30th of November -0001
Le PNUE (Programme des Nations unies pour l'environnement), UN-HABITAT et la Banque mondiale lancent un système de calcul des émissions de gaz à effet de serre au service des villes lors du Forum urbain mondial de Rio de Janeiro (Brésil). Le Greenhouse Gas Standard permet de calculer et comparer les émissions par habitant — des 4,2 tonnes par an de Barcelone (Espagne) aux 17,8 tonnes de Calgary (Canada), en passant par les 10,6 tonnes de Bangkok (Thaïlande) — en prenant en compte la nature des sources énergétiques, les moyens de transports et la densité urbaine. Pour les Nations unies, cet instrument doit aider les responsables politiques locaux à prendre les bonnes décisions pour éviter un réchauffement climatique supérieur à 2 °C.
Climat -

Italie : mauvais résultats en matière d'émissions de gaz à effet de serre

du 15th of March 2010 au 30th of November -0001
Ambiante Italia, une société privée de consulting en matière d'environnement, publie son rapport annuel affirmant que les émissions de gaz à effet de serre italiennes s'élèvent à 550 millions de tonnes par an, ce qui positionne le pays comme le troisième plus grand pollueur européen. Dans le cadre du protocole de Kyoto, l'Italie s'est engagée à réduire ses émissions de 6,5 % d'ici 2010 par rapport à 1990. Or les émissions italiennes ont augmenté de 7,1 %, principalement en raison d'une consommation plus forte dans les transports (+24 %), la production d'électricité (+14 %) et le chauffage domestique (+5 %). Pendant la même période, le reste de l'Union (UE-15) a enregistré une diminution de 4,3 % (dans l'UE des 15) par rapport à 1990, l'Allemagne, le Royaume-Uni et la France ayant déjà dépassé les objectifs du Protocole de Kyoto, suivis par les Pays-Bas.
Biodiversité et Ressources Naturelles -

Conférence de la CITES

du 13th of March 2010 au 25th of March 2010
La Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES) réunit ses 175 membres à Doha (Qatar). Si des décisions ont été prises pour protéger plusieurs reptiles et amphibiens terrestres ou maintenir le classement des éléphants de Tanzanie ou de Zambie, les mesures les plus attendues de protection des espèces marines — des requins au thon rouge de l'Atlantique en passant par les coraux — ont été bloquées par une coalition de pays asiatiques menée par le Japon et la Chine. La conférence s'est aussi refusée à aller au-delà des limitations actuelles des exportations d'ours polaire. Pour l'Union européenne et les États-Unis et les organisations de protection de l'environnement, ce résultat est une défaite.
Biodiversité et Ressources Naturelles -

Mise en œuvre du REDD+ : les premiers engagements

du 11th of March 2010 au 30th of November -0001
Une conférence internationale sur la déforestation dans les grands bassins forestiers réunit 64 pays à Paris (France) à propos de la mise en œuvre du mécanisme de réduction des émissions provenant de la déforestation et de la dégradation des forêts (REDD+), issu de l'Accord de Copenhague. Le mécanisme veut diminuer la déforestation de 25 % d’ici 2015, puis de 50 % d’ici à 2020, avant son arrêt total en 2030. Il est soutenu par la France, la Norvège, les États-Unis, l'Australie, le Japon et le Royaume-Uni. La conférence de Paris a été marquée par une augmentation des engagements financiers, avec la promesse allemande d'allouer 20 à 30 % de son budget d'action rapide contre le changement climatique à cette initiative. Si les ONG saluent la mise en place rapide d'un nouveau fonds pour lutter contre la déforestation, les plus critiques regrettent le manque de représentation des peuples forestiers autochtones. Une deuxième réunion doit avoir lieu fin mai à Oslo (Norvège).
Climat -

Le marché du carbone en Afrique

du 03rd of March 2010 au 05th of March 2010
Le deuxième Forum africain du carbone réunit à Nairobi (Kenya) les intervenants publics ou privés du marché du carbone : porteurs de projets, acheteurs, fournisseurs de services et représentants nationaux du Mécanisme de développement propre (MDP) du protocole de Kyoto. Aujourd’hui, malgré un fort potentiel forestier, éolien et solaire, l’Afrique ne représente que 2 % des projets enregistrés auprès du MDP permettant de participer aux échanges internationaux de crédits d’émission. Seules les plus grandes économies tirent un réel profit du mécanisme : sur les 120 projets enregistrés, l'Égypte en présente 32 et l'Afrique du Sud 13. La plupart (Zambie, Madagascar, Cameroun ou Mali) arrivent au mieux à présenter un ou deux projets. Le PNUE (Programme des Nations unies pour l'environnement) appelle les gouvernements, les bailleurs de fonds et les agences de coopération à s’attaquer à ce problème. Grâce à l’introduction de politiques favorables au développement des énergies renouvelables, le Kenya et l’Ouganda ont réussi à soumettre, respectivement, 15 et 12 projets depuis 2007.
Climat -

Protection des habitats côtiers et des écosystèmes d'Asie de l'Est

du 20th of February 2010 au 30th of November -0001
Le PNUD (Programme des Nations unies pour le développement) publie un rapport sur les menaces pesant sur les habitats côtiers et les écosystèmes d’Asie de l’Est. Ces zones, directement responsables de 80 % de PNB de la région, sont menacées par la pollution et les espèces invasives. Selon le rapport, 40 % des récifs de corail sont sous pression et la moitié des mangroves a disparu, malgré les revenus qu’ils génèrent : respectivement, 112,5 et 5,1 milliards de dollars par an. Les mers de la région sont parmi les plus actives en termes de transport maritime et de pêche. Elles représentent près de 50 % de la production mondiale des pêcheries et 80 % de l’aquaculture. 30 % des espaces maritimes de la région étant directement sous l’autorité des gouvernements, le rapport conclut à la nécessité de développer une approche intégrée et systématique des questions côtières et océaniques, allant de surveillance des espaces naturelles à la mise en place d’instruments financiers pour inciter les acteurs privés à protéger leur environnent.
Climat -

Le développement des technologies de capture et de stockage des gaz à effet de serre

du 20th of February 2010 au 30th of November -0001
L’UNIDO (United Nations Industrial Develeopment Organization), soutenue par le ministère norvégien du Pétrole et de l'Énergie et le Global Carbon Capture and Storage Institute australien, lance un programme de développement des technologies de capture et de stockage des gaz à effet de serre dans les pays en développement à industries intensives en énergie. Les études récentes estiment que ces technologies devraient permettre de réduire de 20 % les réductions d’émissions de GES nécessaires d’ici 2050 pour éviter un changement dramatique du climat.
Climat -

La faible durabilité de la croissance économique en Amérique latine

du 18th of February 2010 au 30th of November -0001
La Commission économique et sociales des Nations unies pour l’Amérique latine et les Caraïbes (ECLAC) publie un rapport sur l’avancée des Objectifs du Millénaire pour le Développement soulignant la faible durabilité de la croissance économique de la région. De 1990 à 2005, les choix économiques ont entraîné un recul de 7 % du couvert forestier régional et une augmentation de 41 % des émissions globales de gaz à effet de serre. Le rapport engage donc les gouvernements de la région à faire mieux, notant qu’ils ont par ailleurs réussi à augmenter la surface des aires protégées de 120 %, à réduire la consommation de substances nocives pour la couche d’ozone de 85 % et à améliorer l’accès à l’eau potable de 10 % et à l’assainissement de 17 %.
Climat -

La mer Baltique en danger

du 10th of February 2010 au 30th of November -0001
Les neufs pays riverains de la Baltique (Russie, Finlande, Suède, Danemark, Estonie, Lettonie, Lituanie, Pologne, Allemagne), ainsi que la Norvège et la Biélorussie dont les cours d'eau se jettent dans cette mer, se réunissent à Helsinki (Finlande) pour renforcer leur action en faveur de l'environnement autour de la mer la plus polluée au monde. Il s'agit d'abord de préserver la biosphère, de réduire les émissions de déchets et de gaz et de recycler les eaux usées qui étouffent la Baltique. La Pologne va ainsi investir 8 milliards d'euros pour réduire de 75 % les excrétions déversées dans la mer d'ici 2015 et la Russie va construire une usine de retraitement des eaux usées à Saint-Pétersbourg. L'autre volet des engagements porte sur la sécurisation du trafic maritime et la limitation des pollutions qui en découlent ; la Baltique accueille 15 % du trafic cargo mondial.
Climat -

Soutien de l'Inde au GIEC

du 05th of February 2010 au 30th of November -0001
Le Premier ministre indien annonce que le Indian Network for Climate Change Assessment (INCCA), mis sur pied par le ministère de l'Environnement en octobre 2009, va désormais partager l'intégralité de ses données avec le GIEC. L’INCCA réunit plus de 120 institutions de recherches engagées dans des programmes de mesures, de modélisation et de monitoring. Après la récente controverse sur les glaciers de l'Himalaya, leur apport en termes d'observation de l'évolution en cours glaciers de l'Himalaya par exemple sera important pour le prochain rapport du GIEC.
Biodiversité et Ressources Naturelles -

Les espèces invasives, menace sur la biodiversité

du 04th of February 2010 au 30th of November -0001
Le Global Invasive Species Programme (GISP) publie en partenariat avec Birdlife international et l'UICN (Union internationale pour la conservation de la nature) le premier rapport estimant l’ampleur des menaces que font porter les espèces invasives sur la biodiversité. Selon l'étude, les invasives se diffusent avec les échanges internationaux (commerce, tourisme) et modifient le fonctionnement des écosystèmes et les relations entre les espèces natives. Les 57 pays étudiés présentent en moyenne une cinquantaine d'espèces non natives. Parmi les 542 espèces invasives recensées, on compte 316 plantes, 101 organismes marins, 44 poissons d'eau douce, 43 mammifères, 23 oiseaux et 15 amphibiens. Parmi les plus nocives : le moustique-tigre d'Asie, vecteur de maladies comme la dengue ; la petite fourmi de feu, prédateur redoutable des insectes volants et des arachnides ; le Boiga irregularis, un serpent arboricole dévastateur pour les populations d'oiseaux et de lézards ; la moule zébrée originaire de mer Noire concurrençant les espèces natives dans tout l'hémisphère nord ; la perche du Nil ; l'Eleutherodactylus coqui, une grenouille de Puerto Rico dont le cri atteint 100 décibels ; les souris, le ragondin et le rat ; ou le piquant lou-lou, une ronce décorative et porteuse de fruits comestibles venue d'Asie qui provoque, d'Hawaï au Royaume-Uni, des ravages dans les écosystèmes.
Climat -

Les engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre

du 31st of January 2010 au 30th of November -0001
La CCNUCC (Convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique) annonce qu'elle a reçu les engagements de réduction et de limitations des émissions de gaz à effet de serre d'ici 2020 de 55 pays représentant 78 % des émissions dues à l'utilisation d'énergie. Elle se félicite du respect de l'accord de Copenhague de décembre 2009 regroupant les principaux pollueurs dont les États-Unis, la Chine, l'Union européenne, l'Australie, l'Inde et le Japon. Les objectifs annoncés auprès du secrétariat restent néanmoins purement volontaires et à la discrétion des pays signataires.
Biodiversité et Ressources Naturelles -

Moratoire sur la pêche au thon rouge en Italie

du 31st of January 2010 au 30th of November -0001
L'Italie annonce qu'elle va cesser pendant une année la capture de thon rouge, grâce à une aide européenne qui financera l'inactivité des bateaux de pêche. L'UE milite depuis plusieurs années auprès des pays méditerranéens pour qu'ils limitent leurs prises. La résolution prise par le Parlement européen le 27 janvier demandant à la Commission de soutenir l'inscription du thon rouge sur la liste des espèces menacées lors de la prochaine réunion de la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction) en mars 2010 à Doha (Qatar) devrait renforcer ce type de mesure. L'inscription du thon rouge à la CITES aurait pour effet de limiter son commerce international.
Climat -

Les objectifs climatiques du Canada

du 28th of January 2010 au 30th of November -0001
Le Canada annonce ses objectifs climatiques dans le cadre de l'accord de Copenhague. Les réductions de gaz à effet de serre affichées sont alignées sur les objectifs américains annoncés la veille, le 27 janvier, à savoir avoir réduit en 2015 ses émissions de 17 % par rapport au niveau de 2005. Le ministre de l'Environnement canadien indique, par ailleurs, que son pays va harmoniser avec les États-Unis les normes d'émissions des véhicules dès 2011, puis dans le transport aérien, maritime et pour les poids lourds. Pour Greenpeace, ces engagements représentent une augmentation des émissions de CO2 du Canada de 2,5 % par rapport aux niveaux de 1990, en contradiction avec les objectifs avancés en 2006 de réduire ses émissions de 3 % par rapport à la même date.
Climat -

Efficacité énergétique : l'Europe partenaire

du 26th of January 2010 au 30th of November -0001
L'Union européenne (UE) adhère au Partenariat international pour la coopération en matière d’efficacité énergétique (IPEEC), créé par les ministre de l'Énergie lors du G8 d'Aomori (Japon) en 2008. Ce forum de haut niveau doit encourager l'adoption de mesures d'économies d'énergie, telles l'amélioration de l'efficacité énergétique des bâtiments ou des appareils électroménagers. L'UE a déjà adopté en 2009 une série de mesures visant à exclure du marché les produits les moins efficaces quand il existe une alternative plus économe, comme pour les veilles d'appareil, les téléviseurs et les décodeurs numériques, les chargeurs électriques, l’éclairage domestique, avec l’interdiction progressive des lampes à incandescence, et les appareils électroménager. Le gain attendu est de 339 TWh par an à l’horizon 2020 (soit presque l’équivalent de la consommation d’électricité du Royaume-Uni), permettant d'éviter l’émission de 138 millions de tonnes de CO2.
Climat -

Adaptation au changement climatique : l'aide entre pays émergents

du 24th of January 2010 au 30th of November -0001
Les ministres de l'Environnement de quatre des plus grands pays émergents — Brésil, Afrique du Sud, Inde et Chine, également appelés « BASIC » — réunis à Delhi (Inde) annoncent la création d'un cadre de coopération scientifique permanent en matière de changement climatique. Il dispensera aussi une aide technique aux autres pays en développement et, en particulier, aux pays les moins développés dans des secteurs-clés comme l'exploitation forestière et l'adaptation. Le Brésil annonce ainsi un plan de 200 millions de dollars en direction de ses voisins sud-américains pour intensifier la protection de la forêt amazonienne sur 13 ans. L'Inde s'engage pour sa part à partager avec les autres nations asiatiques les données des deux satellites qui seront lancés en 2012 pour observer les émissions de gaz à effet de serre et l'état des couverts forestiers dans la région.
Biodiversité et Ressources Naturelles -

Biodiversité : mobiliser les politiques

du 21st of January 2010 au 22nd of January 2010
L'ONU et l'Unesco réunissent à Paris (France) les chefs d'État et de gouvernement sur le thème de la protection de la diversité biologique. L'objectif affiché du secrétaire-général Ban Ki-moon est de mobiliser les politiques au plus au niveau pour susciter un leadership important en amont du sommet de Nagoya (Japon) sur la biodiversité, en octobre 2010.
Biodiversité et Ressources Naturelles -

Équateur : biodiversité plutôt que pétrole

du 19th of January 2010 au 30th of November -0001
Une équipe scientifique équatorienne, américaine et européenne publie le premier recensement des formes de vie existantes dans le parc national Yasuni (Équateur). L'étude dénombre 28 espèces de vertébrés jugées très menacées par l'UICN (Union internationale pour la conservation de la nature), comme des grands singes et des mammifères aquatiques. Elle trouve 665 espèces d'arbres par hectare en moyenne, une portion de 25 hectares atteignant plus de 1 100 espèces par hectare. Ces résultats placent le parc parmi les plus plus riches réserves de biodiversité du continent sud-américain. Avant même cette étude, la zone avait été classée réserve de biosphère de l'Unesco, et les agences environnementales des Nations-unies s'opposent depuis plusieurs années aux projets de prospection pétrolière. Le gouvernement équatorien et le PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement) discuteraient ainsi de la création d'un fonds de 3 milliards de dollars qui viendrait compenser le manque à gagner d'une non exploitation des ressources pétrolières souterraines du parc pendant les dix prochaines années.
Climat -

Premier Forum sur les énergies renouvelables

du 18th of January 2010 au 21st of January 2010
L'IRENA (International Renewable Energy Agency) organise le premier Forum sur les énergies renouvelables dans l'émirat d'Abou Dabi. La rencontre donne l'occasion pour les pays déçus par l'accord de Copenhague, comme les représentants des petits États insulaires, de rappeler les risques liés au réchauffement climatique. D'autres y annoncent des plans ambitieux, comme la Turquie qui veut avoir porté la part des énergies renouvelables dans son approvisionnement de 20 à 30 % d'ici 2023. Les producteurs pétroliers, notamment le Qatar (représenté pour l'occasion par son ministre de l'Énergie), essaient pour leur part de défendre une diversification limitée des sources énergétiques, soulignant que le monde a besoin de l'ensemble des sources énergétiques disponibles et ne doit pas s'interdire de recourir à certaines.
Gouvernance -

Océans : l'efficacité des labels en questions

du 18th of January 2010 au 30th of November -0001
Le WWF publie un rapport réalisé par Accenture Development Partnerships sur l'efficacité de sept labels pour les produits de la pêche. Le Marine Stewardship Council apparaît comme celui répondant le plus spécifiquement à un souci de protection des pêcheries et des océans. Il respecte en effet à 95 % les critères posés par le WWF en la matière, tirés des Guidelines for ecolabelling publiés en 2005 par la FAO. Selon le rapport, les six autres labels n'auraient pas une approche assez globale des activités et des écosystèmes. L'étude regrette par ailleurs un certain manque de transparence dans leur fonctionnement. Pour WWF, la qualité des labels est cruciale pour assurer la confiance des consommateurs qui veulent privilégier de bonnes pratiques de pêche dans leurs achats.

>> Consulter l'étude en ligne [en anglais]
Climat -

Concilier agriculture et développement durable

du 17th of January 2010 au 30th of November -0001
Les ministres de l'Agriculture de 45 pays se réunissent à Berlin (Allemagne) pour promouvoir la recherche et les transferts de technologie permettant de concilier agriculture et développement durable. Ils s'engagent collectivement à optimiser la production agricole tout en limitant les émissions de carbone et autres méthanes nocives pour l'environnement. Tous s'accordent à réclamer des budgets plus importants pour la recherche et l'adaptation des pratiques. Les Européens envisagent ainsi d'inscrire des objectifs climatiques dans la PAC (Politique agricole commune), afin de pouvoir récompenser les producteurs faisant un effort pour l'environnement. Les pays du Sud réclament pour leur part plus de coopération internationale afin d'augmenter l'accès aux technologies agricoles adaptées aux contraintes climatiques.
Climat -

Stockage du CO2 : pour une gestion améliorée des prairies

du 13th of January 2010 au 30th of November -0001
La FAO (Food and Agriculture Organization) publie un rapport concluant à la nécessité d'inclure une gestion améliorée des prairies dans les programmes de lutte contre le changement climatique. Les herbages présentent en effet un potentiel important d'absorption et de stockage du CO2. Les 3,5 milliards d'hectares de prairies dans le monde comptent pour 30 % du carbone stocké dans le sol, sans compter le CO2 contenu dans les plantes (herbes, buissons, arbres et arbustes). 70 % des terres agricoles sont des herbages, dont la bonne gestion est capitale pour réduire la vulnérabilité aux changements climatiques du milliard de personnes qui vivent de l'élevage. Et ces prairies sont fragiles : 70 % des herbages sont aujourd'hui dégradés en raison du surpâturage, de la salinisation ou de l'acidification des terres.

>> Consulter le rapport en ligne [en anglais]
Biodiversité et Ressources Naturelles -

Europe : la pêche illégale sous haute surveillance

du 01st of January 2010 au 30th of November -0001
Le nouveau cadre de contrôle de la politique commune de la pêche de l'Union européenne entre en vigueur. Un règlement pour lutter contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée vient ainsi compléter celui sur les autorisations de pêche pour la flotte européenne active en dehors des eaux de l'UE et le régime communautaire de contrôle des règles de la politique commune de la pêche. Ce nouvel instrument veut mettre un terme à la commercialisation sur le marché européen de produits issus d'activités illicites. Tous les produits de la pêche en mer échangés avec l'UE seront désormais certifiés et leur origine traçable. Le règlement introduit également un système harmonisé de sanctions, établissant l'équité entre les pêcheurs européens.
Climat -

Les promesses de l’éolien en mer

du 21st of December 2009 au 30th of November -0001
Le cabinet Emerging Energy Research (EER) publie une étude de marché sur l'industrie de l'éolien en mer, dont il prévoit une croissance importante au cours de la décennie à venir, pour atteindre 45 GW en 2020 contre 1,5 aujourd'hui. L'essentiel de cette croissance devrait se faire en Europe et être menée par les opérateurs publics intéressés par le potentiel d'exploitation industrielle offert par les installations en mer. Les investissements les plus importants sont prévus au Royaume-Uni, suivi de l'Allemagne, de la Suède, des Pays-Bas, de la Belgique et du Danemark. L'Amérique du Nord et l'Asie devraient aussi augmenter leur demande jusqu'à représenter 25 % des nouvelles capacités installées en mer. Les premières installations chinoises et coréennes devraient ainsi fonctionner dès 2014.
Climat -

Copenhague : un accord a minima

du 18th of December 2009 au 30th of November -0001
La conférence de Copenhague sur le climat se termine sur un accord a minima et volontaire de réduction des émissions qui ne constitue pas une alternative au protocole de Kyoto après 2012. La seule avancée est la possibilité ouverte de voir les pays émergents se fixer des objectifs en matière de réduction de leurs émissions. L'annonce de ces objectifs fin janvier 2010 sera un signe de la qualité de cette avancée.
Gouvernance -

À l’OMC, rien de nouveau

du 30th of November 2009 au 02nd of December 2009
L'Organisation mondiale du commerce (OMC) tient sa 7e réunion ministérielle à Genève (Suisse). Dix ans après Seattle, les pays membres réaffirment leur attachement au principe du libre-échange comme moteur de la croissance économique mondiale, sans pour autant annoncer d'avancées dans les négociations du cycle de développement de Doha. Pour les ONG et les pays critiques du Sud, cette position reflète la volonté politique des pays du Nord (États-Unis, Europe, Japon) de maîtriser l'agenda de négociations de l'OMC et, par là-même, leur position économique dominante sur les échanges internationaux. Une stratégie qui interdit, selon eux, l'avancée même d'un agenda de « développement » au sein de l'institution internationale.
Climat -

L'Europe adhère aux énergies renouvelables

du 23rd of November 2009 au 30th of November -0001
La Commission européenne signe à Berlin l’adhésion de l’Union européenne (UE) à l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (Irena). Celle-ci a été créée le 26 janvier 2009 à l’initiative de 75 pays. La mission de cette nouvelle agence est de conseiller et de soutenir les pays afin qu’ils augmentent la part des énergies renouvelables dans leur production d’énergies. En rejoignant l’agence, l’UE montre son adhésion au recours aux énergies renouvelables et révèle la composante essentielle de sa politique extérieure en matière d’énergie. Elle se montre également favorable à une transition des combustibles fossiles vers des technologies utilisant des sources renouvelables.
Gouvernance -

Les femmes au cœur de la lutte contre le changement climatique

du 18th of November 2009 au 30th of November -0001
Le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) publie un rapport sur le rôle qu’occupent les femmes dans la lutte contre le changement climatique. Intitulée Face à un monde qui change : les femmes, la population et le climat, cette étude montre comment le renforcement des capacités des femmes est essentiel pour alléger la charge induite par le changement climatique. Selon ce rapport, 1,5 milliard d’individus vivant avec un dollar par jour ou moins sont des femmes. Selon l’UNFPA, leur risque de mourir du fait des catastrophes naturelles, notamment celles liées aux phénomènes météorologiques extrêmes, s'élève quand les revenus sont faibles et les différences de statut entre hommes et femmes nettement marquées.
>> Télécharger le rapport
Biodiversité et Ressources Naturelles -

