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Les recours en justice pour action climatique insuffisante (ou contentieux climatiques), menés contre des gouvernements, régions ou entreprises se multiplient à travers le monde : près de 2000 contentieux sont actuellement recensés ! Le dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) sur l’atténuation du changement climatique, paru en avril 2022, s’est pour la première fois fait l’écho de cette tendance (lourde) à la judiciarisation de la gouvernance climatique (pas moins de 130 mentions dans le rapport), soulignant notamment son potentiel en termes de redevabilité. De nombreux acteurs prennent en effet des engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre ou d’atteinte de la neutralité carbone, mais ces engagements peinent à être respectés ; par les recours en justice, les acteurs sont sommés, notamment par la société civile, de rendre des comptes, d’expliquer les défauts de mise en œuvre et, in fine, de crédibiliser l’ambition affichée.

Lors de cet événement co-organisé par l’Iddri et l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Marta Torre Schaub, chercheuse associée à l’Iddri, spécialiste de la justice climatique, a analysé le nouvel élan que le Giec pourrait donner aux recours en justice climatique, plus particulièrement dans le cadre international de l’Accord de Paris sur le climat, tandis que Margaretha Wewerinke-Singh, spécialiste de droit public international et de droit de l'environnement (Université de Leiden aux Pays-Bas, Université du Pacifique Sud), a concentré son intervention sur les actions en justice menées par les Petits États insulaires en développement (plus particulièrement Vanuatu), particulièrement affectés par le changement climatique et disposant de faibles moyens pour lutter contre ses impacts. L’événement a été modéré par Lola Vallejo, directrice du programme Climat de l’Iddri.

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