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Un Plan climat français biodiversité-compatible ?

Issue Briefs N°09/2017. Iddri, 2017. 4 p.

PRÉSENTATION

Cet Issue Brief analyse le Plan climat français sous l’angle de la biodiversité. Il identifie plusieurs opportunités majeures pour la biodiversité, à travers la focalisation du plan sur l’efficience énergétique, l’initiative pour mettre fin à la déforestation causée par les importations françaises et le renforcement des objectifs environnementaux dans les accords commerciaux. Il souligne également deux points de vigilance, quant à la manière de mettre les écosystèmes au service des politiques climatiques et quant à l’objectif d’une simplification des procédures pour le développement des énergies renouvelables.

MESSAGES CLÉS

  • Il est primordial de trouver des modalités de discussion fructueuses entre les politiques climat et de biodiversité, car des frictions comme des synergies peuvent apparaître pendant leur mise en oeuvre. Notre analyse du Plan climat de la France suggère des voies de mobilisation de la « communauté biodiversité », dans la perspective d’amplifier les synergies entre ces politiques environnementales et d’ouvrir des débats constructifs sur certains points de friction potentielle.
     
  • Pour la biodiversité, le Plan climat présente trois grandes opportunités : l’importance donnée à l’efficience énergétique, la lutte contre la déforestation importée et le renforcement des objectifs environnementaux dans les accords commerciaux.
     
  • Le Plan climat comporte néanmoins deux sources de risques potentiels à surveiller. Premièrement, la mise au service des écosystèmes pour le climat, tant pour l’adaptation que pour l’atténuation, ne doit pas se faire au détriment de la biodiversité, et doit au contraire venir renforcer les acteurs de la conservation. Deuxièmement, la « simplification des procédures » pour l’installation des énergies renouvelables ne doit pas se faire au détriment du pouvoir de mobilisation des acteurs de la biodiversité : c’est plutôt une modification des méthodes de concertation, permettant de réellement influencer le contenu des projets d’infrastructure, qu’il faudrait mettre en place.
     
  • Mais cela suppose que la communauté des experts et des acteurs engagés pour la préservation de la biodiversité s’engage dans un processus de hiérarchisation des problèmes posés par les énergies renouvelables, condition nécessaire à l’entrée en dialogue avec ceux qui sont engagés dans la mise en œuvre de la transition énergétique.