Protection de la biodiversité : une source de croissance durable

du 13th of November 2009 au 30th of November -0001
L’initiative de recherche sur l’économie des écosystèmes et de la diversité biologique (The Economics of Ecosystems and Biodiversity, TEEB), initiée en 2007 par la Commission européenne et le ministère allemand de l'Environnement, publie une nouvelle étape de son étude. Centré sur les rendements des investissements réalisés pour la protection de la diversité biologique, ce rapport d’étape démontre la rentabilité des politiques de conservation. Par exemple, la protection de mangroves au Vietnam coûte un million de dollars par an mais protège efficacement le pays de la montée des eaux ; s'il fallait construire et entretenir des digues, les coûts annuels seraient sept fois plus élevés. Ou encore, un emploi sur quarante dans l'Union européenne est lié à la protection de l'environnement, des industries vertes à l'agriculture biologique en passant par la foresterie durable et l'écotourisme. Pour diffuser cette « croissance verte », le rapport conseille de comparer attentivement les coûts et les bénéfices des subventions et des investissements publics. Un rapport qui appelle au renversement des priorités au nom même du profit.
>> Télécharger le rapport
Climat -

Asie : villes côtières, villes vulnérables

du 12th of November 2009 au 30th of November -0001
L’organisation environnementale WWF publie une étude intitulée Méga stress pour mégas cités à l'occasion du Forum économique Asie-Pacifique (APEC). Le rapport décrit pourquoi 11 pôles urbains d’Asie figurent parmi les plus vulnérables au changement climatique et comment ils sont exposés aux risques majeurs des inondations et des tempêtes. Toutes ces villes (Dacca, Manille, Jakarta, Calcutta, Phnom Penh, Ho-Chi-Minh-ville, Shanghai, Bangkok, Kuala Lumpur, Hong Kong et Singapour) sont situées le long du littoral ou sur des deltas à l’embouchure des fleuves. Le rapport préconise une adaptation urgente de ces zones afin de protéger les populations qui y vivent avec le soutien des pays développés. Pour l'étude, il n'existe pas de solution unique valable pour l'ensemble de la région, et cette adaptation devra répondre aux besoins et spécificités de chacun des pôles urbains concernés.
Gouvernance -

L'APEC ne croit pas à Copenhague

du 11th of November 2009 au 15th of November 2009
Le Forum de coopération économique Asie-Pacifique (APEC) réunit à Singapour les 21 dirigeants de la région. Ils adoptent un accord visant à maintenir les mesures de relance économique face à la crise et à lutter contre le protectionnisme et réaffirment les accords de Bogor qui mettent fin aux barrières douanières entre les pays développés de l’APEC (Japon, Nouvelle-Zélande, États-Unis) dès 2010. Les dirigeants de l'APEC, dont trois des gros émetteurs de gaz à effet de serre (Chine, États-Unis et Indonésie), ne fixent cependant pas d'objectif chiffré pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Ils justifient leur position en prévoyant que la conférence internationale sur le climat de Copenhague débouchera seulement sur un accord politique et non sur un accord légalement contraignant, qui serait, lui, reporté à une date ultérieure et indéterminée.
Gouvernance -

L'atténuation par l'agriculture

du 05th of November 2009 au 30th of November -0001
La FAO publie Food Security and Agricultural Mitigation in Developing Countries. Selon ce rapport, si l'agriculture est responsable de 14 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre actuelles, elle dispose des moyens de participer activement aux stratégies d'atténuation des changements climatiques. L'amélioration de la gestion des terres cultivées et des pâturages et la restauration biologique des sols et des terres dégradés permettent de réduire les émissions. Réduire le labourage, utiliser des résidus pour le compostage ou le paillage, couvrir les sols de cultures pérennes, ré-ensemencer et mieux gérer les pâturages et les prairies sont autant de façons de séquestrer le carbone.
>> Télécharger le rapport (en anglais)
Climat -

Pour une huile de palme climatiquement durable

du 05th of November 2009 au 07th of November 2009
Les membres de la Table ronde pour la production d’une huile de palme durable se réunissent à Kuala Lumpur (Malaisie) pour leur 7e congrès annuel. Ils y décident de mesures volontaires pour encourager les producteurs et les acheteurs d'huile de palme à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Ces mesures sont directement intégrées dans les normes de certification de la Table ronde. La Malaisie et de l’Indonésie s’engagent ainsi à arrêter l’expansion des plantations sur les tourbières, qui jouent un rôle particulièrement important dans la captage du CO2. La Table ronde regrette néanmoins que l'augmentation des normes de durabilité pour la production d'huile ne soit pas plus soutenue par les acheteurs européens qui les ont réclamées. Une étude du WWF publiée le 28 octobre montre ainsi que seulement 22 % de la production certifiée a trouvé acheteurs en 2008.
Biodiversité et Ressources Naturelles -

Canada-Groenland : la communauté de l'ours blanc

du 30th of October 2009 au 30th of November -0001
Le Canada et le Groenland signent un accord de protection des populations d'ours blancs vivant sur leurs territoires, entre le Nunavut et la grande île arctique. Le texte prévoit la création d'une commission mixte de prises de décisions équitables entre les parties, composée de représentants des communautés inuits concernées. Le Canada compte environ 15 500 ours blancs, divisés en treize populations distinctes. Deux d'entre elles, transfrontalières, vivent sur les plaques de glace du bassin Kane et de la baie de Baffin. Pour les Inuits vivants dans les deux pays, l'ours blanc est un symbole culturel important.
Biodiversité et Ressources Naturelles -

La plus grande réserve marine est africaine

du 29th of October 2009 au 30th of November -0001
L'Afrique du Sud et le Mozambique annoncent la création de la plus grande aire marine protégée au monde, réunissant le parc sud-africain d’iSimangaliso et la toute nouvelle réserve mozambicaine de Ponta do Ouro. La réserve créée par les deux zones assure la protection de 300 kilomètres de côtes parmi les plus sauvages d'Afrique, ainsi que les eaux territoriales correspondantes. Elle devrait permettre d'assurer la reproduction des principales espèces de poissons commercialement exploitées dans la région, ainsi que deux espèces menacées de tortues marines – la tortue luth et la tortue caouanne.
Climat -

Les émissions forestières vues du ciel

du 20th of October 2009 au 30th of November -0001
La FAO lance, en partenariat avec l’Université du Dakota du Sud, un système de surveillance des ressources forestières mondiales basé sur des données satellitaires à haute résolution. Il fournit des données sur un échantillon mondial de 13 000 emplacements géographiques et des outils pour les interpréter. Ce système d'information doit faciliter la mise en place d’un mécanisme mondial de réduction des émissions de la déforestation et de la dégradation des forêts (connu sous son acronyme anglais REDD pour Reducing Emissions from Deforestation and Forest Degradation).
Climat -

L'impact climatique des agrocarburants

du 16th of October 2009 au 30th of November -0001
Le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) publie le rapport Towards Sustainable Production and Use of Resources: Assessing Biofuels, rédigé par les experts du Groupe international sur la gestion durable des ressources. Selon ce rapport, il faut revoir les incitations à l'usage des agrocarburants, ainsi que leurs objectifs de production afin de mieux prendre en compte les impacts environnementaux. Plusieurs méthodes de production sont identifiées comme particulièrement nocives. La production et l'utilisation de biodiesel de palmiers à huile cultivés sur des tourbières tropicales pourraient ainsi générer une augmentation de 2 000 % des émissions de gaz à effet de serre par rapport aux combustibles fossiles, surtout à cause du carbone émis par le sol mis à nu.
>> Consulter le rapport
Gouvernance -

Villes : planifier pour diviser moins

du 05th of October 2009 au 30th of November -0001
Les Nations unies célèbrent la Journée mondiale de l'habitat. Instaurée en 1985, cette journée est l’occasion de rappeler l'ampleur des défis urbains : croissance des villes, impacts climatiques, services aux personnes, etc. L'enjeu est de dépasser le développement de villes à deux vitesses, opposant d'un côté des quartiers fermés et munis de services de haut niveau et, de l'autre, un nombre croissant de bidonvilles. Il s'agit donc d'adapter les services de planification pour améliorer la gouvernance urbaine et assurer la participation des populations les plus pauvres à la gestion des villes.
Gouvernance -

Construire une justice environnementale internationale

du 02nd of October 2009 au 03rd of October 2009
L'Académie internationale des sciences de l'environnement (IAES) organise un colloque mondial à Venise (Italie) sur la santé de notre planète et des espèces. L'IAES anime depuis juin 2009 une campagne en faveur de la création d'une cour pénale internationale environnementale, palliant les limites des instruments juridiques actuels. Le caractère international de la pollution, notamment pour les mers et les airs, et des trafics rend difficile l'appréhension de la criminalité. Enfin, l'ampleur de certaines dégradations environnementales peuvent se rapprocher de la notion de crime contre l'humanité et méritent un traitement spécifique. Pour l'IAES, une première étape de la mise en place d'une telle institution serait la création d'une cour européenne.
Gouvernance -

Coopération économique internationale : les émergents prennent du poids

du 24th of September 2009 au 25th of September 2009
Les pays membres du G20 se réunissent à Pittsburgh (États-Unis) environ un an après le début de la crise financière et économique mondiale. Le principal résultat de cette réunion concerne le sort des pays émergents, qui auront dorénavant plus de poids dans les instances internationales en matière de gouvernance, notamment dans la perspective d'une réforme du Fonds monétaire international (FMI). Une autre décision va en leur faveur puisque le G20 sera désormais le lieu de discussion des grandes questions économiques et le G8, qui représentait uniquement les pays les plus riches, ne traitera plus que des questions diplomatiques. Des pays comme la Chine mais aussi le Brésil et l’Inde auront désormais l’opportunité de se faire entendre sur l’avenir de l’économie mondiale.
Biodiversité et Ressources Naturelles -

Atermoiments européens sur le thon rouge

du 21st of September 2009 au 30th of November -0001
Plusieurs pays de l’Union européenne (Espagne, Italie, France, Grèce, Malte et Chypre) rejettent la proposition de la Commission européenne d’inscrire le thon rouge à l’annexe I de la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction). Cette mesure visant à en interdire le commerce international permettrait une reconstitution de l’espèce considérée comme menacée. Ces pays demandent de voir les résultats des nouvelles études scientifiques pour soutenir la proposition de la Commission. La France, notamment, initialement favorable à ce classement, lui préfère à présent l'inscription à l'Annexe II, moins restrictive.
Climat -

Chine : la voie des trois tiers pour une économie soble en carbone

du 16th of September 2009 au 30th of November -0001
L’Energy Research Institute (Chine) publie China's Low-Carbon Development Pathways by 2050, un rapport sur l’efficacité des mesures adoptées pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Selon cette évaluation, la Chine pourrait réduire assez facilement ses émissions de carbone d'ici à 2050 en investissant massivement dans les technologies propres. Pour établir une économie à faible intensité de carbone et maintenir les émissions de carbone à un niveau similaire à celui de 2005, il faudra investir 220 milliards de dollars par an. Pour les auteurs, une structure énergétique équilibrée pour la Chine reposerait pour un tiers sur les énergies renouvelables, pour un tiers sur le pétrole et le gaz naturel et pour un dernier tiers sur le charbon.
Gouvernance -

La technologie, clé de la transition énergétique

du 15th of September 2009 au 30th of November -0001
L'Agence internationale de l'énergie publie deux nouveaux rapports sur la transition énergétique dans l'industrie et dans la production d'électricité - représentant ensemble les deux-tiers des émissions mondiales de CO2 . L'industrie dispose d'un important potentiel d'amélioration de son efficacité énergétique (13 %) et de réduction de ses émissions (12 %) d'ici 2050, si elle adopte les meilleures technologies disponibles. De la même façon, si le secteur de la production d'électricité adoptait d'ici 2030 d'autres technologies – à la fois en termes de source d'énergie et de processus de production –, il pourrait réduire de moitié ses émissions. Pour l'AIE, il faut privilégier ces approches sectorielles, sans attendre que les pays du Sud adoptent des engagements contraignants à l'échelle de leur économie toute entière. Elles offrent en effet une issue à une partie des débats Nord/Sud dans la question climatique et un moyen d'initier le financement de la transition énergétique dans les pays en voie de développement.
Gouvernance -

Comment mesurer la richesse nationale ?

du 14th of September 2009 au 30th of November -0001
La Commission Stiglitz remet son rapport au gouvernement français sur la mesure de la richesse nationale. Elle préconise de compléter le produit intérieur brut (PIB) par de nouveaux indicateurs de mesure du progrès social et du bien-être des individus. Leur rapport retient ainsi trois principes : la prise en compte des ménages dans l'analyse économique, la mesure de la qualité de vie et le développement durable. Le rapport établit une distinction entre l’évaluation du bien-être présent et sa durabilité, c'est-à-dire sa capacité à se maintenir dans le temps : quel est le capital naturel, physique, humain, social transmis aux générations à venir ? Enfin, la Commission estime qu’il conviendrait de procéder à des mesures subjectives de la qualité de vie (perception du bien-être, du bonheur, inquiétude…).
Gouvernance -

Les OMD menacés par la crise

du 07th of September 2009 au 30th of November -0001
La Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced) publie son Rapport sur le commerce et le développement 2009, consacré aux effets de la crise. Cette crise à l’origine financière a entraîné un grave ralentissement généralisé de l'économie, avec une baisse probable du produit intérieur brut (PIB) au niveau mondial de plus de 2,5 % en 2009. Le PIB des pays développés devrait se réduire de 4 % et celui des pays en transition de 6 %. Dans les pays en développement, la croissance pourrait chuter de 5,4 % en 2008 à 1,3 % en 2009. Pour la Cnuced, ce ralentissement menace un peu plus la concrétisation des objectifs du Millénaire pour le développement d'ici à 2015.
Gouvernance -

« Promouvoir le développement, protéger la planète »

du 01st of September 2009 au 30th of November -0001
Les Nations unies publient leur Étude sur la situation économique et sociale dans le monde 2009, centrée sur comment promouvoir le développement tout en protégeant la planète. L'étude rappelle qu'il faudrait entre 500 et 600 milliards de dollars d'investissements pour généraliser un développement économique basé sur les énergies renouvelables. Ces investissements concernent la construction des infrastructures nécessaires dans les pays en développement, notamment dans les grands émergents tels que l'Inde et la Chine. Pour permettre l'adaptation aux effets du réchauffement climatique et la réduction des émissions de gaz à effet de serre, le rapport souligne la nécessité d’un fonds mondial couvrant au moins une partie des coûts entre 2010 et 2020.
Biodiversité et Ressources Naturelles -

Mauvais temps pour la pêche illégale

du 01st of September 2009 au 30th of November -0001
Avec le soutien de 91 pays, la FAO adopte le Traité international contre la pêche illégale, premier texte international sur cette question. Ce traité oblige les Parties à renforcer le contrôle dans les ports et à en interdire l'accès aux navires transportant des prises non déclarées ou illégales. Selon la FAO, 30 % des produits de la mer extraits aujourd'hui des océans ne figurent dans aucune déclaration de capture. Ces prises fragilisent encore davantage les populations de poisson menacées de surpêche et constituent une concurrence déloyale pour les pêcheurs respectant les règles.
Climat -

La météo au service du climat

du 31st of August 2009 au 04th of September 2009
L’Organisation météorologique mondiale (OMM) réunit à Genève (Suisse) plus de 2 500 experts en climat et météorologie de 150 pays, pour améliorer les performances des services climatologiques mondiaux en matière de conseil face aux risques liés aux changements climatiques et dans la mise en place des politiques d’adaptation. Les besoins spécifiques en expertise des pays en développement est un des enjeux de la rencontre. La conférence tente d'y répondre en créant le Cadre mondial pour les services climatologiques, un groupe d'experts indépendants nommés par l'OMM. Le Cadre a un an pour se mettre en place et formuler des propositions concrètes.
Gouvernance -

L'Afrique réclame des réparations climatiques

du 24th of August 2009 au 30th of November -0001
L'Union africaine (UA) réunit les chefs d'État et de gouvernement et des experts africains à Addis-Abeba (Éthiopie) pour préparer une position commune sur le changement climatique en prévision du sommet de Copenhague. Arguant que le continent ne produit que 4 % des émissions de gaz à effet de serre de la planète, l'UA annonce son intention de revendiquer des réparations pour les effets causés par le changement climatique sur son environnement et les secteurs-clé de son économie.
Biodiversité et Ressources Naturelles -

La France étend son contrôle sur la pêche en Méditerranée

du 24th of August 2009 au 30th of November -0001
La France déclare auprès de l'ONU la création d'une zone économique exclusive (ZEE) en Méditerranée pour protéger notamment ses ressources halieutiques. Les ZEE, régies par la Convention des Nations unies sur le droit de la mer de 1982, permettent aux États côtiers d'étendre leurs prérogatives au-delà des 12 milles de la mer territoriale et ce jusqu'à 200 milles maximum. Le périmètre de cette ZEE devrait correspondre à celui de la zone de protection écologique en Méditerranée contre les pollutions créée par la France en 2004, soit environ 70 milles.
Climat -

Vent d’Est

du 21st of August 2009 au 30th of November -0001
L'Association européenne de l'énergie éolienne (EWEA) annonce l’installation de nouvelles unités de production (8 600 mégawatts) en 2009 dans l’UE, soit une augmentation de 1 % par rapport à 2008, malgré la crise financière. Fin 2008, le parc éolien européen représentait déjà la moitié de la puissance éolienne installée dans le monde. L'extension de l'éolien passe maintenant par les pays de l'est de l'Europe. À eux seuls, les 12 derniers pays entrés dans l'UE vont installer 150 mégawatts en 2009, augmentant ainsi leur capacité de production de 35 %.
Biodiversité et Ressources Naturelles -

La pêche chinoise en quête de traçabilité

du 17th of August 2009 au 30th of November -0001
L’organisation TRAFFIC, spécialisée dans le contrôle des échanges d'espèces sauvages, publie un rapport sur la pêche et le commerce du poisson en Chine (Understanding China's fish trade and traceability). Tout en relevant les progrès considérables réalisés par l'industrie de transformation du poisson chinoise en matière de traçabilité de l'origine des poissons, l’étude souligne que celle-ci reste en deçà des exigences de l'Union européenne (UE). La capacité de la Chine, premier exportateur de produits de pêche maritime, à se conformer aux nouvelles normes – certificats de capture pour tous les produits issus de poissons importés dans l'UE à partir de janvier 2010 – sera essentielle pour freiner la pêche illicite, non réglementée et non déclarée, dans le monde.
Biodiversité et Ressources Naturelles -

L’Inde à court d’eau

du 13th of August 2009 au 30th of November -0001
La Gravity Recovery And Climate Experiment Mission de la Nasa publie, dans la revue Nature, les résultats d’une étude sur les réserves d’eau souterraines en Inde. La disponibilité en eau dans le nord-ouest du pays (États du Rajasthan, de l'Haryana et du Penjab) se réduit de 4 cm par an, laissant craindre de sévères pénuries dans les années à venir. 109 km3 d'eau ont ainsi disparu entre 2002 et 2008 dans cette région. Selon l'étude de la Nasa, ce n'est pas la pluviométrie qui est responsable de l'épuisement de ces réserves, mais des consommations trop élevées d'eau, notamment dans l’agriculture et l'irrigation.
Climat -

Australie : rejet du plan climat

du 13th of August 2009 au 30th of November -0001
Le Sénat australien rejette le plan gouvernemental de lutte contre les émissions de gaz à effet de serre, prévoyant l’instauration d’une taxe carbone. Sur les 72 sénateurs présents, 30 ont approuvé le plan et 42 se sont prononcés contre. Les conservateurs se sont notamment joints aux verts pour rejeter ce plan du gouvernement de centre gauche. Pour les premiers, il s'agissait de défendre le secteur minier tandis que les seconds ont jugé le projet trop peu ambitieux en matière de réduction des émissions et de développement des énergies renouvelables.
Climat -

Les émissions de GES cartographiées

du 13th of August 2009 au 30th of November -0001
Le secrétariat de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques publie en partenariat avec Google Maps les cartes des statistiques des émissions de gaz à effet de serre (GES) des 42 pays industrialisés membres de la Convention et leurs évolutions entre 1990 et 2006.

>> Accéder aux cartes sur Google Maps
Gouvernance -

Difficiles pourparlers climatiques

du 10th of August 2009 au 14th of August 2009
2 400 délégués et représentants de plus de 180 pays se réunissent à Bonn (Allemagne) pour des discussions informelles sur le prochain accord climatique. Les clivages restent vifs : les pays émergents réclament une aide financière des pays industrialisés pour leur transition vers une économie moins émettrice de gaz à effet de serre, tandis que les pays industrialisés souhaitent voir les économies émergentes prendre des engagements de réduction d’émissions. Au-delà, c’est l'ampleur des efforts nécessaires qui est en jeu : les engagements annoncés à cette date par les pays développés représentent une réduction de 15 à 21 % de leurs émissions en 2020 par rapport à 1990. Pour les ONG, ce n'est que la moitié de l’effort nécessaire.
Biodiversité et Ressources Naturelles -

Agrocarburants : potentiels et incertitudes autour du jatropha

31st of July 2009
La revue Global Change Biology Bioenergy publie une étude sur les agrocarburants tirés du jatropha. Cultivée dans les régions semi-arides d'Afrique de l’Ouest et d'Inde, le jatropha curcas suscite beaucoup d’espoir pour la production d'agrocarburants, en particulier pour l'aéronautique. Si on prend l'ensemble de son cycle de vie (production et consommation), un biodiésel issu du jatropha évite 72 % d'émissions de gaz à effet de serre par rapport à un carburant classique. Ce biodiésel affiche aussi une bonne efficacité énergétique puisque pour chaque joule de carburant fossile utilisée pour sa production, il en restitue 4,7. Néanmoins, les conséquences sociales et environnementales de la culture de cette plante ne sont pas encore entièrement connues. Pour les auteurs, l’eutrophisation ou l’écotoxicité des cultures, notamment, ne sont pas assez prises en compte.
Climat -

France : la taxe carbone à 32 euros ?

