Les pays membres de l’IPBES (Intergovernmental Science-Policy Platform on Biodiversity and Ecosystem Services), qui se veut être à la biodiversité ce que le Giec est au climat, vont examiner, du 29 avril au 4 mai, un rapport d’évaluation des connaissances préparé par des chercheurs et experts du monde entier, qui doit dire l’état de la biodiversité dans le monde, les causes de l’effondrement en cours, et les trajectoires prévisibles à l’avenir : l’Évaluation mondiale de la biodiversité et des services écosystémiques. Les délégations nationales vont négocier le texte du « résumé pour décideurs » de ce rapport. Ce faisant, d'une part, elles établiront le consensus mondial sur l’état de la biodiversité et les remèdes à y apporter ; d’autre part, elles traduiront l’état d’esprit diplomatique, à moins de deux ans des négociations qui doivent aboutir, fin 2020, en Chine, lors de la COP 15 de la Convention sur la diversité biologique (CDB), à un accord international sur les politiques de sauvegarde de la biodiversité.

Au lendemain de la plénière de l’IPBES, qui se tient à Paris, l’Iddri organise une session du Séminaire développement durable et économie de l’environnement (SDDEE) pour en tirer les principaux enseignements : quels messages en retirer, quels sujets auront donné lieu à négociation et à consensus, et surtout comment envisager les suites à donner à ce rapport ?

Participants :

  • Hélène Soubelet, directrice de la Fondation pour la recherche sur la biodiversité, secrétaire scientifique du Comité français pour l’IPBES
  • Yann Laurans, directeur du programme Biodiversité de l’Iddri

La session sera modérée par Damien Barchiche, directeur du programme Gouvernance du développement durable de l’Iddri.