Cet article, publié quelques jours après la fin de la conférence de Copenhague, constitue une première analyse des deux semaines de négociation et de l'accord auquel elles ont abouti. 

Extrait :

Les deux semaines de négociations ont été marquées par nombre de tournants. Il y a eu deux phases principales distinctes : avant et après l’arrivée des chefs d’État à Copenhague. L’issue de la première phase, avec les chefs de délégations et les ministres aux commandes, consiste en un ensemble de projets de décisions, comportant un grand nombre d’éléments entre crochets, et non reconnus par la totalité des Parties - notamment par les États-Unis – comme pouvant servir de base aux négociations. Cela prouve la difficulté, voire l’impossibilité de progresser vers un accord dans le cadre de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) et dans le cadre du protocole de Kyoto (PK). Le manque de clarté de la feuille de route de Bali, qui établit un processus à deux voies – l'une dans le cadre de la CCNUCC et l'autre du PK –, mais qui ne définit pas la forme ni la nature juridique de l’accord final, ajouté au manque de compétence de la présidence danoise, n'ont rien facilité. 


Le résultat de la seconde phase, au cours de laquelle un petit groupe d’une trentaine de chefs d’État a pris la main, est un accord a minina, décevant pour ce qui est de la substance et très mouvementé en termes de processus. Il est la preuve que la superposition des lignes rouges fixées par les différents pays n’a pas permis de parvenir à un accord ambitieux : l’accord trouvé est en quelque sorte le plus petit dénominateur commun. Ce n’est pas l’accord que nous espérions mais, compte tenu du contexte, et notamment de la perception que les États avaient de leurs propres intérêts nationaux, il s’agit sans doute du meilleur accord possible. 

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