Les divergences internationales sur la gestion des ressources forestières sont profondes. Le consensus sur la définition d'une gestion forestière durable, sur les outils à utiliser et sur l'action collective à mener, est loin d'être atteint. Le Sommet de Rio de Janeiro, en 1992, n'a pu qu'entériner l'absence d'engagement des États en faveur d'un instrument juridique contraignant sur les forêts. Dans ce contexte, les positions des acteurs impliqués divergent souvent, notamment en ce qui concerne les forêts tropicales qui connaissent les taux de déforestation les plus élevés. L'aménagement forestier constitue l'un des outils de politique publique fréquemment utilisé pour valoriser les espaces forestiers tropicaux dans une optique de gestion durable. Des stratégies privées se sont également développées, comme l'élaboration de normes ou la certification de la bonne gestion forestière. Toutefois, la mise en oeuvre de ces outils est contrariée par la faiblesse des systèmes locaux de gouvernance, par la généralisation de pratiques illégales d'exploitation des bois, par le manque de clarification des droits fonciers et par la forte concurrence d'autres usages de la terre, comme l'agriculture, l'élevage ou les plantations industrielles. Quelles sont les conditions de mise en oeuvre de ces outils ? Sont-ils acceptés par les différentes catégories d'acteurs ? Sur ces questions, l'Iddri participe à Dialogos, un projet de recherche en Amazonie brésilienne, coordonné par le WWF-Brésil et financé par l'Union européenne (ligne Forêts tropicales). Ce projet, qui a commencé en 2005, doit se terminer en 2008. Depuis 2003, l'Iddri participe au Groupe de travail national sur les forêts tropicales humides. Dans ce cadre, il a animé, avec l'AFD, un groupe de réflexion sur la valorisation économique des forêts, dont les travaux ont fait l'objet d'un chapitre du Livre blanc sur les forêts tropicales humides, coordonné par Stéphane Guéneau et publié à la Documentation française. |