28th of July 2009
Michel Rocard remet au gouvernement le rapport sur la « contribution climat-énergie », prévoyant l'établissement d'une taxe carbone en 2010. Cette taxe s'appliquerait à tous les secteurs non inclus dans les programmes nationaux de réduction des émissions de gaz à effet de serre, et vise tant les entreprises que les particuliers. Son montant serait fixé à 32 euros la tonne de CO2 émise – beaucoup moins que les 300 euros imposés par les Suédois, mais plus que les 12 euros fixés par le marché européen. Les associations de consommateurs, la Confédération générale des petites et moyennes entreprises et les syndicats dénoncent une réduction du pouvoir d'achat des ménages. Pour les environnementalistes, au contraire, la contribution en l'état ne suffira pas à changer les comportements des consommateurs et des producteurs.
Climat -

Inde : Areva investit dans la biomasse

24th of July 2009
Le groupe nucléaire Areva conclut un partenariat stratégique avec le groupe indien Astonfield pour construire des centrales biomasse en Inde d'une capacité de production cumulée de 100 MW. Le montant global de l'investissement s'élève à près de 100 millions d'euros. La construction de la première centrale débutera au quatrième trimestre 2009 dans l'État du Bengale-Occidental. L'entité Bioénergies d'Areva, basée à Chennai, assurera la conception, la construction et la mise en service des centrales. Ce partenariat s'inscrit dans la stratégie d'Areva qui vise à renforcer son offre sur le marché des énergies renouvelables, notamment en Inde et en Asie du Sud-est.
Climat -

Les enjeux du changement climatique expliqués au grand public

21st of July 2009
Le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) publie un guide destiné au grand public et basé sur le quatrième rapport de synthèse du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) de novembre 2007. Climat en péril vise à réduire le fossé entre science et politique et à promouvoir la prise de conscience du public sur l'urgence d'agir pour combattre les changements climatiques et leurs impacts.
Gouvernance -

Comprendre l’océan de demain

20th of July 2009
La Commission européenne alloue 34 millions d’euros à un programme de recherche multidisciplinaire sur l’océan de demain structuré autours de trois grandes questions : les conséquences économiques et environnementales de l’évolution des conditions climatiques dans l’Arctique ; l’impact de l’homme et de la nature sur la vie marine et leurs conséquences pour le transport, la pêche ou le tourisme ; et les répercussions potentielles sur les écosystèmes de la capture du carbone dans le sous-sol marin. Les résultats devront aider les politiques à trouver les moyens de concilier sur le long terme activités maritimes et conservation.
Climat -

Plan britannique pour l'emploi et le climat

15th of July 2009
Le gouvernement britannique annonce un plan de construction de 7 000 éoliennes sur terre et sur mer d’ici 2020, dont la puissance permettra de générer un tiers de la production d’électricité renouvelable du pays. Le programme, qui devrait créer 400 000 emplois « verts », fait partie d’un vaste ensemble de mesures visant à stimuler la diversification de la production énergétique : du soutien à la recherche dans le secteur nucléaire à l’accélération de la connexion des installations renouvelables au réseau, du financement des initiatives individuelles en énergies renouvelables à l'exploration du potentiel géothermique. Ces mesures devraient permettre une réduction de 34 % des émissions de CO2 d’ici 2020.
Climat -

Un régime sans carbone pour les navires ?

du 13th of July 2009 au 17th of July 2009
Lors de son 59e Comité de protection de l'environnement marin, l'Organisation maritime internationale (OMI) approuve un ensemble de propositions de réduction volontaire des émissions des gaz à effet de serre pour les navires. Un indice d'efficacité énergétique est adopté pour déterminer la consommation de carburant et les rejets de CO2 des navires dès leur conception. Le transport maritime, jusqu’à présent exclu des mécanismes du protocole de Kyoto, représente près de 3 % des émissions mondiales de CO2, et les émissions de GES du secteur devraient augmenter de 150 à 250 % d'ici 2050. Pour les organisations environnementalistes, dont le WWF, ces propositions demeurent insuffisantes pour avoir un effet positif sur le changement climatique.
Climat -

La fin de la banquise en été ?

07th of July 2009
Alors qu’en 2003, la banquise arctique était constituée de 62 % de glace permanente et 38 % de glace saisonnière, ce rapport s’est inversé en 2008, avec une proportion de 68 % pour la glace saisonnière. Ces données sur l'évolution de l'épaisseur de la banquise arctique entre 2004 et 2008, publiées par la NASA dans le Journal of geophysical Research-Oceans, viennent confirmer les bouleversements subis par les pôles en raison du réchauffement climatique et de l'altération de la circulation des glaces. Ils laissent entrevoir la disparition à terme de la banquise arctique en été.
Climat -

Climat : la connaissance au service de l'adaptation

07th of July 2009
La Commission suédoise pour le changement climatique et le développement publie un rapport intitulé Closing the Gaps: Disaster risk reduction and adaptation to climate change in developing countries, et formulant des recommandations pour lutter contre la pauvreté tout en agissant contre le changement climatique. Elle appelle notamment à une meilleure coordination régionale (Union européenne, Mercosur, Asean...) pour aider les pays à produire des informations et des connaissances liées au changement climatique.
Climat -

Mauvais climat pour la lutte contre la pauvreté

06th of July 2009
Dans un rapport intitulé Le coût humain du changement climatique, Oxfam International prévient que, sans actions concrètes et immédiates, le changement climatique réduira à néant 50 ans de lutte contre la pauvreté. L’ONG rappelle que 375 millions de personnes pourraient être victimes de désastres climatiques d’ici à 2015. D’ici à 2050, le manque de nourriture, de terres ou les dégradations environnementales pourraient créer 200 millions de réfugiés climatiques.
Biodiversité et Ressources Naturelles -

Extinction des espèces : où en sommes-nous ?

02nd of July 2009
L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) publie son rapport annuel, la Vie sauvage dans un monde en mutation, qui présente la liste rouge des espèces menacées. Cette étude contribue à l'évaluation de l'avancement de l’objectif 2010 de réduction de la perte de la biodiversité et analyse la situation de 44 838 espèces sur les 1,8 million répertoriées. 16 928 espèces sont menacées d’extinction. 869 espèces sont éteintes ou éteintes à l’état sauvage, et ce chiffre atteint 1 159 si on y ajoute les 290 espèces en danger critique d’extinction. Le rapport souligne cependant l'impact des efforts de conservation qui ont amélioré la situation de 37 espèces de mammifères en 2008 ou évité l'extinction de 16 espèces d’oiseaux depuis 15 ans.
Liberalisation du commerce -

Le commerce au service de la lutte contre le changement climatique ?

26th of June 2009
L’Organisation mondiale du commerce (OMC) et le Programme des nations unies pour l’environnement (PNUE) publient un rapport conjoint sur les liens entre commerce et changement climatique. Selon l'étude, l’ouverture du commerce et la lutte contre le changement climatique peuvent se renforcer mutuellement et contribuer à la création d’une économie pauvre en carbone, voire à l'atténuation et l'adaptation au changement climatique. La libéralisation des échanges améliorerait en effet la diffusion et l'accès aux biens et services respectueux du climat.
Climat -

Chili : fonte irréversible

23rd of June 2009
Les scientifiques de la NASA révèlent que les glaciers de Patagonie perdent d’immenses zones de masse glaciaire. La dernière expédition de recherche menée dans le sud de la Patagonie, dans les Alpes chiliennes et les Andes argentines montre une disparition des glaciers beaucoup plus rapide qu'attendue. Ce phénomène viendrait de la perte de glace dans les zones de plus haute altitude. Jusqu’à présent, les scientifiques pensaient que la fonte commençait par les glaces situées dans les zones les plus basses des glaciers et que les sections les plus élevées venaient compenser la perte de glace en basse altitude.
Biodiversité et Ressources Naturelles -

La Commission baleinière en panne

du 22nd of June 2009 au 25th of June 2009
La Commission baleinière internationale (CBI) se réunit à Madère (Portugal) pour sa 61e réunion annuelle. Les 85 États membres constatent l'échec des négociations menées sur le moratoire de la chasse à la baleine et décident de les prolonger d'un an. Le conflit oppose les pays défendant le droit à la pêche commerciale à ceux qui exigent la protection de l'espèce, comme l'Australie et le Royaume-Uni. Officiellement interdite depuis le moratoire de 1986, la chasse à la baleine commerciale est pratiquée par la Norvège (depuis 1993) et par l'Islande (2006). Le Japon, qui autorise la chasse à des fins scientifiques, veut désormais reprendre la chasse commerciale au large de ses côtes.
Biodiversité et Ressources Naturelles -

Afrique : le potentiel de la savane guinéenne

22nd of June 2009
L’Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et la Banque mondiale publient l’ouvrage Awakening Africa's Sleeping Giant - Prospects for Commercial Agriculture in the Guinea Savannah Zone and Beyond, synthèse d’une étude sur la sous-exploitation des terres du continent et sur les conditions du développement agricole de la savane guinéenne. Aujourd'hui, seuls 10 % de cette vaste bande de 600 millions d'hectares traversant 25 pays, du Sénégal jusqu'en Afrique du Sud, sont effectivement cultivés. Selon l'ouvrage, 400 millions d'hectares conviendraient à l'exploitation agricole commerciale, qui pourrait en outre générer un développement équitable si cette transformation est conduite par de petits exploitants.
Biodiversité et Ressources Naturelles -

La désertification, une fatalité ?

17th of June 2009
La Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification célèbre sa journée mondiale autour du thème de la conservation des terres et de l'eau. Cette journée met en évidence les possibles et nécessaires coopérations internationales dans la lutte contre la dégradation des sols, dont les conséquences sur l'économie et la sécurité humaine sont majeures. Les pertes annuelles de revenus en termes bruts liées à la désertification sont estimées à 332-355 millions de dollars (10 à 11 % du PIB agricole) en Éthiopie, 67-78 millions de dollars (9,5 à 11 % du PIB agricole) au Malawi ou encore 58-68 millions de dollars (5,5 à 6,5 % du PIB agricole) au Mali.
Climat -

Changement climatique : haro sur l’American way of life

17th of June 2009
La Maison-Blanche rend public un rapport du U.S. Global Change Research Program sur les changements climatiques aux États-Unis et leurs impacts, qui met l’accent sur l'ampleur des évolutions déjà observables et le rôle de l’activité humaine dans leur aggravation future. Les régimes pluviaux ont déjà changé : l'occurrence de pluies torrentielles, par exemple, est aujourd'hui 20 % plus fréquente qu'il y a 50 ans, en particulier dans le Nord-Est et dans le Middle-West. En 50 ans, la température moyenne aux États-Unis s'est accrue de 1,1 °C, ce qui place le pays parmi les endroits du globe où la température a le plus augmenté. Les sècheresses menacent les rendements agricoles et l'augmentation de la concentration de CO2 dans l'atmosphère réduit l'impact des herbicides. Beaucoup d'espaces urbanisés sont menacés par la montée des eaux marines et des rivières. Pour les auteurs, ces données plaident pour une transition accélérée des modes de consommation énergétique américains pour limiter les émissions et l'ampleur des changements climatiques nationaux.
Gouvernance -

Les émergents ont leur sommet

16th of June 2009
Le BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine) se réunit à Ekaterinbourg (Russie) pour son premier sommet formel. Forts de leur potentiel de croissance et de leur poids économique – 15 % du commerce mondial –, les quatre pays s’accordent sur un agenda prioritairement économique et financier : lutte contre la crise, réforme du système financier international, sécurité énergétique et alimentaire. Ils plaident aussi pour un accroissement du rôle de leurs pays au sein des institutions de Bretton Woods (Fonds monétaire international et Banque mondiale), profitant de leur bonne santé économique pour y accroître leur participation financière. Pour beaucoup d'analystes financiers, le BRIC a de grandes chances de supplanter le G7 d’ici 20 ans.
Gouvernance -

Japon : objectifs climat

10th of June 2009
Le Japon annonce des objectifs officiels de réduction des émissions de gaz à effet de serre pour l'après-2012 : -15 % par rapport à 2005, soit environ -8 % par rapport à 1990. Pour les environnementalistes, comme le WWF, le Japon ne prend toujours pas ses responsabilités internationales : cet engagement n'est pas significatif par rapport à l'objectif de -6 % par rapport à 1990 fixé par le protocole de Kyoto. Il représente néanmoins un objectif difficile à atteindre dans un pays qui a vu croître ses émissions de +9 % ces dix dernières années et où l'industrie, responsable de 64 % des émissions directes du pays, s'oppose à toute politique stricte de réduction des émissions.
Climat -

La séquestration intégrée du CO2

05th of June 2009
À l’occasion de la journée mondiale de l’environnement, dont l’édition 2009 se tient au Mexique, le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) publie un rapport intitulé The Natural     Fix? The Role of Ecosystems in Climate Mitigation. Il défend l'idée qu’augmenter les investissements dans la conservation, la réhabilitation et la gestion des forêts, tourbières, sols et autres écosystèmes limite les émissions de gaz à effet de serre et évite leur dispersion naturelle dans l’atmosphère. Cette mesure serait par ailleurs sans doute moins coûteuse que les dizaines de milliards de dollars consacrés aujourd'hui au captage et au stockage du carbone dans les centrales thermiques et à l’enfouissement du CO2 sous terre ou au fond des océans.
Climat -

Agriculture et émissions de GES

03rd of June 2009
L’Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) publie une note d’orientation sur la diminution des gaz à effet de serre dans l’agriculture des pays en développement. L'agriculture, source prépondérante de gaz à effet de serre, représente 14 % des émissions mondiales, tandis que les changements d'affectation des terres (comme la déforestation) sont responsables de 17 % des émissions. De 1990 à 2005, les émissions dues à l'agriculture des pays en développement se sont accrues d'environ 30 % et sont appelées à augmenter. Le rapport préconise la création de nouveaux dispositifs financiers plus flexibles, pour inciter les agriculteurs et les petits exploitants à réduire leurs émissions.
Climat -

L'humanitaire doit s'adapter au climat

03rd of June 2009
Le Forum humanitaire mondial, créé par Kofi Annan, présente un rapport intitulé L'impact humain du changement climatique - anatomie d'une crise silencieuse. Selon l'étude, 300 000 morts par an sont dues au changement climatique. La malnutrition, liée à la baisse des rendements agricoles et aux difficultés d’accès à l’eau, constitue la première cause de mortalité devant la santé. Les sècheresses, les cyclones et les inondations mettent ainsi en péril la sécurité alimentaire des pays du Sud. La diffusion de certaines maladies s’accélère aussi, et le réchauffement augmente le nombre de personnes exposées au paludisme (dix millions de nouveaux cas) et aux maladies hybrides de type grippe aviaire. De nouvelles données qui rendent nécessaires une adaptation des structures, des modes d'action et des financements humanitaires.
Gouvernance -

Négocier le climat, une question de moyens ?

du 02nd of June 2009 au 11th of June 2009
L’ONU ouvre une conférence sur le changement climatique à Bonn (Allemagne), réunissant les 162 pays de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) afin d'élaborer un nouveau protocole qui succèdera à celui de Kyoto. Les pays riches, tels les États-Unis ou le Japon, sont critiqués pour leur manque de volontarisme. Le traité de Copenhague sur le climat, publié par un collectif d'ONG, dont Greenpeace et WWF, les appelle à réduire d’au moins 40 % leurs émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020 par rapport à 1990. Il leur recommande aussi de s'engager, sur la période 2013-2017, à verser au moins 160 milliards de dollars par an pour aider les pays en développement à s'adapter au changement climatique.
Climat -

Les villes au cœur du climat

du 02nd of June 2009 au 04th of June 2009
700 collectivités territoriales représentant 160 pays se réunissent à Copenhague (Danemark) pour réaffirmer le rôle fondamental qu’elles jouent et continueront à jouer dans la lutte contre le changement climatique. Si les villes figurent parmi les principaux pollueurs, elles sont aussi les acteurs les plus dynamiques et novateurs en matière de réduction des gaz à effet de serre et disposent déjà de nombreux outils pour le faire en matière de coopération à long terme, d'adaptation, de financement ou de renforcement institutionnel. Le sommet adopte, par ailleurs, une position commune demandant la reconnaissance des gouvernements locaux et de leurs efforts par la Conférence des Nations unies de Copenhague en décembre 2009.
Climat -

Droits nouveaux pour climat changeant

01st of June 2009
200 à 250 millions de réfugiés environnementaux d'ici 2050 : cette prévision, établie par Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, est au centre du rapport sur les réfugiés environnementaux publiée par l’association environnementale italienne Legambiente. Les personnes contraintes de quitter leur pays en raison du réchauffement du climat dans les années qui viennent seront ainsi plus nombreuses que celles fuyant les guerres. L'ONG appelle en conséquence à une reconnaissance spécifique des droits des réfugiés climatiques, dont la situation n'est pour l'instant absolument pas envisagée par la Convention de Genève.
Climat -

Question migratoire et changement climatique

du 28th of May 2009 au 30th of November -0001
L’Organisation mondiale des migrations (OIM) publie un aide-mémoire sur l’interaction entre migration, changement climatique et environnement. Le document met en lumière le lien à double sens entre les migrations et l’environnement, les facteurs environnementaux accélérant les migrations et celles-ci influant sur l’environnement. Les îles du Pacifique et les États de l’océan Indien sont les premiers concernés par cette menace. En Papouasie-Nouvelle-Guinée, par exemple, la montée du niveau des mers pourrait rendre la chaîne des îles Carteret inhabitable entre les mois de novembre et mars d’ici 2015.
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Gouvernance -

Climat : négociations tous azimuts à Paris

du 25th of May 2009 au 26th of May 2009
Le Forum des économies majeures (MEF) rassemble à Paris les pays du G8, les grands émergents (Chine, Inde, Brésil, Afrique du Sud, Mexique) ainsi que la Corée du Sud, l'Indonésie et l'Australie. Ces pays représentent 80 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Cette rencontre inaugure les futures négociations en amont de la conférence de Copenhague prévue en décembre prochain. L'UE estime que l'Amérique doit se rapprocher des objectifs qu'elle s'est elle-même fixée (- 20 % d'émissions en 2020 par rapport à 1990, voire - 30 % en cas d'accord mondial). La Chine va plus loin dans ses exigences et réclame une réduction de 40 % au moins des émissions des pays riches.
Climat -

États-Unis : au plus bas du carbone

du 22nd of May 2009 au 30th of November -0001
L'Energy Information Administration enregistre une baisse de 2,8 % des émissions de carbone liées à l'utilisation de pétrole dans les transports aux États-Unis en 2008. Il s'agit du plus bas taux depuis 1982. La quantité de dioxyde de carbone produite par dollar de production économique a également diminué de 3,8 %. Le prix de l'énergie et une faible croissance économique ont largement contribué à ce déclin, ainsi qu'une industrie et des automobiles plus économes. Les écologistes et les experts du climat enjoignent cependant le Congrès à ne pas considérer ces résultats comme suffisants pour reculer l'adoption de nouvelles mesures visant à réduire encore ces émissions.
Biodiversité et Ressources Naturelles -

Biodiversité : menaces exotiques

du 22nd of May 2009 au 30th of November -0001
Le PNUE célèbre la journée internationale de la biodiversité. L'accent est mis, pour cette édition, sur les menaces liées aux espèces exotiques envahissantes pour la diversité biologique. Ces espèces impactent la diversité biologique naturelle dans l’agriculture, les forêts, les pêcheries ou la santé humaine, provoquant des dommages déjà estimés à 1 400 milliards de dollars par an. Ces menaces risquent en outre d’être exacerbées par le changement climatique et d'avoir de lourdes conséquences pour la mise en œuvre des objectifs du Millénaire du développement et pour les politiques de développement durable.
Biodiversité et Ressources Naturelles -

Finlande : l'heure de la bio-économie

du 18th of May 2009 au 30th of November -0001
Sitra, le Fonds finlandais pour l'innovation, lance une nouvelle stratégie en matière de ressources naturelles, développée en partenariat avec les principaux secteurs économiques du pays. L'objectif est de renforcer la compétitivité de la Finlande et sa responsabilité à l'échelle mondiale en promouvant une utilisation intelligente des ressources naturelles. L'intention est de créer un fonctionnement économique viable et d'augmenter le bien-être national par des actions durables et responsables. La stratégie, unique en son genre, comprend dix-huit étapes, dont la création d'activités locales en bio-raffinerie réunies dans des réseaux régionaux, une utilisation plus efficace des ressources naturelles ou le développement de la comptabilité des ressources naturelles.
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Gouvernance -

Climat : les grandes métropoles s'engagent

du 18th of May 2009 au 21st of May 2009
Les maires des grandes métropoles adoptent la Déclaration de Séoul, lors de la 3e édition du sommet « C40 », qui réunit dans la capitale sud-coréenne les représentants des 40 villes membres et de la quinzaine de villes associées. Ils engagent leurs villes dans l’effort collectif contre le changement climatique, en se fixant comme objectif de les transformer en zones de faible émission grâce à des plans d'action établis pour le changement climatique urbain portant sur le développement des voitures non-polluantes, le traitement des déchets ou les nouvelles technologies. La déclaration prévoit aussi des plans de suivi pour rendre compte des résultats des efforts réalisés lors du prochain sommet qui aura lieu à São Paulo au Brésil en 2011. Plus de 50 % de la population mondiale vit aujourd’hui en ville, ce qui représente 75 % de la consommation d’énergie mondiale.
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Gouvernance -

Les océans ont leur conférence

du 11th of May 2009 au 15th of May 2009
L’Indonésie accueille 76 États à la première Conférence mondiale sur les océans à Manado. La conférence vise à intégrer la question des océans à l'agenda des Nations unies en vue du sommet de Copenhague en décembre prochain. La Déclaration finale de Manado souligne en effet les risques du réchauffement climatique sur la vie marine et sur les populations humaines vivant près des côtes. La montée du niveau de la mer devrait entraîner de graves conséquences pour certains États insulaires, comme les Maldives, et dans les grands deltas d'Asie. Aider les pays les plus vulnérables à s'adapter demanderait notamment de déplacer leurs habitants menacés par la montée des mers et de protéger leurs mangroves ou les récifs coralliens.
Biodiversité et Ressources Naturelles -

UE/Congo : un partenariat pour la forêt

du 09th of May 2009 au 30th of November -0001
Le Congo et l'Union européenne (UE) signent à Brazzaville un accord de partenariat volontaire en vue de consolider les réglementations forestières et de renforcer leur application contre la vente frauduleuse de bois. Après un an de négociations, le Congo est le premier pays d'Afrique centrale à conclure un accord avec l'UE alors que le bois constitue la deuxième ressource d'exportation du pays après le pétrole. Couvrant 60 % de la superficie du pays, les forêts congolaises représentent 10 % de celles du bassin du Congo, deuxième poumon écologique de la planète après l'Amazonie en Amérique du Sud avec 2 millions de km2 de forêts.
Biodiversité et Ressources Naturelles -

Sus à la pêche fantôme

du 06th of May 2009 au 30th of November -0001
Le PNUE et la FAO publient un rapport intitulé Abandoned, lost or otherwise discarded fishing gear sur les ravages causés à l'écosystème marin par les filets de pêche abandonnés ou perdus. Ces équipements de pêche synthétiques, qui représentent 10 % des déchets marins, contribuent à la capture continuelle, dite « pêche fantôme », de poissons ou d'autres animaux comme les tortues, les oiseaux de mer ou les mammifères marins qui meurent piégés dans les filets.
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Climat -

Chine : l'éolien s'envole

du 04th of May 2009 au 30th of November -0001
La World Wind Energy Association publie son rapport 2008 et signale parmi les faits marquants l'émergence de la Chine comme « locomotive mondiale de l'industrie éolienne ». Pékin a triplé son objectif d'installation d'éoliennes dans le pays et envisage une croissance annuelle de 20 % pour le secteur. Avec une capacité de production de 100 gigawatts par an en 2020, les fabricants chinois d'éoliennes devraient entrer parmi les premiers fournisseurs mondiaux. La Chine veut ainsi se dégager de sa dépendance envers le charbon, dont elle tire aujourd'hui 70 % de son énergie. Elle est actuellement le quatrième producteur d'énergie éolienne après les États-Unis, l'Allemagne et l'Espagne.
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Biodiversité et Ressources Naturelles -

La lutte contre les polluants persiste

du 04th of May 2009 au 08th of May 2009
La Convention de Stockholm sur les polluants organiques persistants (POP) tient sa 4e Conférence des Parties à Genève. Elle interdit neuf nouvelles substances, dont certaines sont largement utilisées comme pesticides ou retardateurs de flamme. Par ailleurs, la Convention renforce sa pression contre le recours au DDT dans la lutte contre le paludisme, poursuit sa campagne pour l'élimination des polychlorobiphényles (PCB) et soutient la mise en place d'un programme global de surveillance des effets des POP sur l’environnement et les êtres humains.
Climat -

Climat : les degrés du charbon

du 30th of April 2009 au 30th of November -0001
Le Postdam Institute et le Oxford University’s Statistics Department publient dans la revue Nature une étude sur ce que l'atmosphère peut accepter comme émissions de gaz à effet de serre entre 2000 et 2050 sans que la température moyenne du sol augmente de plus de 2 °C. Les calculs indiquent un maximum de 1 000 milliards de tonnes de CO2. Un tiers de ce volume a déjà été émis en moins de neuf ans et, à ce rythme, le total sera atteint en moins de 20 ans. L'étude conclut à la nécessité d'accélérer la transition énergétique et d'abandonner les énergies fossiles, dont les réserves représentent encore quatre fois le volume tolérable d'émissions pour éviter un réchauffement trop important.
Climat -

Espagne : le solaire prend de la hauteur

du 30th of April 2009 au 30th of November -0001
La société espagnole Abengoa Solar commence l'exploitation commerciale de la plus grande tour solaire à concentration au monde : la PS20, située sur la plateforme de Solucar, près de Séville (Espagne). Pendant les tests préalables, la PS20 aurait dépassé toutes les prévisions en termes de puissance. Avec une capacité de 20 MW, la nouvelle centrale solaire PS20 produira suffisamment d'énergie pour alimenter 10 000 foyers et permettra d'éviter l'émission d'environ 12 000 tonnes de CO2 dans l'atmosphère par rapport à une centrale conventionnelle.
Climat -

