Contexte et enjeux

La mondialisation des échanges modifie la distribution des pouvoirs et de la valeur. La régulation des activités se partage de plus en plus entre Etat, entreprises et société civile, et s’internationalise. Enfin, d’un produit à l’autre la chaîne de valeur diffère, et de ce fait les problèmes environnementaux, sociaux et économiques aussi. Les instruments d’action, dont l’aide publique au développement, doivent s’adapter à ces contextes.

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Ce projet étudie le lien entre le marché mondial du cacao-chocolat et les enjeux de biodiversité sur des territoires précis, reliés au marché mondial par une chaîne de valeur. Le marché du cacao est hautement mondialisé, alors que, pourtant, 90 % de la production mondiale de cacao provient de fermes familiales de petite échelle. Il y aurait ainsi environ 6 millions de petits planteurs de cacao dans le monde, travaillant des exploitations entre 2 et 5 ha et apportant des revenus à environ 50 millions de personnes dans le monde. Face à cette situation de dispersion des petits planteurs, les opérateurs du commerce, de la transformation et de la commercialisation sont au contraire très concentrés. Or, la déforestation, la perte en biodiversité, la dégradation des sols et la baisse des services écosystémiques rendus par le couvert forestier sont autant d’impacts environnementaux potentiellement négatifs de cette production. De même, les faibles rendements de cette culture, et la persistance de la pauvreté rurale renforcent les problèmes de vulnérabilité, d’insécurité alimentaire mais aussi d’utilisation de main d’œuvre forcée, en particulier d’enfants.

Objectifs

  1. L’objectif du projet est en premier lieu de produire et de partager une connaissance consolidée sur la structure économique et sociale de la chaine de valeur du cacao-chocolat, de sa gouvernance et des cadres de régulation publics et privés, et des liens entre ces éléments et la biodiversité d’un territoire donné.
     
  2. En second lieu, il s’agit de documenter les tendances en cours et les indications concernant les évolutions tendancielles de la chaine et des marchés.
     
  3. Enfin, il s’agit d’étudier la manière dont sont positionnées les filières alternatives (bio, éthiques…) dans cet ensemble.