Contexte et enjeux

En 2015, l’Accord de Paris a établi un objectif mondial en matière d’adaptation d’ordre qualitatif : renforcer les capacités d’adaptation, accroître la résilience au changement climatique et réduire la vulnérabilité à ces changements. En 2023, les pays devront évaluer les progrès collectifs réalisés par rapport à cet objectif (sans cibler un pays ou un groupe de pays) afin de documenter les activités d’adaptation en cours dans les différents pays, les lacunes et les besoins, ainsi que la coopération internationale en matière d’adaptation, dans le cadre du Bilan mondial prévu par la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC). Malgré l’attention croissante accordée à la « mesure » de l’adaptation et les appels de plus en plus nombreux à mettre davantage l’accent sur l’adaptation au niveau politique, l’évaluation des progrès se heurte encore à d’importants obstacles méthodologiques et politiques. On peut notamment citer le manque de données scientifiques ou auto-déclarées, les rapports des pays sur l’adaptation n’étant que facultatifs. 
 

Objectifs

Le Global Adaptation Progress tracker (système de suivi des progrès en matière d’adaptation à l’échelle globale, GAP-Track) vise à étudier des façons novatrices et complémentaires d’évaluer les progrès mondiaux en matière d’adaptation au changement climatique.

Le projet GAP-Track comporte trois volets : l’élaboration du protocole méthodologique ; l’engagement politique grâce au soutien d’un comité directeur réunissant des responsables politiques, des décideurs et des praticiens de l’adaptation issus d’organisations mondiales ; des études de cas pour mettre en lumière l’application de l’approche, les enseignements tirés et les possibilités de transposition à plus grande échelle. 

Sa méthodologie repose sur une évaluation par des experts à l'aide d'une matrice de questionnaire et d’un système de notation pour des défis d’adaptation représentatifs (par exemple, l’adaptation côtière). L’approche favorise l’applicabilité à plusieurs échelles, la flexibilité, la robustesse technique des résultats et la prise en compte d’une diversité de ressources et de connaissances. La phase pilote de 2021 comprend deux études de cas portant sur les progrès de l’adaptation côtière sur l’île Maurice et au Sénégal. 

 

- Positionnement de l'approche GAP-Track.
- Rapport méthodologique GAP-Track
- Résultats finaux : rapport et base de données 
- Document scientifique sur le risque climatique global
- Synthèse des études de cas : Maurice et Sénégal