Afrique : le climat par satellite

du 29th of April 2009 au 30th of November -0001
L'Union africaine et l'Union européenne lancent le premier programme de réception et de traitement d'images satellitaires dédié spécifiquement aux effets du changement climatique sur le continent africain. La station de réception, basée à Addis Abeba (Éthiopie), doit disséminer auprès de tous les États membres des informations sur l'état de l'environnement et l'impact du changement climatique. Ces données doivent permettre au continent de mettre sur pied des stratégies efficaces d'adaptation.
Gouvernance -

G8 : biodiversité et climat, ensemble

du 21st of April 2009 au 25th of April 2009
Les ministres de l'Environnement du G8 et des pays émergents (Brésil, Chine, Inde, Mexique, Afrique du Sud, Australie, Corée du Sud, Égypte, Indonésie) se réunissent à Syracuse (Sicile) et adoptent une charte faisant de la biodiversité une grande cause mondiale au même titre que la lutte contre le réchauffement climatique. Pour les signataires, le temps est compté pour le maintien des espèces animales et végétales, et il faut absolument atteindre les objectifs de conservation fixés pour 2010 pour ensuite aller au-delà.
Climat -

Afrique du Sud : le spectre de la faim

du 15th of April 2009 au 16th of April 2009
La Confédération des syndicats agricoles d'Afrique du Sud se réunit à Durban. Le South Africa’s Council for Scientific and Industrial Research présente, à cette occasion, une étude de l'impact probable du changement climatique sur la production agricole du pays durant les 70 prochaines années. Selon le scénario retenu, les températures moyennes devraient augmenter de 6 °C et la pluviométrie baisser de 40 % dans certaines régions. La production agricole pourrait alors être divisée par deux. Déjà la productivité de certaines denrées de base comme le maïs s'est réduite. Les scientifiques sud-africains appellent en conséquence à des efforts considérables dans le secteur pour l'adapter au changement climatique en cours.
Climat -

Et l'Antarctique s'effondra...

du 07th of April 2009 au 30th of November -0001
L'Agence spatiale européenne publie une photo montrant l'effondrement d'un pont de glace qui liait la banquise de Wilkins et deux îles de l'Antarctique. L'incident vient illustrer les résultats de l'Année polaire internationale : le réchauffement de l'Antarctique en est déjà à une étape très avancée, la température a augmenté de 3 degrés depuis les années 1990, la fonte de glace s'accélère et pourrait affecter la circulation de l'océan.
Biodiversité et Ressources Naturelles -

UE : des règles de bon thon ?

du 06th of April 2009 au 30th of November -0001
La Commission européenne entérine les règles pour la pêche au thon rouge, votées en novembre 2008 à Marrakech au sein de la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique (CICTA). Selon cet accord, le quota européen de pêche pour le thon rouge, victime de surpêche chronique, devait être réduit de 16 210 tonnes en 2008 à 12 406 tonnes en 2009. La campagne de pêche durera deux mois (du 15 avril au 15 juin), et les thoniers-senneurs ne devront pas capturer de poissons pesant moins de 30 kilos. Chaque pays doit également réduire la taille de sa flotte et, pour la France, réviser à la baisse les capacités des fermes à thon installées en Méditerranée pour engraisser les poissons. Le contrôle et la sanction des pêches illégales restent néanmoins à préciser. Le 14 avril, le WWF publie une étude prédisant la disparition du thon rouge de Méditerranée dans trois ans si les pêches ne cessent pas complètement.
Climat -

États-Unis : le climat par la loi

du 31st of March 2009 au 30th of November -0001
Le Congrès américain adopte une législation sur les énergies propres basée sur un marché de quotas d'émission et visant les producteurs d'électricité, les compagnies pétrolières et les usines – soit 85 % des émissions américaines. La loi poursuit quatre grands objectifs : promouvoir le développement d'énergies propres, de technologies de capture et de stockage du carbone, de véhicules électriques et de lignes électriques économes en énergie ; améliorer l'efficacité énergétique dans tous les secteurs, des bâtiments aux transports en passant par l'industrie ; limiter les émissions de polluants retenant la chaleur dans l'atmosphère et protéger les consommateurs et les emplois américains pendant cette période de transition. Les quotas d'émission alloués par l'administration seront revus à la baisse chaque année, le but ultime étant d'avoir en 2050 un niveau d'émission de 83 % moins élevé qu'en 2005.
Gouvernance -

Le prix de l'économie verte

du 19th of March 2009 au 30th of November -0001
Le PNUE publie une évaluation du coût du passage à une économie verte dirigée par Pavan Sukhdev, estimant les investissements nécessaires à 750 milliards de dollars, soit 1 % de la richesse mondiale. Cinq secteurs devraient tirer cette croissance verte respectueuse du climat : la création de bâtiments efficaces en énergie, les énergies renouvelables, le transport durable, la gestion écologique de l'eau douce et l'agriculture durable. La transformation de ces secteurs devrait permettre à la fois de créer des emplois (110 millions de postes dans le bâtiment) et de réduire l'impact des activités humaines sur l'environnement en général et le climat en particulier.
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Climat -

Les Maldives arrêtent le carbone

du 15th of March 2009 au 30th of November -0001
Le président des Maldives présente un plan visant à rendre l'économie de son pays neutre en carbone – les émissions étant équivalentes aux efforts de captage – d'ici dix ans. La production d électricité de l'archipel devrait entièrement reposer à cette date sur les énergies éolienne et solaire. Le coût de cette transition est évalué à 110 millions de dollars par an. Les Maldives, situées pour la majeure partie à moins de deux mètres au-dessus du niveau de la mer, sont extrêmement menacées par la montée des océans et entendent montrer l'exemple.
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Emplois verts

du 10th of March 2009 au 30th of November -0001
La FAO publie une étude estimant que dix millions de nouveaux « emplois verts » pourraient être créés en investissant dans la gestion durable des forêts : de l'exploitation traditionnelle à l'agroforesterie, de la foresterie paysanne à la lutte contre les incendies, de la maintenance des pistes à celle des sites de loisirs, ou encore de l'expansion des espaces verts urbains à la remise en état des forêts dégradés ou à la plantation de nouveaux espaces. Toutes ces activités pourraient être menées avec des variantes sur tous les continents. Déjà, souligne la FAO, des pays aussi différents que les États-Unis et la République de Corée ont inclus la foresterie dans leurs plans de relance économique. Le reboisement constitue également un volet important du programme de garantie de l'emploi rural en Inde.
Climat -

Énergies renouvelables cherchent financement

du 04th of March 2009 au 30th of November -0001
Les analystes du New Energy Finance publient leur rapport annuel, Global Futures 2009, signalant un ralentissement déjà perceptible des investissements dans le secteur des énergies propres au niveau mondial. Ils exhortent les responsables politiques à continuer de financer la transition vers une production électrique sobre en carbone afin de pouvoir atteindre les objectifs fixés pour 2020 au niveau international. Même si la crise financière devrait susciter un ralentissement de la production industrielle, et par la même une réduction des émissions de gaz à effet de serre, le manque d'investissement actuel risque de peser à long terme sur leur niveau. Pour inverser la tendance actuelle, les investissements mondiaux annuels devront atteindre 270 milliards en 2015 et 350 milliards en 2020.
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Pêche durable pour climat changeant

du 03rd of March 2009 au 30th of November -0001
La FAO publie l'édition 2008 de la Situation mondiale des pêches et de l'aquaculture, centrée sur l'impact des changements climatiques sur un secteur dont dépendent directement plus de 500 millions de personnes dans le monde. Le réchauffement en cours repousse les espèces vers les pôles, affectant tant leur habitat que leur productivité et limitant les possibilités de pêche dans les pays en développement. Ces constats amènent la FAO à rappeler l'importance d'une approche durable et responsable des pêches et de la gestion des stocks de poissons.
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Limiter les invasions maritimes

du 02nd of March 2009 au 30th of November -0001
L'Organisation maritime internationale (OMI), le PNUD, le Fonds pour l'environnement mondial (FEM) et quatre importantes sociétés de navigation privées créent la Global Industry Alliance, dédiée à la lutte contre les invasions marines liées aux réservoirs de ballast des navires. Les bateaux emplissent leurs réservoirs d'eau lorsqu'ils circulent à vide pour augmenter leur stabilité. Une fois chargés, ils la rejettent dans l'océan, relâchant ainsi des espèces animales et végétales qui parfois se développent aux dépens des espèces autochtones. Selon l'OMI, 10 milliards de tonnes d'eau de ballast sont transportées autour de la planète chaque année et 3 000 espèces de plantes et d'animaux sont introduites quotidiennement dans des écosystèmes fragiles. Le coût de la lutte contre les espèces exotiques envahissantes au niveau mondial s'élève à plusieurs milliards de dollars chaque année. Cette alliance veut donc favoriser le développement de technologies de traitement de l'eau de ballast et de nouvelles conceptions navales, telles que les réservoirs à ballast « à écoulement » et les « navires sans ballast ».
Climat -

Le réchauffement vu des pôles

du 25th of February 2009 au 30th of November -0001
L'Organisation météorologique mondiale et le Conseil international pour la science publient un rapport conjoint sur les résultats de l'année polaire internationale débutée en mars 2007. Les 160 programmes de recherches multidisciplinaires menés ont apporté des preuves nouvelles de l'ampleur du réchauffement climatique et de son impact sur les conditions de vie humaine, les végétaux et les animaux en Arctique ainsi que sur l'ensemble des océans, la circulation atmosphérique et le niveau de la mer. On sait maintenant que le réchauffement moyen de l'Antarctique constaté est plus important que les estimations jusque-là disponibles, ou que la fonte des glaces du Groenland tend à augmenter. L'ensemble des résultats sera présenté lors d'une conférence internationale à Oslo en juin 2010.
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Afrique : des forêts dévoreuses de carbone

du 25th of February 2009 au 30th of November -0001
Des chercheurs du Smithsonian Tropical Research Institute (Panama) publient dans la revue Nature la première étude démontrant la capacité des forêts africaines à capter le carbone. Depuis 1968, les zones forestières d'Afrique centrale ont augmenté chaque année leur capacité de stockage d'environ 0,6 tonnes de carbone par hectare. Comme les forêts captent du carbone quand elles sont en phase de croissance et que les forêts africaines sont plutôt en phase de recul, ce résultat indiquerait qu'elles restent néanmoins en phase de rattrapage par rapport à des perturbations plus importantes et plus anciennes. Des résultats qui plaident pour une protection efficace des forêts.
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Climat -

L'adaptation des démunis

du 24th of February 2009 au 30th of November -0001
L'International Institute for Environment and Development (IIED) lance une initiative pour aider les communautés les plus pauvres et les plus vulnérables à s'adapter au changement climatique. Elle réunit des bailleurs de fonds, des instituts de recherche et des ONG de plus de 50 pays et propose une plateforme virtuelle d'échanges d'information : Community Based Adaptation Exchange. La priorité est donnée aux mesures simples et aux technologies les moins coûteuses, comme la sélection des semences par les agriculteurs, la construction de jardins flottants dans les zones inondées ou la construction d'abris contre les tornades. L'ambition est aussi d'accompagner le choix de ces communautés sur le moyen terme pour leur éviter une adaptation par défaut qui ne répondrait que temporairement à leurs besoins.
Gouvernance -

Pas de paix sans l’environnement

du 20th of February 2009 au 30th of November -0001
Le PNUE  et l'IISD publient une étude montrant que près de 40 % des conflits actuels dans le monde sont liés au contrôle des ressources naturelles. S'appuyant sur une étude statistique réalisée par l'Université d'Uppsala (Suède) et l'International Peace Research Institute (Norvège), les auteurs soulignent aussi que ces conflits courent un risque deux fois plus élevé de reprendre dans les cinq années qui suivent un accord de paix. Pourtant, seuls un quart des traités prennent aujourd'hui en cause cette dimension. Le rapport plaide en conséquence pour une meilleure intégration des dimensions environnementales – de la protection des ressources à la mise en place d'institutions participatives de gestion – tant dans la prévention des conflits que dans les programmes de reconstruction post-conflit.
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L'Amazonie malade de son développement économique

du 18th of February 2009 au 30th of November -0001
Le PNUE et l'Organisation du traité de coopération amazonienne (ACTO 2) publient une étude sur l'impact du développement économique de l'Amazonie sur l'écosystème. Selon le rapport, la déforestation cumulée entre les huit pays de la zone en 2005 dépassait déjà 857 000 km2, soit l'équivalent des deux tiers du Pérou ou de 94 % du Venezuela. Le développement des activités économiques dans cette région, tiré par la demande internationale en bois, en viande ou en biocarburants, entraîne une utilisation intensive de ses ressources naturelles. Selon le rapport, si la déforestation dépasse 30 % du couvert végétal, les niveaux de précipitation vont commencer à diminuer dans la région, amorçant ainsi un cercle vicieux provoquant feux de forêts et augmentation des émissions de fumées dans l'atmosphère. Il enjoint donc les gouvernements de la région d'adopter une vision intégrée de l'Amazonie, de son développement et de sa protection.
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France : une biodiversité toujours menacée

du 13th of February 2009 au 30th of November -0001
Le comité français de l'UICN et le Muséum d'Histoire naturelle publient une nouvelle version de la Liste rouge des espèces menacées pour la France, rappelant qu'une espèce de mammifère sur dix est menacée de disparition en métropole. Parmi elles, deux espèces sont en « danger critique d'extinction » (l'ours brun et la chauve-souris), trois restent « en danger » (le Grand hamster, le vison d'Europe et le lynx boréal) et six sont « vulnérables » (le loup gris, le mouflon, le cachalot et trois espèces de chauves-souris). Le rapport souligne néanmoins les résultats positifs obtenus grâce aux efforts de conservation menés pour le vison d'Europe, le Grand hamster d'Alsace, la loutre d'Europe ou le bouquetin des Alpes.
Climat -

Le marché croit aux énergies renouvelables

du 12th of February 2009 au 30th of November -0001
PricewaterhouseCoopers publie Renewable Deals, première édition d’une étude annuelle sur les transactions dans le secteur des énergies renouvelables dans le monde. Selon l'étude, les énergies renouvelables représentent depuis deux ans près d'un dixième des transactions dans le secteur énergétique. Deux tiers de ces opérations ont lieu en Europe, le Portugal, l'Espagne, le Royaume-Uni et l'Allemagne étant les pays les plus dynamiques dans ce domaine. L’éolien reste à la première place (57 % des transactions) suivi par l’énergie solaire qui dépasse pour la première année l’hydroélectrique.
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Pêcheries du Sud : attention fragiles

du 06th of February 2009 au 30th of November -0001
Le WorldFish Center (Malaisie) publie une étude commanditée par les Nations unies sur l'impact du changement climatique sur les pêcheries et l'approvisionnement des consommateurs de 132 pays. Ce travail conclut à « l'extrême fragilité » de près de 33 pays, contribuant à hauteur de 20 % des exportations mondiales de poissons. 22 d'entre eux comptent parmi les pays les moins avancés et leurs populations dépendent pour près de 30 % des pêches pour leur apport en protéines. Les deux tiers d'entre eux sont situés en Afrique tropicale. Ce constat appelle, selon les auteurs, à réaliser des efforts importants d'adaptation dans ces pays et des investissements suffisants dans les pêcheries pour assurer leur survie, l'approvisionnement des consommateurs et lutter contre la pauvreté.
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Climat -

Climat : problème global, expertise mutualisée

du 05th of February 2009 au 30th of November -0001
L'UICN et le WWF créent  un réseau international de spécialistes en gestion des ressources naturelles : l'Ecosystems and Livelihoods Adaptation Network (ELAN). Ce réseau vise à fournir une expertise de haut niveau dans la protection des écosystèmes menacés par le changement climatique aux pays qui n'en disposent pas. L'initiative est soutenue financièrement par la fondation MacArthur à hauteur de 2 millions de dollars.
Biodiversité et Ressources Naturelles -

Océans : alerte à l'acide carbonique

du 30th of January 2009 au 30th of November -0001
150 chercheurs de 26 pays adoptent la déclaration de Monaco appelant la communauté internationale à réduire de manière drastique ses émissions de CO2 afin de lutter contre l'acidification préoccupante des océans. Ils rappellent la fonction de régulation des océans qui absorbent environ un quart du CO2 émis dans l’atmosphère par les activités humaines. Mais la dissolution du CO2 dans l’eau produit de l’acide carbonique, qui augmente l’acidification des océans. Les récifs coralliens notamment sont très sensibles à ce phénomène.
Climat -

Climat : les émissions vues du ciel

du 23rd of January 2009 au 30th of November -0001
Le Japon lance le premier satellite dédié à la surveillance des émissions de gaz à effet de serre. Baptisé Ibuki (« respiration »), le satellite va relever les niveaux d'émission de dioxyde de carbone et de méthane sur 56 000 points de la Terre. Ces mesures devraient permettre de comparer les efforts réellement effectués par les pays industrialisés depuis l'entrée en vigueur du protocole de Kyoto en 1997. Il devrait aussi apporter des informations sur les capacités d'absorption de ces gaz selon les continents et les milieux naturels.
Biodiversité et Ressources Naturelles -

Des alternatives au soja

du 19th of January 2009 au 30th of November -0001
L'ONG WWF France publie un rapport proposant des alternatives aux 4,5 millions de tonnes de soja importées chaque année dans le monde, 84 % de ce total étant absorbé par la production de viande. Ces importations contribuent fortement à la déforestation des zones tropicales, en particulier en Amazonie brésilienne. L'organisation préconise en conséquence de remplacer la moitié des importations de soja par des protéines végétales produites en France, telles que les légumineuses (plantes riches en protéines comme le pois ou la luzerne). Le WWF recommande aussi de consommer moins souvent de la viande (2 à 3 fois par semaine) au profit des protéines végétales (lentilles, pois...), des œufs, des laitages ou des poissons certifiés MSC (Marine Stewardship Council).
Climat -

Sols africains : une carte numérique bientôt disponible

du 13th of January 2009 au 30th of November -0001
Le Service d'information sur les sols africains est inauguré à Nairobi (Kenya). Financé par la Fondation Bill et Melinda Gates et l'Alliance pour une Révolution verte en Afrique, il doit établir une carte numérique de 42 pays africains révélant les types de sols et les éléments nutritifs de leurs composants. Les sols africains sont en effet parmi les plus épuisés de la planète et les cartes existantes sont anciennes et de mauvaise qualité. Le produit final sera numérique et librement accessible sur Internet sous un format facile à utiliser. La carte de l'Afrique sera la première étape d'une initiative, le GlobalSoilMap.net, dont l'objectif est de cartographier tous les sols du globe.
Gouvernance -

UE : le climat commence sur la route

du 12th of January 2009 au 30th of November -0001
Un cabinet de consultants néerlandais, CE Delft, publie un rapport estimant que les émissions de carbone liées au transport de biens par la route devraient augmenter de 55 % dans les vingt ans à venir. D'ores et déjà, les émissions des poids lourds comptent pour 23 % des émissions des transports routiers. Le rapport appelle donc à la mise en œuvre de mesures pour décourager le recours à la route pour le transport de biens et de marchandises et pour développer l'efficacité énergétique des véhicules si l'Union veut tenir ses engagements globaux de réduction d'émission de CO2.
Biodiversité et Ressources Naturelles -

Les coraux, malades du climat

du 09th of January 2009 au 30th of November -0001
Une équipe du Australian Institute of Marine Science publie une étude d'impact du changement climatique sur la grande barrière de corail. La combinaison de l'augmentation de la température des eaux de surface et de l'acidification des océans ralentissent considérablement la croissance des coraux – les gigantesques porites formant la Barrière grandiraient ainsi 14 % plus lentement aujourd'hui qu'en 1990. Ce constat amène l'étude à recommander de protéger la Barrière de tout stress pour lui permettre de survivre au changement climatique.
Climat -

Climat : ceux qui auront chaud auront faim

du 08th of January 2009 au 30th of November -0001
Une équipe américaine de l'Université de Washington publie dans la revue Science une étude sur l'impact du changement climatique sur l'agriculture, concluant à la fragilité des cultures de base. Selon l'étude, la hausse des températures moyenne, telle que prévue par le GIEC, risque de faire baisser la production de 20 à 30 % dans les régions tropicales et subtropicales d'ici 2100. Au delà des épisodes de sécheresse, des milliards de personnes seraient ainsi régulièrement plongés dans l'insécurité alimentaire. L'étude conclut en conséquence à la nécessité d'investir dans la recherche agronomique afin de développer des espèces supportant la chaleur et le stress hydrique associé.
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Climat -

Peut-on fertiliser les océans ?

du 07th of January 2009 au 30th of November -0001
Une mission indo-germanique appareille d'Afrique du Sud pour tester à grande échelle dans l'océan Atlantique austral un procédé de lutte contre l’effet de serre fondé sur la fertilisation des océans par dispersion artificielle de fer. Le Polarstern doit disperser 6 tonnes de fer sur une surface de 300 km² et vérifier ainsi l’hypothèse évoquant la possibilité de séquestrer le gaz carbonique dans les mers en stimulant la prolifération de plancton en surface. Des ONG tentent de s'y opposer en invoquant le moratoire contre la fertilisation artificielle des océans adopté en mai 2008 à Bonn. Mais, le 26 janvier, le gouvernement allemand confirme que le Polarstern ira jusqu'au bout de sa mission qui doit l'amener à Punta Arenas, au sud du Chili en mars 2009.
Climat -

La croissance de l'éolien américain

du 26th of December 2008 au 30th of November -0001
L'American Wind Energy Association publie son rapport annuel. En 2008 pour la troisième année consécutive, le secteur aura connu une croissance record et engrangé des revenus importants : 18 milliards de dollars. Les investissements faits expliquent que pour la première fois les États-Unis passent devant l'Allemagne en termes de puissance de production. Avec une capacité  de 21 000 mégawatts, ils devraient en 2009 produire 60 milliards de kilowatts heure d'électricité et couvrir ainsi les besoins de 5,5 millions de foyers.
Climat -

Europe : le paquet "Energie Climat"

du 11th of December 2008 au 12th of February 2008
Les vingt-sept pays membres de l'UE adoptent le Paquet Energie-Climat basé sur les propositions de la Commission de mars 2007. Le paquet fixe  trois objectifs pour 2020 : réduire de 20 % les émissions de gaz à effet de serre par rapport aux niveaux de 1990, porter la part des énergies renouvelables à 20 % de la consommation et réaliser 20 % d'économies d'énergie.
La mise en place du mécanisme d'enchère des quotas d'émissions, visant à réduire de 21 % les émissions de gaz à effet de serre de l'industrie, sera progressive. Les industriels devront acheter 20 % des quotas d'émissions à partir de 2013, 70 % en 2020 et 100 % en 2027. Le maintien de l'allocation gratuite des quotas pour les secteurs les plus énergivores et exposés aux délocalisations et à la concurrence internationale, souhaitée par l'Allemagne, est maintenu tant qu'un accord international n'est pas trouvé à ce sujet. Les secteurs non industriels (logement, transport, agriculture…) seront contraints de réduire de 10 % leurs émissions.
Dans un objectif d'équité, les nouveaux États membres verront leurs efforts allégés afin de ne pas freiner leur rattrapage économique. Le texte final prévoit également de réserver aux pays les moins favorisés (nouveaux États membres, Grèce, Espagne, Portugal) 10 % des quotas européens. Les enchères devraient rapporter 30 milliards d'euros, contre 50 milliards initialement prévus par la Commission européenne. Dans le domaine de l'électricité, l'accord a validé la mise aux enchères à 100 % dès 2013, mais les nouveaux États membres pourront bénéficier de dérogations limitées jusqu'en 2020. Ainsi, les centrales existantes et en construction dans certains pays (Malte, Chypre, Pologne, Bulgarie…) ne seront que progressivement soumises aux marchés des quotas.
Gouvernance -

Europe : quels besoins de quotas pour les plus gros émetteurs ?

du 08th of December 2008 au 30th of November -0001
Le cabinet d'audit Ernst & Young publie une analyse des besoins en quotas des six plus gros émetteurs européen de CO² pour la période 2008-2012 (Allemagne, Royaume-Uni, Pologne, Italie, Espagne et France, soit 70 % des émissions de CO² en Europe). Les allocations accordées par l'UE pour cette période sont 15 % moins importantes que pour la période précédente et ce déficit s’aggravera en 2012 avec l’arrivée du transport aérien dans ce système. L’inclusion de ce secteur devrait engendrer un déficit de 50 millions de tonnes de CO² pour les autres secteurs d’activité. Selon l'étude, pour combler ce manque, les industriels devront acquérir des crédits Kyoto générés principalement en Chine, en Inde, et au Brésil pour un total estimé entre 20 et 30 milliards d'euros. L'Allemagne, à elle seule, devrait débourser 13 milliards d'euros.

