10 ans de l’Accord de Paris : bilan et perspectives pour sa mise en œuvre
Alors que l’année 2025 a marqué le 10e anniversaire de l’Accord de Paris sur le climat, l’Iddri a participé activement à un bilan de la théorie du changement de l’accord, tout en émettant des recommandations à la présidence brésilienne de la COP 30 pour compléter la mise en œuvre des engagements. Plusieurs papiers et rapports, anglés en réponse aux enjeux de la prochaine décennie, sortis dans le trimestre précédant la COP, ont servi de points de discussion sur le processus, sa mise en œuvre, la transition juste, la transition hors des énergies fossiles et les taxes de solidarité. Notamment, l’Iddri suggère des moyens pour porter la coopération internationale sur le climat dans d'autres fora que la Convention Climat (CCNUCC). S’y ajoute un rapport bilan d’une décennie d’action climatique dans 21 pays, qui a bénéficié d’une forte couverture médiatique, et deux événements de lancement, l’un en France et l’autre au Brésil. L’Iddri a présenté à la présidence brésilienne ses travaux et suggestions à l’occasion de 5 rendez-vous en amont de la COP. En mars 2026, le président de la COP 30 a invité l’Iddri à participer à la “Roadmap for Transitioning Away from Fossil Fuels in a Just, Orderly and Equitable Manner” (« feuille de route pour une transition hors des énergies fossiles juste, ordonnée et équitable »), qui présentera ses analyses et propositions à la COP 31 de 2026.
Industrialisation verte de l’Afrique : le dialogue s’élargit
Depuis plusieurs années, l’Iddri cherche, à travers le co-pilotage de la plateforme Ukama, à améliorer la qualité du dialogue entre l'Union européenne et l'Afrique pour une meilleure compréhension mutuelle des priorités des deux continents pour la transition énergétique juste et l’industrialisation verte, à la recherche de partenariats gagnant-gagnant.
Avec les think tanks du réseau European Think Tanks Group (ETTG), et à travers une série d’ateliers de parties prenantes, l’Iddri ouvre le débat à des acteurs du secteur privé et des investisseurs, potentiels leaders de ces échanges. Dans un contexte de réduction de l’aide publique au développement et de reconfiguration des chaînes de valeur liées aux transitions énergétique et numérique, plusieurs pays africains considèrent l'industrialisation verte comme une opportunité stratégique, à condition que les partenariats dépassent le stade de la simple rhétorique et posent les bases d’une coopération approfondie et pérenne. Ces dialogues visent à amplifier cette dynamique. Parmi les idées ayant émergé lors d’un atelier au Nigeria en présence de représentants des ministères nigérians concernés et de l’Ambassadeur de l’Union européenne, une forte demande pour des partenariats plus ambitieux avec l'UE, au-delà du simple renforcement des capacités, a été exprimée. Une importante piste mise en avant est de lier les investissements énergétiques et industriels pour garantir le développement d’écosystèmes industriels pérennes.
COP 17 Biodiversité : les propositions de l’Iddri pour l'Examen mondial et le financement
Dans les deux années de préparation de la COP 17, qui se tiendra à Erevan (Arménie) en octobre 2026, l’Iddri organise, avec le soutien de la Suisse, une série d’ateliers de négociateurs de pays variés, pour offrir un espace d’échange ouvert, différent et complémentaire des négociations officielles, auxquels participe également la présidence arménienne. À partir d’un agenda déterminé par les participants et avec le soutien de notes produites par l’Iddri, les dialogues portent notamment sur le financement de la biodiversité dans les pays du Sud global et les modalités de l'Examen mondial (Global Review) de la mise en œuvre des objectifs du cadre de Kunming-Montréal à 2030, dont le premier sera dressé en octobre à Erevan. Un webinaire public de haut niveau a permis de mettre en discussion la manière dont toutes les parties prenantes peuvent contribuer à faire de cet Examen mondial un mécanisme d’identification des leviers facilitateurs à court terme et de renforcement du cadre de gouvernance de la biodiversité à moyen terme. Quant aux fonds multilatéraux, l’Iddri propose de s’intéresser à leurs fonctions et principes, dans la lignée de la décision de la COP 16.