Contexte et enjeux

La communauté internationale, États comme société civile, est engagée depuis longtemps à arrêter l’érosion de la biodiversité, et des efforts réels ont été consentis, tant au niveau des politiques publiques que des instruments économiques ou d’initiatives spontanées d’acteurs de tous horizons. Malgré des succès localisés, les constats actuels et les projections sur les pertes d’habitats, les extinctions d’espèces et les réductions des fonctionnalités des écosystèmes à venir au cours du 21è siècle se font chaque jour plus pessimistes.

Après l’échec des objectifs fixés pour 2010, les principaux engagements internationaux en cours, pris à Nagoya lors de la COP10 de la Convention sur la Diversité Biologique (CDB), dits « Objectifs d’Aichi », et qui visent à freiner l’érosion de la biodiversité d’ici 2020, ne seront vraisemblablement pas atteints, et c’est une vraie crise de régime et de fait qui se prépare. Il est nécessaire de commencer, dès à présent, de réfléchir aux autres futurs possibles pour le régime international gouvernant la biodiversité.

Par ailleurs, la France a adopté en 2011 une stratégie nationale pour la biodiversité qui est la déclinaison nationale des objectifs internationaux. La révision de cette stratégie se fera dans un calendrier similaire à celui proposé à l’international par la CDB. Dans ce cadre, l’Iddri développe, avec le soutien de l’AFB, un projet de trois ans visant à soutenir le renforcement de l’ambition, et de l’efficacité, du régime international sur la biodiversité après 2020.

Objectifs

Ce projet comporte trois axes principaux :

  1. Un travail de production de propositions se fondant sur un travail d’analyse et de recherche (terrain et théorie).
     
  2. Un travail d’identification et d’animation d’un réseau d’acteurs (étatiques et non-étatiques) pour alimenter le travail d’analyse et de recherche mais aussi s’en faire le relai.
     
  3. Un travail d’intervention institutionnelle, visant à porter ces propositions dans les arènes de négociation internationale et pousser à leur réalisation.

L’analyse internationale doit servir aussi à alimenter les discussions nationales, qui, au-delà du parallélisme des formes entre les dispositifs, pourra s’enrichir des analyses de freins et leviers pour la conduite de la révision de la SNB.

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