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Biodiversité et Ressources Naturelles -

Conserver la biodiversité pour réduire les émissions de carbone

du 06th of December 2008 au 30th of November -0001
Le PNUD publie un atlas désignant les espaces à protéger pour réduire les émissions de carbone et protéger la diversité biologique de la nature. Les forêts, les tourbières, les sols et les océans constituent autant de lieux naturels de capture et de stockage du CO2 présent dans l'atmosphère. On estime qu'ils contiennent aujourd'hui 2 000 milliards de tonnes de carbone. Conserver ces espaces et leur biodiversité participe donc de pleinement à la lutte contre le réchauffement climatique.
Gouvernance -

Les "entreprises vertes", entreprises du futur ?

du 04th of December 2008 au 30th of November -0001
Le World Ressource Institute publie une étude prospective concluant que seules les entreprises « vertes » seront capables de conserver leurs positions dominantes dans le futur. Les compagnies ne développant pas des stratégies de production, d'approvisionnement et de distribution respectueuses de l'environnement courrent ainsi le risque de voir leurs revenus divisés par deux en 2018, en raison du renchérissement des matières premières ou du coût croissant des émissions de carbone.
Gouvernance -

Changement climatique & pauvreté

du 04th of December 2008 au 30th of November -0001
L'ONG Germanwatch publie le Global Climate Risk Index 2009, concluant que les les pays les plus pauvres souffrent en moyenne déjà plus que les pays riches des changements climatiques. Le Bangladesh, la Corée du Nord et le Nicaragua ont ainsi été les pays les plus touchés en 2007 à la fois en termes de nombre d'évènements climatiques extrêmes, que de morts ou de pertes financières liées à ces évènements. L'étude montre en outre la fréquence des catastrophes et leur coût croissant depuis 1998 en Afrique centrale et dans les Caraïbes.
Gouvernance -

Les consommateurs et le climat

du 03rd of December 2008 au 30th of November -0001
Le HSBC Climate Partnership publie l'Observatoire de la Confiance Climatique 2008, une étude sur les attentes et les comportements des consommateurs dans douze pays. Une nette majorité des personnes interrogées par l'étude déclare souhaiter une action concrète de leurs gouvernements au plus vite, sans attendre que des objectifs de réduction soient fixés au niveau international.
Climat -

Les conséquences humanitaires du changement climatique

du 02nd of December 2008 au 30th of November -0001
Le Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA) lance une campagne sur les conséquences humanitaires du changement climatique. Depuis 20 ans, le nombre de catastrophes naturelles liées au climat est passé de 200 à plus de 400 chaque année. Les plus fréquentes sont les inondations (50 en 1985, plus de 200 en 2005), et les dégâts causés de plus en plus importants. Pour la période 1988-2007, plus de 75 % des catastrophes recensés étaient dûs au climat. Un bilan qui, selon l'OCHA, exige une préparation nouvelle des autorités pour faire face à ce type d'évènements. Le 17, l'OCHA et la Banque mondiale lancent ainsi un modèle de banque de données qui doit aider les gouvernements à collecter, stocker et traiter les informations nécessaires pour intervenir lors de catastrophes naturelles.
Climat -

Poznan : un climat pas très solidaire

du 01st of December 2008 au 17th of December 2008
La conférence des parties à la convention des Nations unies sur le changement climatique se réunit à Poznan (Pologne) un an avant la conférence de Copenhague qui devrait permettre de fixer le cadre de l'après-Kyoto. Le principal résultat a été la réforme du Fonds pour l'adaptation. Grâce à l'accord obtenu à Poznan, cet instrument est à présent opérationnel et permet donc de financer des projets d'adaptation dans les pays les plus vulnérables. Il est alimenté par une taxe prélevée sur les projets du Mécanisme de développement propre, validant les investissements faits par les industries du Nord dans les pays du Sud en échange de quotas de CO2. Ces derniers avaient réclamé que les prélèvements qui financent ce fonds soient étendus à l'ensemble des mécanismes de transactions de quotas du protocole de Kyoto.
Gouvernance -

Financer le développement

du 29th of November 2008 au 02nd of December 2008
La conférence de suivi de la mise en œuvre du consensus de Monterrey, défini en 2002, se tient à Doha (Qatar). Son objet n’est pas de de susciter de nouveaux engagements des bailleurs de fonds mais de mesurer les projets réalisés en termes d'augmentation de l'aide, de réduction de la dette, de lutte contre la corruption ou d’établissement de partenariat public-privé. Néanmoins, dans un contexte de crise financière mondiale et de grands plans de sauvetage des institutions bancaires des pays riches, l'absence de financement supplémentaire est vivement critiquée par les ONG comme un abandon des plus pauvres. Les autres résultats – comme le principe d'une répartition équitable de l'aide entre hommes et femmes, la garantie et la facilitation des transferts des migrants ou la lutte contre l'évasion fiscale – passent presque inaperçus.
Gouvernance -

Evaluation annuelle des émissions mondiales de gaz à effet de serre

du 25th of November 2008 au 30th of November -0001
L'Organisation météorologique mondiale publie son Bulletin sur les gaz à effet de serre, donnant une évaluation annuelle des émissions mondiales. La concentration du dioxyde de carbone (CO2) dans l'atmosphère s'est accrue en 2007 de 0,5 % par rapport à 2006, celle de l'oxyde nitreux ou protoxyde d'azote (N2O) de 0,25 %, et celle du méthane (CH4) de 0,34 %. L'indice annuel d'accumulation des gaz à effet de serre dans l'atmosphère a ainsi progressé de 24,4 % depuis 1990, témoignant de l’accroissement continu des émissions à l’origine du réchauffement de la terre.
Gouvernance -

Publication : Facteur Carbone 2008

du 25th of November 2008 au 30th of November -0001
PricewaterhouseCoopers et Enerpresse publient Facteur Carbone 2008, leur 7e rapport annuel sur les émissions de gaz à effet de serre des producteurs d'électricité européens. En 2007, les émissions cumulées des 22 principaux électriciens européens s'élèvent à 800 millions de tonnes(Mt) de CO2, soit une augmentation de 23 Mt par rapport à 2006 et 46 Mt par rapport à 2001. Si l'augmentation de la production européenne globale d'électricité (+ 1,5 % en 2007) explique en partie ces résultats, l'étude souligne la dégradation du facteur carbone du secteur (+ 1,4 %), un résultat essentiellement lié à la croissance de la part des  centrales à gaz et à charbon dans cette production. Ce rapport paraît quelques jours après celui de l'Agence européenne pour l'environnement, indiquant que 80 % des émissions européennes de gaz à effet de serre proviennent aujourd'hui encore du secteur de l'énergie.
Biodiversité et Ressources Naturelles -

Thon rouge : des quotas toujours trop élevés

du 17th of November 2008 au 24th of January 2009
a Commission pour la conservation du thon (ICCAT) annonce les quotas de pêche du thon rouge pour 2009, provoquant une nouvelle déception de la part des scientifiques et des organisations écologistes. Le tonnage accordé (22 000 tonnes) est en effet à peine moins élevé que le tonnage pêché en 2008 (28 500 tonnes) et bien supérieur aux recommandations des scientifiques qui estiment le total admissible de capture entre 8 500 et 15 000 tonnes. On est également très loin du moratoire sur le thon rouge demandé pour rétablir les stocks rapidement et durablement. Récusant la capacité effective de gestion des ressources en thon de l'ICCAT, Greenpeace et le WWF demandent l’inscription du thon rouge dans la liste de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages (Cites) et appellent au boycott de ce poisson.
Climat -

L'éolien au coeur du World Energy Outlook 2008

du 12th of November 2008 au 30th of November -0001
L'Agence internationale de l'énergie publie son rapport annuel, World Energy Outlook 2008, plaçant pour la première fois l'éolien au cœur de son scénario de production énergétique pour 2020. Selon l'étude, seule cette énergie a le potentiel de répondre aux besoins mondiaux croissants sans élever les émissions globales de gaz à effet de serre. L'Agence estime que son développement pourrait permettre d'économiser un total de 10 000 millions de tonnes de CO2 d'ici 2020. À cette date, l’éolien pourrait représenter 12 % de la production électrique dans le monde.
Climat -

Californie : le coût de la pollution

du 12th of November 2008 au 30th of November -0001
L' Institute for Economic and Environmental Studies publie une étude sur le manque à gagner dû à la pollution atmosphérique en Californie. Pour la région de Los Angeles, la plus peuplée, les pertes induites atteignent 1 250 dollars par personne et par an. Pour la vallée de San Joaquin, cœur agricole de l'État, le manque à gagner est encore plus important : 1 600 dollars par personne et par an. Ces pertes représentent avant tout les jours de travail perdus en raison de maladies liées à la mauvaise qualité de l'air. Selon les auteurs de cette étude, les émissions de combustibles fossiles sont les principaux responsables de cette pollution.
Biodiversité et Ressources Naturelles -

Mieux connaître la biodiversité marine

du 10th of November 2008 au 30th of November -0001
Le projet international de recensement des fonds marins, Census of Marine Life, publie l'état de ses travaux. Depuis huit ans, 2 000 chercheurs de 82 pays unissent leurs efforts pour mieux connaître la vie sous-marine terrestre. Les scientifiques ont recensé environ 120 000 espèces à ce jour. D'ici à la fin du projet, ils prévoient en dénombrer près de 250 000 dont des milliers de nouvelles espèces. Ces résultats intérimaires sont publiés à la veille de la conférence mondiale sur la biodiversité marine de Valence (Espagne).
Gouvernance -

Le coût de l'inaction

du 04th of November 2008 au 30th of November -0001
L'OCDE publie une étude rappelant le coût de l'inaction des gouvernements en faveur de l'environnement. Le changement climatiques attendu pourrait coûter l'équivalent d'une perte de 14,4 % de consommation par habitant dans les pays développés. La pollution atmosphérique en Europe pourrait coûter 1 % du PIB en 2020. Les catastrophes naturelles dans les pays du Sud pourraient engloutir près de 13 % du PIB annuel des pays les plus pauvres. La mauvaise gestion des pêches fait perdre près de 3 milliards de dollars par an... Décliné par problème et type de pays, elle constitue un vibrant appel à l'action.
Biodiversité et Ressources Naturelles -

Europe : adoption du "paquet forêt"

du 17th of October 2008 au 30th of November -0001
La Commission européenne présente son « paquet forêt », un ensemble de textes visant à lutter, d'une part, contre le commerce illégal de bois et, d'autre part, contre la déforestation et ses impacts sur le climat et la diversité biologique. Environ 19 % du bois importé dans l'Union provient de coupes illégales. Le règlement proposé doit notamment amener les entreprises européennes à s'assurer de la provenance des bois et des produits dérivés qu'elles commercialisent. Néanmoins, pour les ONG, en n'obligeant pas à donner la localisation de la parcelle exploitée dans le pays d'origine, ce règlement ne permet pas de lutter efficacement contre le problème. La Commission propose, par ailleurs, la création d'un mécanisme mondial pour le carbone forestier (Global Forest Carbon Mechanism, GFCM) qui permettrait de récompenser les pays en développement qui prendraient des mesures de protection des forêts. Cette proposition sera présentée à Poznan en décembre 2008, lors de la Conférence des parties à la Convention de lutte contre les changements climatiques.
Climat -

L'UE va tenir ses engagements ?

du 16th of October 2008 au 30th of November -0001
L'Agence européenne de l’environnement publie son rapport annuel sur les émissions européennes de gaz à effet de serre, concluant que l'UE serait effectivement en mesure de tenir son engagement collectif de réduction de 8 % de ses émissions d'ici 2012 par rapport à 1990. Le résultat serait même atteint dès 2010. Le rapport souligne néanmoins des différences de performances selon les pays membres. Le retard de certains pays, comme le Danemark, l'Espagne ou l'Italie, rend difficile d'atteindre l'objectif fixé par les dirigeants européens en 2007 : 20 % de réduction des émissions d'ici 2020 par rapport à 1990.
Biodiversité et Ressources Naturelles -

La conservation profite aux plus pauvres ?

du 09th of October 2008 au 30th of November -0001
Le PNUE, le PNUD, la Banque mondiale et l'ONG World Resarch Institute publient World Resources Report 2008: Roots of Resilience, qui appelle au développement d'entreprises valorisant la nature. Selon l'étude, cette orientation permettrait à la fois d'augmenter les revenus des populations rurales pauvres et d'améliorer leur résistance aux aléas économiques, sociaux et environnementaux. Les trois quarts des personnes vivant avec moins de deux dollars par jour dépendent directement des ressources naturelles pour leur survie. Développer une gestion efficace économiquement et écologiquement de ces ressources passe, selon l'étude, par trois étapes : affirmer la souveraineté des populations locales sur leurs ressources, renforcer les compétences de gestion des communautés locales et donner accès aux marchés en créant des réseaux d'entreprises.
Gouvernance -

Pêche : le coût d'une mauvaise gestion des ressources

du 09th of October 2008 au 30th of November -0001
La FAO et la Banque mondiale publient Les milliards engloutis, un rapport conjoint estimant les pertes annuelles des pêches maritimes à plus 50 milliards de dollars en raison de leur mauvaise gestion et des pratiques de surpêche. Cette situation est le résultat de trois décennies de laissez-faire, induisant un cercle vicieux : la baisse des stocks de poisson augmente les coûts de prise et génère une surcapacité de pêche qui, elle-même, réduit encore la profitabilité du secteur. L'étude suggère en conséquence une réforme des politiques de pêche incluant des mesures afin de renforcer les droits de pêche pour rendre les pêcheurs responsables de la gestion des stocks, réorienter les subventions pour décourager la surexploitation des stocks, rendre plus transparente l'allocation des ressources en poisson afin de favoriser le développement d'un label de pêche durable.

Voir aussi : le rapport sur le site de la Banque mondiale
Biodiversité et Ressources Naturelles -

Canada : le ministère de la pêche devant les tribunaux

du 08th of October 2008 au 30th of November -0001
Six groupes environnementalistes canadiens poursuivent en justice le Ministère fédéral de la pêche et des océans canadien, l'accusant d'avoir manqué à son devoir de protection de l'habitat de deux populations d'épaulards résidant dans les eaux côtières de Colombie britannique. La plainte, la première de ce type au Canada, repose sur l’octroi par le gouvernement fédéral du statut d'espèce menacée aux épaulards, le 10 septembre, sans prendre de mesure pour protéger leur habitat menacé par la diminution des stocks de saumons, l'essor du trafic maritime, la pollution, les tests sismiques et les sonars militaires.
Climat -

Changement climatique : quels effets sur la santé ?

du 06th of October 2008 au 09th of October 2008
Les experts réunis à Madrid par l'OMS définissent un agenda de recherche prioritaire visant à évaluer les effets du changement climatique sur la santé humaine. Le sujet est mal connu  : l'impact de la pollution sur la santé a été 40 fois plus étudié que les effets du climat ces dix dernières années. L'objectif est d'apporter des preuves de l'impact du climat sur la santé à la conférence des Nations unies sur le climat de Copenhague en décembre 2009.
Climat -

Californie : une législation en faveur de la chimie verte

du 30th of September 2008 au 30th of November -0001
La Californie adopte une législation obligeant les industries chimiques à réduire et utiliser l'emploi de produits polluants dangereux pour le consommateur ou l'environnement à partir de 2011. C'est la première législation de ce type aux États-Unis. Pour le gouverneur Schwarzenegger, elle devrait également inciter l'industrie à développer des solutions technologiques innovantes favorables à la croissance économique du secteur.
Climat -

Le financement du climat

du 26th of September 2008 au 30th of November -0001
Neuf pays industrialisés – Allemagne, Australie, États-Unis, France, Grande-Bretagne, Japon, Pays-Bas, Suède, Suisse – s'engagent auprès de la Banque mondiale à financer les Climate Investment Funds (CIF) à hauteur de 6,1 milliards de dollars. Le CIF regroupe deux instruments financiers lancés par la Banque le 1er juillet 2008 pour soutenir les efforts des pays en développement en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre et d'adaptation au changement climatique.
Gouvernance -

La biodiversité : objectif du Millénaire pour le développement

du 25th of September 2008 au 30th of November -0001
L'ONU élargit le champ couvert par le septième objectif du Millénaire pour le développement (« assurer la durabilité de l'environnement ») à la diversité biologique, se fixant ainsi pour but « d'avoir abaissé de manière significative le taux de perte en biodiversité d'ici 2010 ». Les progrès en la matière seront mesurés à partir du recensement des populations animales et végétales effectué par l'UICN depuis 1963 dans sa Liste rouge des espèces menacées. La réunion de haut niveau sur les OMD a suscité par ailleurs de nouveaux engagements des bailleurs de fonds et des fonds philanthropiques à hauteur de 16 milliards de dollars, dont 3 milliards en faveur d'un nouveau plan mondial de lutte contre le paludisme.

En savoir + : la page de la réunion sur le site de l'ONU
Climat -

L'humanité : à crédit sur les générations futures

du 24th of September 2008 au 30th of November -0001
L'ONG canadienne Global Footprint Network, réunissant les créateurs de l'empreinte écologique,  célèbre, trois mois en avance, le « Jour du dépassement »  : le jour où l'humanité a consommé l'intégralité des ressources naturelles produites en une année par la planète. Du 24 septembre au 31 décembre, l'humanité vit, en quelque sorte, à crédit sur les générations futures.
Climat -

La lutte contre le changement climatique créatrice d'emplois ?

du 24th of September 2008 au 30th of November -0001
L'Organisation internationale du travail, le PNUE, la Confédération syndicale internationale et l’Organisation internationale des employeurs publient le rapport Green jobs: towards decent work in a sustainable, low carbon world évaluant les possibilités mondiales de développement d'emplois verts. La lutte contre le changement climatique devrait susciter la création de millions d'emplois : 600 000 personnes travaillent déjà à la fabrication et l'installation de panneaux solaires en Chine ; la production d'agrocarburants issus du manioc ou de la canne à sucre pourrait employer 200 000 personnes au Nigeria ; la gazéification de la biomasse pourrait générer 900 000 emplois en Inde et, en Europe et aux États-Unis, le secteur du bâtiment pourrait créer de 2 à 3,5 millions d'emplois verts.

En savoir + : le rapport complet (format PDF)
Biodiversité et Ressources Naturelles -

Rapport sur l'Etat des populations d'oiseaux dans le monde

du 22nd of September 2008 au 27th of September 2008
L'ONG Birdlife International publie L’État des populations d’oiseaux dans le monde à l'occasion de sa conférence mondiale quadri-annuelle à Buenos Aires. Les populations d'oiseaux constituent un bon indicateur de la répartition de la biodiversité et du changement de l’environnement mondial : une espèce sur huit est menacée d’extinction - notamment les albatros, les grues, les perroquets, les faisans et les pigeons. Le rapport dénonce non seulement l’expansion et l’intensification des industries agroalimentaires et halieutiques, l’exploitation forestière, la colonisation des espèces invasives, la pollution, la chasse aux oiseaux sauvages ou le changement climatique, mais aussi le manque de valorisation de la nature par les systèmes économiques.
Biodiversité et Ressources Naturelles -

Les villes en faveur de la conservation de la biodiversité

du 15th of September 2008 au 30th of November -0001
Les représentants de 21 villes du monde signent sous l'égide de l'International Council for Local Environmental Initiatives (ICLEI) une déclaration les engageant à protéger et développer la diversité biologique dans leurs villes. Chacune des villes signataires devra identifier cinq initiatives vitales de conservation des plantes, des animaux et des ressources naturelles et les avoir mises en œuvre d'ici dix-huit mois. Il peut tout autant s'agir de réintroduire de la biodiversité – comme en Europe où celle-ci a quasiment disparu – ou de protéger une importante richesse naturelle – comme en Afrique australe. Selon l'ICLEI, les villes occupent 2 % de la surface de la planète mais absorbent 75 % des ressources naturelles mondiales.
Biodiversité et Ressources Naturelles -

La gestion du thon rouge critiquée

du 11th of September 2008 au 30th of November -0001
Greenpeace publie un rapport commandé des experts indépendants sur le fonctionnement de la Commission internationale de conservation des thonidés de l'Atlantique (ICCAT), dont le mandat est de maintenir les stocks d'une trentaine d'espèces - des thons, mais aussi quelques requins, oiseaux marins et tortues - à des niveaux compatibles avec une exploitation durable. Le rapport critique particulièrement la gestion du thon rouge, estimant que près de 60 000 tonnes ont été pêchées en Atlantique et en Méditerranée, bien au-delà du quota fixé à 28 500 tonnes.
Climat -

Inde : davantage d'agrocarburants

du 11th of September 2008 au 30th of November -0001
Le gouvernement indien se fixe pour objectif de pouvoir ajouter près de 20 % d'agrocarburants dans les combustibles d'ici dix ans. La politique de soutien présentée précise que le développement de la production d'agrocarburants doit privilégier l'utilisation de végétaux non comestibles, comme le jatropha, pour ne pas entrer en concurrence avec l'alimentation humaine. Le gouvernement estime que 13,4 millions d'hectares, actuellement en friche, seraient utilisables pour la production de jatropha, avec un rendement annuel attendu de 15 millions de tonnes d'huile.
Climat -

Europe : les citoyens agissent pour le climat

du 11th of September 2008 au 30th of November -0001
Un sondage commandé par le Parlement européen indique que le changement climatique est considéré comme le deuxième problème le plus important par les citoyens de 30 pays européens (les Vingt-Sept, la Turquie, la Croatie et la Macédoine) après la pauvreté. 61 % des personnes interrogées déclarent avoir modifié leur comportement pour réduire leurs émissions de CO2 : utiliser des transports moins polluants (28 %) ou acheter des produits locaux et de saison (27 %). Les Suédois (87 %) semblent les plus concernés, à l'inverse des Lituaniens et Lettons qui, à 60 %, déclarent ne pas avoir changé leurs habitudes. Le même jour, les parlementaires de la Commission Industrie, Recherche et Énergie se prononcent sur le paquet Climat énergie élaboré par la Commission. Pour les associations écologistes comme le WWF, les solutions retenues sont en deçà des enjeux.
Biodiversité et Ressources Naturelles -

La propriété intellectuelle en question

du 09th of September 2008 au 30th of November -0001

Le Groupe international d’experts en biotechnologies, innovation et propriété intellectuelle présente son rapport sur le régime actuel de propriété intellectuelle et son impact sur les pays en développement (PED). Après sept années de travaux, les experts réunis par Richard Gold de l'Université McGill concluent que le régime actuel de brevet ne peut pas assurer le développement, la production et la distribution de médicaments, d’aliments ou de processus industriels (comme la production de sources d’énergie propres) dans les PED. Ils préconisent en conséquence un changement de régime fondé sur des droits raisonnables, réinvestis dans la recherche et l'innovation.

