La question des transitions charbon est au centre des discussions sur les politiques climatiques au niveau national et international. Plusieurs facteurs expliquent cela. D’une part, l’accord de Paris a marqué un virage important dans le rythme, la portée et l’ambition des mesures mondiales d’atténuation du changement climatique. En conséquence, il apparaît désormais clairement que la place du charbon dans le mix énergétique mondial doit progressivement diminuer dans les prochaines décennies, malgré les technologies de capture et de stockage du carbone (CSC).

Il devient également de plus en plus évident que les facteurs non liés aux politiques climatiques, notamment la baisse rapide des coûts des énergies renouvelables et des batteries de stockage, continueront à remettre en question le rôle, auparavant primordial, du charbon vapeur dans le mix énergétique mondial (Randall, 2015). Le scénario du statu quo évolue donc rapidement et les risques de pertes en cas de baisse de la demande de charbon semblent augmenter.

L’accumulation de ces facteurs a conduit à réclamer une « transition juste », en particulier de la part des parties prenantes – notamment les travailleurs du secteur du charbon et leurs communautés – dont les moyens de subsistance dépendent de l’avenir d’une industrie en déclin.

Dans ce contexte, les parties à la CCNUCC seront invitées, par le biais du dialogue de facilitation de 2018, à réévaluer l’adéquation des progrès réalisés et à réviser ensuite le niveau d’ambition de leurs contributions déterminées au niveau national. Ce moment offre aux gouvernement une occasion importante d’élever l’ambition globale de leurs politiques sur la transition charbon. Mais comment mener cette transition ?

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