Présentation

« Le monde agricole est souvent abordé sous l’angle des crises : accord du Mercosur qui aurait sacrifié l’agriculture française à l’industrie, cadmium cancérigène dans les engrais phosphatés, risque épizootique avec la dermatose nodulaire, renouvellement des générations, dommages dus aux crues et risques non-assurantiels croissants, polémiques autour de la loi Duplomb : ces actualités résument-elles le monde agricole français ? Avant le prochain budget pluriannuel de la PAC [2028-2034], qui doit entrer en application en 2028, quelles sont les orientations souhaitables et possibles de l’agriculture ? »

Un entretien accordé par Aurélie Catallo à l'Institut Montaigne, propos recueillis par Hortense Migigniac.

Extrait

« L’UE, contrairement aux idées reçues, est importatrice nette de calories, notamment sous forme de protéines. Il serait donc souhaitable, à la fois pour l’UE et pour la sécurité alimentaire mondiale, que l’UE cesse de dépendre du reste du monde pour faire fonctionner son système alimentaire. La France a la chance d’avoir une surface agricole utile importante (29 millions d'hectares, soit 54 % du territoire national) et des contextes pédoclimatique [l'ensemble des conditions de température, d'humidité et d'aération régnant dans les horizons d'un sol] assez variés pour qu’il soit possible, en théorie, de nourrir les Français avec la production domestique. Mais cela supposerait des transformations majeures, à la production comme à la consommation. En tout état de cause, l'amélioration de notre souveraineté alimentaire passe par la diversification de la production, au sein de différents bassins, des territoires et des régions. »

Lire l'entretien en ligne sur le site de l'Institut Montaigne