En savoir + : le résumé exécutif (format PDF)

Biodiversité et Ressources Naturelles -

Nouvelles règles internationales de pêche en haute mer

du 03rd of September 2008 au 30th of November -0001
La FAO annonce l'adoption de nouvelles règles internationales de pêche en haute mer, visant à limiter les dégâts sur les espèces et les habitats d'eau profonde. Ces règles, négociées pendant près de deux ans, constituent le premier instrument international encadrant les pratiques de pêche en dehors des zones économiques exclusives. Outre des mesures techniques de pêche et de conservation, elles recommandent aux pays pêcheurs d'entreprendre une évaluation de l'impact des campagnes de pêche menées par leurs flottes et, en cas d'impact négatif, de stopper ces activités.
Climat -

UE : des normes pour l'hydrogène

du 03rd of September 2008 au 30th of November -0001
Le Parlement européen adopte des normes d'homologation des véhicules à hydrogène, arbitrant ainsi entre les différentes approches développées par les constructeurs automobiles. Axées sur la sécurité – identifier le mode d'alimentation pour les pompiers, rendre impossible un ravitaillement par un autre combustible ou protéger les moteurs contre la surpressurisation - ce règlement veut «conforter la confiance des utilisateurs potentiels et du public en général dans la nouvelle technologie ». Le texte fera partie d'un ensemble législatif sur la production, le stockage et la distribution d'hydrogène devant être applicable dans les pays membres dans deux ans.
Climat -

Les 20 ans du GIEC

du 31st of August 2008 au 30th of November -0001
Le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) célèbre le 20e anniversaire de sa création. Créé en 1988 par l'Organisation météorologique mondiale (OMM) et le PNUE, le GIEC s'est imposé comme le lieu de production d'une solide expertise internationale, utilisable par les politiques. En décembre 2007, il a reçu le prix Nobel de la paix, conjointement avec Al Gore, en hommage pour son travail et ses quatre rapports (1990, 1995, 2001, 2007).
Climat -

Publicaiton du PNUE : vers la fin des énergies fossiles ?

du 26th of August 2008 au 30th of November -0001
Le PNUE publie Reforming Energy Subsidies: Opportunities to Contribute to the Climate Change Agenda, un rapport préconisant de supprimer les subventions aux énergies fossiles afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 6 %, tout en contribuant à une augmentation de 0,1 % du PIB mondial. Selon cette étude, 300 milliards de dollars, soit 0,7 % du PIB mondial, sont alloués dans le monde aux subventions énergétiques annuellement. La Russie, avec presque 40 milliards de dollars par an, principalement investis dans la réduction du prix du gaz naturel, arrive en tête. Derrière, viennent l’Iran (37 milliards de dollars), puis la Chine, l’Arabie saoudite, l’Inde, l’Indonésie, l’Ukraine et l’Égypte – tous au-delà des 10 milliards de dollars.
Biodiversité et Ressources Naturelles -

Le WWF lance un plan de marquage du thon rouge

du 25th of August 2008 au 30th of November -0001
L'ONG WWF lance un plan de marquage du thon rouge au large des Baléares. Le projet d’une durée de trois ans, mené en collaboration avec des équipes de chercheurs et les gestionnaires des pêcheries européennes, doit permettre de mieux connaître le comportement migratoire de cette espèce menacée et de mettre en place un plan de sauvegarde. En attendant, l'ONG appelle à un moratoire sur les prises de thon rouge, estimées à 60 000 tonnes par an, soit le double des quotas alloués.
Biodiversité et Ressources Naturelles -

L'efficacité du moratoire interdisant la pêche commerciale de la baleine

du 14th of August 2008 au 30th of November -0001
L'UICN publie une mise à jour de la liste des espèces de cétacés menacées, confirmant l'amélioration de la situation des baleines à bosse et d'autres espèces de grandes baleines. Pour les chercheurs de l'UICN, cette reconstitution des populations est le résultat direct du moratoire interdisant leur pêche commerciale.
Climat -

Etude de "Sciences" : Les pluies tropicales sous estimées

du 08th of August 2008 au 30th of November -0001
Une équipe de chercheurs américains et britanniques publient dans le magazine Science une étude montrant que les modèles climatiques actuels sous-estiment l'évolution de la pluviométrie tropicale sous l'effet des changements climatiques. Du fait du réchauffement, les précipitations tropicales devraient devenir à la fois plus importantes en volume et plus fréquentes que ce qui est généralement annoncé. La température élevée de l'air permet en effet à l'atmosphère de retenir davantage de vapeur qu'auparavant.
Gouvernance -

Etat-Unis : cap sur l'éthanol

du 07th of August 2008 au 30th of November -0001
L'Agence fédérale pour l'environnement (EPA) refuse le recours présenté en avril par le Texas, plaidant pour une révision à la baisse des objectifs de production d'agrocarburants à l'échelle du pays. Le gouverneur texan avait demandé une division de moitié de la production requise d'éthanol de maïs, au titre de la concurrence faite aux productions alimentaires et arguant que le prix de la céréale avait déjà augmenté de 138 % en trois ans. Mais l'EPA lui oppose que produire des huiles végétales à mélanger aux carburants fossiles reste le meilleur moyen de réduire les émissions de gaz à effet de serre et d'améliorer l'indépendance énergétique des États-Unis. Elle maintient donc les objectifs de production ambitieux définis en décembre 2007 : 34 milliards de litres pour 2008, et 42 milliards de litre en 2009.
Biodiversité et Ressources Naturelles -

Découverte d'un nouveau groupe de gorilles

du 05th of August 2008 au 30th of November -0001
Une équipe de la Wildlife Conservation Society et de scientifiques congolais révèle l'existence d'un groupe de 125 000 gorilles jamais recensés, au cours du 22e Congrès de la Société internationale de primatologie à Edimbourg. Le groupe s'est perpétué dans une zone difficile d'accès de la forêt, échappant ainsi au braconnage et aux coupes forestières. L'existence de ce groupe, comptant à lui seul plus de membres que tous les individus jusqu'alors recensés, donne un nouvel espoir pour la survie de l'espèce (classée comme très menacée).
Biodiversité et Ressources Naturelles -

RDC : création de la plus grande zone humide protégée au monde

du 24th of July 2008 au 30th of November -0001
La république démocratique du Congo crée la zone humide protégée de Ngiri-Tumba-Maindombe. Avec plus de 65 000 kilomètres carré, deux fois la taille de la Belgique, et la plus grande réserve d'eau douce d'Afrique, cette zone sera la plus grande zone humide du monde protégée par la convention Ramsar, ravissant le titre au Golfe de la Reine Maude au Canada. La protection de la zone doit permettre d'assurer une gestion durable des ressources forestières de la région, de protéger la biodiversité et d'assurer le maintien de la qualité des eaux.
Gouvernance -

Energies renouvelables : classement des pays les plus attractifs

du 19th of July 2008 au 30th of November -0001
Le cabinet Ernst & Young publie la cinquième édition du Ernst & Young Renewable energy country attractiveness indices, qui évalue les investissements globaux dans les énergies renouvelables. Pour la première fois, la Chine figure parmi les cinq pays les plus attractifs pour les investisseurs dans ce domaine, se classant 4e après les États-Unis, l'Allemagne et l'Inde, et devant  l'Espagne et le Royaume-Uni. La France arrive 9e. Les cinq premiers ont pour point commun le fort engagement des acteurs publics pour rendre ce secteur attractif. Le rapport cite ainsi les efforts considérables des lobbyistes, des sénateurs et des états américains en faveur des énergies renouvelables ou encore le 11e plan chinois, adopté en 2005.

En savoir + : le rapport (version PDF)
Climat -

OCDE : un coup d'arrêt aux agrocarburants

du 16th of July 2008 au 30th of November -0001
L'OCDE publie un rapport sur l'impact environnemental, économique et climatique des agrocarburants, concluant à leur inefficacité à relever les défis posés dans ces trois domaines. Le rapport invite les pays membres de l'OCDE à geler leurs subventions au secteur et à les réorienter vers le développement d'énergies renouvelables, comme le solaire et l'éolien. Après les critiques de l'ONU, de la Banque mondiale et des ONG, les promoteurs des agrocarburants paraissent bien seuls.
Liberalisation du commerce -

OMC : Publication du rapport annuel

du 15th of July 2008 au 30th of November -0001
L'OMC publie son rapport annuel sur le commerce, soulignant la prospérité et la stabilité créées par l'intensification des échanges marchands entre les pays. Si le rapport reconnaît que les bénéfices de la libéralisation du commerce n'ont pas été répartis de manière équitable et équilibrée entre les pays et au sein des pays, il préconise davantage de libéralisation pour démultiplier les effets positifs des échanges
Biodiversité et Ressources Naturelles -

La multiplication des zones mortes : menace pour les ressources halieutiques

du 15th of July 2008 au 30th of November -0001

Une équipe internationale de chercheurs publie une étude sur les « zones mortes » dans le magazine Science. Connues depuis le début du XXe siècle, ces zones marines se distinguent par leur manque d'oxygène qui empêche toute vie animale ou végétale. Selon l'étude, on dénombrait 4 zones mortes en 1910, contre 405 (couvrant plus de 150 000 km2) aujourd'hui. Certaines, comme celle présente dans le Golfe du Mexique, se déplacent et constituent une menace pour la reproduction des ressources halieutiques.

Biodiversité et Ressources Naturelles -

La fin des coraux?

du 10th of July 2008 au 30th of November -0001
L'UICN publie une étude concluant à la nécessité de classer plus d'un tiers des espèces de coraux du monde (231 sur 704) comme « en voie de disparition ». Sur les mêmes critères, il y a vingt ans, seules 13 espèces entraient dans cette catégorie d'espèces très menacées. L'évolution très rapide des populations de coraux s'explique par la conjonction du réchauffement climatique et de l'acidification des océans. Permettant la vie de près de 30 % des espèces marines, les récifs de coraux comptent parmi les piliers de la biodiversité marine. Une ONG américaine, Coral Reef Alliance, estime leur valeur économique à 375 milliards de dollars.
Gouvernance -

Carbone : des quotas aussi pour l'aviation

du 08th of July 2008 au 30th of November -0001
Le Parlement européen adopte un projet de directive prévoyant l'inclusion de l'industrie aéronautique dans les échanges européens de droits à émettre du carbone. Tous les vols partant ou arrivant sur le territoire des Vingt-sept seraient concernés. Les compagnies aériennes protestent contre le surcoût qui leur serait ainsi imposé. Pourtant, les quotas prévus par la directive devraient couvrir près de 80 % des émissions actuelles des compagnies.
Climat -

Réunion du G8 autour du climat

du 07th of July 2008 au 09th of July 2008
Le G8 se réunit à Hokkaido, Japon, sous le signe de la lutte contre le réchauffement climatique. Les nations industrialisées réitèrent leur engagement de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre mais ne prennent pas de nouveaux engagements. 
Biodiversité et Ressources Naturelles -

Les zones protégées attractives pour l'homme...

du 04th of July 2008 au 30th of November -0001
Une équipe de l'Université de Berkeley (États-Unis) publie une étude indiquant que les zones protégées attirent les populations humaines plutôt que de les éloigner. Étudiant les mouvements de populations autour de 306 zones en Amérique latine et en Afrique, les chercheurs montrent ainsi que les alentours des réserves naturelles sont deux fois plus peuplés que la moyenne des zones rurales des pays correspondants. Les investissements effectués dans ces zones – routes, dispensaires, écoles, emplois... – expliqueraient ce résultat qui va à l'encontre de l'image d'une protection de la nature qui exclurait les hommes.
Climat -

Etats-Unis : jurisprudence pour le climat?

du 02nd of July 2008 au 30th of November -0001
Un juge de l'état de Géorgie suspend la construction d'une centrale thermique de 1200 mégawatts, en raison du fort taux d'émission possible de la structure utilisant du charbon. La décision s'appuie sur l'avis émis en 2007 par la Cour suprême, faisant du dioxyde de carbone un polluant soumis aux restrictions prévues par le Clean Air Act fédéral. Cette première décision devrait ouvrir un nouveau pan de jurisprudence, selon les environnementalistes.
Climat -

Comment calculer les émissions des avions...

du 19th of June 2008 au 30th of November -0001
L'Organisation de l'aviation civile internationale met en ligne un calculateur qui permet de connaître l'impact en termes d'émissions de carbone de tout vol aérien, domestique ou international. L'outil répond aux demandes, émises tant par l'industrie aérienne que par les Nations Unies, d'un mode de calcul unique et officiel des émissions.
Biodiversité et Ressources Naturelles -

Quelle conservation pour le rhino blanc ?

du 17th of June 2008 au 30th of November -0001
L'UICN publie un rapport confirmant les bons résultats atteints grâce aux politiques de conservation des éléphants en Afrique. Sur l'ensemble du continent, les populations de rhinocéros sont en croissance. Seuls les rhinocéros blancs, ne subsistant que dans des zones protégées et en nombre insuffisant pour assurer leur reproduction naturelle, restent très menacés,. Plus encore, une sous-espèce, le rhinocéros blanc du Nord serait peut-être déjà totalement éteinte. Seuls 30 individus subsistent encore dans une réserve du Congo alors qu'on en dénombrait plus de 500 dans les années 1970.
Biodiversité et Ressources Naturelles -

Le thon rouge en sursis ?

du 12th of June 2008 au 30th of November -0001
La Commission européenne clôt plus tôt que prévu la campagne de pêche au thon rouge en Méditerranée, estimant que les quotas annuels sont bientôt atteints. La pêche au thon sera interdite à partir du 16 juin en Grèce, France, Italie, Chypre et Malte, et à partir du 23 juin en Espagne alors que la saison aurait dû se terminer fin juin. Cette mesure s'applique uniquement aux chalutiers de pêche industrielle, qui comptent à eux seuls pour 70 % des captures totales de ce poisson dans les eaux européennes.
Climat -

Océan et CO2

du 10th of June 2008 au 13th of June 2008
L'Union européenne lance un grand projet de recherche sur l'acidification des océans (EPOCA) provoquée par l'absorption du CO2 contenu dans l'atmosphère. Au cours des 200 dernières années (depuis le début de l'ère industrielle), les espaces marins ont absorbé le tiers du gaz carbonique produit par les activités humaines, soit 120 milliards de tonnes. Si ce rôle de régulateur est avéré, l'impact de ce phénomène sur les organismes et les écosystèmes marins est mal connu. Le programme de recherche doit permettre d'anticiper les évolutions à venir et d'émettre des recommandations en direction des responsables politiques.
Climat -

Japon : précurseur sur le climat ?

du 09th of June 2008 au 30th of November -0001
Le gouvernement japonais se fixe comme objectif de réduire de 60 à 80 % ses émissions de CO2 d'ici à 2050, une augmentation substantielle par rapport à l'engagement précédent de baisse de 50 % des émissions par rapport au niveau de 1990. Le gouvernement estime probable de réussir à réduire ses émissions de 14 % d'ici à 2020. Le Japon est actuellement le 5e émetteur au niveau mondial
Biodiversité et Ressources Naturelles -

L'habitat du Tigre en danger

du 09th of June 2008 au 30th of November -0001
Des ONG de conservation de la nature, des scientifiques, la Banque mondiale et le Fonds pour l'environnement mondial créent une Alliance mondiale pour protéger les tigres sauvages. On compte aujourd'hui 4000 tigres en liberté dans le monde, contre plus de 100 000 il y a un siècle. Ce déclin est notamment lié à la disparition de leurs proies et de leur habitat, mais aussi au développement d'un florissant marché noir des peaux et des os de tigres. Pour l'Alliance, la priorité est la conservation des habitats naturels des grands félins dont l'aire s'est réduite de 40 % en dix ans.
Climat -

Energies renouvelables et réductions des émissions de CO2

du 06th of June 2008 au 30th of November -0001
L'Agence internationale de l'énergie publie un rapport qui place, pour la première fois,  les énergies renouvelables – en particulier l'éolien – au premier rang des mesures qui permettraient de réduire de 50 % les émissions de CO2 d’ici à 2050. Selon l'AIE, l'éolien devrait alors représenter 17 % de la production mondiale d'électricité. Pour atteindre ce résultat, l'agence estime qu'il faudra dégager un milliard de milliards de dollars d'investissements annuels, soit environ 1,1 % du PNB mondial. Ce coût serait plus que compensé par les économies réalisées en réduisant la consommation de charbon, de pétrole et de gaz pendant la même période.
Gouvernance -

Emplois verts et décarbonation de l'économie

du 05th of June 2008 au 30th of November -0001
L'OIT lance une initiative visant à développer des emplois verts en partenariat avec le Programme des Nations Unies pour le développement, l'Organisation internationale des employeurs et la Confédération syndicale internationale. Selon l'OIT, promouvoir des emplois verts, respectueux de l'environnement, stables et durables, s'inscrit dans son objectif plus global de promotion d'emplois décents. L'Initiative veut ainsi accompagner les efforts de tous les acteurs privés et publics pour accélérer la transition vers une économie décarbonée.
Climat -

Etats-Unis : Sénat et Congrès s'opposent sur les quotas

du 05th of June 2008 au 30th of November -0001
Le Sénat américain bloque un projet de loi proposé par le Congrès visant à la création d'un marché de quotas de carbone au niveau fédéral. Le président Bush avait déjà annoncé qu'il imposerait son veto si la loi était adoptée. Le débat climatique est ainsi repoussé à l'après-présidentielles.
Gouvernance -

Europe : des aides en faveur de l'environnement

du 21st of May 2008 au 30th of November -0001
La Commission européenne publie le tableau de bord des aides d’État, témoignant d'une utilisation accrue de ces aides pour des projets de protection de l’environnement. Si le nombre d’aides est resté stable, leur montant total a plus que doublé entre 2001 et 2006, passant de 7 à 14 milliards d’euros soit 0,12 % du PIB de l’UE. Les plus actifs sont la Suède, le Danemark et l’Allemagne qui ont consacré respectivement 0,77 %, 0,35 % et 0,32 % de leur PIB à l'environnement entre 2004 et 2006. À l'inverse, la France, le Luxembourg ou  la Grèce n'y allouent que 0,01 %.
La Commission inclut dans ces aides les exonérations de taxes environnementales au titre de leur participation au financement à la transition technologique, lesquelles représentent près de 53 % des soutiens recensés. Les critiques soulignent que la majorité de ces exonérations sont accordées aux industries grandes consommatrices d’énergie, parfois très polluantes.
Biodiversité et Ressources Naturelles -

9e COP de la CDB à Bonn

du 19th of May 2008 au 30th of May 2008
La 9e Conférence des Nations unies pour la diversité biologique (CDB) se réunit à Bonn, rappelant une nouvelle fois l'importance de la biodiversité et la réalité des menaces qui pèsent sur elle. Les 168 membres s'engagent à avoir négocié pour2010 un traité international sur l'utilisation des ressources génétiques, très attendu par les pays du Sud malgré l'opposition systématique à la mise en place d'un tel régime de commercialisation, formulée par le Japon, le Canada, la Nouvelle Zélande et l'Australie. Le 28, l'Allemagne lance une nouvelle initiative financière Lifeweb qui doit permettre de trouver de nouveaux financements pour les zones protégées. Le gouvernement allemand montre l'exemple en s'engageant à mobiliser 85 millions de dollars d'ici 2013 pour lutter contre la déforestation et à amener la même somme chaque année après 2013.
Climat -

Andes : quel coût pour le changement climatique ?

du 15th of May 2008 au 30th of November -0001
La Communauté andine publie une étude prospective commandée auprès de l'Université péruvienne du Pacifique, en coopération avec des spécialistes boliviens, colombiens et équatoriens, sur le coût du changement climatique dans la région. Le coût des catastrophes naturelles s'élèvera à au moins 30 milliards de dollars par an (environ 4,5 % du PNB combiné de la zone) à partir de 2025. Un montant relativement optimiste selon les auteurs qui craignent d'avoir sous-estimé l'impact du changement du climat sur l'eau, la biodiversité ou la santé humaine.
Gouvernance -

Brésil : démission de la ministre de l'environnement

du 14th of May 2008 au 30th of November -0001
Marina Silva, emblème brésilien de la lutte contre la déforestation de l'Amazonie, démissionne de son poste de Secrétaire d'État à l'Environnement qu'elle occupait depuis 2002. Elle invoque son désaccord avec la politique de développement de la région amazone soutenue par le gouvernement et sa déception face aux pressions rencontrées par ses efforts afin de limiter la déforestation amazonienne.
Biodiversité et Ressources Naturelles -

Etats-Unis : des eaux moins polluées

du 12th of May 2008 au 30th of November -0001
La National Oceanic and Atmospheric Administration publie un rapport sur la qualité des eaux côtières américaines. Il rend compte des effets positifs d'une loi adoptée il y a vingt ans pour la protection des eaux – les pesticides, les rejets chimiques industriels visés par le texte ont ainsi quasiment disparu, les principales sources de pollution actuelle étant les métaux lourds et les carburants automobiles et maritimes.
Biodiversité et Ressources Naturelles -

Cartographie des zones de biodiversité en eau douce

du 08th of May 2008 au 30th of November -0001
Le World Wildlife Fund et Nature Conservancy, deux grandes ONG environnementalistes, lancent la première cartographie mondiale des zones de biodiversité en eau douce, résultat de dix ans de collecte d’informations de plus de 200 scientifiques. Le but est de fournir les connaissances scientifiques nécessaires aux acteurs engagés dans la conservation des zones humides sur le terrain, notamment en désignant les régions de plus riche biodiversité.
Climat -

Europe : la certification des agrocarburants en question

du 07th of May 2008 au 30th of November -0001
Une réunion des ministres européens n'arrive pas à adopter des critères communs pour encadrer la production des agrocarburants, destinés à couvrir 10 % de la consommation des transports d'ici à 2020. Si l'idée d'une certification est quasiment acceptée, le débat oppose les tenants de filières nationales très encadrées (France, Allemagne, nouveaux États membres) aux partisans d'un approvisionnement reposant sur des importations (Pays-Bas, Royaume-Uni, pays scandinaves). Les premiers veulent restreindre les importations aux pays ayant signé au moins dix conventions internationales, dont le protocole de Kyoto de lutte contre le réchauffement climatique, les textes sur le travail des enfants ou les libertés syndicales. Le niveau de subvention de ces cultures en Europe et la compatibilité de normes strictes avec les principes de l'OMC sont mis en avant par les seconds.
Climat -

Publication du rapport annuel sur les marchés du carbone de la Banque mondiale

du 07th of May 2008 au 30th of November -0001

La Banque mondiale publie son rapport annuel sur les marchés du carbone. A l'échelle mondiale, le marché a doublé de valeur depuis 2006 pour atteindre 47 milliards d'euros. Le marché européen a lui aussi connu une évolution positive, atteignant maintenant 37 milliards d'euros. Seuls les investissements canalisés par le Mécanisme de développement propre semblent stagner : en 2007, ils représentaient 551 millions de tonnes équivalent carbone contre 537 en 2006.

