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La transition énergétique au défi des usages et de la participation : l’expérience des écoquartiers

Working Papers N°10/2015. Iddri, 2015. 20 p.

L’analyse des expériences d'écoquartiers et de leur contribution à l’urbanisme durable montre l’importance d’une meilleure connexion entre des innovations techniques et une prise en compte des usages. Un modèle descendant, reposant sur la seule innovation technique et la pédagogie auprès d’habitants passifs, ne semble pas à la hauteur des ambitions de la durabilité urbaine. C’est bien une dynamique collective qui doit être visée, permettant de faire du quartier le lieu d’un changement choisi et accompagné. Cela nécessite de faire évoluer les modèles de conduite de projets vers davantage de coproduction et différents exemples nous en montrent les conditions et les caractéristiques.

Points clés :

  • LES LIMITES D'UNE LOGIQUE TECHNIQUE ET DESCENDANTE

Un écoquartier est l’imbrication entre des systèmes techniques et des pratiques et modes de vie. Une logique uniquement technique et pédagogique, ne prenant pas en compte les comportements et les usages, compromet la performance du quartier ainsi que sa capacité et sa contribution à l'évolution vers des modes de vie plus durables.

  • ENTRE BOTTOM-UP ET TOP-DOWN, DE NOMBREUSES VOIES MÉDIANES POUR UN URBANISME DURABLE

La participation active des habitants, utile et intéressante à de nombreux égards, fait face à de nombreuses difficultés pratiques. De plus, elle dépend de l’envie des habitants et ne peut pas être imposée par le pouvoir politique. Une solution purement bottom-up n’est donc pas toujours possible. Mais il existe dans les faits un ensemble de positionnements intermédiaires permettant de mieux mettre en valeur l’expérience des habitants et des citoyens dans des projets de la collectivité et de contourner les difficultés pratiques.

  • POUR UNE MEILLEURE PRISE EN COMPTE DES MODES DE VIE ET DES USAGES

Il existe des acteurs capables de construire des ponts entre la conception technique et l’usage des bâtiments et quartiers. Il s’agit de faire évoluer les processus de conception pour leur laisser une place, le plus en amont possible, et de les légitimer face à des acteurs techniques devenus centraux dans l’application du développement urbain durable. On peut identifier des signaux faibles qui soutiennent ce mouvement, que ce soit l’apparition d’acteurs locaux divers (associations, agences locales de l’énergie) ou l’évolution des métiers (promotion, architecture, etc.).

  • UNE NOUVELLE GOUVERNANCE : PROJETS INNOVANTS ET EXPÉRIMENTATIONS

Pour tirer le meilleur parti d’expérimentations intégrant une diversité d’acteurs (habitants, associations, bureaux d’étude, entreprises publiques) dans des logiques plus participatives, les collectivités locales doivent faire évoluer leur modèle de gouvernance. Les expérimentations autour de projets d‘habitat participatif apportent à cet égard plusieurs illustrations significatives.