Les négociations portant sur un nouveau cadre global pour la biodiversité ont débuté. En 2020, à Beijing, un nouveau cadre international pour la biodiversité sera approuvé dans le cadre de la Convention sur la diversité biologique (CDB). En se basant sur un examen de l’Accord de Paris sur le climat, ce Policy Brief livre des observations importantes pour les négociations de la CDB. Trois points de l’Accord font l’objet d’une attention particulière : le changement en matière de gouvernance qui a eu lieu au sein de la Convention climat (CCNUCC) entre Copenhague (2009) et Paris (2015), l’architecture de l’Accord de Paris, et le rôle des acteurs non-étatiques au cœur du régime climatique. Le Policy Brief, en outre, aborde la question de la nécessaire coopération entre la CCNUCC et la CDB.

Messages clés

  • Le régime climatique a connu un changement de paradigme à la suite de l’échec des négociations de la COP 15 de la CCNUCC, en 2009 à Copenhague. Les négociations climatiques qui se basaient jusque-là sur un modèle normatif caractérisé par des objectifs d’émission négociés et contraignants ont adopté un modèle incitatif et facilitateur qui vise à créer les conditions grâce auxquelles les acteurs réduiront progressivement leurs émissions, en ayant recours à des changements de politiques coordonnés.
     
  • L’Accord de Paris et les autres piliers du « package de Paris » fournissent un ensemble cohérent de dispositifs qui combine dans sa logique de changement approches descendantes et ascendantes et éléments légalement contraignants ou non contraignants.
     
  • Afin d’accroître l’efficacité de la CDB, des éléments provenant de l’Accord de Paris pourraient être pris en considération dans le cadre du nouvel accord portant sur la biodiversité globale. Il s’agit notamment des objectifs de long terme rendant opérationnelle l’actuelle vision à l’horizon 2050, les engagements nationaux, non étatiques et infranationaux pris en vue de la réalisation de ces objectifs et des obligations procédurales destinées à garantir que le niveau des engagements est approprié.
     
  • Entamer un processus analogue à celui du Programme d’action mondial pour le climat de la CCNUCC peut être bénéfique pour la CDB. Pour cette dernière, les principaux défis à relever concernant le renforcement de l’action non étatique sont reliés à la possibilité de coordonner actions non étatiques et infranationales et actions nationales.
     
  • • Une étroite collaboration entre la CDB et la CCNUCC est nécessaire à la mise en œuvre de l’Accord de Paris sur le climat et du nouveau cadre global pour la biodiversité.
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