Gouvernance -

La question des stocks d'uranium

du 30th of April 2008 au 30th of November -0001
Une équipe de chercheurs de l'université de Monash (Australie) publie une étude montrant que les réserves accessibles d'uranium ne seront sans doute pas suffisantes pour répondre aux besoins des installations en activité ou en construction à moyen terme. Atteindre des gisements plus profonds ou de moindre qualité nécessiteraient de consommer plus de pétrole, et par la même augmenterait les émissions de CO2 liées à l'exploitation de l'uranium. Une conséquence négative d’un mode de production d'énergie réputé lutter contre l'effet de serre.
Gouvernance -

Publication d'une étude sur l'état de l'agriculture américaine

du 29th of April 2008 au 30th of November -0001
La fondation Pew publie une étude commandée à l'Université John Hopkins sur l'état de l'agriculture américaine – Putting Meat on the Table. Le rapport constate la profonde transformation du système agricole au cours des cinquante dernières années et son efficacité à produire de la viande. Il fait aussi l'inventaire des coûts de cette transition – consommation en eau, besoin en céréales, bien-être animal, risques pour la santé humaine et animale – pour arriver à la conclusion que ce système n'est ni durable, ni compatible avec la mise en place d'une économie décarbonée, principale exigence du XXIe siècle.
Gouvernance -

Crise alimentaire : nécessité d'un moratoire sur les agrocarburants ?

du 28th of April 2008 au 30th of November -0001
Le Rapporteur spécial de l'ONU sur le droit à l'alimentation demande l'imposition d'un moratoire mondial sur les agrocarburants dans un contexte de crise alimentaire. Cette mesure serait nécessaire pour maîtriser l'augmentation des prix de l'alimentation et pour favoriser l'utilisation des terres pour la production vivrière. En 2007, un tiers de la production américaine de maïs a servi à la production de combustibles et l'Europe a pris l'engagement d'arriver à remplacer 10 % de sa consommation de carburants fossiles par des produits d'origine agricoles.
Biodiversité et Ressources Naturelles -

Publication de l'étude Sustaining Life

du 24th of April 2008 au 30th of November -0001
Le PNUE, la Convention pour la diversité biologique et l'UICN publient Sustaining Life, une étude conjointe montrant les risques encourus par la recherche médicale en raison de la perte constante de biodiversité biologique. Les auteurs rappellent que les dernières avancées en matière de traitement de la douleur, de la cécité ou du cancer sont toutes dues à l'utilisation d'organismes vivants marins ou terrestres. Un plaidoyer pour une conservation qui protège l'homme.
Gouvernance -

Marché européen : quelle ouverture aux pays en développement ?

du 22nd of April 2008 au 30th of November -0001
La Commission européenne présente au Parlement européen son rapport sur l'ouverture des marchés de l'Union aux pays en développement. Selon l'étude, le marché européen est plus ouvert aux exportations des pays en développement que toute autre grande économie. Les importations de l'UE en provenance des pays en développement ont ainsi augmenté de 14 % entre 2005 et 2006 (de 16 % si on inclut la Chine), alors que les échanges mondiaux de marchandises se sont accrus d'environ 8 % au cours de la même période. La Commission se félicite de cette évolution qui montre l'impact positif des accords de partenariat pour le développement des pays du Sud.
Gouvernance -

12e session de la CNUCED à Accra

du 20th of April 2008 au 25th of June 2008
La CNUCED se réunit à Accra (Ghana) pour sa 12e session. La déclaration finale et de nombreuses déclarations faites pendant la conférence insistent sur l'importance du système commercial pour induire et renforcer le développement, en particulier en Afrique sub-saharienne qui reste la région la plus éloignée de la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement en 2015. La déclaration prend aussi acte de la place prise par les pays émergents dans la croissance mondiale et propose de leur donner plus de place dans les processus de régulation, à la CNUCED mais aussi à l'OMC.
Biodiversité et Ressources Naturelles -

Pêche illégale : le cabillaud et le colin en danger

du 16th of April 2008 au 30th of November -0001
Le WWF publie un rapport sur la persistance de la pêche illégale au cabillaud et au colin d'Alaska dans l'Arctique, et ce malgré les efforts internationaux. Selon le gouvernement norvégien, les captures illégales de cabillaud s'élèveraient au moins à 100 000 tonnes dans la mer de Barents en 2005, un espace maritime qui fournit 70 % du principal marché mondial : le poisson à chair blanche. Le WWF enjoint donc l'Union européenne, dont la flotte est la plus présente dans cette région, à continuer ses efforts contre les pêches illégales.
Climat -

Etats-Unis : légère baisse des émissions de CO2 en 2006

du 15th of April 2008 au 30th of November -0001
L'Agence américaine de protection de l'environnement (EPA) publie un rapport indiquant une légère baisse des émissions de CO2 en 2006 : 1,1 % de moins qu'en 2005. Cette réduction serait liée à une moindre consommation de combustibles fossiles et d'électricité en raison de la douceur de l'hiver et de la fraîcheur de l'été. L'augmentation du prix des carburants à la pompe ainsi que l'utilisation accrue de gaz naturel et d'énergies renouvelables pour la production d'électricité auraient aussi joué un rôle dans cette baisse. Le 14, une équipe de l'Université de Californie publie une étude montrant que les émissions de carbone de la Chine ont été sous-évaluées et que les États-Unis ne sont plus le premier émetteur depuis 2006.
Climat -

WWF dénonce les marchés carbone dans un nouveau rapport

du 07th of April 2008 au 30th of November -0001
Le WWF attaque le système d'échange de crédit d'émission de carbone de l'Union européenne dans un nouveau rapport. Selon l'ONG, les pays de l'UE n'utilisent pas la moitié du quota de permis alloués tellement il est élevé. Plus encore, le bas prix du carbone permet aux centrales thermiques allemandes, qui fonctionnent majoritairement au charbon, d'échapper au prix à payer pour la pollution qu'elles génèrent. Rien qu'au Royaume-Uni, en Allemagne, en Espagne, en Italie et en  Pologne, le système européen permettrait aux producteurs d'électricité d'économiser entre 23 et 71 milliards d'euros pendant les cinq prochaines années.
Climat -

Augmentation du marché de l'éolien

du 27th of March 2008 au 30th of November -0001
Le Global Wind Energy Council publie son rapport annuel, prévoyant une augmentation du marché global de l'éolien d'au moins 155 % d’ici 2012, date à laquelle il atteindrait 240 GW de capacité totale installée. La production satisferait alors 3 % de la consommation mondiale d'énergie, contre 1 % en 2007. Cette nouvelle estimation traduit la rapide évolution du secteur et les investissements sans précédents réalisés ces deux dernières années aux États-Unis et en Chine.
Gouvernance -

Des marchés carbone en Afrique et en Asie

du 17th of March 2008 au 30th of November -0001
La Société financière internationale, une agence de la Banque mondiale, signe ses premiers accords de garantie des échanges de carbone en Afrique et en Asie. Grâce à ces accords, des entreprises des pays du Sud vont pouvoir échanger des droits à émettre du carbone avec les sociétés du Nord. Ils permettront d’apporter de nouvelles sources de financement aux pays en développement, de favoriser les investissements dans le domaine de techniques de production propres et de jeter les bases de marchés carbone dans les pays en développement. Omnia, le premier producteur d'engrais d'Afrique du Sud Sud, a ainsi pu vendre 900 000 crédits carbone ; Rain CII Carbon, en Inde, un des plus gros producteurs de coke au monde, a en a vendu 850 000 crédits carbone.
Gouvernance -

Asie : quand la banque de développement finance la biodiversité

du 14th of March 2008 au 30th of November -0001
La Banque asiatique de développement octroie un financement de 1,5 million de dollars au Brunei, à l'Indonésie, la Malaisie et aux Philipines pour des projets conjoints de protection des mers et des forêts humides. Ces projets incluent le Coral Triangle, la zone de plus forte biodiversité marine au monde, et le parc transfrontalier, Heart of Bornéo, l’un des derniers refuges pour l’orang-outan, l'éléphant d'Asie ou le rhinocéros de Sumatra.
Climat -

G20 : "une responsabilité commune mais différenciée" dans le réchauffement climatique

du 14th of March 2008 au 16th of March 2008
Le G20, réunissant les pays les plus développés et les plus polluants de la planète, se réunit au Japon pour réfléchir à un compromis dans la négociation en cours d'un accord sur le climat après Kyoto. Si tous les participants ont reconnu détenir « une responsabilité commune, mais différenciée » dans le réchauffement climatique, les pays du Sud les plus développés (comme l'Inde ou l'Afrique du Sud) ont rappelé qu'un Américain émet toujours vingt fois plus de gaz à effet de serre qu'un habitant des pays émergents.
Climat -

Etats-Unis : des normes plus sévères pour la protection de l'air

du 13th of March 2008 au 30th of November -0001
L'Agence de protection de l'environnement américaine (EPA) adopte des normes plus sévères de qualité de l'air pour la première fois depuis dix ans, abaissant le niveau d'émission d'ozone toléré (de 80 à 75 millions de particules par milliard). L'ozone est le premier responsable de formation de smogs urbains qui occasionnent des infections pulmonaires et des crises d'asthme. Cette mesure devrait permettre de préserver 4 000 vies chaque année. Néanmoins, les organisations environnementales regrettent que l'EPA n'ait pas suivi l'avis de son conseil scientifique et n'ait pas fixé la norme d'émission à 70 millions de particules par milliard.
Climat -

UE : vers un accord sur le climat ?

du 13th of March 2008 au 30th of November -0001
Les dirigeants des vingt-sept s'engagent lors du sommet économique de printemps, à trouver un accord européen sur le réchauffement climatique d'ici à la fin de l'année 2008 et à transposer l'ensemble des textes législatifs européens sur le climat dans les différents États membres en 2009. Parallèlement l'UE veut prendre la tête des négociations internationales qui s'ouvriront en 2009 sur l'après-protocole de Kyoto, lequel expire en 2012.
Climat -

Transports : les effets sur l'environnement dans l'Union européenne

du 03rd of March 2008 au 30th of November -0001
L'Agence européenne pour l'environnement publie un rapport sur les effets des transports sur l'environnement dans l'Union. Au contraire de secteurs comme l'approvisionnement en énergie, l'industrie, l'agriculture ou la gestion des déchets, les transports ont vu leurs émissions de gaz à effet de serre fortement augmenter, pour représenter 21 % de l'ensemble des émissions des GES dans l'UE à 15 en 2005. Selon ce rapport, les problèmes sont avant tout urbains : les embouteillages en ville comptent pour 80 % des coûts écologiques induits par les transports. Les auteurs recommandent donc une meilleure intégration de la question des transports dans les plans d'occupation des sols et invitent les pouvoirs publics à plus de fermeté envers les fabricants automobiles pour améliorer l'efficacité des véhicules.
Climat -

Premier vol aérien alimenté par un agrocarburant

du 24th of February 2008 au 30th of November -0001
La compagnie aéronautique Virgin Atlantic réalise son premier vol alimenté par un agrocarburant sur un Boeing 747 reliant Londres à Amsterdam. Le moteur a utilisé un mélange contenant 20 % d'huile de noix de coco et de babassu. Le but est de réduire les émissions de gaz à effet de serre des vols aériens, lesquels représentent 2 % des émissions mondiales. Si on attend encore les résultats du vol de Virgin, les environnementalistes rappellent que les agrocarburants ne représentent pas une alternative moins polluante aux carburants traditionnels et qu’une filière de certification de leur production devrait être mise en place
Gouvernance -

Publication du Rapport annuel 2008 du PNUE

du 20th of February 2008 au 30th of November -0001
Le PNUE publie son Rapport annuel 2008, présenté à l'ouverture du Forum Ministériel Mondial sur l'Environnement (Monaco, 21-22 février). L'ouvrage met l'accent sur l'émergence d'une économie verte, basée sur des innovations technologiques et une prise en compte de l'environnement sans précédent. Le développement des investissements responsables se poursuit. Les entreprises ayant développé des stratégies environnementales, sociales et de gouvernance ont dépassé les performances du marché boursier général de 25 %. En 2006, l'ensemble des instruments du protocole de Kyoto représentaient 30 milliards de dollars. Depuis novembre 2007, le Mécanisme de développement propre a généré près d'un milliard de dollars de crédits de réduction d'émission de CO2 certifiés.; Par ailleurs, les paiements des services rendus par les écosystèmes se multiplient.
Climat -

Les entreprises s'engagent pour le climat

du 15th of February 2008 au 30th of November -0001
Douze multinationales, dont Allianz, Sony, Nokia et Nike, adoptent la déclaration de Tokyo engageant ses signataires à faire tout leur possible pour que le monde réduise ses émissions de GES de 50 % d’ici à 2050.
Biodiversité et Ressources Naturelles -

Océans : des zones intactes de plus en plus rares

du 14th of February 2008 au 30th of November -0001
Le magazine Science publie une étude de l'Université de Santa-Barbara évaluant à 4 % la surface des océans non touchée par les activités humaines – pêche, pollution, changement climatique.  L'étude cartographie ainsi les effets de 17 types d'activités humaines sur les océans, montrant que les seules zones intactes se situent dans les eaux glacées, près des pôles.
Climat -

Etats-Unis : électricité sans mercure

du 08th of February 2008 au 30th of November -0001
La cour d'appel fédéral américaine condamne l'Agence américaine de protection de l'environnement (EPA) pour n'avoir pas défini des limites strictes d'émission de mercure pour les centrales électriques. L'accusation était portée par 14 États américains, des groupes militants dans l'environnement ou la santé publique, une ville et plusieurs tribus indiennes. L'EPA a maintenant deux ans pour développer et mettre en œuvre des normes d'émissions de mercure pour les centrales existantes.
Climat -

Biocarburants : des effets néfastes sur les émissions de carbone

du 08th of February 2008 au 30th of November -0001
Le magazine Science publie deux études montrant que l’utilisation des terres agricoles et des forêts pour la production de biocarburants augmente les émissions de carbone. Cette dette en carbone prendra des décennies voire des siècles pour être remboursée. Selon l'équipe de Searchinger à Princeton, il faudrait 167 ans pour rembourser les émissions dues à l'utilisation des terres agricoles américaines pour la production d'éthanol de maïs. En 30 ans, il y aurait deux fois plus d'émissions qu'avec l'utilisation de carburants classiques. Les équipes de Nature Conservancy et de l'Université du Minnesota, ont établi le temps nécessaire à la rentabilité de la conversion de la végétation en unité de production d'agrocarburant au Brésil : 17 à 27 ans pour les cerrados, 320 ans pour l'Amazonie.
Gouvernance -

De nouvelles catastrophes climatiques ?

du 06th of February 2008 au 30th of November -0001
Le Secrétariat de la Stratégie internationale pour la réduction des catastrophes (ISDR), un bureau spécialisé des Nations unies, publie un bilan des tempêtes de neige qui ont bloqué pendant des semaines deux régions tropicales de la Chine. Selon ce bureau, cet événement climatique est symptomatique des nouvelles catastrophes climatiques auxquelles la communauté internationale doit apprendre à se préparer. Au delà de la sécurité civile, faire face à ce type d'évènement demande d'adapter les réseaux électriques et de desserte en eau, les moyens de communication, les transports, l'agriculture comme les marchés financiers.
Biodiversité et Ressources Naturelles -

Réserves de biosphère : 2 nouveaux membres

du 06th of February 2008 au 30th of November -0001
Le réseau Man and Biosphère de l'Unesco accepte deux nouvelles réserves écologiques : russe, et mexicaine. Les 501 réserves membres du réseau associent des habitats naturels spécifiques et des projets de protection des cultures locales et de participation des populations. La réserve Rostovsky au sud-est de la Russie compte ainsi 460 espèces de plantes, 30 espèces de mammifères et 200 d'oiseaux. Les communautés locales y pratiquent un élevage extensif des chevaux de steppe. Les îles Marietas sur la côte ouest du Mexique, outre leurs récifs coralliens, constituent un refuge pour les baleines à bosse. Cet environnement exceptionnel permet d'envisager le développement d'un tourisme vert qui renforcerait les revenus des communautés de pêcheurs de la région.
Biodiversité et Ressources Naturelles -

L'état des mangroves dans le monde

du 02nd of February 2008 au 30th of November -0001
La FAO publie un rapport sur l'état des 164 mangroves littorales du monde à l'occasion du 37e anniversaire de la convention Ramsar sur les zones humides. 3,6 millions d'hectare de mangroves, soit 20 % de la superficie mondiale totale ont disparu en 28 ans. En Asie, près de 1,9 millions d'hectares ont été détruits, loin devant l'Amérique du Nord et l'Amérique centrale avec 690 000 hectares, et enfin l'Afrique avec 510 000 hectares. Ces régions ont pourtant une importance cruciale tant par leur valeur en termes de biodiversité qu’en termes de protection des littoraux contre les cyclones.
Gouvernance -

Les plus gros émetteurs - Nord et émergents - se réunissent à Hawaï

du 30th of January 2008 au 30th of November -0001
Le président américain accueille à Hawaï les 16 plus gros émetteurs mondiaux de gaz à effet de serre pour une deuxième conférence de recherche d'un compromis entre les pollueurs historiques (Amérique du Nord, Europe) et les pays émergents (Chine, Inde, Brésil). L'Energy Bill qui a augmenté les normes d'efficacité énergétique des voitures et de certaines installations apparaît dans ce contexte comme une réponse à la menace des européens de boycotter ces discussions si les États-Unis ne faisaient pas de propositions concrètes.
Biodiversité et Ressources Naturelles -

Brésil : l'armée mobilisée contre la déforestation

du 24th of January 2008 au 30th of November -0001

La ministre brésilienne de l'Environnement présente une série de mesures visant à freiner la déforestation en Amazonie en réponse à un rapport indiquant la reprise de l’augmentation du rythme de la déforestation. En 2007, la zone déforestée est passée de 243 km2 en août à 948 en décembre. Parmi les mesures proposées, celle d'envoyer l'armée effectuer des contrôles sur le terrain pour faire respecter les droits d'exploitation souligne la détermination du gouvernement brésilien à maîtriser l'exploitation de la forêt amazonienne.

Climat -

Diminution des émissions de GES en France

du 22nd of January 2008 au 30th of November -0001
Le ministre français de l'Environnement annonce que les émissions de gaz à effet de serre françaises ont baissé de 2,5 % en 2006 par rapport à 2005. Selon l'inventaire du ministère, les émissions de gaz à effet de serre de la France sont estimées à environ 541 millions de tonnes équivalent CO2 (MteqCO2) pour l'année 2006 et ont diminué de 13,8 MteqCO2 sur un an. Elles seraient donc inférieures d'environ 4 % au plafond fixé par le protocole de Kyoto pour la période 2008-2012
Climat -

Progression de l'énergie éolienne dans le monde

du 18th of January 2008 au 30th of November -0001
Le Conseil mondial pour l'énergie éolienne (GWEC) publie son rapport annuel donnant les chiffres de la progression de l'éolien dans le monde en 2007. Le marché mondial de l'éolien pèse maintenant 27 milliards d'euros. Avec 20 GW installées en 2007, la capacité mondiale de production d'énergie éolienne s'est accrue de 27 %. Cette progression témoigne d'investissements sans précédents dans de nouveaux pays. Les États-Unis ont ainsi quasiment doublé leur parc éolien (+5.2 GW), représentant un tiers des capacités de production mises en service en 2007. Les 3,5 GW installés en Chine représentent une augmentation de 134 % de la capacité de production éolienne chinoise. L'Europe reste le premier producteur d'énergie éolienne avec plus de 57 GW de capacité de production installée, soit 61 % du total mondial. L'Espagne à elle seule a installé près de 3,4 GW de capacités de production en 2007.
Biodiversité et Ressources Naturelles -

Europe : prolifération des espèces invasives

du 15th of January 2008 au 16th of January 2008
L'Union européenne rend public un rapport évaluant à 10 670, les espèces animales et végétales exotiques présentes sur le territoire européens. 15 % des espèces recensées produisent des dégâts avérés sur l'environnement, comme la prolifération des méduses Rhopilema nomadica dans les stations balnéaires méditerranéennes, sur l'économie ou sur la santé, tel que des plantes ornementales qui provoquent des brûlures cutanées.
Gouvernance -

Les économies en développement : croissance et dynamisme

du 09th of January 2008 au 30th of November -0001
La Banque mondiale publie son édition 2008 du Rapport sur les perspectives économiques mondiales, indiquant que le dynamisme des économies en développement atténue les effets du ralentissement de l’activité actuellement observé aux États-Unis. La croissance du PIB réel de ces pays devrait en effet se modérer légèrement pour atteindre 7,1 % en 2008, contre à peine 2,2 % dans les pays à revenu élevé. La croissance mondiale accusera un léger repli en 2007 pour s’établir à 3,6 %, contre 3,9 % en 2006. La croissance prévue pour 2008 est estimée à 3,3 %.
Gouvernance -

World Watch Institute : publication du rapport sur l'état du monde

du 09th of January 2008 au 30th of November -0001
Le World Watch Institute publie son rapport annuel sur l'état du monde. Selon l'Institut, le système économique mondial, en ne reconnaissant pas la valeur de la nature, reste le principal responsable de la dégradation de l'environnement. Mais le rapport souligne aussi l'émergence de nouvelles tendances économiques positives. En 2006, plus de 100 milliards de dollars ont été investis dans l'économie verte. Les énergies renouvelables ont attiré 52 milliards de dollars d'investissement (soit 33 % de plus qu'en 2005) et 66 milliards de dollars en 2007. La protection de l'environnement – réduction des déchets, retraitement, réduction des émissions de gaz à effet de serre - entre par ailleurs de plus en plus dans les stratégies entrepreneuriales, les coûts de l'inaction commençant en effet à peser sur les acteurs économiques.
Gouvernance -

Réchauffement climatique : quels effets sanitaires ?

du 03rd of January 2008 au 30th of November -0001
Une équipe de l'Université de Stanford (États-Unis) publie une étude sur les effets sanitaires du réchauffement climatique. Pour un degré celsius d'augmentation des températures liée aux émissions de carbone, la pollution atmosphérique serait directement responsable de 20 000 décès par an dans le monde. Les Etats-Unis devraient souffrir à eux seuls de 1 000 morts supplémentaires chaque année. La Californie qui compte 6 des 10 plus grandes villes américaines serait particulièrement touchée : 30 % des décès supplémentaires seraient ainsi californiens.
Climat -

Allemagne : interdiction des voitures trop polluantes

du 02nd of January 2008 au 30th of November -0001
Les véhicules trop polluants sont interdits de circulation dans le centre-ville de trois grandes agglomérations allemandes : Berlin, Cologne et Hanovre. Les voitures émettant trop de particules fines - 1,7 million de véhicules, principalement des diesel anciens - seraient concernés. La mesure devrait être étendue courant 2008 à une vingtaine de villes du pays, dont Stuttgart et Munich.
Gouvernance -

La Californie s'oppose à l'Etat fédéral

du 02nd of January 2008 au 30th of November -0001
La Californie dépose une plainte officielle contre le gouvernement des Etats-Unis pour avoir empêché l'application de sa loi de réduction des émissions de gaz à effet de serre des automobiles.
La Californie a en effet voté en 2002 une loi imposant aux constructeurs automobiles de réduire de 30 % entre 2009 et 2016 les émissions polluantes des véhicules. Mais l'Agence fédérale de l'Environnement (EPA) a refusé de lui accorder la dérogation nécessaire à la mise en place de ces normes plus restrictives.
Gouvernance -

Les effets de l'ALENA sur l'agriculture mexicaine

du 01st of January 2008 au 04th of June 2008
L'ALENA, le traité de libre-échange entre le Canada, les États-Unis et le Mexique, entre pleinement en vigueur, faisant disparaître les dernières barrières douanières agricoles au Mexique sur le maïs, les haricots, le sucre et le lait. Cette dernière étape provoque la colère des organisations paysannes mexicaines qui manifestent pour rappeler que maïs et haricots sont à la fois les aliments de base de l'alimentation du Mexique et les deux principales productions de millions d'agriculteurs. Le maïs américain signerait pour eux la fin de l'agriculture paysanne et renforcerait l'émigration.
Biodiversité et Ressources Naturelles -

L'accord qui cache la forêt

17th of December 2007
L'Assemblée générale des Nations unies adopte un accord sur la protection internationale des forêts, résultat de quinze ans de négociations. Intitulé « Instrument juridiquement non contraignant concernant tous les types de forêts », le texte pose des normes de bonne gestion des forêts pour assurer leur conservation, l'utilisation efficace et durable des ressources et lutter contre la déforestation. Il crée ainsi une référence juridique internationale affirmant les droits des 1,2 milliards d'humains dépendants de la forêt pour leur survie. Néanmoins, son caractère non contraignant montre les limites de l'engagement international en la matière.
Gouvernance -

Climat : Après Bali?

