Les communautés autochtones et locales détiennent des connaissances pointues de la biodiversité qui les entoure et ont mis au point des innovations et des pratiques spécifiques pour la gérer. L'accès à ces savoirs traditionnels, leur contrôle, ou leur protection, font l'objet de débats, notamment au sein du groupe de travail 8j de la Convention sur la diversité biologique (CDB), instauré en 1998. La CDB a chargé l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) d'élaborer les réponses à donner à ces questions. Toutefois, le problème n'est pas strictement d'ordre juridique et ne se situe pas uniquement dans le cadre de la propriété intellectuelle. Comment mieux articuler les différentes instances internationales et leurs outils ? De plus, au-delà de la question autochtone qui focalise les discussions, il existe des expériences de gestion des savoirs locaux absentes des débats internationaux et qu'il semble pertinent de valoriser. L'Europe et notamment la France ont mis en place des dispositifs de régulation dans plusieurs domaines en tenant compte des spécificités locales.
Comment prendre en compte à l'échelle internationale les savoirs et savoir-faire qui répondent à des règles d'accès, des systèmes juridiques et des pratiques de conservation et d?utilisation variables d'un pays à l'autre ?
|