Président

  • Jan Pronk, ancien ministre de l'environnement (Pays-Bas) et président de l'International Institute for Environment and Development (Royaume-Uni).

Intervenant

  • Simon Upton, président de la table ronde de l'OCDE sur le développement durable.

Discutants

  • Mohamed El-Ashry, ancien président, Fonds pour l'environnement mondial.
  • Dan Esty, directeur, Yale Center for Environmental Law and Policy (Etats-Unis).

Après la conférence de Stockholm en 1972, le système international dans le domaine de l'environnement a été caractérisé par le multilatéralisme avec, comme point d'orgue, la Conférence de Rio en 1992. Le système fondé sur les accords multilatéraux de l'environnement (AME), qui s'est constitué ces trente dernières années, semble être bloqué, ce qui le rend inefficace et remet en cause sa légitimité .Un éventail de solutions est proposé, dont la disparité tient essentiellement aux objectifs différents que poursuivent les pays et les acteurs non étatiques. Ainsi, les Etats-Unis privilégient une approche nationale au nom de leur souveraineté ; les pays les moins avancés sont davantage préoccupés par les impacts de la mise en ?uvre des accords et les transferts qui lui sont liés ; les pays émergents se soucient du partage des responsabilités et des coûts et contestent les règles, sans toujours en proposer de nouvelles ; enfin, l'Union européenne privilégie une approche multilatérale fondée sur la coordination par les règles. Quant aux acteurs non étatiques, ils s'engagent dans des processus d'élaboration de normes et de coopération fondés sur une approche volontaire et une décentralisation des responsabilités. Quels régimes permettraient de concilier ces visions divergentes ?