15th of December 2007
187 membres des Nations unies s'engagent à entamer un cycle de négociations dans un délai de deux ans pour formuler un nouveau traité et réduire massivement les émissions de gaz carbonique responsable du réchauffement climatique. La "feuille de route" adoptée devrait conduire ses signataires à adopter à Copenhague en 2009 un traité prenant la suite du protocole de Kyoto, qui arrive à terme en 2012.
Climat -

Etats-Unis : l'ère des moteurs efficaces

14th of December 2007
Le Sénat américain approuve une loi sur l'énergie qui élève les normes de consommation d'énergie pour la première fois depuis 30 ans. Les moteurs moyens devraient atteindre la consommation de 7 litres aux cent kilomètres – soit 40 % de plus qu'auparavant. Le résultat est moins ambitieux que le projet démocrate qui demandait la surpression d'un allègement des taxes sur le pétrole à hauteur de 22 milliards de dollars, somme qui devait être réorienté vers le soutien des énergies renouvelables.
Biodiversité et Ressources Naturelles -

Financer les forêts et l'efficacité énergétique

11th of December 2007
La Banque mondiale lance à la conférence de Bali sur la lutte contre le changement climatique deux nouveaux mécanismes financiers : le Forest Carbon Partnership Facility permettant de compenser les efforts de conservation des forêts tropicales – la déforestation étant responsable d'environ 20 % des émissions annuelles de gaz à effet de serre dues à l'activité humaine dans le monde ; et le Carbon Partnership Facility s'adressant aux projets de production d’électricité, d’efficacité énergétique, de torchage de gaz, de transport et de développement urbain. Ce fonds permettra d’acheter les quantités de gaz à effet de serre économisées par un ensemble de projets dans un pays, plutôt que projet par projet.
Climat -

Le temps du climat

11th of December 2007
GlobeScan, le World Conservation Union, l'UICN et la Banque mondiale publient conjointement un sondage réalisé auprès de 1 000 hauts-fonctionnaires, scientifiques, responsables ONG et entrepreneurs dans 105 pays. Selon l'étude, la quasi totalité de ses responsables pensent que le climat sera un déterminant-clé de leurs activités professionnelles dans l'avenir. Seuls 27 % d'entre eux estiment probable ou très probable qu'un autre accord prenne la suite du protocole de Kyoto en 2009.
Climat -

Climat : Dix ans pour agir... seulement

06th of December 2007
Plus de 200 scientifiques de renommée internationale signent la déclaration de Bali sur le climat appelant les politiques à agir rapidement. La déclaration, préparée par l'Université de Galles du Sud (Australie), juge nécessaire une réduction des émissions de gaz à effet de serre dans la décennie à venir pour leur division par deux en 2050. La déclaration appelle pour cela à un nouvel accord international pour empêcher le réchauffement de dépasser plus de deux degrés les températures de l'ère pré-industrielle.
Climat -

Le doute sur le développement propre

05th of December 2007
L'ONG indienne Center for Science and Development, très active dans la négociation climatique internationale depuis le début, publie un rapport sur la mise en oeuvre du Mécanisme de développement propre (MDP), l'accusant de privilégier le développement d'un marché plutôt qu'un réel transfert de technologie. Le MDP favoriserait ainsi les méthodes de réduction d'émissions les moins coûteuses pour les pays industrialisés au détriment d'un réel transfert de technologie ou le développement de technologies propres adaptées aux pays pauvres. Les projets d'énergie solaire, éolienne, d'utilisation propre du charbon ou la plantation de forêts restent ainsi trop peu nombreux parmi les actions financées par le MDP.
Climat -

Climat : les États-Unis restent seuls

03rd of December 2007
Le premier ministre australien signe le protocole de Kyoto, qui entrera en vigueur dans son pays 90 jours plus tard. Le chef du gouvernement travailliste élu le 24 novembre en avait fait une promesse pendant la campagne contre les conservateurs au pouvoir depuis onze ans et opposés au protocole depuis sa création en 1997. Suite à cette décision australienne, les Etats-Unis sont désormais le seul pays développé à ne pas avoir ratifié le protocole de Kyoto.
Biodiversité et Ressources Naturelles -

Protéger les forêts, c'est rentable

03rd of December 2007
Le Partnership for Tropical Forest Margins (ASB) publie une étude sur le coût de la déforestation, comparant les gains obtenus par la coupe des forêts en Afrique centrale, en Amazonie et en Asie du Sud-Est avec la valeur des émissions de carbone ainsi engendrées. Pour une tonne de carbone émise, les produits forestiers générés ne rapportent que rarement plus de 5 dollars alors que le cours d'une tonne de carbone atteint 23 dollars en moyenne sur le marché européen. L'étude conclut ainsi à la rationalité économique des alternatives à la déforestation tropicale.
Climat -

Climat : mais que fait le G8 ?

27th of November 2007
Le G8 research group de l'université de Toronto publie une revue des politiques menées par le G8 en matière de protection du climat et de recherche d'énergies propres depuis 1975. L'étude souligne la place prise par l'environnement dans les missions du G8 depuis son lancement et la solidité des engagements pris et remplis à 75 %.
Gouvernance -

Vers un parlement mondial ?

27th of November 2007
Le président de l'assemblée générale des Nations unies, lance un groupe de travail sur le renforcement de l'autorité et du statut de l'assemblée. Parallèlement, il présente le programme de travail de la 62e  session : la lutte contre le terrorisme en décembre, le changement climatique en février 2008 et la réforme de la gestion de l'ONU en avril.
Gouvernance -

Europe : trois étapes contre les inondations

26th of November 2007
La directive européenne sur la prévention des inondations entre en vigueur dans les 27 États membres. Elle impose une gestion transfrontalière des risques et l'implication des citoyens. La mise en œuvre prévue distingue trois étapes : une évaluation des risques par bassin et zones côtières pour 2011 ; une cartographie des risques pour 2013 ; des plans de gestion des risques pour 2015.
Climat -

Le Commonwealth, le Canada et le climat

du 24th of November 2007 au 26th of November 2007
Les 53 membres du Commonwealth se réunissent à Kampala et échouent à élaborer une déclaration commune sur la lutte contre le réchauffement climatique avant les discussions de Bali en décembre. Si la majorité plaide pour un engagement substantiel et sans équivoque, le Canada continue de conditionner son soutien à l'exigence de voir la Chine et l'Inde prendre des engagements chiffrés et datés de réduction de leurs émissions. Le passage de l'Australie dans le camp des pro-Kyoto après la victoire des travaillistes, le 17 novembre, n'a pas suffi à changer la donne.
Gouvernance -

Un peu (plus) d'aide pour le commerce site

21st of November 2007
Le directeur générale de l'OMC annonce le doublement de l'aide au commerce pour les pays les plus pauvres d'ici 2010. Ces nouveaux fonds devraient permettre de soutenir la croissance et la lutte contre la pauvreté. Les principaux secteurs concernés seraient les infrastructures, les transports, les télécommunications, les installations douanières, le financement du commerce, et les contrôles sanitaires sur les produits, notamment les produits alimentaires.
Climat -

CO2, toujours plus fort

20th of November 2007
La Convention des Nations unies sur les changements climatiques annonce que les émissions de gaz à effet de serre des quarante pays industrialisés ont atteint des niveaux records en 2005. Les émissions dues aux transports ont augmenté au rythme le plus rapide. Parmi les trente-six pays industrialisés qui ont ratifié le protocole de Kyoto, seuls la France (-1,9 %), l'Allemagne (-18,4 %), la Suède (-7,3 %), et le Royaume-Uni (-14,8 %) ont effectivement réduit leurs émissions polluantes. À l'inverse, les émissions de l'Espagne ont augmenté de 53 %, celles du Portugal de 42,8 %, du Canada de 25,3 %, de l'Irlande de 26,3 % et celles du Japon de 6,9 % par rapport à 1990.
Climat -

Climat : changements permanents

17th of November 2007
Le Groupe intergouvernemental d'experts sur le changement climatique (GIEC) se réunit à Valence en Espagne et adopte un rapport alarmiste sur l'état du réchauffement du climat. Il constate la multiplication des signes de l'augmentation des températures moyennes de l'air et des océans, de la fonte des neiges et des glaces ou de la montée du niveau de la mer. Le GIEC souligne que la progression des émissions de CO2 doit s'être arrêtée en 2015 si on veut pouvoir réduire l'impact du changement climatique.
Climat -

Les Emirats financent le climat

du 16th of November 2007 au 18th of November 2007
Quatre pays du Golfe – Arabie saoudite, Koweit, Qatar et les Émirats arabes unis - créent un fonds destiné au développement de technologies pétrolières plus efficaces et plus propres, ainsi que de stockages de carbone. Le Fonds devra aussi faciliter le transfert de ces technologies vers les 12 pays de l'OPEP et les pays en développement. L'Arabie saoudite s'est engagée à hauteur de 300 millions de dollars, les trois autres pays apportant chacun 150 millions de dollars.
Climat -

Une envie de transparence énergétique?

15th of November 2007
Le Center for Global Development (CGD) crée une base de données sur les émissions de CO2 et les sources énergétiques utilisées par les  50 000 centrales, tout combustible confondu, qui produisent l'électricité du monde. La production d'électricité compte pour 25 % des émissions mondiales de CO2. Aux États-Unis, ce taux atteint 40 %. Le CGD souhaite ainsi informer les citoyens, et de mobiliser l’opinion publique.
Biodiversité et Ressources Naturelles -

Vers un Giec pour la biodiversité?

du 15th of November 2007 au 17th of November 2007
Le Comité de Pilotage International d’un Mécanisme International d’Expertise Scientifique sur la Biodiversité (IMoSEB en anglais pour International Mechanism of Scientific Expertise on Biodiversity) se réunit à Montpellier. L'idée est de créer une institution similaire au GIEC en matière de biodiversité, qui pourrait produire une expertise solide et consensuelle permettant de guider l'action des politiques
Biodiversité et Ressources Naturelles -

Europe : conservation en réseau

13th of November 2007
La Commission européenne adopte quatre mesures, étendant ainsi le réseau Natura 2000 à plus de 4 255 nouveaux sites dans toute l’Europe, soit une superficie totale de 90 000 km2. Natura 2000, le réseau communautaire de protection de la nature, a été créé en 1992. Son extension répond pour l’essentiel à la prise en compte de l'environnement marin et à l'élargissement aux pays de l'Est.
Gouvernance -

Le nucléaire pour unique horizon?

du 11th of November 2007 au 15th of November 2007
Le XXe Congrès mondial de l'énergie regroupant les dirigeants des grands groupes énergétiques mondiaux (pétrole, gaz, électricité, charbon.) se réunit à Rome. À l'exception de l'Agence de l'énergie atomique qui insiste sur les contraintes financières et techniques, l’ensemble des participants présente le recours à l'énergie nucléaire comme le seul moyen de répondre à la fois aux besoins d'approvisionnement et à l'impératif de réduction des émissions de GES.
Climat -

Etats-Unis : le climat à petit pas

02nd of November 2007
Un sous-comité du Sénat américain approuve une proposition de législation bipartisane visant à réduire de 60 % les émissions de GES américaines d'ici 2050. La proposition crée un système d'attribution et d'échange de quotas d'émission comparables au système européen (EU-ETS). Si le vote final de cette mesure n’a pas encore eu lieu, ses opposants agitent déjà le spectre de la réduction de la compétitivité des entreprises américaines.
Biodiversité et Ressources Naturelles -

Europe : la fin des poissons d'eau douce

01st of November 2007
L'UICN publie son Handbook of European Freshwater Fishes, faisant apparaître que plus d'un tiers des 522 espèces de poissons d'eau douce européennes sont menacées d'extinction, et que les menaces pesant sur ces espèces sont plus importantes que pour les oiseaux ou les mammifères. Les barrages, l'irrigation et le contrôle des inondations sont désignés comme responsables de la détérioration de l'habitat des poissons d'eau douce, en particulier des espèces migratoires.
Gouvernance -

Europe : réunion des ministres de l'environnement pour préparer Bali

30th of October 2007
Les 27 ministres de l'Environnement européens se sont réunis à Luxembourg et ont adopté une résolution commune définissant leur vision du problème climatique et de leurs attentes avant la conférence internationale de Bali, de décembre. Leur priorité est de lancer un processus de négociation aboutissant à la conclusion, d'ici 2009, d'un accord mondial global pour l'après-2012. L’'UE s’'affirme aussi prête à diminuer de 30 % ses émissions de GES en 2020 comparé à 1990, si « les autres pays industrialisés s’'engagent à des réductions comparables et que les pays en développement les plus avancés apportent une contribution équitable en fonction de leurs responsabilités et de leurs capacités. » Dans le cas contraire, l'’UE limiterait ses ambitions à une réduction de 20%.
Gouvernance -

PNUE : publication du rapport sur l'état de la planète Geo4 

25th of October 2007
Le PNUE publie Geo4, un rapport sur l'état de l'atmosphère, de la terre, de l'eau et de la biodiversité. S'il salue des avancées pratiques et politiques, le rapport s'inquiète du peu de progrès réalisés dans le traitement des problèmes majeurs, soulevés en 1987 dans Notre futur commun (Rapport Brundtland) : la ""crise environnementale"", la ""crise du développement"", et la ""crise de l'énergie"" continue à poser un problème global qui doit trouver des solutions collectives et rapides partout.
Gouvernance -

Europe et ACP  : des accords de partenariat économique en suspend

23rd of October 2007
La Commission européenne publie une communication dans laquelle elle reconnaît l’'impossibilité de signer des accords de partenariat économique complets d’'ici à la fin 2007, incluant biens, services et investissements, avec les 79 pays d'Afrique-Caraïbes- Pacifique. L'objectif pour la Commission se réduit ainsi à trouver un accord sur les marchandises d'ici la fin de l'année. La proposition ouvre le marché européen sans droits de douanes aux pays ACP qui auront signé un accord de libre-échange sur les marchandises, compatible avec l’'OMC, d’'ici la fin de l'’année. A l'’exclusion des pays les moins avancés (PMA), tous les pays ACP qui ne signeront pas devront faire face à des droits de douane plus élevés dans le cadre du Système de préférences généralisé (GSP) classique.
Climat -

Bilan 2006 : des émissions de Co2 toujours en augmentation

22nd of October 2007
L'Académie nationale des sciences des États-Unis publie une étude soulignant l'augmentation de la concentration des émissions de gaz carbonique dans l'atmosphère de 35 % en 2006. Depuis les années 1990, elles seraient passées 7 à 10 milliards de tonnes par an, alors que le protocole de Kyoto prévoyait qu'en 2012, ces émissions responsables du réchauffement climatique devaient avoir baissé de 5 % par rapport à 1990
Gouvernance -

2d Forum de l'IBSA : les pays émergents s'unissent pour demander des sièges permanents à l'ONU.

du 16th of October 2007 au 17th of October 2007
L'Inde, le Brésil et l'Afrique du Sud se rencontrent à Pretoria pour le second IBSA, le forum de coopération commun aux trois pays. Parmi les différents sujets abordés, la réforme des Nations unies et la présence permanente de leur pays respectif au Conseil de Sécurité sont sur l'agenda. Les trois pays entendent faire campagne ensemble pour obtenir des sièges permanents.
Gouvernance -

L'OMC dénonce les subventions accordées au coton américain

15th of October 2007
L'organisme de règlement des différends de l'OMC juge que les subventions et les crédits à l'exportation dont bénéficient les producteurs de coton américains ne sont pas conformes aux règles de l'OMC. Ces systèmes d'aide ont été mis en place en 2002 et dénoncés auprès de l'OMC depuis 2005. Quatre producteurs africains - Burkina Faso, Bénin, Tchad et Mali - ont constamment fait pression contre ces mesures jugées déloyales pour leurs propres producteurs. Ils ont été soutenus notamment par le Brésil, 5e exportateur mondial de coton. En vertu de cette décision du panel, les États-Unis pourraient être condamnés à plusieurs milliards de dollars au titre de sanctions commerciales et perdre sa place de 2e exportateur mondial de coton.
Gouvernance -

Nobel de la paix 2007 : le climat à l'honneur

12th of October 2007
L'académie Nobel décerne le prix nobel de la paix conjointement au GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) et à Al Gore pour leur rôle d'alerte et d'information à propos du changement climatique.
Climat -

Etats-Unis : violation du Clean Air Act, un fournisseur électrique est condamné à payer

09th of October 2007
Le fournisseur d'électricité AEP accepte de payer 4,6 milliards de dollars pour réduire les émissions nocives de 16 centrales thermiques à charbon qui, depuis 8 ans, violent la législation américaine, le Clean Air Act, loi fédérale adoptée en 1990, fixant des normes d'émissions pour les centrales thermiques et les usines chimiques. AEP devra aussi payer 15 millions de dollars de dédommagement et financer à hauteur de 60 millions de dollars des projets de réparation de certains des préjudices causés par la pollution. L'entreprise était poursuivie par une coalition d'autorités locales et d'associations environnementalistes.
Liberalisation du commerce -

La réduction des droits de douane oppose les PED et les Etats-Unis

09th of October 2007
Une centaine de pays en développement emmenés par l'Afrique du Sud exigent que les dispositions de l'agenda de Développement, adopté à Doha en 2001, soit intégrées à la proposition d'accord sur l'accès aux marchés pour les produits non-agricoles présentée en juillet 2007. La proposition de juillet propose une réduction de 40 % des droits de douane des pays industrialisés et de 55 % pour les pays en développement - une proposition inacceptable sans aménagements selon les seconds. Les États-Unis se sont immédiatement opposés à tout aménagement.
Climat -

Conférence annuelle de la Clinton Global Initiative 

27th of September 2007
La conférence annuelle de la Clinton Global Initiative souligne le besoin de financement pour que l'Afrique s'engage sur la voie d'une croissance compatible avec la lutte contre le changement climatique. Le marché actuel des émissions de CO2 s'élève à 30 milliards de dollars et bénéficie avant tout à l'Inde et la Chine. L'Afrique ne produit que 3 % des crédits vendus, contre 61 % pour la Chine et 12 % pour l'Inde.
Climat -

Réunion du panel sur le changement climatique

du 24th of September 2007 au 25th of September 2007
Le Secrétaire général des Nations unies réunit un panel de haut-niveau sur le changement climatique auquel participent 150 pays et 70 chefs d'État ou de gouvernement. Malgré l'absence du président américain Bush, il veut y voir l'engagement à obtenir des résultats lors des négociations de la 13e conférence des parties, à Bali en décembre.
Gouvernance -

L'Unesco déclare de nouvelles aires protégées

20th of September 2007
L'Unesco ajoute 23 nouvelles aires protégées à son réseau de conservation, Man and Biosphere, qui couvre maintenant 529 sites dans plus de 100 pays. Depuis les années 70, le programme soutient ainsi la conservation, en aidant les aires protégées à trouver les moyens financiers et humains nécessaires pour mener leur mission
Gouvernance -

Un an d'existence pour Unitaid : premier bilan

20th of September 2007
L'Unitaid, le fonds d'achat de médicaments pour le sida, le paludisme et la tuberculose, fête son premier anniversaire. Grâce à ses achats groupés, il peut fournir un traitement du sida chez les enfants 40 % moins cher que le marché mondial et des anti-rétroviraux à un prix de 25 à 50 % moins élevé. Quatre pays – Botswana, Cameroun, Ouganda et Zambie – en ont déjà bénéficié et treize autres sont sur le point de le faire. Fin 2007, il aura permis de traiter 150 000 enfants dans 19 pays contre la tuberculose.
Gouvernance -

Publication de la nouvelle Liste rouge de l'UICN

12th of September 2007
L'UICN publie une nouvelle liste rouge des espèces animales et végétales les plus menacées. L'organisation s'alarme du rythme de disparition des spécimens de ces espèces et du peu de résultats des efforts de conservation. 785 espèces seraient éteintes et 65 autres n’existent plus qu’en captivité ou en culture. Un mammifère sur quatre, un oiseau sur huit, un tiers de tous les amphibiens et 70 % de toutes les plantes recensées dans la Liste rouge de l’UICN 2007 sont en péril. La France fait partie des dix pays les plus touchés.
Gouvernance -

Couche d'ozone : le Protocole de Montréal célèbre ses 20 ans

du 12th of September 2007 au 21st of September 2007
Les délégués des 191 pays signataires du protocole de Montréal sur l'élimination des substances appauvrissant la couche d'ozone se réunissent vingt ans après sa signature. Le traité a réussi à stopper totalement la production des chlorofluorocarbures (CFC), notamment utilisés dans les aérosols et les systèmes de réfrigération, au prix de dépenses relativement modiques - 1,9 milliard d'euros. Les scientifiques estiment que grâce à lui, la couche d'ozone retrouvera son état de 1980 vers 2055. Le 21 septembre, les signataires ont décidé à l'unanimité d'accélérer l'élimination des hydrochlorofluorocarbones (HCFC) à partir de 2009.
Gouvernance -

Adoption d'un plan d'action pour la conservation des ressources génétiques animales

11th of September 2007
Des délégués de plus de 100 pays adoptent, à l'initiative de la FAO, un plan d'’action mondial pour les ressources génétiques animales. L'objectif est de stopper l’érosion de la diversité des animaux d'’élevage et de soutenir l'’utilisation durable, la mise en valeur et la conservation des ressources zoogénétiques. Le 3 septembre, la FAO a publié The State of the World's Animal Genetic ressources qui insiste sur la perte graduelle de biodiversité dans les élevages des pays en développement sous la pression de la demande des pays industrialisés. Les espèces rustiques seraient ainsi en train de disparaître des élevages des pays du Sud.
Gouvernance -

Publication de l'OCDE : l'efficacité énergétique en question

10th of September 2007
L'OCDE publie une étude, commandée par le G8 de Gleeneagles en 2005, sur l'efficacité énergétique dans les pays développés, Energy Use in the New Millennium: Trends in IEA Countries. Selon les auteurs, l'efficacité énergétique n'augmente que très lentement. Depuis 1990, elle n'aurait progressé que de 1 % par an dans les pays membre de l'Agence de l'énergie atomique, soit moins que dans les précédentes décennies et pas assez pour lutter contre le réchauffement climatique.
Climat -

Nations unies et experts se mobilisent

du 10th of September 2007 au 12th of September 2007
Les Nations unies organisent à Rome un atelier de trois jours sur les mesures d'adaptation au changement climatique. 150 experts, représentant des gouvernements, des organismes internationaux ou des ONG ont échangé leurs expériences dans les domaines de l'agriculture, de la sécurité alimentaire, des ressources en eau, des zones côtières et de la santé.
Gouvernance -

L'APEC s'engage à réduire ses émissions de GES

08th of September 2007
Les 21 pays membres de l'APEC (Coopération économique des pays d’Asie Pacifique) adoptent à Sydney une déclaration commune les engageant à réduire leurs émissions de GES (gaz à effet de serre) « pour soutenir les efforts faits dans le cadre des Nations unies ». Les objectifs fixés sont de réduire l'intensité énergétique de 25 % par rapport au niveau de 2005 d’ici à 2030, et d'avoir augmenté le couvert forestier de la région d'au moins 20 millions d'hectares en 2020. Si cet accord n'est pas contraignant, c'est la première fois que ce forum régional incluait cette question dans ses discussions.
Climat -

ONU et ONG se rencontrent à New York

07th of September 2007
Les Nations unies réunissent 2 500 délégués représentant plus de 500 ONG à New York sur le thème du changement climatique. L’objectif est de mobiliser la société civile mondiale pour éduquer les populations sur la transformation du climat, ses causes et ses conséquences, et afin de peser sur les gouvernements et les pousser à l'action.
Biodiversité et Ressources Naturelles -

Etats-Unis : la disparition des abeilles inquiète

05th of September 2007
Une équipe de Penn University publie dans le magazine Science les résultats d'une étude montrant que la disparition des abeilles dans le Sud des États-Unis pourrait être liée à un virus, baptisé Israeli Acute Paralysis Virus. Les sujets touchés souffriraient de désorientation et ne pourraient plus retrouver leur ruche. 25 % du cheptel aurait disparu pendant l'hiver 2006-2007, ne jouant plus son rôle déterminant de pollinisation des cultures, au point qu'on se mette à parler de « syndrome d'effondrement des colonies ».
Biodiversité et Ressources Naturelles -

8e COP à la convention de la lutte contre la désertification

du 03rd of September 2007 au 14th of September 2007
La 8e conférence des parties à la convention de lutte contre la désertification se réunit à Madrid. Plus de 250 millions de personnes sont affectées dans le monde par la désertification. Le coût annuel de l'avancée des déserts est estimé à 42 milliards de dollars, sans compter les migrations, les famines et les guerres. La convention, entrée en vigueur en 1996, manque toujours de moyens d'action. Son principal résultat est d'avoir conduit 37 pays africains à établir des plans d'action nationaux contre la désertification – des plans qui restent rarement financés.