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2020 sera l’année de la négociation, au sein de la Convention (internationale) sur la diversité biologique (CBD), des nouveaux engagements mondiaux pour la biodiversité, 10 ans après les objectifs d’Aichi. Cette échéance, avec la « COP 15 » de cette convention qui aura lieu en Chine, est un grand rendez-vous international que beaucoup voient comme un moment crucial dans la dynamique des engagements politiques pour tenter d’arrêter l’érosion accélérée de la biodiversité.

Un tel rendez-vous n’aura de portée que s’il ne reste pas l’affaire exclusive des gouvernements. La dynamique instaurée pour le climat lors de la COP 21 a, par exemple, été fortement accompagnée par des engagements importants de secteurs économiques et de collectivités, et l’on peut observer aujourd’hui que ce sont certains de ces derniers qui aiguillonnent l’action et qui prennent le relai des actions gouvernementales qui, pour l’instant, restent en-deçà des transitions écologiques et sociétales annoncées et promises. Pour la biodiversité de même, faire de 2020 un tournant dans les politiques mondiales supposera une telle mobilisation, qui, aujourd’hui, n’est pas acquise. En France, de premiers mouvements se dessinent, après le lancement d’Act4Nature d’Entreprises pour l’Environnement le 10 juillet dernier. De nombreuses questions pratiques et politiques se posent à nous :

Comment réussir la mobilisation des entreprises pour la biodiversité et la CBD ? Par quelles approches ? A quelles échelles ? Comment articuler mobilisations locales et mondiales ? Quel sens cette mobilisation revêt-elle ? Comment s’inscrit-elle dans les agendas et les processus ? Comment comprendre le positionnement des entreprises à l’égard de la biodiversité et à l’égard des engagements pris par les gouvernements sur la scène internationale ?

Deux intervenants concernés de près dialogueront sur ces questions.

Les interventions et le débat seront animés par Yann Laurans, directeur du programme biodiversité de l’Iddri.